Le dimanche 18 août 2002

1-
Désormais j’aime tant tenir ce journal que je me suis réjoui quand le temps est mauvais. Comme ce matin. Faibles lueurs dans un firmament de gris bleuté. Fou, non ? Un écrivain écrit pour être lu. Lapalissade ? Mais non. En m’installant au clavier je sais qu’il y aura, tout de suite, dans les cinq cent fouineurs sympathiques, selon mon webmaestro, Marco. Au départ, ce fut une centaine d’internauphiles puis, vite, deux centaines. Progrès non ?
Mes romans les moins populaires m’amenaient combien ? Cinq mille liseurs (en comptant les bibliothècophiles) ? Mon « adieu » à la littérature de fiction, publié l’automne dernier — in « Pour l’argent et la gloire »— m’a plongé dans un monde différent. Ici plus besoin de plan, de composition, de recherche de style, d’action à élaborer, de personnages à structurer, non. Noter seulement —avec des fions, on reste un littérateur— le temps qui passe. Vive le journal jusqu’à la fin ? Ma fin. Je sais plus trop… car je me vois mal en diariste ad vitam aeternam. La peur d’être comme rivé à un boulot, une tâche, un… devoir.
J’appréhende les démons de la rédaction « imaginaire »…Ils rôdent tant sur mes épaules chaque jour. Des tas d’idées m’assaillent. Y résister ? Oui et non. Aile hier soir raconte un fait et puis me dit : « Je te vois encore noter. C’est pas pour ton journal. Tout ce que je te dis n’est pas pour ton journal ». Puis, la langue dans la joue, elle ajoute (joue) : « Va falloir que tu en révises tout un coup, hen ? » La démone !
Excellente fable folichonne du Stéphane Laporte ce matin. À partir des pommes cirées, toxiques peut-être. J’aime le talent. Il en a. Il me stimule. Je suis allé trop loin, récemment, en disant que je manquais de stimuli… Je découvre sans cesse du talent québécois stimulant­. Un peu partout. Je trempais dans un moment de noirceur. Spleen ?
2-
Le Vennat (de La Presse), ce matin et pour une troisième fois d’affilée, se soulage face à son jeune papa « perdu » sur les plages de Dieppe le 19 août 1942. Fiasco, débarquement prématuré ? Sang gaspillé en vain ? Erreur prévisible et masochiste pour contenter L’Armée Rouge de Staline aux abois ? Certainement une boucherie. 50 ans plus tard, on trente d’organiser des cérémonies consolatrices pour panser « la » plaie ? J’avais onze ans, je me souviens de la rage des nationalistes grondeurs : « On se sert de nous, misérable « chair à canon », pour tester les forces alliées. Une saloperie des Britanniques ». L’encre coulera encore longtemps là-dessus ?
Lu : le stress —une annonce de produit bio-actif (!)— grand et unique coupable de tous nos maux physiques (du Lafontaine !). Hans Sélié a écrit sur —pourtant— le « bon » et le « mauvais » stress ! Qu’en est-il? Le stress,
nommé jadis « nerfs à vif, énervement »— réduit nos défenses immunitaires, oxyde (rouille) nos « radicaux libres ». « Faites de l’exercice et avalez nos vitamines X » ! Allez aux comptoirs des pharmacies, les stressés ! Simple comme bonjour.
Cahier « été » de La Presse d’à matin. Avec des livres d’ailleurs et pas un seul article sur un livre d’ici ! Un 18 août, alors que certains de nos éditeurs publient des nouveautés. Toujours ce « racisme inverti ». Comme au cahier-livres du Devoir d’ hier : prestigieux papiers sur un Espagnol (Montalban) et sur un Grec (Kasantzakis). Loin, en page 4 : Cornellier écrit sur un essai d’ici. Sur un militant anti-rationalisme, en faveur du « spirituel, de l’absolu, du mystère (à la sauce Berdiaeff). « Tensions de l’errance » (édité par PAL) du philosophe André Désilets qui avance que le social, le politique, détruisent le sacré, le transcendantal. Ouf ! Il est fustigé : « réactionnaire, imposteur, aristocrate ». Il cogne dur, fesse fort, le L.C. Avec raison. En effet, pourquoi séparer drastiquement les composantes inhérentes à toute vie humaine ? Le « Qui fait l’ange… », toujours vrai !
