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Tableau
comparatif des livres de Jasmin en vente sur Internet
1-
Matin
brillant, sommes donc allés en vélo. Cafés, etc. au Van Houtte
de Val David. Rituel. Le chemin plus beau maintenant : des
fleurs sauvages partout. Je guette mes balises : la talle de
pins, la talle de sapins, celle des mélèzes ( proche de Val
David) , celle des bouleaux (proche de Val Morin), un chemin donc
archiconnu du pédaleur. Je ne m’en lasse pas.
Au retour : achat de papier à
aquarelles, puis achat de fleurs et de terre chez Dolard Théoret
(qui me taquine encore)…car, hier, j’ai fabriqué une sorte de
petit tertre pour délimiter joliment le parking d’ici. Au
travail donc : planter des pétunias…facile ! Annonce
dforages : je sors du plastique, deux piquets, de la corde et
j’installe une sorte de tente pour pas que se déracinent
mes jeunes fleurs. Ouf ! Racké !
J’hésitais tantôt : aller à
mon journal ou descendre à l’atelier trouver des illustrations
lapetitepatriesques. Légère nervosité. Le 31, fin de juin et
envoi pour « saisie « (!) aux 3-Pistes chez V.-L. B.
mon éditeur de ce journal. Du calme, Cloclo. Je me dis que
juillet et août seront consacrés à ces aquarelles. Oui, du
calme. Je viendrai au journal plus rarement donc ces deux mois
prochains.
Hier, la visite des envoyés de ARTV.
L’un (le recherchiste) vient du Saguenay, l’autre (le réalisateur)
habite rue Des Carrières) dans… oui, La petite patrie. Il me
dit goguenard : « Un jour, un jeune vous dira : « Bonne
idée d’avoir pris le nom d’un quartier pour votre fameux récit
d’enfance ». On a ri. Il a raison. Comme certains jeunes
croient que Champlain n’est qu’un nom de pont. Ils sont venus
en repérage comme on dit. Retour avec kodak et micro le 5
juillet. La Francine Ladouceur me re-contacte : » Ça
marche, le naturiste Brunet accepte de nous aider, bon signe
d’intérêt chez René
Angélil, espoir pour les Jean Coutu, Jean Campeau, St.Hubert BBQ,
etc. Je lui rappelle de contracter Curzi, le Président de l’UDA,
Franco Nuovo, le caricaturiste Chapleau etc.
Elle se démène, elle le veut son « centre culturel »,
me vante encore sa rue Liège. Une dynamo. Je lui dis : «
Je me jette dans mes illustrations tout l’été. Prévoyez un
encadreur-souteneur ». Elle a ça, me dit-elle. Bien.
2-
Film
loué raté hier soir : « Nœuds et dénouements »
avec notre admitable Kevin Spacey…pris, hélas,
dans un bien mauvais travail (de Hallström). Terre-Neuve,
lot des pêcheurs, quête d’identité, des racines. Trop de
pistes, trop d’imbroglios, trop de veines mal examinées. Un
flop. Pourtant, Spacey y est captivant. Les paysages
impressionnants. La mise en marche de ce « retour chez soi »
prometteuse. Cette maison ancestrale amarré au sol escarpé comme
un vaisseau à l’ancre…hum, épatante idée…
Aile et moi montons au dodo un peu
enragés. C’est plate de perdre son temps à regarder un film
qui aboutit à rien. Au lit, je lui dit un passage de mon « Tueur
aveugle » d’Atwood, comme chaque fois, ma belle voix
(c’est elle qui dit ça)…l’endort aussitôt.
J’ai dit (pour du vrai journal) me
retenir souvent de trop commenter les nouvelles du jour, or,
j’en peux plus cette fois. Et j’y fonce. Vitement. A) On sait
que la célèbre Oriana Fallaci a publié une terrible charge (« La
rage et l’orgueil », traduit, un million d’exemplaires
vendus)) très anti-musulmans, farouchement. Cela
après le 11 septembre. Eh bien, la voilà poursuivi par
des mouvements anti-racistes variés. « Semeuse de haine
raciale », gueulent ces protestataires. On veut faire
interdire la diffusion du livre de Fallaci. Ce qui serait bien
mieux : un livre pour se porter à la défense des musulmans,
contredire l’auteure contestée. Moi, les censures…
B)
Mon Foglia bien fol ! Il cogne et frappe sur son collègue Nuovo.
Il
admet que Franco N. a frappé le premier et qu’il se trompait
sur le fond de sa chronique à lui. La rage et ce matin, le rital
surdoué de La Presse le classe : « un nul »
! Je n’en reviens pas. Impossible, critique d’art à La
Presse, de m’imaginer « classer » un autre critique
(disons Laurent Lamy du Devoir en ce temps-là)
Comme
un nul. Il faut du toupet. Folglia en W.Bush ! C’est moi le
meilleur, le « plusse bon » et je vais vous dire, moi,
ce que valent mes collègues ! »
C) Falardeau, pas du tout langueboisé, cogne sur le
prochain défilé du premier juillet, appuie Bégin et le MNLQ où
l’on se propose de manifeste durant « la parade des fédérats »,
très subventionnée (20,000$ sur les 30,000$ nécessaires) par
les dilueurs patentés, Ottawa. Mon avis : tout le monde, même
les fédérastes ont le droit de marcher dans nos rues. Or on
parle de 40 chars symboliques (de la rue Peel au Dominion Square,
tiens, jamais dans l’est ?), de 25 fanfares et aussi…oh oh!,
de 20 groupes d’artistes « ethniques ».
