|
alias
« à cœur de jour »
1-
Neige de
nouveau. Demain le printemps ! Eh ! Je reviens de l’École h.
beau choix. Aile me gronde. Je dis : « Ah, tant
pis pour toi, endure, tu veux vivre sous le même toit qu’un
homme, bin, endure ! » J’ai pas pris soin des petits
baquets des plats préparés et les sauces sont sorties des
baquets ! Quoi, un homme c’est ça. Pas soigneux. « Tu
veux vivre… » Bang ! Elle rit ! Ce midi, le camion
« micro-ondes » de TVA at home ! Aux aurores la petite
mère Cazin insistait : « Venez à « Dans la
mire », il le faut. Venez… » Non, et non. Alors,
elle dit : « bon, on va vous envoyer le « micro-ondes ».
Il est venu.
Quelques minutes de polémique. Ça
bardait. Histoire du papa sikh qui tient à son jeune ado allant
à l’école (à Ville La Salle) avec son mini-sabre, le sirpan,
symbole religieux. Non mais… L’école le refuse. On lui paye
des cours chez lui, en attendant le verdict final. Enragé,
raciste à sa manière, unilingue anglais après 30 ans de vie ici
(oh, ghetto maudit !) Le bonhomme, Balvir Multani, se prend un
avocat ($$$) Julius Grey et songe à foncer vers les cours de
justice et jusqu’à Ottawa s’il le faut. Le con !L’imbécile.
Il nuit à l’épanouissement du jeune élève.
Quelle sottise de marginaliser un
enfant. J’ai crié presque : « À Rome fais comme les
Romains ! Au Québec comme les Québécois ! » Il aurait dit
ce prof d’anglais imperméable au laïcisme des écoles d’ici
(hum…relatif ) : « On va s’en aller en Ontario où
l’on est plus tolérant! » J’ai gueulé : « Qu’
il parte et au plus vite, qu’il débarrasse la place ! »
Un des invités a sorti la maudite « Chartre.. »,
liberté de culte et gnagnagna…J’ai articulé : « Je
hais les chartres où il n’y a aucun devoirs que des droits. »
Ces chartres (à
droits seulement) émiettent les sociétés, activent la foire aux
victimes et veulent ignorer… nation, culture nationale, peuple,
société organisée. Quand on se choisit une nouvelle patrie, on
s’adapte à ce pays. Ce que je ferais m’exilant à Madrid ou
à Berlin. Point final. Assez de cette tolérance des mous, du
racisme inverti qui ferait qu’on s’écraserait sans cesse
devant « la visiter » en se niant ! Ouf ! Le « micro-ondes »
motorisé est reparti avec ses deux « chefs » qui
m’approuvèrent à 100% Reçus des messages : tous
d’accord sauf une Claudette qui n’a, elle,
aucune pitié pour cet enfant enrégimenté par des idiots
aveugles. Elle prétend que cet enfant balotté, il est mort de
rire (Sottise
claudettienne !)
—pauvre jeune ado qui se fait manipuler par ce coco, enfant
à qui on refuse le normal besoin, grégaire, de ressembler
le plus possible à ses compagnons d’école et de quartier. Une
horreur !
Julius Grey qui est brillant préfère
ramasser du fric au lieu de raisonner son client, ce Multani, un
prof d’anglais, Québécois (qu’il dit !) depuis 30 ans et ne
disant pas un seul mot de français à la télé.
Racisme cela. J’ai dit.
.
2-
TVA roulant
dans une nouvelle neige martienne, j’ai visionné les « retailles »
(d’hostie jasminienne !) de
cette biographie du Canal D. Amusant de constater ( stock coupé
pour le montage final) des « témoins » de Germain qui
disent des choses renversantes. Paul Arcand : « Il
est très envahissant, je l’aime mais ne le voudrais pas pour
voisin. » Oh ! Il me connaît bien mal. Mes voisins le lui
diraient. C’est un exemple. Un autre : « Sa
Raymonde le contrôle complètement ! » Alors là, c’est
Aille qui rigole, elle qui a tant de mal à m’élever ! Je me
suis bien amusé. André Dubois…lui, je vais lui tirer les
oreilles. Sa surprise quand il apprendra que j’ai tout vu de son
intervention ! Tout.
Quand à mon amie Françoise Faucher,
c’est une femme de très haute qualité. Son témoignage (sans
les coupures) est
extrêmement touchant. Je vais la remercier chaudement, par écrit.
Quelle chance de l’avoir comme admiratrice et amie. Répétons-le,
un tableau de génie vu par un crétin devient un tableau de crétin
…(Et vice-versa ?) Faites-vous voir, connaître par des gens de
valeur, ça agrandit ! Fuyez les cons, ils vous rapetissent.
A vu (magnéto béni) le Riopelle de
René Houde télédiffusé il y a peu. C’est comme les ouvrages
de Rio, chasseur supérieur (Breton dixit) une sorte de vitrail,
de mosaïque. C’est bien fait. Rythmé. Le réalisateur d’ « Omerta »
sait faire vivre des images.
Mais pour
le récit de vie explicatif, linéaire, chronologique, là, c’était
guère satisfaisant. Fort kaléidoscope, furibond, excitant (oui,
du Riopelle) cependant.
Entraînant.
Vu aussi (magnéto très béni) un
autre épisode
d’ « Asbestos ».
Du bon boulot de Melançon. Costumes excellents, lumières bien
faites, mise en scène classique certes. L’histoire de cette grève
historique m’importe énormément. Louise Cousineau de La Presse
n’avait pas apprécié, publiait-elle. Avait-elle vu
plusieurs épisodes ou un seul ? Ah !
3-
Oh le beau
plaisir soudain ! « Purolator » sonne ! Une boîte de
carton. J’ouvre vite. 25 magnifiques copies fraîches sorties de
l’imprimeur (Veilleux de Boucherville). C’est mon « Écrire,
pour l’argent et la gloire ». Belle
couverture, belles couleurs, belle typo, belle reproduction en
couleurs de mon Don
Quichottte, mes envolées lyrique en
italiques. D’habitude, désormais, je reste calme face à
une nouvelle ponte, mais voilà que je retombe en… jeunesse,
—Aile pas moins excitée que moi— c’est comme mon « premier
livre », à mon grand âge ! Ému, je téléphone
aussitôt au responsable de ma joie, le camarade écrivain et éditeur
Victor-Lévy Beaulieu et je lui dis ma fierté, mon bonheur, mon
enthousiasme. Presque deux cent pages…et qui vont « emmerder » à fond certains pignoufs
des médias et du monde littéraire ! Mais je n’ai plus rien à
perdre, c’est Don Quichotte qui vous le dit.
Ce sera le silence compact sur mon « Écrire »,
tactique connue, ou bien les horions féroces. Je suis prêt aux
deux attitudes. Victor en est bien content lui aussi. Il me
rappelle d’ être à Hull pour leur Salon
du livre, dès samedi à midi sans faute. J’y serai et
fier de notre « joli » bouquin contenant de
bien « laides » réalités littéraires, des aveux,
des émotions vécues. Pas mal de franchise aussi, trop ?,
conduisant encore à des polémiques nouvelles. On ne se refait
pas.
|