Du mercredi 10 au mardi 16 juillet 2002

1-
Ça ne pouvait durer ? Cinq ou six jours de bel été. Tant de bon soleil. Ce matin : fin de la récréation solaire. Ciel bouché. Météo prometteuse (et menteuse) et nous partions pour Val David à vélo. Un aller-retour à l’ombre des nuages en camaïeux de gris.
Bof ! Presque vingt kilomètres à observer une nature en pleine maturité déjà avec des couleurs vraies puisque le soleil n’est pas là pour fausser en ombres fortes les lumières et donc tricher. On m’a dit que photographes, comme cinéastes, en fin de compte, préfèrent ce temps gris pour, justement, obtenir les couleurs franches.
Dépendance affective totale ? Hier soir, au ciné, entendant mal, je vais m’installer loin d’Aile en avant de la salle. Eh b’en, oui, après quinze, vingt minutes de… « solitude », je suis revenu près d’elle avec ma boite de chocolats « closette » aux raisins !
« Chemin de perdition » forme un récit filmique bien parfait, très pro, signé Mendes. Richard Johnson en est l’extraordinaire directeur artistique. Que de bonnes séquences dans des lumières glauques. Et on aime tant Tom Hank (aves un « s », ? ) depuis son fameux, « Forest Gump », « Le soldat Ryan », d’autres.
Au lit je dis : « Un bon film, oui, mais au fond une niaiserie.
Écoute Aile : c’est encore la vie (brève) d’un modeste salaud (Tom H.), collecteur-tueur pour (Paul Newman) un chef pégrieux des années ’30. Ce patron irlandais a un fils idiot, une tête brûlée, jaloux de l’affection de son papa pour Tom H., il va tenter de le faire assassiner. Échouant, ce fils-con, vite sur la gâchette, tuera l’épouse et un des deux fils de Tom. Débute alors l’illustration —avec sang versé sans cesse— d’une vengeance. Classique récit des westerns et des films sur la pègre. Le célèbre Al Capone (invisible à l’écran) tire toutes les ficelles, commande les marionnettes. Fin.
Aile est d‘acord. « On devrait éviter de perdre notre temps à ces bluettes (rougeâtres d’hémoglobines), non ? » Pas de réponse, la « famille Molson » (son livre actuel) gagne.
2-
Depuis tous ces beaux jours, tiraillement terrible : les aquarelles promises. Ma honte totale. Tantôt l’Anabelle (revenue de vacances) de TVA au téléphone. Le camion micro-ondes s’en vient. Sujet proposé : « Le sort fait aux Vieux ». Oh ! Je vais en profiter pour me défouler un brin. Je souhaitais tant, devenu un aîné, jouer les sages, celui que des jeunes consultent. Nenni ! Nos expérience —tant d’erreurs !— ne servent à rien. Ça va barder chez Pierre Bruneau. Ailes : « Cloclo ! Du calme. Pas de criage hein? » Ma chère boussole !
Avant-hier, dimanche, on s’amène au Lac Marois chez les Faucher. J’ai un barbouillage avec le tricolore. Jean nous fait taire sur le parvis, nous pousse devant son téléviseur et on voit Chirac entouré de sautilleurs (à cheval). Non, il n’y a pas eu de « Dallas à Paris », Dieu merci ! Pastis sur la galerie. Large tricolore fixé à l’escalier. Vive le 14 juillet ! Solange Lévesque (du Devoir) nous parle de spectacles vus récemment sur sa route : Nicole Leblanc, Hughette Oligny au « Caveau de mon éditeur de Trois-Pistoles, une reprise de « Encore une fois, si vous me permettez » avec Louison Danis en « mamma » de Tremblay à Beaumont. Une gentille bretonnante —sa filleule— rigole de nous entendre ferrailler Jean et moi. Bonne bouffe, revue des fleurs sauvages partout, les bons soins de Françoise.
La veille, samedi, à cinq rues de la belle vieille église (des Patriotes) de Saint-Eustache, « garden-party » pour célébrer 40 ans de mariage de ma sœur Nicole et de son Louis, imprimeur retraité. L’hôtesse, Marie-Hélène, a deux jolies fillettes. L’aînée, Aude, se laisse apprivoiser mais l’autre, une petite Fanny adorable de quatre ans, résiste farouchement à mes…avances ! Oh ! Mon neveu Sylvain va bien s’amuser de me efforts. À la fin de la fête, Fanny est sur mes genoux et me fait voir son ruban doré entortillé à son index. Je lui parle de fonte et d’une bague de princesse à fabriquer ! Je l’ai eu. Aile : « Je le savais. Tu as le tour avec les enfants ! »
Louis veut savoir le truc. Facile : ne jamais prendre le rétif de front. Passer par un objet. Faire « focus » sur cet objet lui appartenant. Vont défiler alors les dessins, les « peluches », etc. L’enfant timide refuse d’être sondé, d’être « le » sujet. Mais si vous lui parlez de ses « petites affaires », il ne tarira plus.
3-
À TV-5, dimanche soir, plus de ces « Campus » aux bavardages « speedy ». Table ronde avec des auteurs divers, Vargas (« Pars vite… ») Decoin, Djian, Tounier, etc. Invité d’honneur, Umberto Eco. Vous savez, l’homme érudit qui déteste voir ces masses laborieuses, ces vains touristes, jacasser trop fort dans les musées ! L’Umberto (avec son frais paru, « Baudolino », roman picaresque) est disert, brillant, rétorque vitement. Sait faire aussi le modeste disant : « les intellos ne devraient pas sans cesse fournir aux médias qui les questionnent des décrets définitifs lors des « actualités » à chaud ». Ce qui ne risque pas de se passer par ici. « L’intellectuel, dit-il, doit parler « avant » l’événement et « longtemps après ». Pendant, il n’est qu’un citoyen pas plus capable d’analyser qu’un autre ! » Quand on questionne sur les « favoris », c’est, comme toujours :Proust, Céline, Dante (pour Eco).
Mon Daniel est revenu du Maine. Camping. Quatre journées. Suis jaloux :je voudrais (re)voir la mer ? « À la mi-septembre », suggère Aile. Bien. Ma .deuxième mère », Lucille :pas là à Saint-Eustache. Ni mon frère « sauvage » Raynald. Parti à la pêche, on ne sait où. Eh ! Mon regret —chagrin même— de ne pas arriver à de plus fréquentes rencontres. Bof, moi itou, assez sauvage au fond. À tant voyager j’ai su que lui et sa Monique se sont faits de bons nouveaux amis. C’est bien. C’est fatal ? Ne sommes-nous pas plus proches —avec le temps— de nos amis que de nos parents ? Faut bien l’admettre, non ?
4-
Je pense encore à ces « Souvenirs… d’un ronchon » de Jacques Henripin. Deux cent pages souvent remplies de graves regrets, de critiques acerbes, de vivifiants rechignages. Très souvent, je me suis senti solidaire de ses condamnations des temps actuels. Il est mon aîné de cinq ans. Ce garçon pauvre, presque misérable (« Je n’ai pourtant jamais manqué de rien ».), venu de Lachine, aspirant-curé dans un pensionnat de Chambly (Les Oblats de Marie-Immaculée !), courageux « très » jeune travailleur pour gagner ses études, s’inquiète du laxisme ambiant dans écoles et collèges —dans les familles aussi ? Henripin épingle cruellement jusqu’aux universitaires. Se moque des colloques, des séminaires, de ces « futiles voyages payés » Sa lucidité grognonne fait plaisir à lire.
Il finira pas être fort bien coté comme expert-démographe. Solides contrats, très en demande à Ottawa (!) et passages fréquents dans les médias. Retraité de l’université, il grogne —avec raison, l’âge venant, il devrait être encore meilleur — qu’on l’invite moins désormais.
Ah, sujet de mon bref topo ce soir à TVA !
Des chapitres entiers illustrent ses recherches, ses travaux, ses publications fréquentes. Peu à peu, il m’a déçu. Choqué vraiment. Le voilà traitant la nation québécoise de simple « tribu » de râleurs ! Drôle de mouche qui l’a piqué (il se dit de « Cité libre », revue fédéraste crasse. Il finit son livre en militant anti-nationaliste furibond et content ! Nous ne sommes —les indépendantistes— que « tribalisme », gens à courte-vue. Une sorte d’imbéciles quoi.
Hélas, son livre reste muet sur toute sa vie intime. Sans tomber dans les bobards indiscrets, il est difficile de bien estimer un bonhomme qui ne jase que sur son métier, qui passe sous silence tant d’aspects d’une existence…qui font un être vraiment humain. Que cache donc une si énorme discrétion ?
Dimanche chez les Faucher, voyant Chirac menacé j’ai songé à « Conversation » (Plon éditeur) de son épouse, lu récemment. J’ai aimé les parties de son bouquin quand elle raconte ses déambulations nocturnes dans le vieux château de Napoléon-le-Petit (le no. 3). Le livre fait bien voir une femme de la bonne bourgeoisie française (moins « gaulienne » cependant que celle de son époux), un vaste monde sépare ces gens du commun. J’ai bien pris conscience que cette classe sociale (en France) vit en une sorte d’immense vase clos ! Les valeurs de Bernadette et de Jacques n’ont rien à voir avec les foules françaises, paysannes ou ouvrières. Pourtant cette catégorie de citoyens jouit d’une sorte de ferveur. Ils sont (les Chirac en sont la pointe) l’équivalent de la monarchie britannique. « Paris-Match » les illustre régulièrement.
Ce pays de « La » révolution a gardé la nostalgie des temps anciens. En cela, nous sommes vraiment des nord-américains.
5-
Vendredi aller-retour en ville. Ramasser le courrier. Comme de fait : des factures surtout. Quelques chèques utiles aussi ! Y est le « Couac » dernière livraison plus solide que d’habitude. Moins de faciles facéties iconoclastes bien estudiantines. U n bon article de Nadeau sur un Pierre Vallières, devenu comme fou, gravement malade, qu’il fera hospitaliser (à St-Luc). De révélations étonnantes sur un ex-asiprant-capucin ( Henripin encore !) qui vire révolté, qui entre en FLQ, qui fera de la prison, qui imagine des complots invraisemblables, qui renie ce qu’il adorait, qui part pour la Bosnie en fin de parcours (on songe à Malraux, vieux malade, voulant aller au combat politique, armé !). Triste itinéraire.
Normand Baillargeon (alias Raymond-la-science) raconte deux expériences américaines. Des « tests » très effroyables. Manipulation de type behaviouriste. Démonstration horrible. Des individus finissent par obéir à des ordres si on sait les conditionner. À lire absolument au domaine de la « psychologie sociale ». N’importe qui peut devenir un tortionnaire sadique en toute bonne conscience. Cela rejoint ces bons jeunes soldats chrétiens de France torturant volontiers des Algériens indépendantistes en 1960. Un très bon « Couac ».
Je me sens parfois trop isolé. Des livres m’excitent introuvables ici. Des spectacles m’attirent mais… descendre en ville…Oui, j’en cause avec Aile, trop souvent, le fâcheux sentiment de passer à côté de « ce qui se fait ». Demeurer urbain, montréalais, ne ferait-il pas que j’irais voir ce film à la cinémathèque ou à Ex-Centris, ce spectacle à tel Festival, ce brillant humoriste hors du lot commun, mais quoi…il n’y a qu’à aller tailler un bosquet… déplanter et replanter un arbuste comme j’ai fait hier matin.
Il y a quelques années, je suis allé me stationner près d la prison de Vallières (Bordeaux) en face d’un coquet logis habité quinze ans. Je rêvassais. Dans un champ immense (d’Hydro) jouaient mes deux jeunes enfants innocents. Plus de deux décennies d’un bonheur relatif. Le temps passé. J’éprouve ce même frisson du « temps qui file trop vite » quand je repasse rue Querbes, treize ans là ! Ou devant le 551 de la rue Cherrier, sept ans au centre-ville suractif. Même en face du 10,210 de la rue Sacré-Cœur où je n’ai vécu que deux ans… j’avais vingt-neuf ans, je gagnais le (très convoité à cette époque) Prix du Cercle de France avec « La corde au cou », j’étais stimulé…pour longtemps ! La vie, la vie…
6-
Lucie et Toumaï. Elle avait de 2 à 3 millions d’années. Lui, Toumaï, trouvé au Tchad hier, entre 6 et 8 millions d’années ! Des squelettes importants. Homo erectus ? Macaque ou humain véritable ? On cherche. La Bible parlait de 20,000 ans comme début l’humanité » et Stephen Hawkings, le fameux astro-physicien, dit que la marge n’était pas trop mal puisqu’eux, les savants, jugent que cette humanité débutait vers 40,000 avant Jésus. J’ai été un peu trop vite en parlant de l’Ancien-Testament comme d’un tissu de guerres horribles, il y a dans « le » livre de tout, fureurs et sagesses, et aussi de la poésie. Voir « Le Cantique des cantiques ». Les intégrismes issus des liseurs de la Bible en sont un avatar. Le Livre n’en est pas responsable. Un tableau de génie regardé par un crétin devient un tableau de crétin, je ne le répéterai jamais assez.
« Dieu prit un peu de limon de la terre et souffla dessus… », on lit cela et on rêve. « Si c’était vrai… » chantait Brel. Du Mont Ararat, en Arménie actuelle, Noé appareilla et mit le compteur « humanité » à zéro, recommandation de Yaveh. Si c’était vrai…Vendredi dernier, randonnée à vélo et des marguerites partout (pâquerettes), les collines plus rondes, grasses des feuillus en pleine maturité. La beauté.
Documentaire (Canal d) sur la succursale (à Morin Heights) de l’OTS. L’excellent acteur Godin en piètre animateur. Une tuerie affreuse qu’on découvrait dans des chalets en octobre 1994. Nous étions aller voir ce site funeste, Aile et moi. Morbide attirance, la curiosité des faits divers sanglants. Comme tout le monde ? Horrible aussi ces missions avec leurs « reconstitutions » bidons. Intolérable. Si amateur. Mode niaise. Démagogie visuelle infantile.
7-
Le soleil éclabousse tout le terrain et le lac aussi. Fainéantise, ces jours derniers. Le paradis perdu (encore la Bible) retrouvé. Sort édénique quoi. Repos total. Ne rien faire, plus même lire. Regarder et se taire. Baignades fréquentes. Un soir, à Tv-5, docu sur « l’Étang de Berre » de Marseille, « la petite mer ». Pollution. Centrale nucléaire pas loin. Pétrochimiques. Raffineries. Hydroélectricité sauvage. Une merde colossale ! Rejets nocifs. Cris des riverains. Mort de la pêche bientôt. Sursaut. Révolte. Le reportage faisait voir le redressement. Ce matin, manchette des gazettes : ici, des rivières harnachées un peu partout. Des petites centrales électriques. Beauté des sites à vendre. Par qui ? Si l’on décide de saccager les cascades de la Rivière du Nord un jour, on me trouvera en farouche guerrier. Promis ! On saura qui exactement veut acheter (profiter) et pour vendre combien et à qui ? On saura tout. Promis.
Samedi matin, fou cela, un simple odeur de rôties et me voilà salivant. C’est ainsi depuis l’enfance. Une odeur ordinaire, ancienne et c’est la joie des papilles joie. Un bien grand rôle pour deux petites tranches de pain brun dans le « toaster », non ?
Chez Lipton, revu la Susan Sarandon. Quelle actrice brillante. Quel grand plaisir de l’entendre converser sur son métier et aussi sur sa vie…intime ! Ai revu « La beauté du diable ». Bien bon., Michel Simon en parfait satanique Méfisto. Gérard Philippe, lui, toujours envoûtant. Vieux film avec des séquences modernes.
