Le mardi 19 mars 2002

Le mardi 19 mars 2002
À CŒUR OUVERT (J.N.)
1-
Sous ce ciel laiteux, marche chez le barbier Lessard du bas de la côte. Jasette rituelle. Depuis toujours ces barbiers jaseurs, non ?
Je me souviens encore, quand j’ai habité le 551 rue Cherrier de celui de la rue Roy. Oh, le fameux bavard ! Les frères Lessard sont plus…réservés. Il faut les mettre sur une piste. Et si un sujet lancé ne les captive pas, c’est des « hum, hum… » quasi mutiques. Rue Roy, il y avait aussi Lapointe une petite épicerie (Lapointe), utile aux brèves rencontres entre « bohémiens » de ce coin du Plateau. Aussi un merveilleux jeune artisan en cordonnerie. Affable, aimable, jaseur. Ce coin de la ville me ramenait au temps de ma paroisse (Sainte-Cécile ), au temps des nombreux petits marchands et qui causaient. Au Club Price, chez Costco ou au Réno-Dépôt, il ne doit y avoir rien de bien chaleureux ! Ici, j’aime bien les taquineries du bonhomme Théoret à sa quincaillerie (railleries fécondes !). Jadis, ici, deux boucheries-épiceries à deux coins de rue. S’amena le centre commercial et le gros Métro et la fermeture de ces magasins…et la fin des jasettes familières ! Hélas !
Hier matin, mon topo livré à LCN de TVA sur « mon » Riopelle où j’ai joué un brin le Jean Yanne irrévérencieux du film « Tout le monde il est beau… », livré aussi, à la SRC, mon 45 m. de bavardage avec Pierre Nadeau, Aile accepte la remontée dans la tempête ! Oh la la ! Ça tombait. Tas de voitures dans les fossés ! Police et remorqueuses ! Peur ! On a roulé à 60 km. Durée du retour : deux heures !
Ce matin, tôt, Daniel Séguin, de la radio de Hull, un ex-camarade du temps de CJMS. « Pis, Jasmin, ces funérailles ? »
J’étais avec Nadeau et n’ai pu y assister. Je me livre encore un brin au portrait d’un génie indiscutable mais qui a écrasé bien du monde autour ! Séguin : « Comment ça se fait donc ça, si doué et si moche comme humain ? » Ne sais jamais trop comment expliquer ce qui m’accable, me hante. Il y a eu le peintre de génie Renoir. Excellent père, excellent citoyen et pas moins génial pour cette… bonne conduite. Rien du débauché ou de l’alcoolique, rien. Un exemple. Rare. Chez Maisonneuve (bien mauvais questionneur cette fois) une ex-épouse de Rio, Françoise, disait : « un grand anxieux, un angoissé terrible, Jean-Paul… » Eh ! En effet, j’en ai connu, les ivrognes irresponsables du milieu des arts, souvent, sont des âmes en peine. Taraudées par l’idée de mort. Ces ouvrages inoubliables, n’empêche, s’installent sur des vies gâchées : femmes, enfants, compagnes. La belle et jeune « Joan » séduite, a enduré la misogynie terrifiante du collectionneur de bagnoles italiennes et s’est fait écraser complètement. C’était une jeune peintre prometteuse.
Quoi ?
« Rien de bon ne pousse à l’ombre d’un grand arbre.» Le jeune sculpteur Gonzalès, gloire espagnole, refusait d’étudier chez « le grand arbre » Rodin. En disant cela. Avec raison.
2-
Légère déception de cet entretien-radio (pour l’été qui vient) avec Nadeau, hier matin. Ma lassitude de voir le dossier préparé avec, toujours, les mêmes questions. Les mêmes sujets : les juifs Hassisim, les auteurs homos en ghetto, les émigrants que l’on transforme (sauce multiculs) en refuseurs d’intégration. Etc.
J’aurais souhaité un Nadeau plus candide, qui se questionne sur « qui est au juste » le romancier assis devant lui, selon sa perception personnelle, ses interprétations à lui, non pas selon le sommaire convenu des vieilles querelles de « la grande gueule ». Les recherchistes compulsent un « dossier de presse » et cela amène le rituel répétitif des anciennes chicanes publicisées.
