Le mercredi 20 mars 2002

Le mercredi 20 mars 2002
alias « à cœur de jour »
1-
Neige de nouveau. Demain le printemps ! Eh ! Je reviens de l’École h. beau choix. Aile me gronde. Je dis : « Ah, tant pis pour toi, endure, tu veux vivre sous le même toit qu’un homme, bin, endure ! » J’ai pas pris soin des petits baquets des plats préparés et les sauces sont sorties des baquets ! Quoi, un homme c’est ça. Pas soigneux. « Tu veux vivre… » Bang ! Elle rit ! Ce midi, le camion « micro-ondes » de TVA at home ! Aux aurores la petite mère Cazin insistait : « Venez à « Dans la mire », il le faut. Venez… » Non, et non. Alors, elle dit : « bon, on va vous envoyer le « micro-ondes ». Il est venu.
Quelques minutes de polémique. Ça bardait. Histoire du papa sikh qui tient à son jeune ado allant à l’école (à Ville La Salle) avec son mini-sabre, le sirpan, symbole religieux. Non mais… L’école le refuse. On lui paye des cours chez lui, en attendant le verdict final. Enragé, raciste à sa manière, unilingue anglais après 30 ans de vie ici (oh, ghetto maudit !) Le bonhomme, Balvir Multani, se prend un avocat ($$$) Julius Grey et songe à foncer vers les cours de justice et jusqu’à Ottawa s’il le faut. Le con !L’imbécile. Il nuit à l’épanouissement du jeune élève.
Quelle sottise de marginaliser un enfant. J’ai crié presque : « À Rome fais comme les Romains ! Au Québec comme les Québécois ! » Il aurait dit ce prof d’anglais imperméable au laïcisme des écoles d’ici (hum…relatif ) : « On va s’en aller en Ontario où l’on est plus tolérant! » J’ai gueulé : « Qu’ il parte et au plus vite, qu’il débarrasse la place ! » Un des invités a sorti la maudite « Chartre.. », liberté de culte et gnagnagna…J’ai articulé : « Je hais les chartres où il n’y a aucun devoirs que des droits. »
Ces chartres (à droits seulement) émiettent les sociétés, activent la foire aux victimes et veulent ignorer… nation, culture nationale, peuple, société organisée. Quand on se choisit une nouvelle patrie, on s’adapte à ce pays. Ce que je ferais m’exilant à Madrid ou à Berlin. Point final. Assez de cette tolérance des mous, du racisme inverti qui ferait qu’on s’écraserait sans cesse devant « la visiter » en se niant ! Ouf ! Le « micro-ondes » motorisé est reparti avec ses deux « chefs » qui m’approuvèrent à 100% Reçus des messages : tous d’accord sauf une Claudette qui n’a, elle, aucune pitié pour cet enfant enrégimenté par des idiots aveugles. Elle prétend que cet enfant balotté, il est mort de rire (Sottise claudettienne !) —pauvre jeune ado qui se fait manipuler par ce coco, enfant à qui on refuse le normal besoin, grégaire, de ressembler le plus possible à ses compagnons d’école et de quartier. Une horreur !
Julius Grey qui est brillant préfère ramasser du fric au lieu de raisonner son client, ce Multani, un prof d’anglais, Québécois (qu’il dit !) depuis 30 ans et ne disant pas un seul mot de français à la télé.
Racisme cela. J’ai dit. .
2-
TVA roulant dans une nouvelle neige martienne, j’ai visionné les « retailles » (d’hostie jasminienne !) de cette biographie du Canal D. Amusant de constater ( stock coupé pour le montage final) des « témoins » de Germain qui disent des choses renversantes. Paul Arcand : « Il est très envahissant, je l’aime mais ne le voudrais pas pour voisin. » Oh ! Il me connaît bien mal. Mes voisins le lui diraient. C’est un exemple. Un autre : « Sa Raymonde le contrôle complètement ! » Alors là, c’est Aille qui rigole, elle qui a tant de mal à m’élever ! Je me suis bien amusé. André Dubois…lui, je vais lui tirer les oreilles. Sa surprise quand il apprendra que j’ai tout vu de son intervention ! Tout.
Quand à mon amie Françoise Faucher, c’est une femme de très haute qualité. Son témoignage (sans les coupures) est extrêmement touchant. Je vais la remercier chaudement, par écrit. Quelle chance de l’avoir comme admiratrice et amie. Répétons-le, un tableau de génie vu par un crétin devient un tableau de crétin …(Et vice-versa ?) Faites-vous voir, connaître par des gens de valeur, ça agrandit ! Fuyez les cons, ils vous rapetissent.
A vu (magnéto béni) le Riopelle de René Houde télédiffusé il y a peu. C’est comme les ouvrages de Rio, chasseur supérieur (Breton dixit) une sorte de vitrail, de mosaïque. C’est bien fait. Rythmé. Le réalisateur d’ « Omerta » sait faire vivre des images.
Mais pour le récit de vie explicatif, linéaire, chronologique, là, c’était guère satisfaisant. Fort kaléidoscope, furibond, excitant (oui, du Riopelle) cependant. Entraînant.
Vu aussi (magnéto très béni) un autre épisode
d’ « Asbestos ». Du bon boulot de Melançon. Costumes excellents, lumières bien faites, mise en scène classique certes. L’histoire de cette grève historique m’importe énormément. Louise Cousineau de La Presse n’avait pas apprécié, publiait-elle. Avait-elle vu plusieurs épisodes ou un seul ? Ah !
3-
Oh le beau plaisir soudain ! « Purolator » sonne ! Une boîte de carton. J’ouvre vite. 25 magnifiques copies fraîches sorties de l’imprimeur (Veilleux de Boucherville). C’est mon « Écrire, pour l’argent et la gloire ». Belle couverture, belles couleurs, belle typo, belle reproduction en couleurs de mon Don Quichottte, mes envolées lyrique en italiques. D’habitude, désormais, je reste calme face à une nouvelle ponte, mais voilà que je retombe en… jeunesse, —Aile pas moins excitée que moi— c’est comme mon « premier livre », à mon grand âge ! Ému, je téléphone aussitôt au responsable de ma joie, le camarade écrivain et éditeur Victor-Lévy Beaulieu et je lui dis ma fierté, mon bonheur, mon enthousiasme. Presque deux cent pages…et qui vont « emmerder » à fond certains pignoufs des médias et du monde littéraire ! Mais je n’ai plus rien à perdre, c’est Don Quichotte qui vous le dit. Ce sera le silence compact sur mon « Écrire », tactique connue, ou bien les horions féroces. Je suis prêt aux deux attitudes. Victor en est bien content lui aussi. Il me rappelle d’ être à Hull pour leur Salon du livre, dès samedi à midi sans faute. J’y serai et fier de notre « joli » bouquin contenant de bien « laides » réalités littéraires, des aveux, des émotions vécues. Pas mal de franchise aussi, trop ?, conduisant encore à des polémiques nouvelles. On ne se refait pas.

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