Mon fidèle Marleau (Daniel) me revient pas moins taquin. Il me propose des titres du journal pour V.-L. B. dont « Romanceries au saucisson de mousse » et « Écrivain chassant le bébé écureuil »…je le relis, non, cela pour le projet de totems sur la piste cyclable. Une lectrice, Manon A., y va généreusement. Je retiens « Dans le nid d’Aile ». Il y a « Rien à cacher » qui me plait bien aussi. Un lecteur surnommé « le frileux » par moi : « …mégalomane », « …défroqué », aussi « si mes jours étaient contés ». Brr… Donc, j’’ai reçu un tas de suggestions, des comiques et des graves. Je lis.
Le dénommé Tod, un francophile qui baragouine le français pas trop pire, de Concord, USA, me couriellise (courtise ?) parfois. Il a détesté le film « La pianiste » et Isabelle Huppert tout autant (moi qui veut aller voir ça ?). Tod me parle de « Le Québécois », un neuf journal pro-indépendantiste (?). Est de’acciortd que le F. de Jazz c’est « USA » au boutte ! Me dit qu’il est aussi bédéiste, signant P.Maudit (!). Que sa compagne aime bien Journées Nettes. Le meillewur ? Qu’il y a —pour un petit 300,000 piastres— l’île Sottise (en face de Grosse île) è vendre ! Faut que j’aille vite voir ça. Enfin, qu’il n’est « pas toujours d’accord » avec mes humeurs et opinions. Normal le gaillard « nieuhampshirois. Non ? Cette Sottise…un canular de ce G. (j’ai) Tod ?
Michelle T, elle, me suggère : « Le capteur de temps » J’aime bien. C’est une de mes héroïnes préférées : elle tient à élever ses deux filles à la maison. Avec abandon de début de carrière en radio-télé. Lourd sacrifice, je sais. Deux filles heureuses qui s’épanouiront cependant. Pas de clé au cou !
8-
Une cousine ronchonneuse d’Aile, Mimi, me dit : « Oui, canicule et puis temps froid, c’est ça notre beau Québec, Claude »! La venimeuse. Cela est du racisme inverti. Comme si aux USA (qu’elle affectionne tant) il n’y avait pas de canicule ! Elle m’enrage.
Je lis sur Yourcenar (Le Devoir) et l’on parle de son tout dévoué Yvon Bernier. Ainsi, on trouve souvent de nos gens auprès des sommités. Robitaille, à Paris, servant dévotement longtemps son illustre maître Henry Miller. Il y en a eu d’autres. Bizarre ! De nos illustres inconnus qui se font admettre auprès des grands noms. Étranges valets sur-cultivés que des notoires accueillent volontiers. Miller a eu des éloges HÉNAURMES pour ce Robitaille, mort récemment.
Un jour, Aile et moi, on veut visiter le modeste domaine de la Marguerite à Mount Desert, au Maine. Nous avions pris le traversier à Yarmount, en Nouvelle-Écosse, arrivant à Bar Harbor, pause d’une nuit. Le lendemain, filant vers notre cher Ogunquit, demande de visite chez Yourcenar. Au téléphone, une voix : « Ah, regrets, monsieur Bernier n’est pas disponible. Il faudra réserver plus tard ! » Dépit à l’époque. Françoise Faucher l’a bien mieux connue (pour « Femmes d’aujourd’hui »), y allant parfois l’interviewer mais elle m’a prié de ne pas révéler ses amusantes observations face à l’écologisme tout relatif et curieux de Madame. Je me tais donc mais j’ai ri. .
Une mort qui m’a surpris. Je l’avais rencontré au Salon du livre de Hull en avril. Petite frêle femme, poète ayant publié. Des japonaiseries tendres parfois, des haïku ? Un être délicat, prof de français à Carelton University, son nom : Evelyne Voldeng Paix à ses cendres; nous devions nous revoir. Nous nous reverrons donc dans…l’Éther ! L’éternité.
Article sur la peintre Joan Mitchell, longtemps la maîtresse (à Paris) du taureau impétueux (« orignal », disait de lui Breton le pape ) Riopelle. Artiste new-yorkaise qu’il aurait bien malmenée, disait la rumeur. Le catalogue de Mitchell mépriserait Riopelle copieusement. Justice ? Non. Vengeance à l’amerloque. Pénible.
Assez jasé, le micro-ondes s’approche !

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