Le jeudi 28 février 2002

Le jeudi 28 février 2002
1-
Hier en ville, allant puis revenant de Radio-Canada, beau ciel bleu fleuri de nuages en goguette. Beauté chérie ! Est-ce que tout le monde, comme moi, aime fort les nuages ? Ou bien trait des rêveurs ? Ne sais pas. Ce débat chez Liza :  » l’homoparentèle « .
Peur de passer pour homophobe car, en 1989, invitant les Juifs fondamentalistes d’Outremont à mieux s’intégrer, on tenta de me faire passer publiquement pour un antisémite —articles de la Ouimet de La Presse et du Cauchon du Devoir quand ils m’amalgamait avec les refuseurs ( au même moment )d’une nouvelle synagogue… alors que moi j’étais  » en faveur « .
Donc, oui, sujet délicat. J’ai pu défendre deux points auxquels je tenais : un, ne penser qu’au cauchemar à vivre (hélas !) de ces enfants de lesbiennes ou d’homosexuels.
Deux, avec le temps, les enfants de  » couples séparés  » étant plus nombreux, on leur fout la paix en classe, dans le quartier etc. Plus nombreux dans certaines école, on fout la paix aux Haïtiens ou autres nouveaux-venus. Mais, jamais, il n’y aura majorité —ou grand nombre— de ces enfants de couples homosexuel pour des raisons évidentes. Ils resteront donc pour toujours une minorité. De là les quolibets, les horions et autres cruautés enfantines, des enfants — » pervers polymorphes « , dit Freud. C’est injuste ? Oui. C’est la réalité (détestable si on veut) comme il fait noir la nuit et il fait clair le jour. Incontournable.
Demi-sourd, je parle de plus en plus fort. Aimant la polémique, je me bat farouchement pour exprimer mes opinions. Résultat ? Une Louise, psy, me dira hier :  » Ça vous amuse, hen, de jouer les  » boulés  » à ces tables de discussion mais c’est embêtant pour nous tous, vous laissez pas parler les autres !  » Avait-elle raison ? Ça se peut. Je suis toujours, au départ, mal à mon aise, entouré de gens qui ne font pas  » métier  » de pamphlétaire, qui ont pas l’habitude de ces débats ou joutes oratoires. Emporté, j’oublie cela et je gueule…
Je dis à cette psy agressive :  » Pas ma faute si j’ai un processus mental rapide !  » Pas fier de moi. La lippe basse et le regard en courroux, elle rétorque par des accusations basses, alors, j’ajoute :  » Pas ma faute s votre processus à vous est si lent !  » L’animatrice, Liza est tendue en titi veillant à l’harmonie !
Nicole , une mère lesbienne calme, elle aussi, s’enrage de ma fougue et, hélas, et me traite de  » démago « . Souvent, le public m’appuie dans ces débats, c’est un fait, et alors les  » perdants  » me sortent : démago. Si le public est d’accord avec moi, je suis un démago. Mépris du public ou quoi?
J’ai un tas de témoignages là-dessus. On me dit :  » Vous êtes sage, vois avez du gros bon sens !  » Ah, le gros bon sens, j’y tiens. Au cours de ma  » petite  » carrière de  » grande  » gueule , j’ai souvent opiné contre les goûts du grand public. Là, je ne suis plus démago ? Ainsi, aux nouvelles de TVA, je n’ai pas eu peur de déclarer que, à mon  » humble  » avis (du R. Lévesque), les patineurs russes ( À Salt Lake city) furent bien plus inventif, créatifs, imaginatifs que nos champions et j’ai parlé du chauvinisme régnant dans cette querelle de médailles. Je choquais la majorité sans doute. Ça ne me dérange jamais. Je dis ce que je pense et sans calculs.
Un certain Bill, homo sympathique, et un certain  » écossais  » convivial, McChateon —de  » SOS J’écoute  » pour jeunes homos—, deux participants du débat, me firent, eux, fort belle façon et me saluèrent avec beaucoup de chaleur à la sortie. Moi de même. M’invitant même à collaborer avec lui à ces appels pour jeunes homos, ce que mon  » Écossais  » accepta avec plaisir. Sont très capables donc d’entendre un opposant. Ah ! les femmes des fois hein….
Cela dit, oui, vite, la loi de Bégin (légitimant, légalisant, le conjoint homo) doit passer. Mais elle ne changera pas (hélas) la réalité. L’enfant dont les parents sont deux homos (femmes ou hommes) n’invitera pas son  » meilleur  » ami, chez lui. La jeune  » témoin « , Annick, invité chez Liza a été clair et net : elle a eu honte longtemps de ses deux mères lesbiennes, jeune.
Attention : cette honte lui fait honte à présent qu’elle a vieilli, alors elle ne dit pas tout de ce qu’elle a eu à endurer, à vivre parmi ses petites compagnes de vie, son normal instinct grégaire fut sans doute fort malmené, j’en mettrais ma main au feu.
C’est triste, c’est terrible. C’est injuste. Les homos qui refusent de faire vivre ce cauchemar à des enfants, eh bien, je les félicite de ce sacrifice. Ils ne pensent à eux en égotistes, ils pensent aux enfants et moi… b’en je suis fou des enfants (on le sait) et je ne veux pas qu’ils passent une enfance merdique.
2-
Pourquoi, tout à l’heure, devoir quitter cette si radieuse lumière tricotant ses ombres farfelues dans les feuillus déplumés autour du lac ? Eh oui, nous partons pour la ville :lunettes d’Aile, coiffeur…et devoir, à 17 h. et demi, à TVA, faire un topo avec la belle Isabelle M. Vais-je m’écrier comme en France en 1942, les Boches dans Paris :  » Maréchal (Pétain), nous voilà !  » Oui. Discussion :  » Le gala télévisé des les Grammys « , hier soir. Pas vu. Pourquoi tant des nôtres se garrochant, nombreux, très nombreux, là pour voir, encore, les Amerloques ? Gang de colonisés, va !
Oui,  » Maréchale « , me voilà !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *