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1-
Quelle
douceur dehors ce matin. Un 25 février ! Rare cela ! Saison
touristique bousillée à jamais, hélas, pour nos affairistes. Et
les jobs tout autour. Hier, subitement, plus un chat sur les
pistes autour du lac ! Ah, le hockey s’amenait aux J.O. Tout le
monde aux écrans ! Me voilà redevenu le gamin surveillant le
match au Forum, via la radio, quand j’avais 15 ans ! Surpris le
premier de m’exciter tant à chaque but compté par ce club de
jeunes millionnaires Canadians (et quelques frenchies ). Aile fort
amusée de me cris, de mes avis, de mes bons conseils, de mes
jurons, de ma verve de « gérant d’estrade ». Je
m’amusais bien. Notre Étonnement à tous deux de ce soudain
patriotisme singulier. C’est cela les J.O ? Dans les « canards »
l’on s’insurge de ce patriotisme ou bien on l’approuve carrément.
Oui : C’est donc aussi cela les J.O. ? Hon ! Les
adversaires des nationalismes doivent en baver ! La vérité se
trouve concentré derrière cette grande fête universaliste qui
cache mal une sorte de chauvinisme inévitable.
J’ai apprécié, beaucoup, au
spectacle d’ouverture, cette parade étonnante, faite
de personnages gigantesques de chiffon, (nylon ?) ça
volait au vent de Salt Lake City. Beauté fantastique ! On y jette
des fortunes c’est certain. Hier soir, spectacle de fermeture,
c’est lent, long… et vers la fin, de nouveau du spectaculaire
inouï ! Ce couple de squelettes de « dinosaures » géant,
articulé, fort impressionnant !
Ces figures géantes avec des tissus ultra-légers, encore
une parade, un défilé renversant. Ces jets de peinture « garrochés »
sur la glace, oh ! Ces silhouettes, immenses marionnettes
« à tiges » (création antique des Javanais,
disait-on), ces gros ballons blancs qui déboulent du fond des
estrades… Oh ! Ces oiseaux blancs manipulés par des gens en
noir et ces baguettes (boudins)
phosphorescentes, ces spectres mouvants au fluor
multicolore, la foule elle-même et ses innombrables lumignons…
Oh !
Ah oui, vraiment, ces « chiards »
visuels ruineux extravagants offrent un visuel unique chaque fois
que les J.O. débutent ou se terminent. L’ex-scénographe en
bave de joie, savez-vous. Ainsi de ces étonnantes projections
d’images sur les immenses drapeaux rectangulaires… effets
optiques merveilleux !
Souvenir :
avec des moyens modestes, et en peu de jours, du temps d’ « Âge
tendre », télé-jeunesse, je tentais de ces essais visuels
avec projections. Nous étions en 1966, un an avant Expo,67, j’en cause
abondamment dans un chapitre de mon « Je vous dis merci ».
Nos modestes essais de scénographie nouvelle étaient les bons, désormais,
ces effets visuels sont la crème des « designers »
actuels. À un certain théâtre avant-gardiste (j’ai vu
« Le ventriloque » et « La face cachée de la
lune »), ils font florès. J’y reviendrai. Ce cinétisme
vient des débuts du cinématographe. On tente d’abattre les décors
d’antan, on veut un environnement visuel suggestif, moins réaliste
(Lepage , Maheu etc.). Mais pour monter, par exemples : « Mort
d’un commis voyageur », ou « Ménagerie de verre »,
ou « Les belles sœurs », peut-on éviter de signaler
les lieux réalistes de ces drames prosaïques ? Ça se peut. Il y
faut du génie en symbolisme ! On me dit que pour le « Au cœur
de la rose », texte réaliste de Perrault, on a eu recours
à des images projetées, prises des films de ce Perrault. Bonne
idée sans doute.