Sortant de ce studio 19, —Aile m’avait envoyé un mémo : « aller ramasser les « retailles » de cette « biographie » du Canal D, au Carré Saint-Louis— je file chez Béliveau Inc. Me voilà, revenu au chalet, visionnant, ces restes de bobines, ces « chutes », ces coupures, ces « censures » ? Regrets de certaines coupures de la réalisatrice Boudin et je boude ? Aile, réaliste, intelligente : « Tais toi donc Cloclo, ils avaient une heure d’écran, pas un jour. » Vrai. Je la ferme et bouffe ces excellents beignets frais du jour « quéris » plus tôt au magasin de « l’école hospitalière ».
Ensuite, autre épisode de « La vie, la vie », toujours cette excellente manière (Séguin-Bourguignon), comme « sans y toucher » d’illustrer l’existence de jeunes gens en quête d’une vie pas trop plate. Aile, ravie, est folle de cette série !Elle nous a trouvé, hier, ce « Mausolée des amants » du Guibert désaxé. C’est un journal ! AH ! Je m’y jetterai. Elle (Aile) n’a pu trouver dans deux librairies (le gros « Renaud-Bray » et la petite « Hermès ») une seule copie de ce « Iguane » de Thériault que Martel a porté aux nues samedi ! C’est merveilleux ces libraires et ces distributeurs de nos romans ! Une honte oui !
3-
Visite chez monsieur le directeur de Publicor-Livres, Jacques Simard, en face de chez moi. « Ah! J’allais te téléphone, j’ai ta « Rachèle (Rach-Aile !) au pied de la Trappe d’Oka ». Claude, j’ai beaucoup aimé ton « échantillon » pour un livre érotique. Quel style ! Rien à voir avec notre collection qui est du « hard » mais je veux le publier. Bouge pas, je te sors un contrat. » Je n’avais pas encore petit-déjeuner, je refuse de signer illico. Je lui dis de m’envoyer cela par la poste. Il note l’adresse de Sainte-Adèle fébrilement.
Pas certain du tout de signer avec lui. Simard m’avait tenté en me parlant de ses formidables nouveaux « contacts » en France, d’un réseau fonctionnel pour ses ouvrages érotiques. Mais… par ses propos, il m’a fait comprendre, sans le vouloir, que si ça marchait bien là-bas c’était de la quasi-porno. Oh ! Pas mon rayon du tout les salaceries infantiles. Il dit admirer mon style ? Bien. D’autres éditeurs estiment mon style et je choisirai la bonne maison. Pas envie qu’il me dise : « On va pilonner ton livre, ça n’était pas dans les goûts de mes cochons de liseurs ! » Oh non, la rapide mise en charpie de mes romans, ça suffit comme ça !
4-
À propos de la France et de journal : je retire mes propos sur « Chienne d’année. 1995 » de Françoise Giroux. C’est bon, C’est du vrai journal. Elle délaisse les « actualités seulement », au bout de quelques entrées. Il y a ses rencontres, ses dîners, ses appels de téléphone, sa coiffeuse (jasette de barbier?). Étant donné son statut, on découvre des tas de propos intéressants, des opinions pas mal gratinées, pas piquées des vers, avec les sommités du cinéma, des lettres, de la télé, de l’Académie française, eh oui, ou de « son » académie (elle est juré-Goncourt). Je me trompais. Je dévore cela. Vive le journal.
Aile rentre de ses courses pour son souper car on m’a prévenu hier : « Demain, que des pâtisseries et des soupes ». La démone ! Il n’y avait pas qu’un bon petit rôti à dénicher. Cela la taraudait : son homme doit aller voir un… « doqueteur »!
Elle me raconte, déçue, indignée, que la clinique d’ici ne prend plus personne, que le CLSC… pas davantage. Elle enrage. Ministre Legault, au secours ! On lui parle d’une clinique —mais anglophone— à Saint-Sauveur où peut-être prendrait-on pour « un bilan de santé » son grand héros ! « Je vais vérifier cela. ». J’ai peur des médecins. J’ai peur de savoir qu’un mal caché me tue tout lentement ! Je dis : « Pas de doqueteur bloke, il pourrait me faire une injection anti-indépendantiste ! Je rigole !
Aile quitte mon gros fauteuil noir, très soucieuse. Deux minutes et la revoilà ! Pas moyen de tenir mon journal tranquille. « Cloclo ? Bingo pour Saint-Sauveur ! Il parle français, il va te recevoir début avril ». Visage radieux. Ça fait des années qu’Aile veut me voir jeter du sang et de l’urine chez un toubib ! Merde !
En zappant hier soir, on tombe sur…un clip ? « Michael Jackson’ ghosts », musique enlevante, ambiance d’apocalypse. Étonnant , épatant ! Du Jean Cocteau… moderniste, très amélioré. Infographie manipulatrice, effets spéciaux. Des monstres affreux rampent, silhouettes déformées, visages d’épouvante, grouillement infernal.
Sans cesse, astuce efficace, classique, on voit des quidams(hommes, femmes, enfants atterrés) qui voient comme nous, « l’invoyable », « l’irregardable ». Technique utile pour de l’identification. C’est amusant. On aime avoir peur pour rire !
5-
Cette Marie-Claude Lavalée, susurreuse, sorcière délicate, joue les confesseurs à la télé de RDI. Face au jeune héros de « La vie, la vie », Patrick Labbé, la volà toute chavirée, l’acteur est réservé, modeste, pudique, gêné de parler de lui. Qu’à cela ne tienne, la questionneuse roucoule, rassure, enfile trois paires de gants et vous le triture avec des sourires de chirurgien qui vous arracherait sans douleur le fond de l’âme. Je rigole ! Labbé finira par livrer deux ou trois bribes de sa chair intime et à la fin, voilà Lavallée tout mielleuse, chatte se pourléchant les babines, satisfaite, bienheureuse , l’air de dire à son patient; « Vous voyez, c’est fini, ça n’a pas trop fait mal, pas vrai. Infirmière ! Par ici, la sortie ! C’est à mourir de rire !
6-
Deux attaques « de file » sur la Bombardier. Non mais…d’où peut venir cette haine ? Péan dans La Presse de dimanche tirait raide. Ce matin, Desautels (ou Deshôtels ?) du Devoir. On sembler détester à fond sa série de « propos et confidences » à la SRC : « Parlons des hommes, parlons des femmes ». Mais quoi, femme d’opinion, je devrais donc bien comprendre qu’elle a pu accumuler les adversaires. Parfois, selon le calibre de son confessé, c’est moche, parfois c’est fort bien mené. Jim Corcoran, par exemple, dimanche dernier a livré avec grande franchise sa relation bizarre avec les femmes. Fort instructif. Le chanteur si sympathique fut longtemps une sorte de mystique —il a fait du couvent, songeant sérieusement à la vie religieuse. Non, bien franchement , l’idée de causer « amours » n’est pas mauvaise du tout.
7-
J’y reviens : F. Giroux (« Chienne d’année ») se dit embarrassée par toutes ses interviews où on lui ramène toujours les mêmes questions auxquelles, forcément, elle donne les mêmes réponses et dit qu’elle se sent chaque fois le perroquet d’elle-même. Si vrai ! Ainsi,. Une fois de plus, avec Nadeau qui me questionne sur « comment je suis passé de décorateur à romancier. Il me semble que j’ai raconté cela cent fois. Au moins. J’avais comme honte de m’entendre répéter : la grève à Radio-Canada en 1959, premier essai…raconter mon enfance… « Et puis tout est silence »… Le prix du Cercle du Livre de Tisseyre…Etc. »
8-
La farce de l’année ? John Charest se scandalisant du favoritisme politique actuel. Chemise déchirée, demandant une enquête publique. Non mais. .. Quel sépulcre blanchi ! Menteur et effronté hypocrite ! Il sait tout là-dessus, tout et depuis très longtemps. Avant même son séjour à Ottawa avec les Bouchard et Mulroney. C’est prendre les citoyens pour des imbéciles. Nous avons, nous, cochons de payeurs d’impôts et de taxes, le droit de nous scandaliser. Pas lui ! Pas lui !
Il y a longtemps que j’observe son travail. Le dire publiquement, il y a au journal Le Devoir un génie de la photographie. Son nom : Jacques Nadeau. Encore ce matin, fascinant croquis aux funérailles de Riopelle. Arrière-plan, une croix (poteau de signalisation sans écriteau !) en plan moyen, des arbres nus, avant-plan, des endeuillés avec ce « dripping » (riopellien !) fait de neige floconneuse. C’est un talent rare ce Nadeau.
9-
Vu à « Sixty minutes », dimanche soir, à la télé américaine (zapping accidentel), le vrai « Nash », prix Nobel, personnifié avec un si fort talent (« oscarisé » bientôt sans doute) par l’acteur Crowe dans « A beautiful mind », un film (pour une fois bien doublé en français) émouvant en diable. Internet qui fouille tout révélait : le grand génie aurait été un sale antisémite, aurait fait un enfant bâtard et fut homosexuel actif souvent. Ça jase dans les chaumières des amerloques. Fascinant et, à la fois, insatisfaisant reportage. L’épouse qui nie tout bien entendu. Insinuations reprises partout. « L’humanité entière, vivra un jour dans du verre » prophétisait mystérieusement Teilhard de Chardin, le savant aux visions paléanthropiennes.
10-
L’édénique romancier de Paris, Ouellebec, en fit, sans complexe, à froid, et plutôt chaud sur la situation dégradante, la matière d’un roman. Il y a un gigantesque bordel sur cette terre : la Thaïlande. Deux millions de prostitues, mâles et femelles. Marchandise humaine, bon marché, offerte dans certaines agences de voyages. Tourisme payant. 300,000 mineurs —avec risque…hum… de prison si on vous pince, surtout avec des moins de 13 ans — dans ce lot bi-millionnaire de « à vendre ou à louer ». Les jeunes miséreux qui suent —« cheap labor » pour notre bénéfice— dans manufactures et usines vont vite vers ce pactole.
11-
Ce matin, Lysiane Gagnon fait encore son « devoir » de fédérate accomplie. La voilà scandalisée par ces funérailles d’État pour Riopelle. Elle dit :oui, à ces chiards mais seulement pour les anciens premiers ministres. Seuls méritants de ce « traitement officiel » selon elle ! Pauvre Victor Hugo, la Gagnon sévissant à Paris, aurait conspué ses grandioses funérailles. Je pense à moi, j’en veux, moi, Lysiane, des funérailles grandioses. Et malheur à toi, moi mort, si tu brailles contre mon chiard, saudite jalouse, je te tirerai les orteils fédéralistes ! Je ris. De moi.
12-
Oh, misère ! J.-P. Gagnon ce matin (mes chères lettres ouvertes) avance qu’un homme, un père à la maison, c’est vital. Il recommande de lire : « Mères-filles :relation à trois », écrit par une analyste et un sociologue (Eliacheff et Heinich). 1-Faux qu’il n’y a que l’ amour maternel, seul fondateur. 2- Le père joue un rôle indispensable —constitution de l’identité pour filles et garçons— oui, un rôle indispensable à l’équilibre d’un enfant. »
Alors, deux lesbiennes au foyer ? Homoparentalité mise en doute ici. (Mon débat récent chez Liza Frulla.) Et la monoparentalité ?
Certes, un homme (pas père mais tuteur, oncle, amant responsable, parent mâle dévoué.) doit pouvoir jouer ce rôle de l’homme auprès de (des) la fillette ou du gamin.
13-
Rien de plus pénible que le sketch en « sœur volante » par Norman Bratwaith au Gala Métrostar. Obsession du sexe lamentable. La Cousineau qui n’est pas bigote parle d’un four, avec raison. Giroux dans son journa exige que la grossièreté soit légère au moins, et gai. Elle dit que c’est le plus souvent ni gai ni léger.
