Le mercredi 25 septembre 2002

Concert concept 7 arts-scènes Petite Patrie
Président d’honneur: Claude Jasmin
Musique: Luc de Larochelière + Le Grand Choeur Montréal
Expositions des aquarelles de Claude Jasmin
au profit de la Paroisse St-Arsène et la Maisonnette des parents
Le 14 octobre 2002 20h

1-
La météo se fait docile au calendrier. Dès le 22, temps frisquet. Sortie des blousons. Remisage des maillots de bain. L’automne officiel débute. Ce matin, comme hier, beau ciel bleu tout ennuagé et cette froidure dans l’air.
Coup raide sur la tête hier après-midi. Pierre Graveline (un de mes éditeurs) me dit : » non ». On ne fera pas, Claude, cet album espéré avec vos illustrations et la ré-édition de « La petite patrie ». Je ne lui en veux pas tellement. J’ai rêvé de trop ? Graveline m’explique, très aimablement, que leur maison (Sogides, Ville-Marie, Typo, etc.) n’a pas d’expérience en ce type de livre un peu luxueux. Ne croit pas à un bon succès de vente. Ce qui est probable. Qu’en « poche », pas cher donc, le livre fonctionne fort bien et que ça suffit. L’exposition et concert de Francine Ladouceur, lundi le 14, à l’église Saint-Arsène, rue Bélanger va se faire sans que l’on puisse promettre aux acquéreurs que leurs images seront dans un bel album édité ! Eh ! Je téléphone vite ce maudit « pépin » à Francine. Elle garde sa bonne humeur.