Cela m’attriste. On va donc encore
se servir des émigrants pour illustrer le clivage des deux
nations ? Ces communautés (ghettos ?) ethniques devraient refuser
absolument de servir de « caution morale » aux négateurs
de notre nation. C’est un piège sordide et qui nuira aux émigrants
québécois tôt ou tard. En passant, le cinéaste Falardeau dit (à
Lamia Gritli, de La Presse) : « Je manifesterais
avec Jean Charest s’il devenait indépendantiste ». Mais
oui. J’ai dit longtemps la même chose. C’est « après »
l’indépendance que l’on pourra se diviser normalement,
gauche, droite, centre. Pas avant ! Aussi je condamne les énervés,
manière Paul Cliche dans Mercier, qui fesse sur un gouvernement
indépendantiste. Le con. Les cons. La chapelle des énervés ¿incapable
de stratégie intelligente— a fait cadeau à nos adversaires
d’une députée fédérate de plus à Québec. Point final.
D) Bonheur,
grand plaisir, ce matin : Pierre Delage et Gaétan Tremblay
mettent le nez de Pratte (Pinocchio menteur
de La Presse) dans son pipi. Pratte vient de publier (pour
illuter et défendre sa liberté éditoriale !) : Principe
à La Presse : « voir à la prospérité du Québec au
sein d’un confédération canadienne moderne et souple ».
Pauvre coco, tu vas l’attendre jusqu’à la St-Glin-glin, quand
les poules auront des dents. Mais bon, bref, il a montré sa patte
blanche à celui qui le nourrit. Mais Delage lui dit qu’il
n’est plus crédible puisque les souverainistes ne comptent pas
rue Saint-Jacques. Bang ! Bien. Tremblay lui : « 58
% des francophones (ils lisent le journal de Pratte, Roy et Cie)
sont discrédités ! Il n’y a pas d’éthique chez les proprios
des grands conglomérats (voir « Canwest » où
critiquer Chréchien est interdit)». Que j’aime « les
tribunes libres ».
E) Ce matin, un sociologue de Laval,
Lux, se porte à la défense de Pie numéro 12. Le film « Amen »
est mal fait. Costa-Gavras reste tendancieusement —selon Lux—
malhonnêtement silencieux sur les efforts de Pie (hélas pas
assez « pie » bavarde face à l’horreur hitlérienne.
Ce mondain Pie, de très noble extraction, ex-ambassadeur du
Vatican en Allemagne —où, hélas,
il fit s’abolir le grand parti politique catholique (de
centre-gauche) en Allemagne par prudence— aurait dû crier, fuir
à New-York, à Londres ou à Montréal—s’offrir sur l’autel
de la vérité, révéler clairement l’indicible massacre des
israélites de l’Europe.
Ce pieux Lux de Laval juge un film de
90 minutes. Qui n’est pas parfait, c’est certain. Sera-t-il
fait Chevalier de Malte ou du Saint-Sépulcre ? Sa charge anti-Costa-Gavras,
anti-« Amen », pour redorer un misérable piètre
successeur —vicaire— du Christ ne contribue en rien à la polémique
en cours depuis des décennies. Des archives restent bloqués aux
chercheurs divers, aujourd’hui même, dans les caves du Vatican.
Rien à cacher ?
F)
La Lysiane de « Gesca-Power et Cie » menace le Mario
Dumont de l’associer au duplessisme. Hon ! Elle le veut plus
franc fédéraste. Sinon gare… Elle lui sort le duo d’antan : « nationaleux »
et « nationalistes ». Les premiers, sous sa loupe,
sont de tristes des charognes refroidies. Les autres de vaillants
protecteurs de nos droits. Sacrée file va ! Elle laisse entendre
pour l’effaroucher qu’i l est
la fille (!) de Duplessis ! Hon, hon ! Maître
Paul Desmarais et son fils, le gendre de Chréchien, lisent et
posent une belle étoile en or dans le cahier de la petite conne.
G)
Aile ma belle théâtreuse souhaitait
me traîner à « Zulu Time » du « visualisateur »
Lepage. Or, on lui
sonne les cloches. Ce matin encore, Dumas et le Guay du Devoir
n’ont pas apprécié le show —in progress— qui n’en finit
plus.
Pas de cohésion, dit la critique,
ensemble hétéroclite, observations
fugaces, sans intrigue forte, connexions floues. De gros moyens
(la machinerie) pour des fins légères, explique Guay. Dumas,
elle, parle carrément d’une absence de texte. D’une trame éclectique
—tique taque— plus grave, elle dit : « On
aurait aimé entendre parler (les personnages)…ils auraient gagné
en profondeur… » Aïe ! Je tiens ce Robert-là pour un génie
des images. Il a le droit de refuser les mots, la pensée. Il
devrait s’installer à fond
dans le monde de la vidéo, du cinéma, là, où justement
c’est le lieu par excellence pour les machinations visuelles
technologiques de pointe. J’ai dit !