2-
Nous sommes
attachés, Aile et mi, à ce Guillaume Durand qui anime « Campus »,
le dimanche soir. Merci magnéto enregistreur. « C’est un
très bel homme », me redit Aile. Hum, jalousie tue ! Et il
est fort habile, brillant même, pour conduire sa bande de
questionnés et leurs livres frais sortis des imprimeurs. Le
successeur de B. Pivot a sa formule : un, invités (trois ou
cinq) pour de neuves publications. Hier :Robert Hossein,
l’ex-playboy, la « vedette » converti à Jésus,
l’ex-kioute actrice Mylène Demonjeot (très vache dans son
livre avec sa belle-mère Simone Signoret, oh !) et un
psychanalyste, Serge Tisseron avec « L’intimité surexposé ».
Il a jasé sur « presse populaire et presse « de
caniveau », oh !.
Donc, à « Campus » il y
a « thème » souvent. Hier : la célébrité
« quossa donne ! » et le narissisme des « stars »
serait un effrayant cul-de-sac, une impasse. Intelligent choix ce
« thème limité »
car il sort tant de livres, et chaque jour, en France.
Deuxième segment du « Campus » ? Des archives
visuelles aux images surprenantes parfois. Hier, feu Romy
Schneider (hum, ortho ?) au bord des larmes relatant ce paparazzi
déguisé en infirmier pour capter le fils mort dans un hôpital.
Trois : débat sur un sujet
d’actualité (hier la judéophobie renaissante en France. Hier,
le président, un « beur », de « SOS-racisme »
qui s’est enragé contre un publiant : « Encore
un fois, l’on tente de cibler de façon raciste tout le monde émigrant
arabe de Paris ! » En effet, avec ce président israélien
Sharon agressif, le chef Arafat interdit de circuler, l’ « intifada »
nouveau…on soupçonne —solidarité pro-palestienne—
les «araboïdes » français d’agressions, de
vandalisme etc. Enfin, quatrième segment de « Campus » :
des critiques prestigieux face à des auteurs aux nouvelles
pontes. Moments de bonté !
On y trouve aussi des entrevues
souvent : hier, c’était un romancier britannique déclarant : « C’est
totalement fini le prestige de la France d’hier (du temps des
Sartre, Malraux, Camus, spécifie-t-il) chez moi en
Grande-Bretagne ! Désormais il se publie tellement de bons livres
en anglais. Et il y a les anglos
d’Australie, du Canada. »
L’hypocrite passait vite sur l’immense et puissante
vague des livres publiés in USA. C’est sans aucun doute vrai.
La littérature de Paris « a pris le bord » en
Occident ! Hélas ! C’est « l’axe amériano-anglo-germano
etc. », un impérialisme culturel. Je parle souvent de cet
« axe » envahissant et cela fait sourire ma chère
Aile ! Comme si je souffrais d’une fixation. Est-elle, ma foi, aveugle ? Mais oui, il y a un « axe mondialiste »
des « anglophiles » avec, tête de proue,
la langue américaine toute puissante. Cet axe (non pas du
mal, oh non !) du « monde culturel » (avec « dumping »
partout, en chansons, cinéma, télé, livres)
règne sur tous les continents. Son moteur principal est
les États-Unis. Inévitable conséquence de sa puissance économique
actuel.
Tout cela, je reviens à « Campus », se déroule
à un train d’enfer. « Campus » est fort stimulant
mais il faut ouvrir les oreilles, « La fureur »
c’est plus facile ! Bernard Pivot semble maintenant un « tit
mon oncle » en fauteuil dans ses pantoufles. Reste qu’il y
a eu, bien sûr, des
rencontres fortes chez « Bouillon de culture ».
3-
Soudain,
surgit le fécond auteur Juif-Français, ex-conseiller de
Mitterrand, banquier en difficulté à Londres, Jacques Attali.
Son « Les Juifs et le monde de l’argent » lui a valu
des accusations de favoriser la judéophobie ! J’en au parlé déjà.
Sa thèse ? Attali dit : « le monde chrétien
comme le monde mahométan interdisait les profits, la spéculation,
les rapports très commerciaux entre des mondes divers, la
manipulation franche de l’argent. Cet aspect de son livre me
fascine. Le reste, moins.
