Le mardi 22 janvier 2002

Le mardi 22 janvier 2002
1-Marchant vers j et c, le merveilleux temps doux ! Je chantonnais la toune de Léo Ferré — » C’est le printemps « — le long de mon chemin vers mon dépanneur. Le ciel plein de trous bleus. Du Marc-Aurèle Fortin ! Le cher homme, c’est ici, à Sainte-Adèle, hélas, qu’une voiture le frappa sur son vélo (sur la 117, près du site du Petit Chaudron, dit-on. Il refusa de se faire hospitaliser  » le sauvage, le bougon, le génial peintre. Encore hélas! M.-A. F. en gardera des séquelles énormes et il allait payer bientôt pour ce refus de soins.
J’ai montré à ma chère Aile les six ou sept premiers essais de peinture sur…vieille pages de journal. Je tente de conserver des photos, des titres, des pubs même. Je tricote tout autour. Feutres de couleur, gouaches, marqueurs noirs, aquarelle, taches avec éponges etc. Cela me fait du papier comme froissé. J’aime bien. Aile pas trop certaine d’aimer le papier  » ridé « , mais pour mes gribouillis, ça va, il apprécie ma folie graphique. En tous cas que tout cela aile à la poubelle ou non, je m’amuse comme…un enfant à la maternelle.
Katleen (Hélie) est l’adjointe efficace de Victor-le-matamore de Trois-Pistoles. Elle m’expédie, merci ordinateur !, une photo de ce Ludovic belge venu me mitrailler de mille  » clics  » chez moi samedi, en ville. Le choix est fait, je crois. Assis sur le divan de cuir, au salon, je suis en train de lire le cahier  » spectacles  » de La Presse, j’ai mes bésicles sur le nez, et je semble inquisiteur et grave ! Je me laisse faire en cette matière éditoriale. Je suis pas le  » boss « .
Pour le Stanké, ce  » Je vous dis merci « , Cornellier qui m’a fait des éloges dans  » Le devoir « ,a dit que  » la couverture est très vulgaire , laide, une honte  » et que moi, artiste, j’aurais dû protester…  » Or, c’est moi, pour une fois, qui avait proposé cette couverture…avec une photo d’Aile, moi en  » overall  » avec une  » canne  » de peinture et un gros pinceau…Vulgaire ? Non mais… Mon Stanké a bien rigolé, tordu !
2-La Chine devrait acheter ses avions en France. Ou ailleurs, chez nous, tiens !Quelle idée d’acheter USA. Elle a été  » pognée « . Les micros cachés…et le Busch mal pris…La CIA travaille fort ! Elle vient de gaffer gravement ! Encore !
 » Life savers « , ces bonbons que nous aimions tant déjà dans les années 1930, les enfants suceurs vont se fabriquer à Ville Mont-Royal chez Kraft Co. Icitte ! Okay ! Voilà que malgré les millions (62 M. Can, ou 38 M. US.)offerts pour rénover sa vieille usine de Holland (Michigan),  » Life Savers  » préfère produire où l’argent coûte moins cher. Avantages d’être pauvres ! C’est 750 emplois pour stimuler les caries des enfants du monde!
J’enrage encore : Plamondon titre son nouveau spectacle musical :  » Cindy « . Pas  » Cendrillon « . En France, à Nice. Une jeune beauté a été primée et engagée aussitôt par Plamondon dans sa nouvelle  » patente à tableaux « , cette chanteuse participait à une sorte de concours de beauté, et cela se nommait :  » Star Academy  » ! Non mais, ces gnochons de fascinés par les USA, ces colonisés de Français toujours à genoux face à la langue des amerloques… Assez non ?…Que de coups de pied au cul qui se perdent ! Nous, collés sur eux, nous tentons de résister et eux, au lieu de collaborer à nos efforts, à notre résistance, à la défense du français, glissent dans la mode  » mondialiste « , qui est, au fond, une mode étatsunienne ! Traîtres !
