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1-
Ah,
bonhomme Galarneau revenu dans notre ciel enfin
!Éclairage tonifiant. Ça réjouit le cœur (les yeux
d’abord). Je vins de quitter une radio (par téléphone) de Québec.
Question avec vox-pop : « Falardeau et les Patriotes,
une fête en février (la pendaison de Delorimier), pour ou
contre. J’ai voté « contre ». Ai expliqué
pourquoi. Sinistre de fêter une pendaison, non ? Me range avec
Bernard Landry pour fêter « les Patriotes »,
Delorimier compris) en
mai ( durant le si beau printemps québécois), jour consacré à
Dollar des Ormeaux. Qu’il se tasse un peu de sur son pavois le
commerçant de fourrures. Le sondage-maison, dit l’animateur Tétreault,
donnait un peu « en avance » mon choix de congé
national.
Ce matin, Sainte-Adèle dans les
gazettes de la métropole. Le maire Cardinal en faveur de vendre
le parc du bas de la côte (Morin) pour le réinstaller en haut de
la côte. Là où existait l’hôtel « Mont Clair »
(et le très populaire dancing
« Red Room », très fréquenté par tous les skieurs
modestes jadis). De opposants luttent fermement pour empêcher de
déménagement. Aile : « Quand je pense que le
marché Métro (quittant le centre commercial) s’installera là
en bas, cohue augmentée de véhicules sur le boulevard déjà
encombré ». Mo ? Je serais pour deux parcs, un en bas
(mieux aménagé encore ) et un autre en haut. Y aura jamais assez
d’espaces verts dans notre gros village, aux allures de « petite
ville » dorénavant. Évidemment , les marchands des
alentours aimeraient l’achalandage d’u gros marché (Métro-Chèvrefils)
en voisin de leurs modestes boutques. Encore une affaire fleurant
les odeurs de « chambre de commerce », je le crains.
Téléphone encore ! Marie-Claude (de
Tous les matins). « Ave cette affaire « pénis-Pierre
Lalonde, on abandonne notre idée de débattre avec vous, en table
ronde, « sexualité chez les jeunes qui ne quittent plus la
maison des parents ». Bon. « Oui, accepteriez-vous,
demain, de polémiquer sur : « l’actuelle
consommation compulsive versus
la simplicité volontaire » ? Bien.
2-
Deux rêves samedi :
un, bord de mer, ma fille y est, des gravats partout (encore ça
?), y a eu effrayant raz de marée récent, paysage bousculé,
tout (à Ogunquit ?) est sans dessus dessous, désolation
ambiante, groupe de furieux nous menace, masqués,
je reconnais les acteurs Messier, Meunier (?), la peur, Éliane
tremble, des « guidounes » grimées se pavanent derrière
ces trublions (lecture du Poulin hier ?), on ne sait trop par où
les fuir. Je me réveille.,
Deux : une turbulente école de
commerce, HEC ?, brillants orateurs à une tribune, débats
orageux, y suis-je prof ou étudiant ?, c’est flou. On finit par
me sommer de trancher sur une question qui ne m’est pas familière,
que je ne sais pas, on m’empoigne pour me hisser sur la tribune
des orateurs, mon embarras extrême, je veux me sauver. Je me réveille.
L’épouse de mon neveu musicien
(fils de Marcelle, ma sœur) Gilles (Delorme) chante. Depuis
longtemps. Galas modestes, mariages, etc. Je l’ai entendue
souvent, dernièrement à une fête italienne. J’avais voulu la
présenter dans une émission (« Star d’un soir »),
hélas, ça n’avait pas fonctionné. Cadeau d’une cassette.
J’écoute. Plusieurs fois. Amateur de chansons italiennes, je la
trouve extra. Alors, je me questionne : combien de talents de
cette sorte tentent de sortir de l’anonymat ? Des centaines, des
milliers sans doute. Rien à faire ? Les bureaux de tous les
producteurs encombrés sans doute de ces aspirants « à
plusse de lumière »? Sans doute !
3-
Lalonde
quittant une émission « en direct » : souvenir.
Réal Giguère a invité Moreau le jovialiste farfelu. J’y suis.
Le Dédé philosophe déclare que la Bible n’est que
pornographie. Je sursaute. Je le somme de répéter son assertion.
