Le dimanche 17 mars 2002

Le dimanche 17 mars 2002
À CŒUR OUVERT (j.n.)
1-
Ciel tout bleu. Vent du nord, brr… Bleu plus clair qu’hier. Frisquet cependant. Appel de TVA : devoir être à « Salut, bonjour! » de Mongrain à 7h.et demi. Hum, c’est bien tôt. Ensuite, devoir aller à LNC (nouvelles… continuement du réseau TVA), pourquoi ? Pour jaser sur le génie de Riopelle. Comme un devoir. Plaisant. Plaisir énorme de découvrir qu’il y a une curiosité inouïe (« Mort, on vous grandit », Hugo) pour le génie décédé. Rare opportunité de parler de peinture. Qu’il faut s’y mettre, tous, pour ouvrir davantage cette curiosité pour le « Grand tachiste » né rue de Lorimier.
Vers 11 h. et demi, devoir filer au studio de radio numéro 19 de la SRC rencontrer Pierre Nadeau pour une heure de causerie ad lib. Ensuite, tenter d’aller saluer la dépouille du Génie disparu à l’église, rue Rachel, de l’ « Immaculée Conception ». Oh, ce lieu pour un type pas du tout « immaculé » qui a tant et tant aimé « maculer » tout ce qu’il touchait. Parfois en vitraux d’une splendeur, quasi indescriptible, oh !la grande beauté lumineuse.
Ainsi, bientôt départ encore pour la ville.
J’éprouve dorénavant une sorte d’arrachement quand il faut nous en aller du village laurentien. C’est que, depuis la retraite d’Aile, c’est que…. c’est ici que nous vivons en majorité du temps. Le pied-à-terre outremontais n’est qu’une sorte de jolie grotte confortable pour passants pressés.
2-
Vu hier soir le deuxième épisode de « Debout les comiques ». Ouais ! Pas fort. Vieux documents souvent et déjà vus. Complaisance. Soudain le burlesque a été paré de toutes les vertus par l’intelligentsia… culpabilisé par son ancien snobisme. Faut dire que c’est un genre bien rempli de facilités et aussi de grossièretés bien démagogiques. Burlesque rime avec grotesque, pour cause. De racolage La vérité. Les voilà à genoux, nos penseurs-spectacles, devant les Poune, Zoune et allii ! Mollesse des analyses à « Debout le comiques ». Mon bon gros J.-C. Germain en propos vains et faciles. Et il rit ! Seul !
Revu ensuite, et sans les maudites pubs, un film bien fait : « Le limier » à T.Q. Souvent on a oublié l’intrigue. C’est plaisant. Des bribes nous reviennent à mesure. Les deux héros sont joués par Peter Fonda et Terence Stramp (ou Stamp ?) . Du solide. Un repris de justice quitte Londres pour savoir qui a tué sa fille exilée en Californie. Un montage complexe et bien mené, pas banal. Film rempli de brefs « retours en arrière ». Jeune père délinquant, on verra souvent sa fillette bien aimée, tant aimée, qui, pour plaisanter, menaçait papa-bandit d’appeler les flics. À la fin de l’excellent suspense, tenant à la pointe de son revolver l’assassin (un caïd de la drogue (Fonda), ce dernier s’explique : « Votre fille, mon amante, menaçait d’appeler les flics et j’ai eu peur. Elle ne plaisantait pas. » Le choc du papa ! Sa propre vie retournée contre lui, un miroir. Fin.
3-
Je repense aux entretiens complaisants de Lachance sur des auteures émigrées d’ici dans « L’Actualité ». Me voyez-vous, exilé, installé en émigrant qui a choisi une autre patrie —à Berlin, ou à Dublin—, publier dans leur « établisement » littéraire, dans leur « appareil éditeur », « Enfant de Villeray » ou « La petite patrie ». Ou « Je vous dis merci » ? Non. Jamais. Je n’oserais pas. ce serait d’un égocentrisme vraiment déplacé. Impoli. Je publierais ce qui m’arrive, ce que je vis, ce que je découvre —à Madrid ou à Rome— comme nouveau citoyen d’adoption. Et si je tenais à raconter « mes » racines, j’enverrais mes manuscrits dans mon pays d’origine, lieu concerté. Il me semble, merde !
4-
Martel (La Presse) ce matin loue « L’iguane » de Denis Thériault et se plaint que l’on ne connaisse pas mieux( deux prix littéraires déjà) son jeune « génie » ! Martel a bien raison. Or la « une » est consacrée à un auteur célébré dans le monde entier (et qui n‘a nul besoin de La Presse),l’Éco de Florence. Le colonialisme stupide continue! Pourtant « Le Monde », à Paris, met de graves bémols sur le dernier Éco. Ah, avoir pu lire une interview sur ce brillant Thériault ! Mais non. On publie un élogieux « papier », bien ennuyeux, sur Éco, le dilettante érudit qui déclarait qu’il était regrettable de voir « les masses de touristes ignares » (quel mépis !) dans les musées et les sites artistiques de haut niveau.