3-
Ma liseuse Manon A., de Saint-Etienne-de-Lauzon. a déjà quitté ma petite ville qu’elle a trouvée « magnifique ». « Veni, vidi, vinci »? Discrète, elle n’a pas donné son coup de fil. Me courriellise qu’elle a pédalé sur le lac Rond avec son Ti-Mine (!), vu mon drapeau sur la berge, la maison, les persiennes…noires, a « tourbilonné » à « L’Excelsior », bouffé au « Petit chaudron » y jasant avec la jolie veuve, madame Aveline, la proprio « qui connaît bien M. Jasmin ». Moi en agent de tourisme laurentien ?
Hier soir, Aile a mis la main —enfin— sur l’unique copie de « Je rentre à la maison » — film de Manuelo Oliviera— avec l’admirable Michel Piccoli (devenu sosie de feu Gérard Pelletier). Hélas il est bon mais pogné dans un récit bien maigre, dans un rôle bien chétif. La minceur du propos —un acteur en fin de carrière, épuisé, abandonne un téléfim— nous laissait sur notre faim en face du comédien pourtant chevronné. Sarfati, complaisante, y collait quatre étoiles. C’était trop ! À qui se fier, répète-je.
Ensuite ? Fallait nous voir, excités, dans la nuit sur la galerie. Aile à ses jumelles, moi à mon téléscope bien bon-marché. Patate ! Pas de ce météorite en chute libre ! Cri d’Aile soudain : « Je le vois » ! Non, c’était un avion (vers Mirabel ?) et ses clignotants. Déception.
Je lis « les lèvres des Laurentides ». On parle de Saint-Jérôme ! Je m’étouffe dans mon café. Où sont le cou, le poitrail, la bedaine et le… trou du cul des Laurentides. Mont-Tremblant ou Mont-Laurier ? Je retiens mon… cheval.
4-
L’auteure des tomes sur « Julie Papineau », un franc succès de librairie, Micheline Lachance (ma petite camarade du temps de Québec-Presse) baptisait son chien « Papineau ». Eh bin ? Aucun respect du mari de son héroïne ? Avec Godin (ex-reporter devenu biographe bien coté), hippisme tardif, il y eut tentative de jouer « les citadins exiléss en campagnards-cultivateurs. Des tomates. Un fiasco, dit-elle. J’ai songé au peintre Mousseau (Saint-Hilaire) et ses déboires « en patates », au dramaturge Rémillard et ses fromages ratés (Saint-Eustache), aux citrouilles bin maganées de V.-L. Beaulieu (Rawdon ?). Et puis la mode passa. On ne s’improvise pas cultivateur, on l’avait oublié. Ces « retours à la terre » modernes —bien après le prêche des romanciers du début du siècle tel Ringuet— relevaient d’un utopisme sympathique.
Tantôt, céréales avec fraises « ailiennes », café sur café… soudain, violent vroum au-dessus d’une oreille. Je sursaute : un joli colibri m’a frôlé. Hélicoptère myope ? Maintenant plantureuses, la dizaine de corbeilles à fleurs d’Aile est leurs jardins. Plus curieux encore ? Aile et moi cette nuit : rêves de… tromperie ? Ensemble et chacun pour soi. Moi avec un Louise Turcot, rajeunie, qui me harcèle langoureusement. Aile, de son bord du lit, flattée mais prudente, éloigne poliment un Pierre Nadeau la draguant allégrement. « Dans mon rêve, tu étais décédé et j’en étais inconsolable », me dit-elle. Moment de silence. Je me (pré)vois pas mort et à veille d’être cocu posthumément. Orgueil.