Il le fait, en rajoute, hilare. Je me lève et je quitte le
studio. J’avais reçu une tonne de messages d’encouragement,
de félicitations. Ce matin, Boisvert et Nat Pétro (La Presse)
commentent le
geste de Lalonde. Nathalie pour le moquer, attaquer « les
vieux » puritains. « Tous ces « vieux » vivent
hors réalité actuelle », dit-elle !
Oh là ! Yves Boisvert, lui, explique
que tout ce vaste public félicitant Lalonde, (le « pénis
à rallonge » de Martineau,
commenté les laisse froid) admire avant-tout le fait
d’oser faire se rompre le ronron prévu —intimidation
environnementale d’un studio—
d’invités. Je crois qu’il a raison. Autre souvenir, à
« Altitude 755 », à TVA, je me fâche tout rouge
contre Dodo qui tente de me faire taire à propos d’un film que
je critique vertement. Encore là, paquet de félicitations, éloges
dans Le Devoir. On aimait voir un invité « sans gloriole »
remettre à sa place une « star » populaire !
Contentement par transfert.
4-
Avons vu, hier soir
à ARTV un texte de feu Robert Gravel : « Durocher
le milliardaire », déjà vu à sa création rue Fullum. Une
rigolade. Le crésus —muni d’une fille nymphomane et d’un
fils inverti sexuel harceleur— fort bien incarné par Jacques
L’Heureux, répétait que « l’argent seulement fait le
bonheur ». Ce prêche à de pauvres artistes de cinéma
venus lui quémander une subvention. À la fin, Aile : »
Le message de Gravel, c’est quoi au juste ? » Elle rigole.
Je dis : « J’sais pas hein ? Absurde. Beckett,
Adamov, Ionesco ? Gravel, avant de mourir, a pondu deux autres pièces
de cette eau mystifiante dont « Il n’y a plus rien »,
une charge d’une noirceur absolue. Il y avait donc chez ce
dynamique inventeur
des « Impros », un ton nihiliste troublant; cet
apparent joyeux troubadour, avaleur compulsif de bonnes bières,
un fond de désespérance quasi insupportable. Mystère d’une
vie.
Vu aussi hier soir un Paul Houde en
humoriste à nu, voulant montrer de la profondeur ave une Denise
Bombardier jouant, elle, la poupoune fardée, faisant du charme,
éclaboussée de lumières flatteuses…Ouengne ! Ça sonnait faux
des deux côtés du divan de Denise. Houde —brillant ironiste et
imitateur— pas du tout naturel et ne répondant pas vraiment aux
questions. Mon tour —« Parlez-moi des femmes »—
s’en vient (ruban enregistré cet été) et on verra qu’avec
moi, la Bombardier n’a pas joué ce rôle de ratoureuse énamourée.
J’aimais mieux.
5-
Ce matin, j’ai ri. Je me lève le
premier (c’est rare), je veux éviter le bain mousseux tout coulé
pour moi, et, sur la pointe des pieds, je vais me débarbouiller
et songe à cet œuf du matin (rare). Soudain, bang !, nez et pied
dans la porte, elle est là : « Oublie pas de
prendre ton bain, demain ton studio et ton départ à toute épouvante,
je te guette mon sacripant » ! Oh, me dis-je, que les
enfants d’Aile auraient souffert : une maman épieuse,
surveillante, un œil de lynx, une oreille de…Bon. J’ai pris
une douche en vitesse.
Bazzo ce matin avec le pianiste émérite
Alain Lefebvre : causerie de jet set avec choix de parfums
ruineux et colifichets luxueux. Un couple de mondains raffinés.
Ouash ! Superficialité qui me désole toujours.
Hier, mon Daniel ici : « Je
viens remettre ton ordi comme à neuf, pops, j’en ai pour des
heures »! Le gentil fiston. Fier de lui. Ce
ne fut pas facile. Voilà qu’il appelle à son secours sa
belle-sœur Carole du Sommet Bleu. Je monte voir le duo pitonneur.
Oh la la ! Ça
farfouille dans les icônes ! Problème pour connecter mon
imprimante. Sortie du « ivre », des dossiers. Cassette
de base insérée dans la fente. Du Chinois pour moi. La soirée
à suer à l’étage, les pauvres. À la fin, tard, ils s’en
vont, satisfaits. Mille mercis pour le nettoyage !