Le cher Roger Drolet, jouant le cuistre face à MaCrotte du canal Vox, disait comment il était scandalisé —dans des voyage guidés— quand il entendait nos « québécois » dire en arrivant sur un de ces sites : « Ousquisontdonlétoélettes » ! Facile mépris partout « des autres », ces malchanceux du sort qui n’ont pas eu la chance de se cultiver, qui, retraités, tentent à bon marché, de faire du rattrapage. Et…qui peuvent avoir envie de pisser en débarquant —à Florence ou au Mont Saint-Michel— de leur autobus nolisé.
5-
La laideur ? Les statuettes pour le « prix Olivier ». Sculpture minable. Le populaire mime merveilleux, Guimond, méritait mieux. Sa silhouette de clochard (son personnage emblématique)est un « gossage » primaire. Qui corrigera cela ?
Il existe un bouquin drôle où l’on voit un Québécois (un frère des école défroqué) découvrir Paris et la France sans francophilie complaisante et sans caricatures facile. Le titre ? « Maman Paris, maman la France », en poche chez Leméac. « Les Français eux aussi ont un accent » se fait démolir ce matin et pas trop subtilement par L.-B. Robitaille, installé à Paris depuis longtemps.
« Clichés éculés, erreurs graves, fausses assertions, ironie convenue, etc. » Il lui sonne les cloches au Jean-Benoît Nadeau—tout en admirant sa verve— le courriériste de La Presse. Oh Yoille ! L’auteur du livre ci-haut recommandé est…votre humble et si modeste serviteur. Je ris. De moi.
Le National Post :Foin de la loi 101, Parizeau comme Bouchard envoyaient leurs rejetons à l’école privée anglaise. Deux beaux salauds, suggèrent l’éditorialiste du « Nazional » Post (toujours anonymes chez les Blokes ces penseurs émérites !) Quoi en penser ? Est-ce vrai ? Nos deux grands décolonisateurs avaient les moyens —faut payer pour l’école anglaise au Québec— de contourner la loi du collègue Camille Laurin. On prétend que 50 % de francophones souhaiteraient imiter les deux « chefs » du nationalisme. Est-ce vrai ? Quoi dire ? Rien ? Sur ce continent ¿et dans tant de régions du monde— c’est la lingua franca, l’américain- anglais, une réalité mais à qui fera-t-on croire qu’il n’y a pas moyen de l’enseigner adéquatement durant onze ans (cours primaire et secondaire) avec de vrais anglais, pas des profs qui baragouinent douze mots d’anglais-américain. La lacune est juste là !
6-
L’État-mafia ? Il faut lire le livre d’un compulsif de Loto-Québec : « Rien ne va plus » (chez Québec-Amérique) . J’y reviens à Raynald Beaupré, diplômé des Hautes Études commerciales. Cet homme d’affaires a connu la déchéance totale via l’État tentateur. Il raconte son auto-hypnotisme maléfique devant les appareils de l’État Maquereau. Le fond du problème dit Beaupré ? C’est 15 000 machines du gouvernement maffieux ! C’est 4,300 lieux pégrieux où trois citoyens sur dix sont des « malades » du jeu. Les autres le deviendront peu à peu.
Ruiné, criblé de dettes, rendu à L’Accueil Bonneau, Beaupré a fini par se réveiller et vouloir crier : réduisez les machine et les lieux ! Il lui a fallu un sacré courage pour révéler sa chute en enfer.
Le mortel radon à Oka ? Source de cancers nombreux !Oui. Et à Pointe-Calumet. Vers 1975, pour installer un mur de béton de plusieurs kilomètres, à pleins camions, on a déversé tout le long des plages (inondées chaque printemps) des millions de tonnes de cette terre infestée prise à la mine d’Oka (abandonné) pas loin. Est-ce qu’il faudrait faire enquête ? Je le jurerais. Pointe Calumet était donc, écologiquement ?, une sorte de vaste marais deltaïque (de mai à juin) du lac des Deux-Montagnes-Rivière Outaouais. Il fallait enterrer tout ça, ça attirait les maringouins n’est-ce pas ? Était-ce au temps (1975) où l’on ignorait totalement l’écologie ? Pas sûr. C’était au temps où il fallait donner des contrats aux entrepreneurs fournisseurs de fonds aux bons amis du régime en place, libéral. René Lévesque n’était pas encore là pour assainir le financement des « zélections ».

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