FUMEURS COMME DES LÉPREUX?

Ah bien oui, il peut y avoir, ma foi, une tyrannie odieuse! Celle d’une majorité abusive. Le projet du ministre ( avec ses images sordides), Allan Rock à Ottawa versent dans une sorte de fascisme, d’intolérance insupportable. D’entrave à la liberté des citoyens libres. Ses images de poumons agonisants, de gencives putréfiées relèvent de l’illustration  » punk « ,  » skinhead « , d’un expressionnisme sordide. Il devrait y avoir des non-fumeurs intelligents pour s’élever contre cette propagande. Ma foi, haineuse. Il y a des limites. Trop c’est trop. Voici donc le fumeur transformé en lépreux à honnir, à pointer du doigt, à offrir à la vindicte populaire. Même le droit de s’enlever la vie, en toute lucidité, si on est pas aux prises avec une maladie nerveuse (la dépression), doit rester un droit. Exemple: le grand écrivain Montherlant, lucide, avait le droit de vouloir en finir avec sa vie.

Les nouveaux règlements du ministre de la santé (au fédéral) relève du code civil car il est interdit (c’est dans le code criminel ) de menacer de mort qui que ce soit. On menace le fumeur de mort par le cancer dans cette imagerie sordide proposée. Un catéchisme chasse l’autre. Nous souvenons-nous, les aînés, des images noires du temps des péchés à comptabiliser? Un temps de peurs, de menaces sordides!

Je suis disposé à porter plainte, à aller en procès contre Allen Rock si un avocat veut s’ engager à plaider notre cause (lui ou son bureau), étant un écrivain pas assez riche pour s’engager sans aide dans une telle poursuite. Qu’il me téléphone vite, ce libérateur du fascisme mou, en douceur, mais pas moins affligeant.. J’ai le droit de fumer, j’ai le droit de négliger ma santé. J’ai le droit au respect de mes congénères, de ne pas me faire remarquer comme un illuminé, un fou, un insensé., un maniaque.

L’État-mafia est un hypocrite. En taxes, il tire huit fois plus de revenus que le producteur (et vendeur) de cigarettes. C’est d’ une inconséquence intolérable, un paradoxe d’hypocrite fini. L’État-complice est un sépulcre blanchi. Il tient à ses taxes et n’ose pas, en toute logique, déclarer la cigarette produit illégal, c’est un poltron, un fourbe, un profiteur déguisé en vertueux bonhomme sept-heures. Oserait-il faire poser des crânes et des tibias, avec le sigle « poison » sur les bouteilles d’alcool? Non? Il en vend.

L’État-Maquereau ose-t-il fustiger le joueur crédule de ses diverses loteries et casinos, non? Il en est le propagateur! L’alcool tue souvent pourtant . Le vice du jeu de hasard, lui aussi, fait prendre des risques de santé économique exhorbitants, non? Là aussi l’État tire des revernus énormes. Oserait-il marquer les billets de loterie, gigantesque activité de l’État -putain, avec des illustrations de pendus, de suicidés, puisque le « gambling » étatisé tue souvent? Jamais de la vie! L’État-hypocrite!

Les vignettes écœurantes sur les paquets de cigarettes relèvent d’une attitude « gestapoïenne ». La liberté de vivre à sa guise y est bafouée. Les non-fumeurs qui se taisent, innocents à courte vue, négligent d’y voir une escalade qui pourrait nous conduire rapidement à un totalitarisme « soft ». Prenez garde, non-fumeurs: le jour ou on forcera les vilains fumeurs à porter clochettes au cou comme aux temps moyenâgeux pourrait être la prochaine folie de tous les Allen Rock au pouvoir fédéral. Souriez mais vous verrez. Il faut nous souvenir du socialiste hollandais, bourré de remords, qui déclarait après la guerre: « Quand on est venu arrêter les juifs, je me suis dit, je ne suis pas juif, quand ils arrêtèrent les communistes, je disais, je ne le suis pas, quand ils vinrent m’arrêter comme socialiste, il était trop tard pour protester! » A moi, un avocat vraiment libéral!

(30)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *