Le dimanche 26 mai 2002

Le dimanche 26 mai 2002

Jours de pluie…
1-
Lévitant de mon lit — toujours un peu tard, paresse grandissante avec le temps— store levé, regard sur le lac : un bien sombre dimanche s’annonce. Au coin des « Variétés », rue Morin, journal sous le bras et achat (honteux) de cigarettes (trop chaque jour encore !), une vision dantesque : tout le ciel avec des noirs d’apocalypse au nord-ouest, au-dessus des collines. C’est impressionnant mais…
Gazette lue avec Aile —commentaires sans cesse ente nous comme à l’accoutumée—, cafés bus, c’est la montée du forçat bienheureux vers… le journal. Avec paquet de coupures de quotidiens lus aux doigts —cela qui s’accumulent sans cesse. Fin bientöt ? Ne sais plus. Mai ou juin. Victor-l’éditeur-pistolien dirait quoi ? Finir avec juin ? Sais pas. six ou sept mois du journal cet automne ? Lui ai proposé titre nouveau (« À cœur de jour » à abandonner ?) : « Aile, oui elle et tous les autres. »
Coup de fil hier de Beaulieu : « Mossieu Jasssmin ! Ai reçu ton stock pour mars mais pas clair, plein de guillemets, parenthèses etc. Faudrait faire quoi? » Ah ! Je tente alors de renvoyer le texte par le mode « envoyer vers… » Comme je fais avec Marco pour le journal sur le site. Cause du brouillage ? Il est avec IBM moi avec Imac. Deux nonos en ordis, lui et moi ?
Message de Miss Dufour pour la télé de « Bibliotheca junior », à animer betôt. Elle souhaite recevoir nos vieux livre lus dans l’enfance ! Oh ! Je lui renvoie le singe. Qu’elle me déniche un Jules Verne, un Félix Leclerc (« Pieds nus… »), des comics-books à dix cents ! Elle me dit que le chauffeur du producteur R.-G. Scully ira nous chercher, Daniel et Thomas Jasmin, moi. Luxe !
Bon : mon imprimante kaput ! Misère !
Ce film loué et tant aimé : « Lantana ». Dire le grand moment filmique quand le héros, « une grosse police »,fond soudainement en larmes, seul, dans son auto de patrouille, vers la fin. Cette petite fresque, sauce bien-aimée « altmanienne », sur trois couples « ordinaires » dans le nord d’une petite ville étatsunienne. Six vies, six existences s’entremêlant en un carrousel étonnant. Prosaïsme et malheurs inattendus. Le bon film !
2-
Samedi, hier, soleil, Jean-Guy qui peint la galerie, l’escalier, habile, lui, « qui gratte la vieille peinture, lui, qui se beurre pas », dirait mon Aile. Très satisfaite de cette rénovation qui s’imposait. Je pose un crochet au couvercle du coffre de bois à vidanges au bord du chemin. Fini de s’y introduire monsieur le racoon ! Je l’ai vu, ce matin, se dandinant, filant vers chez mon voisin Jodoin, l’hypocrite déchireur de sacs verts ! Il a frappé un nœud avec mon crochet !
Avant d’aller m’étendre avec Aile au rivage avec livres et magazines, suis allé, hier midi, au courrier de l’ordi. Ah, me voilà bien piégé comme tant d’internautes ! C’est si bon, réconfortant. Des gentillesses de correspondants. Aussi, hélas, des appels à bosser : la Francine du Villeray renaissant, le gros Germain qui attend mon bref polar promis pour sa revue « L’ » et puis quoi encore ? Je riais des « accrochés » en ordi il y a pas si longtemps. « Tu quoque filii ? » disait César à son assassin, Brutus.
Hier soir, comme dans le beau film vu au cinéma Pine (« Peuple migrateur »), trois canards glissent sur l’eau et puis nagent. Vite, mes jumelles. La beauté au pied du terrain !
En soirée, télé pour « Thema » à Artv, un bien long portrait d’Isabelle Huppert. Déception. Douze mois de tournage pour bien peu. Un film de Serge Toubina sans grand intérêt. Préfére regarde un Bernard Rapp ou un Lipton questionnant ces vedettes. On a pu voir l’Isabelle petite fille. Vieux films, 8mm, de famille. Mieux qu’un album de photos fxes ? La chanceuse ! La petite bourgeoise chanceuse. Envie ! J’aimerais tant me revoir « en action » enfant. L’autre nuit, entre deux phases de sommeil, j’ai tenté —très fort— de m’imaginer, en 1934, pédalant dans ma mini-chevrolet, à trois ans ! J’ai fini par y arriver ! J’étais dans la cour, je pédalais. Étrange sensation, je vous jure. J’y étais. J’avais trois ans !
Dans le reportage de Toubina, je vois un écriteau : « Sans issue ». Ah ! Il y a aussi « impasse » et « cul de sac ». Ce « Sans issue » me semble…dramatique.
J’achèverai bientôt le « Mausolée… » guibertien. L’obsession des jeunes garçons ne le lâche pas. Une obsession, vraiment. Je connais beaucoup d’homophiles qui se conduisent bien. Qui ne sont pas, pas du tout, des « guetteurs » compulsifs d’adolescents comme ce Guibert. Qui ne sont ni voyeurs vicieux, ni onanistes névrosés. Qui fuient la porno infantile—dont se régale le Hervé— et autres misères sexuelles. Qui vivent en couples, loin de saunas à fantasmes grossiers (ô Mausolée…), qui mènent une vie heureuse, calme.
Hitler, Mussolini —tels des sorciers moyenâgeux— mettaient à mort les « étoilés roses ». Longtemps, l’on disait : une maladie mentale. Les riches parents d’enfants homosexuels, engageaient des thérapeutes —qui s’y prêtaient ces vilains ignares— pour qu’ils soignent cette « honteuse maladie » chez le chéri héritier dévoyé. Dans mes alentours, j’entends encore des : « cela se soigne ! » On refuse de croire que « cela » n’est pas un choix. J’ai eu des confidences de camarades homos : « enfant, déjà, il savait, il constatait, qu’il l’était. »
Dans « L’Actualité » reçu avant-hier : tiens, articulet sur l’homosexualité. Innée ou acquise? Finira-ton d’accabler, de culpabiliser les femmes, ces « mômans » couveuses, ces mères « trop possessives » et autres fadaises ? Trois phases à ce jour. 1- Docteur Dean Hamer (1993) : Gènes transmis par la mère. Ah ? Région du chromosome Xq28. Hamer a étudié 40 paires de frères homos. 2- Dr George Rice (1999) :Pas en assez grand nombre ces Xq28 ! Peut pas conclure à une hérédité, à de l’inné donc. Rice a étudié 52 paires de frères homos. Pas certain donc d’une origine commune. 3- Dr Spitzer, un spècialiste de la question lui aussi, en 1973, changeait d’avis : « c’est peut-être réversible et un traitement psychothérapeutique pourrait modifier cette orientation sexuelle. » En 1973. Quand on ne parlait pas du chromosome :Xq28. À suivre.
Bon, si, un jour, on corrige le Xq28 (ou un voisin, un autre), cela fera-t-il des homosexuels une espèce en voie de disparition. Et quand cela n’existera plus…en 2050, fera-t-on des documents folkloriques (livres, films, etc.) de ces invertis des débuts du 21 ième siècle ? Il n’en restera pas moins que ces « inversés » , —sublimation ou non sublimation— furent, sont encore, des créateurs féconds et indispensables et cela dans maints domaines, qu’ils ont enrichi le patrimoine culturel mondial de façon tout à fait remarquable. Pas vrai ?
3-
Souvent quand j’ai fait un rêve conséquent—dont je me souviens— Aile aussi en a vécu un. Ainsi, cette nuit, chacun de son côté dans le King size, flanc contre flanc, il y a eu de l’action.
Aile me raconte, ce matin : « Fou, j‘étais une sorte de chauffeur. Pas de n’importe qui. Pour René Lévesque. Qui était tres mal rasé, mal habillé, mal en point, râleur mais bon enfant parfois, toujours en retard, me pressant.
Je le conduisais ici et là, à gauche, à droite. Il y avait des caucus comme… secrets. Une sorte de clandestinité floue. Aussi des assemblées plus ouvertes. J’étais appréciée comme conductrice et cela me flattait, fou non ? J’attendais souvent. Je fumais. Je lisais. Ou j’y assistais mais sans droit cde parole. Sans permis d’opiner. Une nuit de déménagements, de déplacements incessants et lui, le chef, souvent moqueur, bien goguenard, café sur café, autoritaire aussi pourtant, commandait les voyages à faire.
Moi.
Cela s’ouvrit par une rue bloquée. Saint-Denis vers le sud. Je suis jeune, avec mes deux jeunes enfants. En coccinelle beige, la mienne dans le temps. Voyant la foule, les bannières, la rue remplie de manifestants, je fonce vers des rues à l’est. Je dois atteindre le Vieux-Montréal et vite. Sans savoir pourquoi. Des courses spéciales ? Arrivé dans le coin Berri-DeMontigny (dans mon rêve, cette rue y est encore), des bâtisses lugubres. On descend. Dans une entrée de narchandises, haute, aux briques sales et effritées, des gaillards m’interpellent. Un trou noir. Ils m’enlèvent mon fis, Daniel ! Disparaissent dans l’édifice inquiétant. Je tente de protester.
Je me hisse, avec ma fille, dans ce trou noir. Noirceur totale, puis, un peu de lumière. On s’y perdra et je me retrouve avec ma fille , dehors, dans la rue Saint-Denis, près du vieux cinéma du même nom. Un parterre sale. Une vieille femme en haillons. Couverte de bijoux de pacotille. Peinturlurée comme un vieille pute de cinéma. Elle tente de me calmer. Me dit qu’elle est la maman de mon ex-camarade, Louis-Georges Carrier. Mon étonnement. Lui si digne, une mère si ..ignoble ! Elle rit, pète, rotte, boit des bières. Elle me dit où se trouve mon gars et j’y vais,. Entrée d’un bar louche. Il m’attendait, seul, pleurnichard. Je le récupère. Nous repartons en auto. Filant vers le nord. À un feu rouge, un trio de jeunes musiciens en guenilles, sur un petit balcon. Ils semblent en boisson. Des cris pour attirer mon attention.
L’un, crasseux, que je reconnais vaguement, me salue de sa casquette. Il tient un petit accordéon. Me dit que je dois l’aider. La mère-Carrier, elle aussi, tantôt, me demandait de l’aide. Je dis : « oui, oui, je vais y voir, je vais vous revenir » Ces musiciens de rue souhaitent un contrat. Je le sens. Inquiet, je me dépêche de rentrer chez moi. Accélération rue Saint-Denis. Je me réveillerai.
William Shakespeare, dis-moi, de quelle étoffe, ces rêves ?
4-
Cahier livres de La Presse, ce matin, deux articles concernant mon cher éditeur-auteur. Édition trois-pistoliennes d’un vieux texte d’Aubin (arrivé en Canada en 1835). Une collection de nos « anciens » dont je lis le fort cocasse Arhur Buies (« Jeunes barbares ») en attendant les plats de l’École des marmitons. Aussi, re-parution de son « mon Tolstoï », la 34 ième brique de sa murale fascinante. Michel Lapierre parle du fréquent « gin and rhum » d’antan quand le Vic s’adonnait à la « saudite boésson ».
Il tisse un parallèle entre le vieux « Tolstoï à l’écart », —Seigneur déguisé en paysan— et mon Beaulieu, « seigneur de paroisse », revenu de l’arrachement, enfant, de sa terre natale. Et tenant journal (ah !) à l’ombre du Grand Russe. « Pour comprendre l’univers, tout doit être ramené à soi », conseillait le Grec fameux. Aussi je me ramène… hantant le Villeray de mes commencements et pris maintenant avec cette Lucille toute dévouée au quartier de mon enfance, m’y enrôlant presque contre mon gré. Quand, pur son projet d’expo, vais-je commencer à barbouiller mes figures d’origine, guenillou, maraîcher, etc. ? Ça m’énerve. Le Lapierre cite V.-L.B. : « «Écrire en bandant, écrire bandé » Les mêmes mots (de Lindon ) dans le journal d’Hervé Guibert, Ah !
5-
Une idée qui me revient parfois. J’avais dit à Aile à peine déconcerté : « On vend tout. Le deux logis, les deux autos, les mobiliers, etc. Vraiment tout.
Nous resteraient deux passeports, deux cartes Visa etc deux malles de linge utile.
Et on part, on voyage. À l’année longue. Les Reers-Feers, en lente fondue. Jusqu’à notre mort. Même à Montréal, on couche à l’auberge modeste. Plus rien à entretenir. Rien, absolument rien.
Je lui en re-touche un mot hier. Silence encore.
Comme moi, Aile se dit-elle :pour aller où ? Le premier voyage…où ? Ça donnerait quoi ? Meilleure vie ? Sûr ? Le bonheur plus grand encore ? En effet, quand j’y repense à mon plan, nous en aller où ? On a vu, loin, que Paris, Londres, Rome, un bout de Suisse… Ai-je vraiment envie (besoin) de voir…la Grèce, l’Espagne et le Portugal,, la Chine et le Japon ? Je ne sais pas trop. Sommes-nous deux sédentaires ? Je cherche quoi ? Pas des paysages. Pas l’exotisme. Quoi ? Quoi ? Souvenir : Notre ennui, en Floride (15 jours à la fois) car pas de biblios, pas de librairies, pas de livres, ni cinéma, ni télé, en français !