6-
Buissonneau me disait : « Merde,
quand je reviens à Paris, ils disent tous que je suis devenu un
vrai canayen, me reconnaissent plus ! Et, ici, je reste un
« maudit français ! » Hier soir , docu de télé, des
Égypto-québécoises, même rengaine. En Égypte, elles ne sont
plus reconnues en vraies égyptiennes ! Ça les enrage. Quoi,
l’intégration nécesairee fait cela et c’est inévitable. Oui
mais elles diraient : « ici, on passe toujours
pour des Égyptiennes ». Eh… Il faut attendre combien de générations,
exilés de tous les pays ? Part m’installer ailleurs dans le
vaste monde, resterais-je longtemps le « canayen » du
lieu ? »
À Canal D : docu sur « machine-gun Kelly »,
un « wanted live ou dead », aux USA.
Ale : »Oui, j’entendais parler de ce type,
jeune ». Moi : »ton père sans doute… »
Aile : « Oh non, papas ne nous parlait jamais de
ce actualités, passées ou récentes, il ne parlait que
d’affaires. Et de la bourse où il jouait…et perdait ».
Mon père ultramontain : « La bourse, mes petits
enfants, c’est un vice, c’est un mal ». Deux pères !
Chez Charrette-du-dimanche :Véronique
Cloutier. Images alors en noir (Christiane) et blond (Cloutier).
Elle : naturelle intact. Fait plaisir à entendre. Franche,
lucide sur son image. Chapleau caricature sa propre image. Bonne
santé. Le Saïa, devenu cinéaste (« Les dangereux »)
en « ploggueur » timide. Un nouvel humoriste déboule
en mots cocasses. Succès durable ? On verra. Dominic Champagne ,
éreinté raidement par La Presse (« pas de texte dans son
show théâtral »), ce matin là, fait face avec son
« Vacarmes… » en cours rue Fullum.
7-
Chez
Ardisson à Tv-5 : Guy Bedos se laisse fêter. Soudain,
algarade, une envoyée des victimes du drame de Toulouse.
L’explosion funeste. « Total » qui refuse de payer
pour les victimes. Le scandale :un ministre (Borloo) accouru
tente de calmer tout le monde. Promesses de réparations. on voit
pas ça aux USA, un show de variétés qui vire à la discussion
sociale enflammée ! Cher France ! Bedos : « la charité
privée, en ai marre. L’État doit régler ces choses. Assez des
artistes et des campagnes de charité ponctuelles en cataplasmes ».
Bravo ! Il a raison. On y a vu le chanteur Higelin comme une
vieille femme dépravée. Bizarre vision. Il bafouille son accord
avec la révolte de Toulouse. Malaise en studio. Un revenant
cocasse ! Oui, cher France !
À Historia, samedi : « Munich ».
Les amants du pacifisme à n’importe quel prix ! Les nazis
subventionnent volontiers ces pieux nobles chevaliers innocents
« pour la paix ». Tu parles ! Le Chamberlain de
Londres (comme Daladier en France) voulant rassurer face à un
dictateur fou, Hitler, agressif, gourmand. L’erreur historique.
Bon docu sur ce funeste « temporisateur » aveugle.
Churchill se lèvera. Pétain se couchera. Que
j’aime ces bons « mémos » à Historia. Je ne m’en
lasse pas.
Avons beaucoup apprécié
(« Thema » à Artv) le « Ruy Blas »
de Hugo, ave Depardieu, à ARTV. Acteur toujours si efficace, si
surdoué, ce G.D. Bonne histoire sur un manant tombé amoureux
de la Reine d’Espagne (Carole Bousquet, froide et fraîche).
Drame parfait ! Savoir hélas que tant de monde reste collé aux
canaux génériques ordinaires et ratent de si
bons morceaux. Triste !
Visite de deux voisins « pour »
le parc à abolir en bas… Aile sort ses arguments. Je balance.
« Faut un vrai centre-ville ici », dit Jodoin. Maurice
approuve. Et moi… Ben..
je sais plus !
Bon, s’en aller pour T.L .M.
demain, et revenir ici mercredi en après-midi. Journal jeudi
donc. Devoir noter ceci et cela. Allons-y…
Aile
s’impatiente. |