Le jeudi 5 septembre 2002

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Temps frais mais plein de belle lumière encore aujourd’hui. Très en forme. Est-ce les vitamines (a-b-c-d et e : un comprimé chaque matin) recommandées par une diététiste en juin ? Je crains de trop péter le feu. Envie de stopper ce supplément. Hier matin, retour aux Shops Angus, à l’est de Frontenac, sur Rachel, pour jaser sur « les filles » avec Denise Bombardier. Ça passera quand ? On ne sait jamais. « On vous préviendra ».
« Pis, comment ça s’est passé »? Question rituelle d’Aile. n ne sait pas vraiment. On se jette à l’eau. « Attention, silence, ça tourne. Moi le grand bavard je placote. Non, je ne sais pas. En studio ce n’est « très bon, bravo, excellent ». Moi ? Pas si certain. Ma crainte d’avoir été impudique un peu. Surtout de paraître « faraud », trop content du jeune homme (moa) qui « pognait » tant avec les files. Peur un peu. Bof…
Aile me revient en après-midi toute heureuse d’avoir acheté une doudoune (?) et un manteau d’hiver. Elle refuse de me dire les prix ! Ça m’amuse, j’insiste. Elle s’obstine : « Toi et ta manie de toujours dire à tout le monde combien tu as payé pour ceci et pour cela, c’est con ». A raison. Manie ? Un gêne… de ma môman-la-terrible-barguineuse de la rue Saint-Hubert qui disputait ferme les prix et puis se vantait de ses aubaines ? Aile me dit : « C’est réjouissant, j’arrive du centre-ville et partout dans les magasins on m’a parlé seulement en français ». On revient de loin, comme moi, elle sait comment l’anglais (langue d’une minorité raciste ) triomphait partout jadis quand nous étions des jeunes gens. De 1955 jusqu’en 1971, ce quartier centre-ville était notre quartier de jour, Radio-Canada installé entre de Bishop et MacKay. Un jour, avec des camarades —cela fit la « une » des journaux— on bloqua un grand restau populaire en refusant de parler anglais aux serveuses unilingues « bloke ». Affolment partout des gérants. On laissa des dictionnaires miniatures (bilingues) en quittant la place à 15 h de l’après-midi ! Le lendemain, petites annonces dans les journaux. Murray’s se cherchait des ouaitresses « parlant français ».
Denise B. me dit en salle de maquillage : « veux-tu rencontrer mon nouvel homme ? » Mais oui. C’est un grand et joyeux gaillard qui enseigne la littérature québécoise à Dublin ! Un homme charmant. Il a aimé mon « Maman-Paris.. . » et m’apprend que là-bas (Angleterre, Pays de Galles, Écosse, nos fonctionnaires en « commerce et culture » détestaient à fond ce roman si moqueur envers ces bureaucrates à l’étranger. J’ai ri.
Courriels fameux dernièrement. J’y reviendrai. Le souper s’en vient. De l’ironiste Marleau, de Michelle Temblay « la moman débordée, de G. Tod (oh lui, il va en manger une !). De cette « Miche » —60 ans— qui n’en revient pas de mes encouragements…c’est qu’elle a un sacré bon talent de mémorialiste, aussi de mon cher fils et de David, mon petit-fils l’aîné…
Pità au poulet à la grecque ce midi…yam !
Et Aile qui me dit : « C’est servi ! » J’y cours .

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