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1-
Marco
et ma fille sont des chanceux : ils partent lundi pour (Je
voudrais voir.., (Rivard) la mer !… « La mer,
la mer toujours recommencée » (Paul Valéry). Il s’en
vont vers : « L’éternité, c’est la mer en allée
au soleil (Rimbaud). Moi, je regarde mon petit lac.
Pas « demain samedi » ?
Le temps… Ah ! La ferme ! On le sait, tout le monde, que le tempus
fugit effrayant ! Ciel archi, très archi, lumineux
aujourd’hui. En somme un mois d’août parfait. Ce matin, devoir remonter
en laurentie après avoir réussi le
screnn test (le Marleau, oiseau-moqueur,
m’écrit : « scinetesse »). Tantôt, lu
le message du chef Stéphane T.
de cette neuve série du matin à Radio-Canada, titrée :
« Tous les matins », fort stimulant courriel :
: « Toute l’équipe emballée, vous recevrez
votre contrat sous peu pour jiusqu’au mois de mai ». Ça fait
plaisir.
Hier après-midi donc premier contact au studio 45 de la
SRC avec le couple-animateur : Paul Houde et Dominique
Bertrand (« la belle et… la bête sarcastique que l’on
connaît), pas de maquillage, rien. Je plonge Ad
lib et ça colle. Je raconte « grand-père rajeunissant »
(de 1985 à 1995) au contact des petits enfants. Fort sympas, deux
types, le gardien du parking-Papineau et le surveillant du bureau
d’accueil, les deux : « Ça va marcher cette
audition. Ayez confiance. Vous avez tant d’expérience ».
Chaud au cœur !
Ensuite, j’ai filé vers « Ville-Marie-Typo
» , rue La Gauchetière (pas loin du bâtiment « Chiffon-J
» vitré) l’éditeur de mon
projet « Petite patrie illustrée ». Dans
le hall :tas de portraits d’auteurs morts. Funèbre galerie
! Godin, Ferron, Miron, Pierre Perrault, etc. Suis pas encore
affiché ! J’ai protesté, moi, un pilier de la maison, aucun
portrait ?, injustice etc. Colère feinte bien entendu. On a ri.
J.-Y. Soucy, camarade-auteur, l’adjoint du patron
Graveline, m’entraîne vite dans un sale cagibi car… il fume
lui aussi. Se cacher comme des lépreux. Grrr… Soucy me dit de
ne pas m’en faire avec mes formats variés d’aquarelles, que
tout se « scanne ». Bien. Fin septembre :rendez-vous
donc avec mon gros paquet de « torchons » illuminés !
Je dis : « Toi et ton équipe, ton graphiste surtout, déciderez
d’un choix, je serais mauvais juge ».
Il veut bien jouer le juré de mes pontes de barbouilleur
frénétique de ces temps de jadis. Je questionne Soucy sur son manuscrit en
cours : « Ah, parle m’en pas, je comptais sur
des vacances et je n’ai pu prendre que quatre jours deux fois ». Je dis : « As tu hâte d’être vieux et
libre comme moi » ? Il a encore ri. Et m’a offert un des
livres Sogides sur…les cimetières en montérégie ! Eh b,en, il
sent ma mort ? Il va frapper un nœud, je pète de vivacité..
2-
Hier,
Aile revenue de chez sa coiffeuse « espagnole » et de
courses diverses me suggère la bouffe à notre familière
« Moulerie », rue Bernard.
Moules à la sauce « india », épicée. Risque
? Non : le sommeil est venu facilement après avoir écouté,
ravis, l’acteur Rochefort questionné par Rapp aux « Feux
de la rampe » à Artv. Le bonhomme est bien bavard et fort
captivant. On sait que bientôt il y aura même genre d’émissions
avec les talents d’ici. C’est bien correct. La semaine dernière,
avec Anouk Aimée, c’était pas trop fort. Évidemment, il y a
des personnalités moins attrayantes, moins riches, moins habiles
à baratiner sur leur carrière. Dehors, le trou est fait, on a
installé le coffrage pour le solage du bloc à huit étages qui
va venir. Bruits effrayants dans l’air du Chemin Bates.
À la Moulerie, voisine de table, une
fillette de trois ans, rigolote, enjouée, se fait séduire… par
moi. À la fin elle me chante une chanson, me fait des pirouettes
et des grimaces, ricane, mime. Adorable petit boit de chou bien
dans sa peau. J’aime les enfants. Voilà sa maman qui me dit :
« Comme
j’ai aimé votre « petite patrie » à la télé.
C’était si serein, si doux. J’avais dix ans ». Le
« ouaiter » s’en
mêle : « Moi, j’ai enregistré toutes
les émissions qui passaient en rafale tous les jours, il y a
quelques étés. J’ai tous les rubans ».
Un autre garçon de table nous parle intelligemment de télé
et de cinéma, il est fou de David Lynch. Grr…Alors Aile en jase
avec lui. Décidément, les ouaiters d’aujourd’hui ne
ressemblent pas du tout à ceux de ma jeunesse. Souvent, on y
croise des types cultivés, intéressants en diable. C’est
formidable. Andrée Lachapelle « et les siens »
passent devant La Moulerie, ils reviennent du « Bilboquet »,
le célèbre glacier pas loin. J’ai
dit adieu à sa belle grasse crème, hélas. Maudit mauvais
cholesto !
3-
Pu’
capab’… Vraiment pu’ capab’ …d’ entendre ces « Ici
Michel Morin pour Radio-Canada », il me donne l’urticaire.
Voix de faux fausset, ignorant la loi naturelle des accents
toniques, appuyant donc lourdement sur la première syllabe des
mots, comme pour l’anglais (et l’allemand me dit-on). Il n’y
a eu personne donc pour le faire se corriger ? Ce déplacement des
accents toniques (premier cours de diction partout jadis) est fréquent
chez des jeunes. Influence américaine ? À part exceptions, on
doit appuyer sur la deuxième syllabe des mots en français, cela
fait la douceur (reconnu par un Julien Green entre autres) de
notre langue. Horreur d’écouter cet oiseau criard, Michel
Morin.
Reçu « L’Actualité ».
Deux articles étonnants. Le premier : l’ex-révolté, ami
du Che, Régis Debray a mis dans son rapport officiel sur les
nouvelles orientations des écoles en France qu’il faut de toute
urgence un retour du religieux. Ah ! Bravo ! Pas « l’enseignement-enrégimentation »
bien connu jadis au Québec. Non. Il affirme que pour une « meilleur
civilisation », les écoliers français devraient apprendre
Dieu. Yaveh et Mahomet aussi. Debray explique : « Le
monothéisme, c’est notre patrimoine culturel commun ».
Des jeunes, dit-il, visitent
la splendide cathédrale de Chartre et ne comprennent absolument
rien aux sculptures et aux vitraux
du site. C’est grave. Il a mille fois raison. Héritage
non assumé, bafoué par un anticléricalisme niais, né de 1789.
Il a bien raison.
Le deuxième article, pas moins étonnant,
avance que la prière (comme la réflexion, la méditation)
servent fort utilement aux guérisons des malades. Je l’ai
toujours cru. Des études se firent et continuent de se faire,
partout en Occident —même à Harvard !— et plusieurs enquêtes
prouvent le fait. Les petits Barils –à-droits-de-l’homme (et
tonneaux creux) vont chialer, hein ?
4-
Miche Vastel, même numéro
de « L’Actualité », cogne, frappe, dénonce le
« Bunker » télévisé à venir de
Luc Dionne. Écho à une Pauline Marois scandalisée elle
aussi de voir que l’auteur salit tout les politiciens de façon
manichéiste. Pas de noir et blanc. Toit noir. Mais je me méfie
un peu des Vastel. Ce dernier admettait un jour fréquenter les
hommes politiques. Manger avec eux, trinquer volontiers et
souvent. Les De Virieux et Pierre Pascault, un temps, osèrent
fustiger ces journalistes qui fréquentent
en gentils « copain-copain », les cafés des
parlements.