Alors on aurait chargé
les Juifs —des nomades comme forcé, obligé ce « exilés »
(empêchés de possession du sol )— d’organiser
« le commerce de l’argent ». La Thora, dit Attali,
n’aurait rien contre l’argent et les intérêts s’y
rattachant, ah ? Le monde eut soudain besoin de crédits pour ses
immenses projets (exemple : Colomb vers les découvertes,
dit-il). Alors gigantesques montages financiers échafaudés
par les Juifs ! Ce fut le départ (dès 1534) du
Juif-puissant-homme-de-finance, indispensable. Sales besognes ?
Pas pour l’israrélite, il,aceptait volontierrs d’être
l’intermédiaire « indispensable », l’expert.
Son livre avec ce sujet, l’argent
(Hitler en faisait son grief essentiel : l’Allemagne était
contrôlé par les banquiers et financiers juif !) énerve évidemment.
Attali dira à ce Campus d’hier : « Le juif veut
partager la richesse, ce n’est qu’un instrument pour lui. Hum
Tous des altruistes, mon Jacques ? « L’argent ne
lui est jamais pas une fin, s’exclamait-il, mais
un « moyen » d’aider les autres. »
Toujours ? Vision candide, intéressée ? Angélisme douteux ?
Il a parlé de Hollywood, machine juive par excellence, (qu’un Marlon Brando a regretté de pointer du doigt )
comme d’un merveilleux « vouloir communiquer » avec
le monde ! Succès inespéré, ça ! Il a dit, il y a eu différents
Juifs selon le pays, site : Un « Marx » ou un
« Rothschild ». En Russie, vu la situation, le Juif ordonnera,
participera à la révolution, en Amérique, plein de banquiers
juifs prospères, ce fut toute autre chose. Tu parles ! Bref, une
entrevue néanmoins captivante.
4-
Ah mon
Dieu, je pourrais jacasser (jasminer ? jaspiner ?) sur tant de
pages ! Ce journal aurait mille pages aux six mois ! Embêtant
pour l’éditeur. Je me retiens.
5-
Téléphone
tantôt : Pierre Bruneau de TYVA,
me veut ce soir pour « opinionner » sur les
J.O. Le camions s’en vient. Joie de pouvoir dire tout le bien
que je pense sur les spectacles de ces Jeux. Magoulles, juges
vendus ?, oui, oui, il reste que ce grand « pow wow »
est une occasion de rencontres entre nations variées pour tant de
jeunes volontaristes aux physiques impeccables. Je vais casser ce
soir mon image de « chialeux » de « critiqueux,
de négatif Youpi !
Re-téléphone : » Ici Anabelle de TVA, merde, on a pas
de camion à antenne. On se reprendra. Enfin, je cherche encore !
Je vous recontacterai. » Qu’elle trouve un camion et
vite.
Voilà que des adultes faits,
« garrochent » des cailloux sur Satan ! Rituel
religieux coranique, à Mina, près du Mont Ararat ! J’en
reviens pas. En 2002 ? Je pense à cet arbre « méchant »,
désigné par moi, (un pin qui étouffait de jeunes pousses
tout autour) pour que mes petits-fils puissent se défouler au
parc Sophie-Barat !Ils fouettaient ce pin avec une vigueur, si
heureux ! Mais là-bas, des Arabes adultes ? Folie religieuse
infantilisante !
Mon amie la merveilleuse Marguerite
Lescop (deux ou trois livre publiés) obtiendra « l’Ordre
du Canada » ! Et moi ? Sis-je un chien ? Avec mes livre en
hautes piles ! Rien ? Jamais de médaille
Fédérale.
Je crache mes impôts la-bas ! Injustice. Quoi ? On sait que
je suis un indépendantiste ! Pis ? Répétez-le : Jasmin
accepterait toutes les décorations (j’ai jamais eu de médaille
à l’école !). Je dirais à Ottawa : « j’accepte
volontiers cette reconnaissance d’un pays voisin et ami ! »
Quoi ? Ah, c’est cela qu’ils veulent pas entendre. Bon.