3-
J’ai connu ce ministre Baril à CJMS, 1993-1994. Une queue de veau. Collant. Fouineur. Il se sortait de la drogue et se démenait pour collaborer à une maison de désintox qu’il patronnait. Je le trouvais un peu baveux, il avait des allures de…rastaquouère…Je me retiens tant que je peux de juger les gens sur la mine, le masque, la binette quoi. Pas facile. Comme tout le monde, une tête me revient…ou pas. Bon, le Baril en question a réussi à se faufiler dans un parti politique, il est devenu  » indispensable  » et je le crois suractif et dévoué et tout. Le voilà qui embarrasse son ami Bernard Landry avec son copain André Desroches, un démarcheur qui n’a pas froid aux yeux. Ce  » Desroches à Baril  » organisent des  » fêtes  » avec ministres invités et gens de compagnies de marketing, de pub, pour favoriser…le favoritisme. Hum ! Patate chaude !
Au fond, plein de Gagliano partout dans ces réseaux de contacts politiques, un monde que je fuis comme la peste depuis toujours.
On m’a fait des approches dans le temps que j’avais journal et micro. Tant de journalistes glissent vers ce que je nommerais  » l’attachisme-de-presse  » ! Plein des personnages maniganceurs qui tentent d’arracher des faveurs, des contrats. Un mascarade qui dure depuis toujours. C’ est pour cela que j’ai tant ri en voyant les gens des médias jouer les scandalisé Eux-mêmes mangent avec ces politiciens et leurs bons copains dans les  » cafés  » des parlements. Un Pierre Pasco, à CKAC, jadis, les avait vertement dénoncés. Ils savent bien ce qui se passe. L’un de ces zélés en fait trop,se fait prendre, et voilà nos reporters jouant les surpris ! Non mais…
Déclaration de ce dégueulasse de Dutrou (x) belge en prison : La Justice (en Belgique) ne veut pas s’intéresser aux réseaux de pédophilie…  » Aïe! S’i disait vrai? Il sait de quoi il parle le chien ! En fouillant dans son dossier ( à Dutrou (x) , les chefs politiques pourraient avoir découvert des noms de dignitaires parmi ces pédés dégoûtants. À suivre…ou bien à ne pas pouvoir suivre, les gens bien installés sauront peut-être enterrer et Dutrou (x) et les réseaux affreux où martinent des gens respectables, très respectables !
4-
La Lysiane ce matin : quatre motifs pour ces gens instruits, riches, bien établis, qui vont en politique malgré une baisse de revenus. a) pour leur  » égo  » vaniteux, b) par besoin de changer d’existence, lassitude quoi, c) pour des idées, d) pour  » servir « .
Par deux fois —aspirant-échevin dans Ahuntsic avec le FRAP en octobre 1970, et aspirant-député dans Outremont avec le P.Q. en novembre 1994— j’ai voulu  » servir « . Je me disais que, chanceux dans la vie, je devais remettre cela aux gens. À ma modeste façon. Deux échecs dont je jase dans ce  » Écrire  » que je viens de confier aux éditions Trois-Pistoles.
Après le lunch, —un reste de pâtes réchauffées, j’aime— promenade de santé autour du lac sous un soleil radieux. Aucune rencontre une fois de plus. Plus personne ne marche ? Nous sommes allés dans le sous-sol de l’église pour vérifier le travail récent des  » cadastreurs  » du  » gov’ern’ment « . Aile tenait à voir, de visu, si son terrain avait été arpenté et mesuré de la bonne manière. Eh oui ! Rien n’est changé. Une farce ce gros ouvrage de vérification ? Allons ! On fait cela pour ramener les constructeurs autodidactes (!) aux chalets ou maisons construites sans permis vers les bureaux des taxes…municipales ! Je le crois fermement. Un voisin dans la queue à qui je fais mes confidences de néo-anarchiste opine du bonnet et rigole fort. On est du même clan ?
Je lis  » Le coffre de cèdre « , de madame Mac Donald, un fort succès de librairie. C’est amateur. Ouvrage d’écrivain du dimanche. Dialogues faux. Intrigues mal tricotées, pas d’économie scripturaire habile, punch soudain, accident imprévu, changement étonnant…peu importe…on tourne les pages. Ce long récit, une sorte de saga, se lit avec le sentiment que l’auteure raconte la vraie histoire de sa famille au bout du Cap Breton. Ça sonne vrai ! Aussi je poursuis ma lecture et je comprends bien son succès. Mal fait , mal écrit , peu importe, les événements narrés semblent tout droit sortis de l’album de famille de MacDonald. C’est ce qui comte maintenant : l’autofiction. Comme J.N. ? Comme la vérité.

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