Le vendredi 26 avril 2002

Le vendredi 26 avril 2002

« J’ÉTAIS PERMANENT
À RADIO-CANADA»
lettre ouverte
1-
Ce matin, temps hésitant, le soleil bataille pour avoir un peu de place, il fait frais et je vois une chaloupe (première vue !) et une silhouette sur le lac. Pêcheur. Hier, au lit, je lisais le début du deuxième roman de Vigneault-fils, Guillaume. Il parle de pêche de fin d’hiver, avance que dorés et truites sont affamés alors, qu’il n’est pas besoin de (fines) mouches, juste la bonne grosse cuillère ! Le goût d’y aller voir…Mais…paresse ou pas vraiment pêcheur ! Ce roman ? Encore, comme pour son premier, une jeunesse si éloignée de la mienne. Encore des bourgeois bohémiens : voilier, canot, lac à la Minerve, alcools, belle-maman de l’ex-(enceinte)…en psychanalyste (c’est aussi donc la maman du meilleur copain, son beau’frère), avion privée (joli cessna tout bleu ), planches de surf à polir, mercédes à l’horizon, fille ramassée ans le Vieux, une serveuse congédiée (deus ex-machina !) mais aussi faisant une maîtrise en bio !, on part avec elle en voyages libres, la Buick vers le Maine, camping à Arcadia Park, la tente et une bouffe maritime (crabes, oursins !) .
Bagarre dans un pub à Bar Harbour… au moment de l’abandonner pour…. Morphée! Zzzzzz !
J’avais publié, pour son premier roman, un (presque) vilain « papier ». Je parlais d’un certain « jet-set jeunesse », de bobo, bohémien-bourgeois, et d’égotisme. Cet article-critique pourrait re-servir tel quel pour ce deuxième bouquin de Vigneault jr ? Non. Attendre. Car je vais continuer ma lecture. Ce n’est pas plat. Le mythe Kérouac veille. « Road-story » comme pour nombre de mes vieux romans. Je devine la randonnée à travers les States ? Un vieux modèle depuis Poulin et sa coccinelle allemande. Blues classiques !
Comme je le lui disais au Salon du livre de Gatineau (il souhaitait cette explication): il y a surtout la surprise de voir « l’univers » qui nous sépare, les romanciers des années ’60 et lui (eux !) d’aujourd’hui. Avec « L’iguane », intrigant roman actuel, de Denis Thériaut —qui vient de gagnaer un prix Odyssée, contre le « Putain » de Nelly Arcand— c’était autre chose : le monde du fantastique, le petit pauvre, enfant battu, père déchu, gamin magané, poqué, qui se réfugiait sous ce totem d’un iguane empaillé dans une grotte sur la Côte-Nord. J’aime examiner les contenus de romanciers du jour. C’est excitant.
2-
Je m’installais dans un studio de Cjms, avec Arcand, tous les matins. J’avais ma liste (d’épicerie). Sujets de discussion pour nos micros de nos « Face à face ». On ne change guère ? J’ai devant moi encore ce matin ma douzaine de sujets, actualités titillantes. Pour rire, je dresse cette liste de thèmes qui me font réagir (mais je n’ai plus de micro que mon cher journal).
a- la grève à Radio-Canada. Un lecteur du Dev recommande d’alerter la Sheila Cops. Les politiciens d’Ottawa. Vrai !En 1959, notre conflit se réglait enfin quand le député (un rouquin dont j’oublie le nom), au pouvoir avec Diefenbaker, se leva en chambre pour secouer les patrons de la CBC-SRC. Et tout se résolvait comme par magie ! Oui, seul bon moyen: la politique. Ce que déteste les planqués-gérants de Montréal. Leur grand’peur, ce recours au pouvoir politique, de là leurs exigences loufoques de garder le silence. Comme en 1959, indifférence, silence à Ottawa. C’était une bataille lointaine, celle des « frenchies » de Montréal. Le gréviste René Lévesque, c’est connu, constatant le désintérêt complet en devenait nationaliste, écœuré à fond par l’inertie totale à Ottawa quand une grève se déroule en françâis. Vrai qu’à Toronto, la bataille serait terminée et depuis longtemps. La gente politique adore fouiller et « bosser » les gérants des compagnies fédérales, et les gras et gros gérants craignent comme peste les fureurs des politiciens, alors les grévistes doivent le savoir et foncer par là !
b- Aznavour chantait à Ottawa et pas pour de pinottes. Public franco à 85 % L’aimable vieillard y va de présentations toutes in english ! Ignorance, mépris ? Inconscience ? Un spectateur a protesté et Aznavour, patriote de son Arménie natale, l’a envoyé paître cavalièrement. Le vétéran du « Faisan Doré »se fait sonner raidement les cloches par un liseur absolument scandalisé. Avec raison.
c- Un article fouillé fait bien voir, ce matin, une Égypte (et Le Caire) sous très haute surveillance par les USA. Des subventionneurs solidaires avec seulement Israël. Liberté ? Non. La solidarité naturelle avec les Palestiniens s’en trouve comme abolie. Tristesse. Dis-moi qui te subventionne et… C’est pour cela que je dis souvent aux écrivains : dites-moi qui vous subventionne et….
d- On utilise le mot « sinistre » à propos de ce désir de porter à l’écran les horreurs du manipulateur-Thériaut, dit Moïse. Est-ce vrai ? Peut-être mais…Le plus grave c’est que le film serait un récit plat et réaliste, sans la qualité filmique que nous sommes toujours en droit d’exiger; même pour ces docu-dramas. Jadis « L’étrangleur de Boston », un cas célèbre, ne fut accusé de rien. « Le silence des agneaux » n’est pas sinistre seulement, c’est un récit filmique bien ficelé, bien joué, surtout génialement tourné. Avec art, j’entends. Il n’y a pas de mauvais sujets, ni de sujets trop sinistres, il y a de mauvais films. Arcand auraut-il été d’accord ?
e- Montréal va permettre des vendeurs ambulants de bouffe à bon marché, cela en zones à touristes. Un quidam s’en inquiète et affirme : non, stop, à la « malbouffe » offerte à tous. L’obésité, dit-il, sera à vendre avec ces carosses à hot-dogs etc autres junk-foods ! Eh, le visiteur (jeune) pas trop argenté ira-t-il, sans ces chariots, aux Jardins du Ritz ? Ou dans un des chics restaus de la rue Crescent, ou dans ceux —« fancy »— du Vieux ? Doutons-en, hein ? Mon tit-Paul m’aurait-il contredit ?
f- Dans La Presse, un ex-gitane, paumée en France, exilée à Montréal, heureuse —devenue commerçante et donnant de la job à des émigrants, spéciifie-t-elle deux fois (cheap labor ?)— se porte à la défense de son cher « monsieur » Le Pen ce matin ! La bohémienne transformée ici en affairiste déteste le rapprochement Hitler-LePen. La droite extrémiste est donc partout !
g- Pierre Gravel, éditorialiste mesuré, fesse sur le Vatican ce matin ! Et raidement ! Il nous rappelle l’odieuse « note interne vaticaneste » du pape disant : « Silence la curaille ! Rapportez les cas « criminalisables », au Siège social, ici, seulement. Foin des polices de ces pays ! » Il frappe fort et juste. La radio, au même moment nous apprend que le cardinal bostonnasis (cachotier et protecteur de ces bandits en soutanes) obtiendrait une promotion. Où ? Au Vatican, tiens !
h- Charest menacé (!) du pouvoir à Québec aux prochaines, une firme de démarcheurs fait circuler ses offres de « bons offices ». Oh ! Le jeune Mario Dumont monte aux barricades. Mais lui, au pouvoir, un jour, baisserait la garde. Et vite. Ses cochons-de-copains se « coltineraient » solidement. La loi du « milieu », car, oui, c’est un « milieu », une « maffe » que ce parlement des bons amis fidèles. Et cracheurs de « foin » politique bien trébuchant et sonnant. De tous bords, de tous côtés, hélas !
i- Incroyable !, nous avons un nouveau maire, Tremblay, plein de titres spéculatifs, rempli d’intérêts et cela, dans maintes compagnies qui ont toujours besoin d’informations privilégiées. Pointé du doigt, l’innocent (l’est-il ?) joue la candeur ! Magouilles à l’horizon, le Tremblay n’as pas du toit l’intention de se retirer de « ses » portefeuilles ! Mon Arcand bondirait là-dessus, je le connais.
j- Le projet de loi pour la « parenté homosexuelle » va passer. Je dis bravo pour les enfants déjà adoptés qui n,Omnt rien fait pour perdre quoi que ce soitr. Mais je dis aussi danger de marginalisation nocive pour les « ceux à adopter » qui viendront. Déjà ces enfants sont marqués et le seront donc doublement. Je peux fort bien comprendre ce besoin humain des lesbiennes accouplées —et des homos mâles— pourtant ce serait égoïsme grave que de plonger des enfants dans cette farine insupportable de la marginalité. Si, vraiment, ils aiment les enfants, ils ne leurs feront pas ce cadeau empoisonné. Un lourd sacrifice, je le sais bien.
k- Je lis Girard ce matin, chronique économique. Je questionnerais mon gros nonours, Arcand : « est-il un bon et habile spéculateur ? » Aile et moi ? non. On a de l’argent « placé » comme on dit, on ne sait pas ce que notre fiducie (Desjardins) fait avec. Eh ! Oui : des ignares en affaires. On fait confiance. Comme tant de gens sans doute. Les Reers, ¿moi, le vieux, des Feers— vont en actions et en obligations (surtout) et on ne sait pas du tout comment ça fonctionne. Est-ce normal ? Non, sans doute que non. Héritage de nos anciens ? Eh oui. Et puis il y a que l’argent ne nous intéresse pas. Mais pas du tout. On lit des rapports qu’on ne comprend pas trop. Une confiance aveugle (!) dans ces « représentants » de chez Desjardins. Une folie ? On ne sait pas. On ne sait rien. On sait une seule chose : notre seuil de tolérance (aux risques) est bas, bien bas. Alors « qui risque rien n’a rien », c’est toujours vrai ? Aussi on se la ferme.
3-
Hockey hier soir. Zapette chauffante. Ouverture ridicule avec hymnes chantés. Que vient faire ce patriotisme à la noix aux temps des échanges divers ? Une farce. Démagogique en diable ! Les États, par respect, devraient exiger que l’on sorte ces chants sacrés du commerce (très industriel) du sport-spectacle moderne, non ? À Las Vegas, ouvre-t-on les tables de jeux la main sur le cœur et à l’attention ? Il y a des limites au grotesque, à la mascarade nationaliste, au burlesque du travestissement patriotard, non ? Donc, hier soir, les « méchants » Bruins en gagneurs. Désolation dans l’aréna. Des huées ! Moi, très mécontent. Reste du gamin de Villeray qui n’applaudissait que les gars de Montréal.
Salut les maudites plorines et en avant la kultour ! Filons sur Artv. Noiret pour une autre heure. Miam ! Ayant commis des tas de navets parmi quelques succès formidables —avec de grands réalisateurs— l’acteur célèbre est extrêmement modeste. Réaliste. Il ne renie rien. Les deux pieds en terre, solidement. C’est rafraîchissant en diable. Ça nous change des divas, des prétentieux qui se hérissent quand on parle de certains faux pas. ll répètera : « tout ce cinéma, c’est bon pour le confort. » J’aime bien cette façon d’accepter ce que l’on est. De ne pas se prendre au sérieux. C’est un métier… « d’artisan », spécifie-t-il. Quel merveilleux régal ! Un bonhomme franc qui dit la vérité tout en la sachant relative, fluide, insaisissable. Ah oui, un vieux gaillard unique. Bon, tant pis pour les absents, je ne raconterai pas les trésors —anecdotes d’une saveur fameuse— déballés par le vieux Noiret. De la sacrée bonne télé…d’entretien. Son questionneur, Bernard Rap, bien documenté, bien préparé, muni d’extraits solides de ses « grands » films, fait très bien son travail d’investigateur. Important pour un bon résultat, ce vis à vis, on peut voir parfois d’excellents créateurs qui bafouillent ou ennuient à cause d’un questionneur imbécile. À ce sujet, Philippe Noiret répétait qu’il faut s’efforcer, pour évoluer, pour s’épanouir, d’être entouré par des gens intelligents, cultivés, (même plus brillants que soi) et que les crétins, les cons, qui pullulent (en coulisses de cinéma) rendent cons.
À cause du format préalablement « internétisé » (oh !), qui me ramène, veut veut pas, au journal, envie comme diariste d’interpeller directement les lecteurs. Ce que je ne faisais pas jadis. Fou non ? Sorte de familiarité puisque je sais que l’on va me lire une heure (ou même moins) après envoi des pages d’un jour sur le web. C’est amusant. Ainsi envie d’écrire : « Pensez à moi, demain matin, quand je roulerai sur la 40 vers le Salon de Québec. » Ce journal mis en livre souffrira-t-il d’une telle cavalière manière ? Pourquoi oui ?
4-
Piteux —sincèrement affligé j’espère— le pape parle de « prières pour toutes ces victimes » des curés pédos. C’est bien mais, chrétiens, ne doit-on pas songer à prier aussi, oui, oui, à prier pour ces grands malades !
Quoi ? Le « Priez pour nous pauvres pécheurs », c’était un mensonge ? Une façade ? Bin oui, ces malades graves, ce sont des âmes égarées, des désaxés sexuellement —et tout ce qu’on voudra— mais qui va nier que ces pasteurs cathos ne sont pas effarés, perdus, déboussolés par ce terrible vice ? Qui est certain qu’ils ne vivent pas, au moment de l’horrible tentation, des affres redoutables ? Un accablement terrifiant. Une peur effroyable.
On dirait à lire les proses actuelles sur la pédophilie, que ces « monstres » en soutanes n’existent pas en toute réalité. Qu’ils sont, aux yeux du vieux pape romain, comme des fantômes. Des quoi ?, des inconnus, ma foi.
On en a honte certes mais pire, on ne les reconnaît pas comme êtres humains vivants parmi nous tous. Mais non, ils existent, ils mangent et ils dorment (même mal, très mal, j’en jurerais ) ils vivent, ils tombent dans leur affreuse manie des jeunes garçons, ils se couchent l’âme en lambeaux.
Que croyons-nous ? Ces mauvais prêtres se savent traîtres, trompeurs indignes, salisseurs, dominateurs faciles, écœurants manipulateurs. N’en doutons jamais, ils se haïssent profondément, ils ont honte du déni de leur vocation sacerdotale, ils suent et ils saignent d’indignité, se savent des dégradés.
Ils doivent vouloir se suicider souvent. Non ?
Je ne dis pas vrai ? Et sous la vaste coupole michaëllangélienne de Saint-Pierre, c’est le rejet, une sorte d’oubli du réel, un désaveu froid, total, toute la hiérarchies correct tourne le dos à ces effrayants mais misérables déchus ? Non, ce n’est pas une attitude chrétienne. Le « va et ne pèche plus » du fondateur Jésus est lettres vides, face à bien pite que l’adultère.
Il n’y aura donc plus que les psychologues pour mieux les expliquer —sans les excuser et sans les accabler. Des savants (de demain, bientôt ?) pourront-ils régler cette inconduite inqualifiable à partir de manipulation, ou bien de médicamentation ? À prendre matin, midi et soir ! Non je n’ai pas envie de rire, c’est trop déroutant, trop inhumain d’être affligé de cette effrayante mamie —on parlait hier (La Presse) de « puérilité narcissique, de blocage infantile avec la mère ». On verrait bien, et au plus tôt, le progrès de la science puisqu’il n’y aura aucune pitié christianiste. Ni à Rome, ni ailleurs. L’écrivain, c’est son métier aussi, veut comprendre. Accuser c’est facile.
5-
Dans nos gazettes, hier et aujoud’hui, voici un portrait du chef du MAJ (mouvement action justice), Manseau. Il nous apprend qu’il voulait devenir prêtre, qu’on lui a bousiller sa vocation, qu’il a été une victime d’abuseur sexuel en soutane…diable et c’est le mot. À la fin de l’interview on lit qu’il fait toujours vœu personnel de pauvreté et aussi…. de chasteté ! Là…on peut se poser des questions, non ?
Il faut de tout pour faire un monde. J’en ai connu des prêtres intéressés par le zizi des petits garçons. Au collège, il y en avait. Puni, envoyé « en haut lieu », je pleurai « plusse » d’inquiétude que de remords, installé de force entre les genoux d’un directeur fringant, excité et bien caressant. Il y avait aussi le révérend père Cha., un « moine » très, très « taponneur » pour les cuisses des jeunes ados à ce même collège, un externat classique. Je suppose qu’il y en a eu partout. Surtout dans les internats.
Il faut chaque fois parler aussi des autres prêtres. De ces fantastiques prêtres dévoués complètement à notre éducation. Le plus grand nombre, Dieu merci !
Oublier l’ivraie ? Tout est là. Les victimes n’oublient pas et c’est indispensable. Ce chef du MAJ semble déterminé. Il fait appel aux délateurs. Il a raison ? Il y aura danger de quoi ? D’invention. Oui, d’exagérations ? Oui. Ainsi d’anciens jeunes garçons, se sachant homosexuels, il y en a —et consentants précoces, ça arrive — à l’époque, qui voudront maintenant poser en victimes innocentes. Des alléchés par le fric promis. C’est prévisible. Comment trier ? Impossible.
J’ai déjà connu une type, musicien, évidemment homosexuel, qui affirmait carrément l’être devenu à cause d’un « grand » initiateur, un chef de jeunesse musicale. Il faut savoir
qu’assumée ou non, cette tendance (involontaire, comme l’a dit si souvent un Daniel Pinard), a besoin, parfois, d’un agent révélateur. Un Michel Tremblay a été clair sur ce sujet, avec courage. Que de jeunes homos sont tombés sur, justement, de moins jeunes homos, ainsi, ces aînés ne furent pas du tout des « pollueurs d’âmes ».
C’est une question délicate et le chemin pris par tous les Manseau du monde est encombré de…mensonges. Mettons dans cette croisade —valable certes —aux dénonciateurs des barrières avec l’écriteau connu : « Attention : danger. »
6-
Thierry Meyssan publie « L’effroyable imposture » à Paris, il tente de démontrer que la CIA et le Mossad juif sont les meneurs des horreurs de deux tours bombardés à Manhattan le 11 septembre dernier. Et le reste ! Ça marche. Le Thierry Ardisson, se masque en sérieux, l’invite à déballer (le 16 mars) ses légendes urbaines à sa télé de music-hall. Le livre se vend. L’homme est friand de complots. Deux Thierry se tapent la bedaine. Des journaux le moquent, d’autres, doutent un brin. Il y a quelques faits curieux. Comme dans tous les grands événements historiques. Or, on vient de parler de « suicide ». C’est un fait. À jamais, la crédibilité de ce Meyssan sera détruite si, avec le temps, sa thèse du complot s’avère une fumisterie. Il gardera le fric de ses tirages. Se fera G.O. dans un genre de « club med » bien à lui, loin de l’Occident. Ceux qui détestent —ou en sont trop fragiligés— ce genre de plaisanterie planétaire peuvent « pitonner » sur (clic !) Oaxbuster.com pour se faire servir antidotes en tous genres.