Les gazettes du jour : la Royal
Bank of Canada. Bénéfices en hausse, 734 m. de $, de profits
nets ! L’action a
monté de une piastre et quinze cents ! Actionnaires contents !
Qui la bouclent quand on congédie des caissières ! J’en ai
parlé.
Foglia hier : « les athlètes
sont des « sans le sous ». Seuls gagnent bien les
permanents des organisations diverses, les fonctionnaires des fédérations
et les reporters en
sport. » Ça me fait penser aux écrivains : vivent
bien les bureaucrates du « livre », les professeurs de
littérature et les chroniqueurs de livres. Pas ceux qui les font
! Eh ! Partout même histoire quoi !
7-
Proche de
Syracuse, les indiens de la variété Oneidas, vivent enfin dans
un certain le confort. Avec le vice du jeu. Casinos indiens bien
installés. Avec hôtels, golfs, etc. Pas d’impôts
fonciers à
payer. Oh ! Mais ils donnent aux écoles de la région (13 M. de
$). 600 jobs ! Ils sont mille ! Quatre millions de visiteurs, 85%
de Blancs. Les Mohicans du Wisconsin vont s’y mettre et aussi
les Mohegans du Connecticut. Vive le vice !
Jadis, ici, le « jeu » était
un grave péché, condamné par les bien-pensants et les curés.
Enfant j’entendais dire les ravages de cette manie pour cons
candides et « exploités », jouet utilisé, tous
victimes, pauvres garés, jouets de leurs faiblesses d’homme.
Ici, le vertueux catholicard Jean Drapeau menait campagne contre
le jeu (et tant d’autres horreurs telles les stripteaseuses à
la « Peache », à
la « Lili St-Cyr »). Puis, il sera le premier à
installer une loterie publique ! Ce sépulcre blanchi virait capot
! En 2002, c’est une industrie de l’État ! Et « pas à
peu près » comme dit le bénéficiaire de la sécurité
sociale… qui rêve, se rendant aux comptoirs de « l’État-Mafia »,
de gagner sans cesse. Une chance sur 13 millions !
8-
Avant-hier,
Isabelle Hachey (« La Presse » à Londres) a tenté de
nous faire pleurer avec son long article. Imaginez-vous donc, les
jeunes Britanniques se contentent de la langue américano-anglaise
! Hon ! Ils risquent de finir le cul sur la paille, écrit-elle !
Il faut craindre pur leur avenir à ces inconscients unilingues
anglais !Est folle ! Juges et parties des profs de français à
Londres se lamentent de cette insouciance scolaire !
De qui se moque-t-on ? La « lingua franca »
triomphe sur tous les continents.
Et si jamais un étudiant londonien
se fait offrir un job en Espagne, b’en il ira chez Berlitz,
crachanty un peu d’argent, ça prend un petit mois, maximum.
Pour l’allemand, pour l’italien…idem. Quelle connerie cet
article !
Cela dit, j’aimerais bien apprendre
l’italien, j’aime tant cette bella lingua ! L’espagnol me
serait plus pratique ? Bon. Je m’y mettrai un bon jour.
9-
Ça vient
de paraître : Claude Masson, rédacteur en chef et mon ami
de « La Presse », a été tué par un kamikaze. Eh oui
!C’est officiel. Washington va le déclarer bientôt. L’enquête
est close et en Egypte ça gueule !