Tout le temps que je fus critique
d’art, jamais je ne suis allé boire ou manger avec les artistes
du monde des beaux-arts. Jamais. Pas une verre, pas même un
hamburger ! Il y a eu des tentatives de fréquentation. Je m’y
opposais aussitôt. Je
repoussais ces invites incestueuses.. Je représentais le public,
mes lecteurs. Point. Je refusais toute complicité, toute intimité.
Je refusais farouchement ce dangereux copinage.
À se faire « ami-ami » avec eux, j’aurais pu
perdre de mon impartialité. Je ne dis pas « objectivité »
puisque cela n’existe pas. Les Vastel, les bons
« chums » des politiciens, —c’est humain—
se font influencer et durablement. Ces « attachés »
des bars parlementaires ne sont pas à mes yeux des témoins crédibles.
Ce Luc Dionne, un temps —avant ses
récits sur la maffia (« Omerta ») et puis les motards
criminels— fut un simple relationniste (publiciste) d’un député
québécois. On dit de lui : « Déception, il se
venge, c’est un ambitieux amer qui est rancunier ». Dionne se défendait
hier : « C’est de la caricature, du divertissement,
faut un peu d’humour madame Marois, monsieur Vastel ». On verra
cela bientôt. Radio-Canada tremble, c’est évident :
s’il fallait que le public en bloc se dresse contre
cette…caricature ?
Je dis : s’il fallait que la
caricature —tous des pourris, des manipulés, des fats bien sots
ou des innocents bien cons— soit plausible, pire, soit véritable
et vérifiable ? Oui, on verra bien.
Un commentateur populaire, ex-député
libéral, virant-capot Bloc, se nomme Lapierre. On vient d’ apprendre
que ce Lapierre (CKAC, TQS) organise des fins soupers aux homards
avec ceux qu’il doit critiquer, commenter en ondes diverses. Écœurant
procédé. Il n’a plus de crédibilité. Ses patrons (CKAC et
TQS) sont-ils fiers et contents de lui?
Voilà une misérable manière de faire son métier. Ces
Lapierre-là font grossir l’idée de tous les
Dionne; « Politiciens et journalistes ? Tous « copains
comme cochons ». Avec pour la galerie des candides — la table desservie, cognac bu—
des airs de se critiquer ».
Bref, un journalisme de pacotille. La
Fédération des journalistes
devrait hausser considérablement le ton. Un
Lapierre est la honte du métier, et, devrait déclarer
bien publiquement que les propos en ondes de ce Lapierre (à CKAC,
à TQS) c’est du bidon. Qu’il est un bouffon. Un clown.
5-
Si
j’écrivais : « Le critique Robert Lévesque fait
peur quand je le vois boitillant rue Bernard, il est répugnant
avec sa face de gorille bien pileux, son rond dos de Quasimodo, sa
démarche oblique de « monsieur Jeckill », ses jambes
courtes et croches, ses rictus de satrape, sa voix caverneuse
d’obsédé… » On me dirait :ouow ! Pas d’attaque ad
hominen SVP. Eh bien , lisez sa chronique hebdomadaire —bien
écrite, il a du talent— dans
le dernier « Ici ». Ryan, en short, rue
Bernard, y est assommé
net, l’ex-chanteuse Chantal Renaud s’y est éventrée, son
compagnon, le Premier ministre Bernard Landry est décrit comme un
« petit gros boy-scout »
poussif ridicule.
Le physique seulement ! Dans quel étonnant
désarroi le « vandaliseur » congédié
du « Devoir » plonge-t-il ? Il a une écriture
si forte, pourquoi ne pas l’utiliser à meilleur escient ? Mystère
!
