Le vendredi 28 décembre 2001

1- Un paysage de blancheur ce matin. Après midi, ça passe au gris là-haut! Mon drapeau sur la rive , m’ indique un vent d’ouest. Faible. Ce soir , avec les J., bouffe à la vieille gare de Mont Roland. Que de gares rénovées au long de la voie à vélos à skis de fond de Saint-Jérôme à Mont Laurier! Fondu bourguignonne en vue, yum.
Correction importante pour mes affionados, ceux qui iront voir mes deux téléthéâtres (1964 et 1965) ‹et me rencontrer‹ à la cinémathèque, boulevard de Maisonneuve.
a) c’est en février, et  » non en janvier « , le premier :
 » Blues pour un homme averti « , avec un Jacques Godin, inoubliable à mes yeux, en vieil enfant,  » bomme  » perdu quêtant un père rêvé… C’est le 8  » février  » donc à 8 h.p.m., ou 20 h quoi. Salle Fernand Séguin. ET
b) le 12 février, 4 jours plus tard, à 7h.p.m. cette fois, 19h quoi, , ce  » Tuez le veau gras  » avec un  » jeune  » Benoît Girard étonnant, un » instruit « , revenu de la Sorbonne, dans sa petite ville il osera trahir ‹il avait pu les faire se révolter‹ les ouvriers en grève une Janine Sutto en môman couveuse merveilleuse.
Hier, je terminais donc ce ÉCRIRE. Je vais poster cela à Victor-Lévy B. tantôt. Ouf! Content de cet  » adieu à la littérature « . Ne reste que mon journal, ici. Aurais-je la force de cesser le roman ? On verra bien. Je veux revenir à mes pinceaux, à mon encre de Chine.
2-
Vu hier soir à ARTV,  » Le sea horse  » de Carrier avec Godin et la  » grand jaune  » la Filiatreault. Couple vieillissant perdu, paumé, insécurisé et cherchant une sortie à leur existence misérable. Une tenancière de  » pub  » et un marin mécanicien se confrontant. Duel captivant et un récit bien triste. Une fin faussement heureuse. Deux vies impossibles. Freud veillait sur cette femme
Battue, à l’enfance trahie, piétinée, qui refuse de croire que son vieux voyou, candide, la ramènera au bonheur. Plus de confiance, répétera-t-elle quand le générique défilera.
Ensuite, départ pour une des salles de cinéma en bas de la rue Morin. Quand on y va, on a l’impression du cinéma à Wells Beach ou à Ogunquit, l’été. Eh oui! Sais pas trop pourquoi! À 21h 30,  » L’étranger de Las Vegas « , ou  » Ocean Eleven « , car ils sont onze voleurs de métier!
Le film divertissement classique, sauce bien américaine, attaque du coffre-fort de 3 casinos à Las Vegas. Matt Damon, Brad Pitt, la siliconé des babines, Julia Roberts. Le héros aux allures de James Bond, qui cherche à ravoir son ex, la grosse babine enflée! Qui pose et fait peu!
Déception : plein de gadgets,  » full  » électroniques, dira un jeune Peu crédibles outils ultra sophistiqués, de ce cambriolage gigantesque et réussi. On vous en jette plein les yeux, ça revole et on espère que le public n’aura pas le temps d’interroger tant de machinations brillantes. Film fraudeur au fond! On ne nos reprendra pas, c’est juré Regrets vifs de n’être pas allé voir  » Kandahar « , visions d’Afghanistan, hélas, tournées au Pakistan pour des raisons bien connues, c’était une salle voisine.
3-
Faut que je questionne mes enfants : avons vu du  » Sol et Gobelet  » antique sur ARTV. Plutôt niais, mal fait, cucul pas mal On tente de mythifier (!) ces bouffons d’antan. Vaine nostalgie à mon avis. Un Sol-Favreau toujours crachotant, feu-Luc Durand bien mécanique, une histoire abracadabrante. Bref, je veux savoir si c’est la vérité que ces bouffonneries infantiles télévisées sont des devenus d’impérissables souvenirs pour ceux qui ont 40 ans aujourd’hui. Si oui, pourquoi donc ?
4-
Ce soir, à l’Actor’s studio, ARTCV, 21 h., l’invité Tom Hanks. Nous regarderons encore. Susan Sarandon y fut, la semaine dernière, plutôt fascinante, non ? Et l’on s’habitue peu à peu à ce questionneur rempli de suffisance, il pose de bonnes questions, est bien documenté et fait voir des extraits des films de son invité pertinents.
5-
La boxe. Le film  » Ali  » se mérite pleins d’étoiles. Nul doute que cette biographie de Cassius Clay (son nom d’avant sa conversion à l’Islam) doit être bien menée Mais la boxe! Une bêtise grave. On sait bien, en 2001, l’importance de cette merveille humaine : la tête, le cerveau. Faut être sauvage, abruti, inconscient, arriéré mental profond, (de jeunes gueux exploités par des brutes ?) pour se cogner à coups de poing sur la tête. À la rigueur, je tolérerais un combat où l’on se casserait les bras, les jambes, le cou, les reins (alouette! ) tout quoi mais se frapper le cerveau ? Folie furieuse, imbécillité navrante! La boxe devrait être interdite L’ONU devrait déclarer  » hors la loi  » ces combats! On en voit aux Jeux Olympiques et c’est dire la connerie universelle qui continue!
Avec ces badauds-voyeurs (que nous sommes, tous) qui rêvent de voir la mort, pulsion morbide.
6-
Ce soir nous télévisionnerons : a) Raymond Devos en récital de drôleries surréalistes à L’Olympia de Paris en 1999 ‹il nous décevait, il y a quelques années, au Saint-Denis‹ mais Devos est si étonnant si souvent Canal D, 19h. Touchons du bois et espérons qu’il sera redevenu l’étonnant humoriste de ses commencements ce grand ami de notre Félix.
b)
Coup d’oeil au film-docu de Labrecque sur  » Anticosti « , à partir de celui de M. Menier, (Meunier ?)un chocolatier de France, millionnaire qui voulut installer un village autonome au milieu du fleuve jadis. Nous regrettons encore, Aile et moi, de n’y être pas allés quand l’on parcourait toute la Côte Nord, il y a deux étés. Paresse de touriste.
c) aussi, donc Tom Hanks chez ARTV. Nous aurions aimé revoir ce petit film simple, bien fait, ce  » Marius et Jeannette  » à Marseille, un film attachant, modeste, avec plein de coeur, c’est à T.-Q à 21h, ça aussi, mais on ne peut pas tout voir!
Bon, si on allait marcher un peu sous ce ciel gris ? Oui.

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