La fille de Monique Leyrac, Gyronnay, publie sur des rééditions des longs reportages d’ Albert Londres, un chroniqueur très apprécié du public jadis. Et très méprisé par les collègues-journalistes de son temps. « La littérature » est, hélas, un ingrédient honni en matière de reportages journalistiques chez les puristes du métier. Gyronnay applaudit à fond la nouvelle édition de ses enquêtes lointaines (Chine, etc.). Souvenir : un jour de 1969, Jacques Guay —alors directeur de l’hebdo Québec-Presse—m’expédie en écrivain-journaliste pour un gros congrès politique. J’étais content car il voulait du reportage « impressionniste ». L’espace manquant, hélas, il ne publia que de courtes lignes sur mon séjour en aréna surchauffé. Gyronay sur Albert Londres dira : « d’accord, pas « très documenté » parfois mais jamais, jamais, ennuyeux ». « Et c’est ce qui compte », conclut-elle. Bravo, bravo ! On ne fait jamais appel dans nos joirnaux —on le fait en Europe (Gunther Grass par exemple) et aux USA (Norman Miller par exemple) aux écrivais québécois pour de tels « papiers », et c’est une grave erreur. « Look who’s talking »? Bin oui.
5-
Je vis avec un ange (ailé) ? Vendredi soir, rue du Chantecler, moi à ma bavette aux échalottes,, Aile a ses pâtes aux crevettes et pétoncles —chez « Délices de Provence », du chef Claude— les titres pour mon journal revolent. Ce « À cœur ouvert », m’ont averti des amis, ça ferait un peu tremblayesque avec son « Cœur découvert »à lui. À la télé bientôt. Bon. On change ça. Aile, généreuse, studieuse comme toujours, en devient un torrent de mots (de titres). Je veux aussi consulter les suggestions de mes liseurs. Notre méfiance des titres pouvant être ridiculisés par la critique. Exemple : « Incorrigible ». Je réfléchis qu’Aile, ne lisant jamais mes pontes, manifeste au fond une confiance énorme. Elle a bien raison, non ? Le loustic, dans la rue, l’autre jour, présentation et lui, tout rieur qui y va d’un : « Ah, c’est donc vous ça, Aile ? » Brr…
Saumon revenu ? Anguille retourné aux lieux de ses origines ? Le pape à Cracovie. Il se racontait hier, volontiers, humain à fond, en jeune travailleur d’usine, sabots de bois aux pieds. Lu que des gens tentent actuellement de trouver un boulot dans la contrée de leur enfance. Besoin impérieux ? Tant de monde le font. Force terrible. D’autres, que je connais, ont mis une croix, à jamais, sur ce que Saint-Exupérit nommait : « le vrai et seul pays ». Il a dit : « On est de son enfance comme d’un pays. » J’avais mis ça en exergue à « La petite patrie ». Vérité. Certains, familles démunies, déménageaient sans cesse et n’ont pas de ce lieu précis. D’autres vécurent une enfance si noire qu’ils ont biffé la racine-de-vie « maudite ». Comprendre alors.
Hier au nouvelles, découverte d’une Michaële Jean… défrisée hélas, devenant banale, un air « guidoune » vaguement et l’accent plus « parigot » que jamais ! Dresde en Saxe noyé d’eau : « Florence du Nord devenu Venise », dit l’actualité. Prague ramasse ses boues. En Asie aussi : pluies torrentielles. Ici ? Sécheresse totale dans l’Ouest, ballots de foin —des maritimes et du Québec— à pleins trains de marchandise. La météo en sujet capital partout. Menaces d’ouragan dans le Sud. Aile remonte de ses courses au centre-village : « Clo, c’est d’une humidité insupportable en bas » ! Le lac, petite plaine, amène du bon vent d’ouest « en haut ».
6-
J’ai retrouvé une Bible reliée en cuir noir souple, toute petite et l’ai mis entre Rimbaud et Verlaine à mon chevet. Désir de lire parfois de très vieux écrits, les premiers, à propos des hommes et du destin. Avant les penseurs grecs, avant ceux de Rome, avant Augustin et autres « pères » antiques, il y a eu ce livre. « Le » livre. Aux nouvelles, hier, une Aile bouleversée : « Mais c’est affreux, une maîtresse d’école, jeune, et un concierge d’école, jeune, en Angleterre. Ces deux jeunes enfants assassinés par eux ! À qui se fier ? Incroyable affaire, non ? » Mon trouble à moi aussi. Lire la Bible ? Les premiers sangs innocents versés, racontés.
Quoi ? Aux actualités : Napoléon-le-tueur absent de son tombeau ? Souvenir : visite en 1980 des Invalides. Le chic tombeau de porphyre du « caïd des banquiers » (selon Guillemin) recouvrant d’autres cercueils. Maréchaux en niches de marbre ! Drapeaux pendants aux murs de la noble crypte. Des « vitrines » aux éclairages de « window display », flamboyants. Étonnement d’Aile et moi. Un panthéon pour l’homme de l’impérialisme français. Et il serait à Westminster ? Son valet de pie dormirait dans le porphyre ? J’imaginais, Chemin Bates, son idolâtre montréalais, Ben Weider, bondissant à cette nouvelle !
Ce parisien toqué, Messyan, qui se fit rabrouer partout avec son « complot du 11 septembre » (« Aucun avion de kamikaze tombé sur le Pentagone », etc.) veut aller en cour contre « Paris-Match » qui le diffamerait ! Non mais…
Fabienne Larouche, scripteure et producteure de télé, moque « les corbeaux » —son qualificatif des jurés et ees organisateurs du Gala des Prix Gémeaux. Son ex-compagnon, Tremblay (Réjean), lui aussi, boude le Gala et grogne. Il souhaite que seuls les indices d’auditoire soient le gage « des vertus »pour les lauréats-télé. Oh la la ! Primes aux démagogues ? Aux exploiteurs des goûts les plus vulgaires dans le public ?
La vérité ? Il n’y a pas vraiment jugement des vrais pairs. Les gens doués sont trop pris, suractifs et n’ont pas le temps d’aller s’enfermer et visionner les innombrables produits des camarades. Qui acceptent ce joug pesant ? Le plus souvent des ratés, des semi-ignares, des gens de métier sous-doués —amers, jaloux, ulcérés et mesquins forcément — qui sont en perpétuel chômage par manque de talents transcendants justement. Résultat : déceptions de tous, des oublis graves, des rejets mystérieux, des récompenses imméritées. Abolissons ces niaises « distributions de prix » subventionnées. Le talent vrai n’a pas à être comparé. Jamais. Chaque bonne production est un prototype, unique donc, et ne doit jamais être évalué par rapport à d’autres créations. Il en va de même pour les jurys de Prix littéraires, pour ceux des les bourses et subventions aux écrivains. Une vieille farce.
7-
Esturgeons menacés par cette vaste rivière Rupert —au sud de la Baie James— dont on veut (Hydro-État) harnacher les vifs courants. Souvenir : j’aperçois des poissons longs comme des requins qui sautent hors de l’eau au large de Pointe-Calumet ! Renversé, ébloui, je suis. La mer en eau douce. J’en parle à Paul Arcand aux micros de CJMS. Je m’attire quolibets et moqueries. Je me tais. Ais-je eu la berlue ! Trop de soleil dans les yeux, sur la tête ? Plus tard, je lirai : « Il y a d’énormes esturgeons —« deux mètres et parfois plus »— en eau douce autour de Montréal. Ah ! Mais oui, il y a des esturgeons géants en eau douce. Je n’avais pas rêvé dans ma chaloupe à moteur et ne fus point pas la proie d’un mirage.
Une non-nouvelle : sondage, les Étatsuniens (ils écrivent Américains!) voyagent très majoritairement en pays… anglophones ! Eh ! Leur nombrilisme bien connu. La langue « de césar » en ces contrées. Un chauvinisme culturel ? Xénophobie ?
Trio fatal autour du « bush », le W : Donald Rumsfeld, Condolezza Rice, Dick Cheney. Des va-t-en-guerre (en Irak) dociles, militants ! Colin Powell se méfie de cette… croisade, lui. Des opposants du dictateur Hussein —capable de gazer des Kurdes— hantent Washington, grouillent, calculent, ces temps-ci. 69% des étatsuniens sont pour u-la « force »selon un sondage. Europe et pays arabes sont « contre ». À suivre…suivez « le trio des faucons », ils se préparent, dit-on, pour janvier 2003. CNN salive ! « La guerre comme un divertissement », dit Linus Torvalds.