Cette guerre en Palestine ! Je lis sans cesse, partout : « des intellectuels, juifs et arabes, doivent se lever et parler. Oui, oui. Mais qui écoutent les instruits. Où peuvent-ils parler ? Le monde d’ici comme d’ailleurs se fiche bien des penseurs, des sages, des cultivés, des réfléchisseurs, des pacifistes, des intellos et…des écrivains. Est-ce que l’Arabe cultivé, instruit, clairvoyant peut critiquer, blâmer, condamner un Arafat-va-t-en-guerre ? Est-ce qu’un intello juif peut parler librement, juste un peu, contre le chef-de-guerre-Sharon ? Non. Hélas non ! Place donc aux images de télé, brutales, et insignifiantes par cette brutalité même, quand c’est possible entre deux chars, entre deux murs délabrés, aux portes des villes attaquées. « Ici Joyce Napier qui vous parlait de Ramallah ! » Ouen ! À la roche et puissante CNN des amerloques ? Même brutalité des faits. Où le trouver ce sage savant qui aurait envie de tenir un langage neuf ? Sais pas. Il se tait. Prudence indispensable, des deux bords du conflit durable, s’il veut survivre. Ici, on lit, hier, ce Omar Aktouf : les Arabes de la Palestine ont raison, le lendemain, ce matin quoi, on lit Élie B., dans le Dev : les Israëliens ont raison. Dis à dos.
On lit aussi ceci :les cinq (5) « k » d’une religion lointaine. Un rituel : k pour kesh, les cheveux et la barbe, longs. B) K pour kara, brcelet obligatoiure, c) k pour kacch, culottes de type boxer, nécesssaire ! d) k pour kangha, le peigne rituel, enfin, k pour kirpan (connu maintenant par ici) la dague en guise de relique plutôt belliqueuse, non !
Le juif a sa kippa. L’islamiste, la burqa…
…et le boy-scout ?, son canif et sa petite roulette, son tit foulard deux tons, son chapeau pointu…Etc. Et toi ? T’as rien, rien du tout. T’as l’air de quoi ? Et moi ? Rien aussi. Eh oui, rien. Pas de symboles, pas de rituel. On a l’air de rien aussi, des simplets. Puis la bataille s’installe, ah, oh, on insulte une victime de coco de papa sikh, pour un canif, un béret, un bout de guenille… C’est « La vie, la vie », hein !
7-
Nathalie Pétro, ce matin, chavirée. Pas de film d’icitte à Cannes. Elle saute à sa conclusion, la faute à Ottawa, ce Canada mis par dessus Québec. Quoi, c’est rempli dans des voûtes secrètes d’excellents films d’ici et Cannes les boude ! C’est ça ? Non, c’est du délire. C’est rare chez cette lucide :voir son excellent article sur le « Cirque du soleil » en quéteux de subvention, récemment).
Ça y a pris à matin. Une berlue ! À Cannes, aucun long métrage d’ici, il doit y avoir un complot ! Ah , les complots ! Il y a quelques grands pays importants. Leurs mégapoles. Il y a 145 pays qui comptent pas, ni à l’ONU, ni à l’UNESCo, ni à Hollywood ni à Cannes. Sauf, de temps à autre, surprise, un film de Finlande, s’impose, de Bosnie s’éclate, ou de Norvège, de l’Iran…Oh, c’est arrivé, du Québec. Ça arrivera encore. La culture se fait, se donne, se montre, se communique, se vante, se grandit dans 5 ou 6 grandes capitales. New-York, Paris, Londres, Rome, Berlin…c’est à peu près tout. Les créateurs des autres « places », silence !
Nathalie fait mine de pas le savoir ce matin.
Québec, la jolie ville, on se voit demain midi !
« Fais-toi belle, ô ville, car ton prince arrive…»
Non, ça c’est du Cardinal Léger rentrant de Rome en pourpre cardinalice, à son zénith. Avant sa conversion et son exil en Afrique.

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