Gamil al-Battouti a été un autre
« fou d’Allah » comme ceux des deux tours de
Manhattan !Il a voulu
ce fatal plongeon de son avion dans l’océan. Haïr ces intégristes
déboussolés ? Oui, je les hais. J’aimais beaucoup Claude
Masson, d’une gérance habile, ferme et à la fois diplomatique,
croyant modeste, doux
et humble de cœur, généreux, curieux. Masson m’avait permis
de dialoguer publiquement dans son « canard »,
d’abord avec
Daniel, mon fils, durant vingt-six semaines. Et puis, plu tard,
avec David, mon petit-fils durant tout un été. Un jour, avec
l’épouse aimée, il part en vacances pour visiter le patrimoine
fantastique de l’Égypte. Ce pathétique islamiste, Gamil al-
Battouti fait sa prière coranique et, Allah ou Akbar, fonce dans
la mer. Mort de Claude. Masson ne sourira plus jamais, à
personne. Je le hais
tellement ce Gamil-du-diable ! Comme je hais tous les
fondamentalistes accrochés à « la lettre » des écritures
antiques des livres qu’ on dit « saints ».
10-
L’imagier
Denis Marleau fait de « son » théâtre au musée
d’art contemporain, Place des arts. Bien à sa place ! Je m’étais
endormi à son « Les trois derniers jours de Pessoa »
où Marleau projetait des effets mouvants sur le visage masqué du
bon acteur Savoie, immobilisé hélas dans sa couchette d’agonie. Cette foi avec « Les aveugles »,
Marleau économise aussi, le Savoie et la Bonnier joue douze les rôles.
Nous apprenons que cet inventeur de
« gamiques » visuelles a des sources, des
inspirateurs. Par exemple, à Bordeaux, Tony Oursler, un vidéaste
américain, démontrait ses projections lumineuses su des
mannequins ! (J’ai joué de ces effets pour des variétés en
1966, j’en ai parlé. C’est excellent au music-hall). Luc
Courchesne, utilisait la machine (1900) de Raoul Grimoin-Sanson.
Lentille de
360 degrés. Écran
transparent. Effets de spectres. Cela amènera l’ONF, à
Expo’67, à offrir son écran total. Genre : la police
cheval dans les Rocheuses. Bon chic, bon genre « kioute »,
travelogue-pour-tourisme » sur notre grand Canada. Viendront
les dix (10) projecteurs en un du IMAX.
Avec son « Les aveugles »
inspiré de Maeterlinck, Marleau immobilise ses
acteurs, « c’est statique », dit un
chroniqueur. Ça doit. En France, Gaston Baty, un du fameux
« cartel » de théâtre, dominateur ou lassé des
initiatives (normales en équipe) des comédiens finira sa carrière
avec… des marionnettes ! Le dictateur, ainsi,
est sûr d’être obéi ! J’ai fait des marionnettes (à
gaine) jeune, vrai, aucune rouspétance dans ma petite troupe de
poupées dociles.
11-
Quatre
Acadiens, aux Communes d’Ottawa, pour raison de parti, refusent
d’appuyer la
demande d’excuses à Londres pour la pire infamie jamais exécutée
ici, la déportation des paysans en 1755. L’horreur pourtant !
Faut les pointer du doigt : Leblanc, Castonguay, Thibault et
Claudette Bradshaw. Quatre cloches-députés ! Un fier avocat
« Cadien », de la Louisiane, a mené ce combat
essentiel, une bataille de 12 ans et le député bloquiste,
Bergeron le félicite. En Acadie, le vétéran de ces combats, le
patriote Chiasson, a repris courage. « Ça prendra 3 ans
encore pour que Londres bouge et fasse amende honorable et normale
pour cette écoeuranterie historique (commandée par le Lawrence
et ses sbires). La « commande » d’excuses est en
route ! En 2005, ce sera le 250 ième triste anniversaire du fait
odieux. Une commémoration se prépare en grande. Bravo !
400 ans qu’ils se souviennent les
spoliés de Port Royal. Vaincus depuis 1710 pourtant, il faudra
aux monstres britanniques 45 ans pour mettre à exécution leur
« nettoyage ethnique » dégueu. Les agriculteurs qui
avaient défriché et tout, victimes de ce « petit »
(sic :selon un anglo finfin) génocide ( il y en a des petits
et des grands ?) enfin autorisés à revenir dans leur patrie,
devenus des « sans terres » depuis ces vols crasseux,
se feront pêcheurs par la force des choses.