À « Campus », à TV-5 le dimanche soir, des auteurs sur la « question sexuelle » parlaient à tour de rôle de leur ponte. Y trépigne un « vieux » gamin, à casquette, qui borborygme des sentences creuses. Il est pour le « déxasage » tous azimuts. Il craint maladivement la censure. Il se plaint que les médias le négligent. Guillaume Durand, brillant animateur toujours débordé, alors, montre un tas d’extraits d’émissions de télé où on voit le zigoto bouffonner tout à soin aise. Il ferme son clapet de geignard un long moment, notre escogriffe déséquilibré. C’est un exhibitionniste maladif.
On me dit que, jadis, des bourgeois respectables pouvaient aller —en groupe organisé— en asile de la Longue Pointe pour observer les aliénés divers. Un passe-temps dominical pour après la messe, quoi ! Horreur ! De nos jours, il n’y a qu’ à surveiller télé, livres, films…C’est le marché aux fous ! À Campus, un cinéaste documentariste montrait des couples de bons Bretons âgés se livrant à… l’échangisme. S’échangeaient des pénis de platisque (godemichets commerciaux) devant leurs petits-enfants. On les voyaient rire nerveuement. On croit rêver !
Un peu partout, c’est le cirque des fous. Plus besoin de ces groupes organisés voyeurisant St-Jean de Dieu, le dimanche ! Pratique, non ? La Catherine Millet raconte sa pitoyable psychose. La bourgeoisie parisienne décadente en est ravie.
Je crains que mon Guibert avec son « Mausolée… » ne livre que ce genre d’exhibitionnisme malsain (je vais savoir) qui a fait saliver de satisfaction « Voir », « Le Devoir » et le Fugère du compère Le Bigot.
L’autre soir, le sadisme s’installe aux créneaux voyeuristes. On en vient à penser que la normalité (hon, ce mot gênant !) est une anormalité à force… Françoise Giroux dans son journal : un type connu m’écrit qu’il n’y a plus que des émigrants du Maroc dans son bled provincial. Qu’il faut stopper ces envahisseurs. Il raconte qu’il a vu, jeune, de ces Marocains copulant avec des mulets ! Il a voté pour Le Pen ! Voilà un des résultats de l’étalage des déviances sexuelles toutes catégories. De pauvres bougres en deviennent…des fadas ! Panique et racisme aussitôt.
Je trouve qu’on ne cause pas assez (théâtre, cinéma, livres) sur la bestialité. Vous trouvez pas ? L’inceste ça devient banal, non ? Et il y a la nécrophilie ? Important d’étaler la chose. C’est excitant un déterreur de cadavre encore tiède qui copule sous la lune. C’est très négligé ça aussi. La pédophilie c’est lassant maintenant. Il y en a tant.
Bien savoir, en tous cas, que plus les désaxés — ou les exploitants commerciaux au fond — iront loin dans leur zêle pour les « anormalités », plus les « braves bougres » vont s’alarmer bientôt, avec appel à l’ordre ultra-droitière, inévitable. À Montréal, à Toronto, comme à Paris ou à Rome. Les conservateurs niais redresseront la tête. La laide censure va s’armer et elle triomphera. La sotte répression, un jour, frappera et n’importe comment comme toujours. Tant pis pour les libéraux déboussolés qui se taisent aujourd’hui devant les lamentables extrémistes du sexe tout croche, leurs zélotes excités. Alors on ne pourra même plus raconter ce doux vieillard noble italien profondément troublé par la beauté irradiante d’un jeune ado : le beau film, « Mort à Venise ». Et ce serait bien regrettable !
15-
Je me demandais si à « Dans la mire », à TVA, on avait détesté ou apprécié ma fougue, mes emportements sur :« nos émigrants doivent s’intégrer et le plus tôt possible pour l’épanouissement de leurs enfants, fuir leurs ghettos clos et subventionnés, entretenus. » Eh bien, je crois que oui. On me téléhonait hier, pour revenir chez madame Cazin. Débat à propos de statistriques. Les gens restent racistes, les garçons jeunes en particulier. J’ai refusé, je devais aller jaser chez Pierre Nadeau au même moment. On me réinvitera je suppose.

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