Mon Dieu, ais-je exposé mes deux enfants aux dangers de l’électromagnétisme ( via les tours de fer d’Hydro-État) en ne déménageant pas vite du Vieux Bordeaux dans les années ‘60 ? De nouveaux chercheurs disent : « Oui, cancer » ! Seigneur, « si j’ara su j’ara pas venu » dans cette impasse Zotique-Racicot… et cela durant plus de 15 ans !
8-
C’était d’un bleu saturé étonnant, samedi : un ciel pur avec d’énormes sculptures mobiles d’une blancheur immaculée. Beauté. Et du fort vent !
Carpe diem, oui, chaque jour suffit sa peine (son bonheur aussi). Lu : « idiot de ramer quand le courant t‘emporte ». Sagesse d’orient ! Je viens de parcourir (on passe de larges pans tant c’est gnan-gnan) un petit livre —son pus récent— de Marc Fisher, alias Marc-André Poissant. Ce jeune cinquantenaire a tenu à nous narrer par le détail, et c’est long, un cheminement spiritualiste à sauce orientale durant la fin de son adolescence. Sept ans d’expériences quasi mystiques. Visions, concentrations la tëte au pored, le jambes au plafonsd et , à la fin, rencontre d’une voyante qui lui baragouine en français approximatif un passé prestigieux dans des vies antérieures. J’ai pouffé de rire souvent. L’auteur de « Le millionaire » un ouvrage qui a connu un succès fort (traduit souvent), passant de Poissant à Fisher, affirme que c’est son testament, son livre important C’est édité chez « Un monde différent, éditeur ». Tu parles ! On se demande s’il veut blaguer en certains passages. Ou s’il veut joindre une (maintenant) vieille vague nommée « nouvel âge » ? Titre : « L’Ascension de l’âme » (grand A hein ?) À quand L’Assomption de Fisher ? Pour faire un monde, faut de tout…Le gaillard est sympathique, je l’ai croisé en Salon du livre, il me semble sain d’esprit et tout… avec cette « ascenseur égotiste » je doute maintenant.
Téléphone : « Venez, École de théâtre, lundi à 17h. On va fêter Buissonneau et sa Roulotte » Encore une fois ? Mystère ? J’irai. Pour Paul. Téléphone : « C’est pour madame Bombardier, pour le studio du trois septembre, je veux vous pré-confesser sur vos amours de jeunesse…Vous voulez bien ? » Je voulais. On a ri. Téléphone : C’est le cousin de maman, Paul Lefebvre. Son opinion est faite en tout. Il va voter Martin à Ottawa et Dumont à Québec. Suffit du P.Q., me grogne-t-il. Il est très inquiet. Il regrette que « Bourgault n’aie jamais pu réunir, réussir jadis… » Sur un ton grave, mon Tit-Paul —du Bout de l’Île— m’annonce en vrai Nostradamus : « Mon Claude, une crise économique effrayante, comme en 1929, va fondre sur nous tous, regarde bien ce que je te dis là. C’est pour très bientôt. » Bon, bon. Je ouatche !
Lu : « tout homme regrette le passé et craint l’avenir ». Hen ? Pas moi. Ni l’un, ni l’autre. Suis-je anormal ?
Corrections : Fantine et non Fanzine chez le Hugo télévisé. Jabert et non Jalbert. Vu de la suite. Mélo total. Et toujours des pubs incessantes. Oui, mépris et des auteurs et du public à Radio-Canada (comme ailleurs). C’est absolument intolérable. « Advil » gueule…oui : « Advil contre la douleur… »,la douleur d’être arrosé de crieurs infâmes. Le ministre de la police (Intérieur) à Jabert : « C’est plus grave de penser que de voler. Oublier ce Valjean, faut plutôt surveiller les étudiants républicanistes, monsieur. » Du bon Hugo là !
Colonisation : Ginette Reno déclare qu’elle est plus à l’aise en anglais que…dans sa langue ! La peur de faire de erreurs. Terrifiant aveu non ? Claire et candide illustration de l’aliénation ici. Tristesse d’entendre cela, grande tristesse.
Hâte de jaser avec ma fille dès mardi midi. Aile : « Vrai, avec les enfants autour, c’est pas facile. Oui, on va pouvoir converser tranquilles ». Sur les enfants, sur l’éducation moderne ? Je nous connais.

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