En 1765, on en laissa rentrer ici au
Québec, à l’Assomption ce sera « grande corvée »,
les Acadiens couchant dans les granges tout un printemps et un été,
ainsi naîtra un Saint-Jacques de l’achigan, leur nouvelle
« petite patrie ». Ceux que cela captivent peuvent
lire mon « Outaragassi » —le nom indien de L’Assomption—
publié en 1968 chez Sogides. En 1755, un Milosevic « bloke »
commettait la pire affreuseté dans le pays maritime, notre finistère.
12-
Hier,
cahier Lectures, mon prochain éditeur n’aurait pas dû « exécuter »
le show « Notre-Dame de Paris » de Plamondon. Il y a là
amalgame déplacée. L’énorme succès de sa comédie musicale
ne voulait qu’évoquer le roman de Hugo. Cela se fait pour toute
la littérature « classique » et les contes
universels, depuis toujours. « Les gueux du show font
ballet-madame Chiriaeff et sont costumés façon Christian Dior »,
écrit Beaulieu. Vrai mais c’est « la game » en ce
domaine et personne ne s’attend à « relire » du
Hugo sur cette sorte de scène à couplets, à musique pop, à
caracolages gymnastiques.
Dimanche, son :
« L’intégrisme inversé face à la tolérance »
est de bien meilleur cru. Il fait voir mon influence sur ce cadet.
Beaulieu venait de me lire (« Écrire ») sur ma définition
du
« racisme
inverti » : ce racisme étrange rend admirable tout ce
qui vient d’ailleurs et minable tout ce qui est d’ici. J’ai
dit ! Riez.
Jeune, j’ai aimé John Steinbeck (« Les
raisins de la colère », « À l’est de l’Eden »),
le reportage de dimanche (La Presse) illustrait le pèlerinage
pour se admirateurs. Monterey. Vastes collines, plaines agricoles,
la mer, ruines d’un village-de-compagnie pour ouvriers (en
sardines), etc. J’étais jaloux de lui. Moi, un jour, quoi
montrer à mes groupes de dévots, en 2080. Pauvre quartier
Villeray ben peu exotique ! Riez.
Je marque « riez » car un
courriel me montre que mon humour est pas visible parfois. Ma
correspondante a cru que j’enviais Michel Tremblay pour son beau
site sur Internet !Je blaguais, lui ais-je répondu. J’aime et
j’admire Tremblay, il a été un auteur (lui ais-je écrit)
essentiel ici !
Ce matin, Chapleau y va franc avec
l’Arabe aux mains nus et l’Israélien monté sur son gros char
blindé. On lit en légende : « Violence
cessante on va se parler d’égal à égal ».
Oh, oh ! Va-t-on l’accuser de judéophobie
?
13-
J’ai toujours bossé (à
CJMS, CKVL, à TQS, chez plusieurs
éditeurs) sans contrat. Pas de collier pour le loup !
Ainsi, j’étais libre de partir n’importe quand.
Et les patrons de me virer si
insatisfaits de mon ouvrage.
Normal, non ? Cela sans agent, sans gérant, sans avocat, sans
manager quoi. Voilà qu’une animatrice, Isabelle Maréchal
—qui a tout cela— poursuit CKAC qui l’a virée, pour 300,000
$ ! Diable ! Le monde change. Les jeunes sont durs.
14-
Rions :
un célèbre grammairien (j’oublie son nom, merde) siégeait au
DIP (ex-faux, ministère de l’éduc) et quand on présentait son
manuel scolaire, soupçonné, il affirmait qu’il sortait dans le
couloir (!) durant les délibérations de ses bons copains du DIP.
Ce fut la risée générale dans nos médias, avec raison. Le
ridicule tue, il est mort pas longtemps après ses pieuses
protestations. Voici que Daniel Gourd de Radio-Canada nous sert
cette farce. Quand son Vincent de fils présente un projet de télé :il
sort. Mieux, il repousse le projet de fiston à l’étage
au-dessus cher sa collègue Michèle Fortin, son boss.