H)
Pour en finir avec les actualités : au grand caucus des 8,
dans les belles « Canadian-Rockies-Mountains »
regardons seulement les photos de ce matin dans les quotidiens.
C’est clair et net. Il y a là, non pas un groupe de —chefs
d’États— compagnons unis pour tenter de résoudre les problèmes
du monde, non, non, il y a là le chef (élu vraiment ?) de la
plus grande puissance matérielle de la planète. Il sourit,. Il
est de bonne humeur. Il règne. Il le sait. Il est seul de sa catégorie
à lui. Il y a le Britannique (l’axe des alliés anglos) le Français,
l’Allemand, l’Espagnol et l’Italien, pis ça ? Et une souris
verte…et une police montée…Quenau dirait ! Ces autres ? Ne
parlons pas de Chréchien, il fait
trop pitié il l’a dit : « Quoi ? Arafat ? Moi
? Je n’ai pas de point de vue spécifique… » La honte.
Le Canada ridiculisé. « Mais la montagne est belle,
chantait Ferrat ! lls ne comptent pas, les sept visiteurs. . Édifiant
faux manège. Les petits chevaux de bois ne sont pas farouches.
Ils tournent docilement autour de lui, lui qui vient de Washington, la capitale de
l’univers uniformisé.Un dernier fion ? Kulture avec un grand K.
Comme dans « cas ». Ou : Qulture, avec un gros Q
? Le Devoir offre de l’espace à Lafrance de la SRC qui publie que
le Jean Larose a été congédié des ondes, soit, mais qu’’il
n’a pas le droit (le samedi 22 juin) d’annoncer qu’après
lui ce sera le déluge à la radio culturelle. Le Lafrance,
vice-prési-dent a une dent raide. Il lui dit carrément :
« Menteur, professeur Larose ! Énerveur intéressé ! Déçu
diffameur ».
Culture toujours :Nat Pétro à matin. Patowe!
Bing-bang ! Elle varge fort sur le frais démissionnaire de son
propre journal. Elle termine sa vendetta par : « Foglia,
Claude Gingras, Louise Cousineau, s’il y avait censure à la
Presse (comme a dit Péan à Homier-Roy et à CKAC) est-ce que La
Presse nous garderait sur le « payroll ». Cela, en
d’autres mots. En d’autres mots : pour ma chère Nathalie
(qui est talentueuse, très), la musique, la télé et les cancans
—vélo, fromage et chattes en chaleur— sont les mamelles de la
liberté de La Presse ! Les éditorialistes —et même les jeunes
nouveaux columnists pigistes (à moins d’être protégés
syndicalement et jusqu’aux yeux dans le cas des Gingras,
Cousineau et Folgia)— peuvent-ils ( fermons la boucle du jour)
publier un, un seul article en faveur de l’indépendance ?
Dans un canard, Stanley Péan attaque
Renaud-Bray et Foglia, hérissé, dit que « non., jamaois,
ça, au grand jamais ! Dans un autre canard (celle de N.P. ce
matin) c’est d’avoir osé pisser sur le dernier roman de
Bombardier qui a fait déborder le vase de La Presse, section
culture et loisirs ! Bizarre d’ histoire, non ? Où lire ce
papier interdit de Péan, où ?
Pétro-ow-ski conclue qu’il est
banal de démolir Denise B. Que c’est facile, à la mode, un
sport national, etc. Franchement, j’ai toujours trouvé cette
manie d’une niaiserie totale. Je l’ai déjà dit à la
principale intéressé il y a longtemps et je la questionnais sur
« d’où pouvait venir tant d’animosité chez certains
intellos d’ici ». M’ »avait-elle répondu : «
envie, mesquinerie, je dis des vérités gênantes, rancunes… »
Elle n’a pas une langue de bois mort, ça ! Péan aurait publié (Nat
a-t-elle lu l’article censuré ?) : « une moraliste
à l’égo aussi fragile que démesurée, auteur de médiocres
arlequinades ».
Nous partons pour le restau de
Claude-le-provençal, beau, bon…et
pas cher…viande à chien ! Un barbier, lui aussi, s’en
va. Jean-Guy Groulx, à l’aide d’un haut rasoir étonnant, échasse
au bec pointu, il a fait une tonte énorme dans la cédraie de la
terrasse du sud. Pour davantage de soleil aux petits-déjeuners
extérieurs. Aile plutôt inquiète. Un rase-bol quoi ! Je dis :
« Bof, ça repousse, tout repousse, pas vrai ? »
Partons… le lac est beau, une brise bien forte fait
remuer mon fleurdelysé sur le rivage …il lève sa jupe, soulève
sa robe, j’entendrais : « ah si mon moine voulait
danser ! » Nationaleux ou nationaliste cela Lysiane Gagnon ?
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