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Extrait de Albina et Angela La mort, la vie lamour dans la Petite Patrie «Longtemps, je me faisais réveiller de bonne heure Par les cris du coq chez le voisin Mancuso Par les aboiements des chiens du docteur Bédard Loin de chez nous Papa parlait daller à la police Mancuso, cest la campagne dans la ruelle Son grand potager, des tomates, son tabac Il répète quil veut retrouver son jardin des
Il a aussi des poules, on les tire à la sarbacane avec des pois jaunes Elles caquettent fort Comme mes parents, je dormais mal Nous allions perdre «mémeille» Mémeille Albina qui habite à létage Depuis le Jour de lAn, elle allait de mal en pis Le cur, son trop grand cur La mère de papa, notre bonne fée, à larticle de la Mort? Notre Père Noël en cheveux gris acier Elle mavait offert les Contes de Perrault, cette année là Un album géant, si beau Plein dillustrations en couleurs Je ne cessais plus, depuis quatre mois De lire et relire Perrault Ce fut un sale vendredi Début avril Grand branle-bas au logis familial Grand émotion Papa avait fait installer une sonnerie électrique Derrière la porte de la chambre des parents : «Au cas où mémeille aurait une autre crise» Antoinette, sa bonne, naurait quà sonner Maman couinait dénervement Papa shabillait en vitesse De nouveau, le vieux cur de la veuve Prudhomme sénervait Mon père avait grimpé lescalier extérieur Quatre par quatre marches »
*** Extrait de "Albina et
Angela
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