Pas le premier a s’excuser dans ce
sens. « Je me retire dans le corridor, quoi ! »
On se souvient de Chrétien…de Béard…de Baril, du frère
à John Charest…de qui encore ! Peuple « té toé ».
15-
Un
honorable et responsable citoyenne de Hull découvrant certaines
B.D. malsaines (il y en a pas mal, je les recevais un pour
recension à La presse) veut que la bibliothèque municipale
retire ce stock loin des enfants. Un (auteur inconnu au régiment)
Charles Montpetit crie vite, vite à l’affreuse censure et réussit
à enrôler mon Union (Uneq) dans sa protestation, hélas !
Dans Voir, un autre « fêlé du
coco » (Céline) s’effarouche à son tour sur le même
sujet. Ces énervés —alliés objectifs des dessinateurs dépravés—
ignorent que les excès des petits fous attirent toujours censure
et le reste. Au lieu de pointer ces déboussolés en grossièretés
voyeuristes, pointent de valeureuses personnes qui veulent faire
la différence entre audace de bonne venue et lubricité bien
conne. Des coups de pied se perdent….
16-
Louis
Cornellier, prof de Joliette et excellent critique d’essais, a
osé recommander d’enseigner d’abord, avant les Français célèbres,
la littérature d’ici, j’en ai parlé. Ce matin, encore une
« fraîche » pincée qui le blâme et se réclame de
l’universalisme…Toujours l’universalisme des autres, jamais
le nôtre ! Un sens unique quoi. Aucun Thériault, ni Ferron, ni
Gabrielle Roy dans les études en France, vous voulez gager ? Une
dame de France (Mad. Guiserix, une cousine d’Astérix ?) y va de
son grain de sel et dira : « Il y a votre beau Maria
Chapedelaine, aux côtés de Balzac, Hugo, et Zola… », non
mais… C’est un bon roman écrit par… un Français en voyage
au Saguenay, Louis Hémon. Mais il est venu un brillant dans ce débat
disant : le grand Proust commence par parler de son cher
Combray natal pour, ensuite, amener Venise. Vrai.
Un nostalgique, lui, se range pour
les livres de France et s’émeut encore de son dynamique prof au
collège de l’Assomption, sorti de la Sorbonne, spécifie-t-il,
et qui savait tant les remuer avec les manuels « made
in Paris. » Je vous le dis, le colonialisme ne cessera pas demain
!
17-
Ce matin
une « lettre ouverte » admonestant Michèle Ouimet de
« La presse « . Micheline Carrier dit « pas
de religion (ni voile, ni couteau islamique, ni burga, ni crucifix
) d’aucune sorte à l’école. Que c’est l’affaire des
familles et des églises d’enseigner la religion. La réponse ? «
Peut-on aller plus vite que les mentalités » ?, et « Le
Québec n’est pas prêt ». Eh b’en ! Voilà l’héroïsme
des éditorialistes ? Oui, il faut oser militer pour des réformes.
Ouimet se range, patiente, va attendre l’évolution des mentalités
d’ici. Belle mentalité pour une « réfléchisseuse »
payée pour justement discuter de l’état des mentalités,
secouer des jougs. Provoquer des changements. Est-ce la soumission
à la clientèle (du journal ) qu’il ne faut pas trop
brasser…en cas de pertes d’annonces. Du marketing ?
Cette même journaliste fut, il y a
peu, clair et net. Ouimet a fustigé ce machin « IPSE »,
coûteux, inventé avant son élection par le maire Tremblay,
l’allié des anglos francophobes (il y en d’autres, Dieu
merci) et des défusionneurs
(tel John Charest). Elle
a détesté le jargon de ces « aristos » copains de
Tremblay. Ah si j’utilisais ce dédain terrible de Ouimet pour
les « jargonneux » en littérature, est-ce que je
m’en ferais des ennemis. Ce sera fait bientôt , vous lirez mon
« Écrire » qui s’en vient. Le jargon péteux de
broue y goûte !
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