Tiens, à propos : café-terrasse
du coin Hutcheson et Bernard —table du coin sud-ouest— il trône
toujours, je l’ai vu encore hier. Il lit. Il note. C’est un
Sartre posé en observateur, offert à tous les regards. Qui ça ?
C’est le Courtemanche (Gilles) qui semble y tenir bureau ouvert
mais seul avec lui-même. Et je ne dirai rien de son visage légèrement
crispé daignant jeter des regards flous sur la piscine des
anonymes piétons tout autour.
6-
J’oubliais :
c’est Philippe Azoulay—aussi président d’un festival du
film au Maroc ?— qui est le réalisateur des « Feux de la
rampe ». Aile a bien raison : on doit nommer les réalisateurs.
Je le fais tant que je peux. L’invité est installé trop loin
du public en salle. Erreur. Chez Lipton, à New-York, il y a un
jeu chaleureux entre la salle et la scène. Regrettable scénographie
à Paris. Ici, on fera mieux j’espère.
Aile a achevé une biographie de
Jacqueline Bouvier-Kennedy. C’est bon ? « Non, me
dit-elle, c’est de l’hagiographie. Perds pas ton temps ».
Elle y a glané ceci : l’expression « paparazzi »
viendrait d’un photographe fouineur excessif, italien, un
certain monsieur Paparozzo, de là, ce pluriel paparazzi.
Lisant son gros bouquin, Aile me disait son étonnement
face aux multiples drames dans la famille de l’armateur
grec, deuxième époux de Jackie. J’avais lu une bio de ce
Onassis et en effet c’est vraiment un drame antique à la sauce
grecque. C’est inimaginable en nos temps modernes cette terrible
guigne. J’avais même songé à en faire un scénario d’une
tragique tonus avec
chœurs, silhouettes d’épouvante. Autre projet abandonné.
7-
Important.
Qui saurait comment contacter une ou deux personnes-clés ? Chez
Bureau-au-beau-bureau —après le Hétu de La Presse— on a fait
écho cette semaine à ce galériste (il est-co-proprio)
new-Yorkais collectionneur d’art (il a 50 Villeneuve le
barbier), Claude Simard. Ce
jeune millionnaire de 45 ans né à Larouche au Saguenay a pu
acheter des antiquités variées
en Inde. L’évêque du lieu (Cochin) voulait démolir son
antique église (16 ième siècle !) dans l’état du Kerala. Un
fou en soutane ?
Simard est en train (un cargo s’approcherait du Saguenay )
d’installer de ce patrimoine —des monuments divers— dans son
petit village. Le maire de Larouche, Réjean Lévesque, est tout
fier du fait (un innocent ?).
Au Ministère du Tourisme —que
j’ai contacté— on m’a répondu tout ignorer. Les fieffés
paresseux ! Je m’inquiétais : si, une fois, l’étrange
foire installée, l’Inde ordonne au gouvernement du Québec de
retourner tout ça en Inde et vite ? Qui va payer, nous tous, les
contribuables ?
Sorte de dysneyland à
la sauce indoue ? Je n’en reviens pas. Le 10 mai, mystérieusement,
André Pratte (à La Presse ) avait refusé de publier ma lettre
ouverte d’étonnement. Radio-Canada, et son Bureau, envoyé en tête
à tête avec Claude Simard n’a pas posé la question préalable.
« Est-ce vraiment permis ? Autorisé ?»
Est-ce que monsieur l’Ambassadeur de l’Inde —à
Ottawa— est au courant de ce sinistre …vandalisme ? Est-ce que
le consul de l’Inde —à Montréal— est au courant ? Est-ce
qu’il y a d’autres trésors du 16 ième siècle à déménager
librement en ce pays, l’Inde ? Leur patrimoine est-il à vendre
? Que dirait-on à Ottawa ou à Québec si un richard de Bombay
achetait, démolissait, une de nos vieilles églises de village
—du 17 ième siècle— pour la transporter et
l’exposer à jamais en Inde ? N’y aurait-il pas tollé et un
grave scandale ?