Ouen ! Ouaille ! Non mais…
La simple idée du « six mois au sud-ouest de la France » ne se concrétise pas depuis trois ou quatre ans. Alors ? Bof ! J’y repenserai plus tard. Toujours plus tard hein les humains, les branleux ? Aveu : ne plus revoir, longtemps, les miens : les enfants (ah !), les chers conjoints, les petits-fils (oh !), ma sœur Marielle, Marcelle, Nicole, mon frère Raynald (que je ne vois presque jamais, merde !) Hum…que je trouve niaizeux !
6-
J’aime arroser. Mystère ? Chaque fois, Aile me nargue : « On annonce de la pluie pur demain, Cloclo ! » Souvent vrai. J’arrose les petits arbres qu’Éliane m’a donnés, fraîchement plantés. Avant-hier, au téléphone, Éliane, ma fille, rit : « Tu peux pas imaginer, papa ! Le père de l’ami de mon Gabriel, Raphaël Drolet, Roger…il a fait aménager un étang près de son ex-couvent qu’il rénove. On l’a presque forcé à y mettre des poissons. Des rouges, des carpes exotiques quoi, gigantesque aquarium, tu vois. Or, s’amènent des goélands. Plongeons. Festin ! À pleines gueules. Énervement là-bas. Un voisin de Roger s’amènera, carabine à l’épaule. Protestations de l’animateur néo-moraliste. « Non. Ne tirez pas ! Pas permis. » Discussion. Contre sa volonté mâle : photos prises par l’épouse étonnée.
Éliane s’amuse fort de ce conte vrai. Et moi donc. Moi aussi. Je voyais les goélands maudits au dessus de l’étang drolettien avec, au bec —pas des vidanges d’un Mac DO— luxe, des poissons rouges ! Belles taches dans l’azur, M. l’astronome Reeves.
Je regrette encore que ma fille refuse de venir jaser « lectures d’enfance » pour « Bibliotheca ». Me semble que … « N’insiste pas, j’ai pas l’habitude, moi. Daniel va bien faire ça. » Son Laurent déçu. Lui ai promis qu’à une prochaine occasion. Aile un peu moqueuse : « C’est pas trop « famiglia » tes prestations-télé ? »
Pas ma faute, Marc Labrèche, alter-égo de « Boogie woogie » n’avait qu’a pas partir en vacances ! Aile encore : « Ça aussi, ta chère « petite patrie », c’est pas un peu beaucoup ? »
Elle m’enrage.
7-
Oh ! Lisant le Guibert du « Mausolée… » : « Journal… l’impression dans ce travail d’apprendre enfin l’écriture et la comprendre, c’est se mettre dans l’état de ne plus pouvoir la produire… »
Le cinéaste Groulx, au bout de son rouleau, disant : « il reste de vrai, les actualités, seuls vrais films, authentiques, le reste, mensonges et trucages. » Oh !
Jean-Pierre Guay qui, vers 1986, me donnait le goût, l’envie de journaliser, disait, lui aussi, vouloir abandonner la littérature, les littérateurs, les mensonges, via : « tenir, publier son journal ». Guay que je n’aimais guère, ses tomes trop remplis d’initiales, de prénoms inconnus, de querelles intimistes obscures.
À « Historia », soudain, une très jolie chapelle, moderne, sobre, de beaux vitraux de Plamondon (circa 1945), maître-autel en céramiques rares, des têtes de banc sculptées, un chemin de croix moderniste, des vases sacrés aux émaux (camaïeux de bleus de cobalt) vraiment éblouissants… et apprendre que cette chapelle des Clercs de Saint-Viateur était là, rue Querbes, à un coin de rue de chez moi, jadis, et que je ne savais pas. Merde ! Y aller visiter un de ces jours.
8-
John Chréchien à Ottawa : « Au référendum de 1995, on a frôlé la catastrophe, mes dames et messieurs, il fallait réagir…(à coups de millions, en pleine campagne et contre nos lois. ) Quelle catastrophe ? Mes dames, messieurs, on a frôlé la victoire, on a frôlé d’avoir une patrie, oui, une patrie, puisque nous formons une nation.»
C’est cela la vérité, sauf pour les Québécois stipendiés, francos de service vénaux du fédéral, anti-patriotes dont le rôle noir sera inscrit dans nos livres d’histoire un jour et fera la honte de leurs descendants pour des générations et des générations.
Le canot parti à la dérive, le pédalo à l’envers, avant-hier, un vent de tous les diables. Mon fleurdelysé se déchire…Seigneur ?
Grève terminée hier à la CiBicI. Ainsi on a traversé une ligne de piquetage. Sans aucun état d’âme. Juste des « beaux bonjours » en passant ? Combien qui « traversaient » ont donné aux grévistes, juste un petit % ?
Nous, en 1959, on a respecté la ligne de piquets des réalisateurs, les seuls en grève. Une solidarité qui nous donna rien. Il aurait fallu entrer et soutenir les réalisateurs en leur versant un petit % de nos gages. Ainsi, les grévistes, les réalisateurs, auraient pu tenir, négocier très raidement, rester dehors, ma foi, six mois, une année entière…
Mais non !
Imaginez la panique des gestionnaires sachant que ceux « en dedans », qui osent traverser une ligne de piquetage, soutiennent « avec de l’argent » les mécontents : précaires abusés, femmes sous-payées, etc. ? Oh la ! Panique et bordel chez le « boss » Rabinovitch à Ottawa et tous ses adjoints ! Ils se mettent à table et vite dans un cas du genre, non ? Trop tard. Mais..à la prochaine ?
9-
Pénible Annie Girardot s’entretenant avec Bernard Rapp à Artv. Un peu hystérique. Bonne actrice, brillante, névrosée quand elle veut raconter son long et fructueux parcours de comédienne. Le Rapp souvent instabilisé par sa verbosité fébrile et…incompréhensible. . Et, il y a une deuxième partie..Ouais ! On compense avec beaucoup d’archives visuelles, heureusement.
Pure merveille d’entretien brillant avec l’acteur américain Tim Collins chez « Inside Actor’s studio ». Rares moments, franchise, humour, modestie, intelligence vive, culture surprenante (il étudia la « Comedia del’arte », etc.). L’heure passa comme dix minutes. Décidément ce Lipton s’est révélé (à l’usage) comme un fameux questionneur.
10-
Avocat, beau métier ? Des fois. Mon père me le disait : « T’as pas voulu t’instruire … » Un beau gros 90,000.00 piastres, viande à chien, en gages pour un mois (un) de dur labeur ! Pour un ex-politicien, redevenu avocat. Cela, avec vos deniers, quand on utilise Yves Duhaime pour organiser du rapprochement épiciers (Marchands-Métro) versus Gouvernement !
Le père Duhaime « y va aux toasts » comme on dit. Il proteste. Il va poursuivre en cour ceux qui révèlent cette farce grotesque…Une de plus, une « pas pire » que les grossières farces se déroulant à Ottawa, ces temps-ci —Comedia del’arte ignoble—avec notre argent à nous, pauvres cochons de payeurs de taxes et impôts.
Saloperie. La Lysiane Grognonne (La presse), à froid, stigmatise : « Le pouvoir corromp ». Non ? C’est tout ? Eh oui. Un loustic, ce matin, dit, sans rire hein : « Le jeune Mario Dumont, lui (et ses complices ?), b’en, il est jeune, on devrait le faire élire aux prochaines (et aux partielles) ça ferait de l’air pur un peu, avant qu’il atteigne le soixante ans !
Oh ! Belle mentalité ? Bin ! C’est une forme du désespoir des populations devenus fatalistes. Fatal danger pour la démocratie. Il pousse toujours sur ce fumier fumant, un jour ou l’autre, un démagogue, un profiteur et l’on glissera dans la trappe d’un despote fou, d’un tyran effrayant.
Cela s’est vu souvent, non ?
Je viens de cracher un autre mille piastres… En taxes municipâles (sic), cette fois. Eh ! Pour mes vidanges, mes rues propres, mes lampadaires, mes parcomètres et quoi encore ?
Plus grave nouvelle hier : le bandit-motard-en-mercedes, le gros cousin —fesse gauche— d’Aile, « Mom » Boucher, se rapproche de nous. Il quitte la rue Tolhusrt (où habite mon frère, Raynald), à Ahuntsic, pour s’installer à Sainte-Anne des Plaines. Pas bien loin de Sainte-Adèle. Droit de visite au cousin rendu plus facile pour Aile ?
Au début, elle grimaçait là-dessus. Maintenant elle en rit et parle de « Mom » comme elle parlerait de ses frères, Pierre et Jacques. Nette évolution.
Le soleil est revenu. Sortons vite !

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