Un lecteur ici, journaliste ou non
—moins stupide que tous ces Bureau— sait-il comment contacter
l’ambassadeur ou le consul ? Qu’il le fasse, je l’en prie.
Il y aura là une fameuse nouvelle si la réaction était négative,
non ?
8-
Ne
pas oublier de dire la force terrifiante de ce « Appelez-moi
Stéphane » de Meunier et Saïa à Artv. Tous les comédiens
étaient fameux de vérité pesante. Quelle illustration
affligeante de nos petites gens désirant se hausser un peu,
apprendre et qui se retrouvent les mains vides, exploités par un
rastaquouère, acteur de dixième ordre. Je m’ennuie des télé-théâtres
de cette sorte. Une rareté à la télé désormais.
Ah, mes chers faits divers révélateurs
! Si instructifs. Meunier et Saïa en ferait un fameux drame.
Madame Louise Landry, ayant un mari dominicain, San Domingo,
installe un hôtel (le « Windsor ») en République.
Deux millions ! Pas des pinottes hein ? La maladie frappe l’époux.
La frappe aussi. Hospitalisation là-bas. Elle n’aurait pas
payer (150,000$ !) les frais médicaux. Riche pas riche, ruinée
pas ruinée…ce sera la prison ! Une misère sordide. La panique.
L’argent à verser aux gardiens. La pourriture connue. La
belle-famille la retiendrait…en otage, dit la gazette. Ah ?
Divorcée ? Elle finit par se sauver. Avion et retour ici. Avocats
se débattant.
Morale :je sais pas. Ne pas épouser
le « bel étranger » trop vite ? Ne pas bâtir un hôtel
n’importe où ? À suivre…Aile et moi avons pu voir la misère
noire, extrême, à Porto-Plata et …ce quartier de riches
bonshommes, enclave, clôtures et jolies grilles ! Oh la la ! Pauvre
République dominicaine qui se fait raconter sa longue dictature
par Llosa ces temps-ci, lire
« La fête du bouc »... « Les
intouchables » sur le coteaux de Porto Plata dont se moquait
le conducteur de notre bus, il y a deux ans, vivent-ils sur un
futur volcan ?
J’ai trop vite blâmé Llosa pour son
: « Pas de dictature sans la complicité du populo ».
Je ne sais plus. Dans ce « Thomas Mann et les siens »,
sa fille gueule soudain voyant papa Thomas (Mann) prêt à revenir
en Allemagne et y recevoir (en 1950) prix, médailles, rubans,
honneurs. « Faut pas y retourner. Tout ce peuple, ton cher
peuple, les gens de toute ta chère Bavière, de ton cher Munich,
appuyaient le nazisme, le louaient, papa, le permettaient. T’ont
fait t’exiler 15 ans, papa. Refuse de rentrer ! »
Oui. J’y pense. Complicité d’un peuple ? En effet, si
en Allemagne, à Berlin, en 1933 et avant, tous les intellectuels,
les professeurs, les journalistes, etc, s’étaient dressés, étaient
descendus dans les rues pour dire « non » à ce Hitler
et ce parti fasciste ? Responsabilité collective. Sujet de ma méditation
chaque fois que je lis un livre, que je vois un film sur les
horreurs du pouvoir nazi.
9-
Vu
l’acteur Andrea Garcia chez le père Lipton. Entretien fameux.
Sosie de Pacino jeune. Il joua brillamment le fils bâtard du
« Parrain 3 ». On ne manquera jamais cette série télé
maintenant. « Accrocs » tous les deux !
Vu récemment, Dick Bogart en pédé
non assumé dans « Mort à Venise » (de Mann); ainsi
avoir pu revoir un film étonnant, le grand plaisir.
Thomas Mann, montré dans sa
biographie, à Venise, sur la plage, zieutant un jeune éphèbe :
amalgame qui s imposait puisque le triptyque télévisé
insinuait, et plutôt clairement, que Mann était, en fait, ce
personnage de pédé inventé pas si inconsciemment que ça. On
voyait Mann brûler ses pages de journal intime … Je me disais,
Aile aussi, pourquoi diable tenir un journal secret, parallèlement
à l’autre ? Écrits qu’on voudra, honteux,
faire disparaître plus tard ?
Julien Green lui aussi révèle dans son journal (donc
expurgé) qu’il incendie des tas de pages de son journal très
intime. Mystère à nos yeux.
Aile observe le fastueux et prétentieux
décor du « Téléjournal » de la SRC dit sobrement :
« un fouillis ». C’est cela.
Aile ayant vu un film loué
insignifiant dit sobrement, montant se coucher : « Perte
de temps ». C’est cela, exactement. J’aime ses sentences
brèves.
Les deux tiers des appuis à John
Charest (sondage récent), donc 66 %, sont des anglophones. Aïe
! Deux tiers de son vote québécois
! J’en serais assommé. Lui ? Pas un mot de pipé là-dessus.
Même sondage, l’ADQ du jeune Dumont a le vent dans les voiles.
Là-dessus, n’étant pas candidat politique, je peux me
permettre de parler franc et vrai : « Nation nigaude »
va ! Les mots du poète Baudelaire qui, lui aussi, ne se présentait
à nulle élection.
10-
Revu
« Le limier » avec Olivier et Michael Caine. Bon
suspense. Tordu à souhait. Un polar qui fit florès longtemps,
partout, ici aussi, chez Duceppe et brillamment. Un vieux raciste
snob et infantile dans son salon face à un coiffeur italien
ambitieux (amant de sa jeune femme) complotent un faux
vol…l’intrigue reste invraisemblable ( les déguisements) mais
c’est si bien arrangé qu’on veut s’embarquer ….comme des
enfants montent dans la Grande roue.
Terminant le journal de Mauriac (une
année), je relis comme chez Green :Dieu, Dieu, Dieu…
Surtout Jésus chez Green. Peu à apprendre sur sa vie réelle et
ses contingences (chez Mauriac). Beaucoup à réfléchir. Car
Dieu, l’amour du prochain, le sens à donner à sa vie, sont des
thèmes qui importent. Je regrette seulement de ne pas avoir pu
regarder vivre, humainement, oserais-je dire, ces auteurs que
j’ai tant aimé jeune.
Le film de madame Manon Briand avec
son titre à la mode (prétentieuse ) « La turbulence des
fluides » s’est attiré beaucoup de bémols chez les
critiques. Scénario confus. Des chroniqueurs en profitent pour
fesser sur les instances clandestines des subventionneurs (chez Téléfilm)
où l’on fait ré-écrire 10 fois le scénario. Résultat :
confusion ! Trop de cuisiniers dans ces cuisines bizarres.
Certains trouvent ainsi des excuses à la cinéaste pour la
confusion des genres dans les …Turbulences. Là comme ailleurs,
ces experts anonymes sont souvent de faux « pairs » ,
des lecteurs plus ou moins ratés. Les bons, les vrais, n’ont
pas de temps à perdre à tenter d’intimider de jeunes (ou moins
jeunes) scénaristes. Misère !
Aile voit mieux que moi ? Sur la
piste cyclable, elle me parle de jolis canards, en aval de Val
Morin, au delà des cascades formidables, sur la Nord. Moi, je les
vois pas !J’enrage chaque fois au café du coin, à Val David.
Ayant vu une partie du film sur le dérangé
mental dit Moïse Thériault, j’ai songé à « Aurore
l’enfant martyr » des sous-sols d’église. Même sordide
et facile mélo. Mais c’était vrai. Et les victimes ne sont pas
des enfants….quoique…Besoin de se taire parfois…par pitié.
Ces filles si connes, si niaises…Bon,
oui, silence. À quand un documentaire sur ces pauvresses :
d’où sortaient-elles ? Qui les a si mal élevé ? Complicité
tacite encor ? Bouclons la boucle.
Comme pour le peuple allemand qui applaudissait
majoritairement le
fascisme naissant, les bafoués volontaires du dictateur
Trujillo (et Balaguer son âme damnée, son suiveur) )en
« domicanie » ? Eh !
eh ! eh !
Reste qu’avec ce « Moïse »,
l’Ontario semble s’être empressé de faire un film sur ce
maudit québécois dépravé, pourri,
qui alla salir la belle campagne ontarienne. Empressement
de bien montrer de quelle sorte de bois fou se chauffe parfois ces
misérables « séparatisses », les Québécois. Voyez
de quoi ils sont capables ! Ces
« maîtres-du-chantage », disait l’Elliott-Trudeau. Non
mais…Minute, minute ! Je m’emballe, là, le patriote. Allons,
allons, du calme. Parano
des fois, oui ? Reste que le français du doublage de tout ce
monde donnait une impression de fausseté inégalée depuis
longtemps.
Pu’ capab’…la jolie Michaëlle Jean.
Plus parisienne d’accent que jamais encore cette semaine.
En 2002, même Marie-Chantal, avenue Kléber ou
parc Manseau, ne s’exprime plus comme ça ! Jeune,
a-t-elle fréquenté Villa Maria, ou ce chic couvent-à-ghetto ,
« Marie-France », de biais avec l’Oratoire ?
Étonnant tout de même : même
laps de temps. On voyait dans Vertigo la mort, le clocher, les
religieux en cagoule et, en même tempos, pas télévisée, la
mort par ici aussi, non-fiction totale, la pauvre jeune Émilie dDurand, suicide, la mort, le clocher
(à Baie Saint-Paul), religieuses en cagoules dans Charlevoix ce
jour-là de « vertige ».
« Vertigo » en faux et en vrai et en 48 heures. ? On m’a dit qu’il a fallu aller rassurer
(consoler aussi) ces religieuses qui avait déverrouillé leur église
pour la jeune comédienne désespérée.
Miserere !
« C’est show », à
Paris, via Canal
TV-5. Défilé d’un monde fou. Décoverte que cet animateur (Pastrick
Sébastien) que je détestais est très capable d’imiter…tout
le monde; Lama, Bécaud, Brassens, Gainsbourg, etc. Qu’il l’a
fait fort bien pour son spectacle (show ?) de fin de juin. Il
m’a épaté pas mal. Ne pas juger trop vite le père
Jasminovitch !
Vu un bon suspense. Aile a loué
« Crime et pouvoir » de Carl Franklin, d’après un
roman de Joseph Filder. Histoire terrifiante, anti-militarisme qui
vire de bord. Une histoire bien tournée. Un récit filmique bien
fait, à l’intrigue tarabiscoté, mais du divertissement de bon
aloi. Et le comédien Freeman reste toujours le Noir le plus
sympathique aux USA ! Non ?
J’oubliais, c’est le frère de
Thomas Man, Heinrich, auteur lui aussi, qui rédigea le fameux
« L’ange bleu» qui tourna en film-USA, qui fut jouée par
la célèbre Marlene Dietrich. Ce « grand frère » était
communiste avant Hitler et finira sa vie (comme le dramaturge
Berthold Brecht) dans Berlin est, salué par ses amis « rouges ».
Aile toute contente a déniché
St-Sauveur, ce midi, un
barbaqueue neuf, exactement comme l’ancien Sterling. Il
fonctionne. Déjà. Je vais bouffer de mes chers calmars grillés
avec pâtes, Yam, yam. Je
descend avaler cela. J’ai mis le vieux au trottoir avec une
pancarte « « À prendre » Il s’est, vite fait,
prendre.
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