Il me reste quoi ? Cet artisan-éditeur, René Jacob, pharmacien et auteur, de Saint-Georges-de-Beauce. Il veut travailler avec moi. Il a édité des livres illlustrés de Clémence Desrochers. Il m’a fait parvenir hier des exemplaires ici. C’est joli. Bien modeste. Il n’a visiblement pas les moyens d’un Sogides, géant des livres ici. Je vais lui écrire.
Folie ? J’avais cru à une sorte d’hommage, de généreux « salut » à bibi, de la part de Sogides en me disant « oui » à mon album rêvé; après tout, « La petite patrie » comme « Pleure pas Germaine », rapportent bien des sous au… géant et depuis des années ! Tant pis ! Je me consolerai. Pas mon genre, de passer par dessus le directeur Graveline et d’aller brailler, protester, insister chez le PDG, Pierre Lespérance : « Sans coeur, vous me devez bien ça, etc. » Non. Je me consolerai.
2-
Demain matin, être au Musée des Beaux-arts avec un de mes tableaux et assister au lancement de la série télévisée : « Tablo » pour ARTV. Après filer avec Francine chez l’encadreur « un macaroni merveilleux », M. Bambino, à Montréal-Nord, avec mon portefeuille géant des 40 illustrations —à reprendre penaud, piteux, chez Graveline— de « La petite patrie » pour cette expo-concert du 14.
En fin d’après-midi, ne peux me rendre à l’UNEQ, rue Laval, pour le lancement des « Mardis-Fugère ». Hâte de passer sous cses fourches (caudines?) au Centre culutrel Frontenac, rue Ontario, est bientôt. Hâte aussi d’entendre la « divine Miller », notre Sarah à nous, lire mes textes.
Coup de fil au poète-graphiste Robert DesRoches, travailleur pour de « Les éditions Trois-Pistoles », à Montréal. « Ah, Caude, sais-tu qu’on va faire deux tomes avec ton journal. 800, pages en un seul volume, ça tient mal en reliure ». Bon, bon. Deux tmes…Hum, le lecteur va-t-il marcher là-dedans ? Ça ira dans le 40 piastres (20 tomates chaque brique !), je suppose pour mon « À cœur de jour ». Brrr….Peur !
Le mag « Âge d’or » me revient. Encore d’autres photos. Celle de la couverture du journal. Un « donquichotte » comique ! Des photos de mes tableaux…Ça m’énerve. Fixer des dates. Une heure. Prise de sang urgente pour voir si mon méchant cholestérol diminue. Denturologue bientôt. Ouf !
3-
Mon Marlou-Marleau me couriellise :il m’a vu faire le comique ave Paul Houde chez « Tous les matins », vendredi. Il s’est bidonné. Il joue l’épaté. Veut me rédiger des textes de « stand up comic », dit que j’ai (encore) de l’avenir. Il me nomme : « polémicomique » ! Ô le tannant amusant !
Hier, rentrés de Montréal, Aile et moi, au soleil intermittent, sur la galerie, défrichons des journaux en retard ! Une tonne. Dans « Voir » Martineau cogne et s’enrage sur ceux qui, comme moi, souhaitent l’uniforme dans les écoles. Il est dans les patates avec ses « l’injustice est là pour rester, l’uniforme ne cachera pas l’injustice (enfants riches et enfants pauvres) des classes sociales »; à la fin, en jeuniste odieux, il tonne… « que les vieux voient à leurs dentiers et fichent la paix aux riches parents de jeunes écoliers ! » Puant ! Tout le monde vieillit et il lui faudra, à lui aussi, des prothèses …comme les miennes ! Cependant, plus haut, il dit que les parents ne savent pas dire « non » aux caprices des petits gâtés-pourris. Là-dessus, je le suis à plein ! La peur idiote de ne pas se faire aimer de ses mômes est néfaste. L’enfant a besoin de cette sévérité pour se construire, savoir au pus tôt qu’il devra se débattre sans cesse dans la vie réelle pour assouvir ses…caprices. C’est formateur.
Hier midi, visite chez mon audioprothésiste (ô prothèse maudites, nauvrage du temps, vieillir !), rue Fleury. Prise de moule de mon creux d’oreille. Quoi ? Ce sera 2,000 piastres, viande à chien ! Hier après-midi, Aile : « T’as pas envie de fouiller de nouveau le rivage pour retrouver ton bidule, non ? » Non ! Téléphone le matin de la « Great-West », assurances de la CBC-SRC : « On vous donnera 250 tomates pour cette perte ». Merci bin ! « Maudite marde », disait Angèle Coutu devant son ostin-de-beu d’époux.
4-
Lundi, un « 5 à 7 » bien lourd rue Saint-Laurent dans ma chère Petite Italie. Inauguration du presbytère (ex-Saint-Jean della croce) pour « La maisonnette… » de Sœur Gagnon. Plein d’officiels. Échevins, députés etc. 15 discours en ligne ! Ouash ! Magnifique local pour les démunis (mères et enfants) de « La petite patrie ». Dire que quelques célibataires en robe noire disposaient d’un tel vaste chic manoir ! Honteux ! Le lendemain de ce pesant cérémonial, studio avec Houde et Bertrand. Je raconte le faux trésor de pirates imaginaires enfoui au parc de la Visitation. David, l’aîné de mnes cinq petits mousquetaires, me dira en riant, il a maintenant 20 ans : « Ô papi, tous les mensonges que tu nous a raconté, ô ! » Toute l’équipe vient me féliciter par la suite. Un jeune chroniqueur (spots) se colle, se penche sa tête sur mon épaule :il me veut en papi menteur ! Il attend un enfant et me dit : « vous venez de mettre de la grosse pression sur mon père, futur papi ! » On a ri. Croisé : Jacques Boulanger, vieilli et rsté jeune, France Cael, toujot de belle humeur, Louise Forestier. Elle fera « les livres ». Ayant donné dans ce domaine, je lui donne un conseil : « Ne jase pas trop du contenu d’un livre que personne n’a lu encore. Parle de l’auteur, pique la curiosité et ensuite, tu « plogues » son livre récent ». Le public de la télé n’est pas librairomane forcément. Contente de mon avis, semble-t-il.
Mardi prochain je veux raconter le grands bonheur des « farces et attrapes » sur les enfants.
La bonne petite bavette saignante, aux échalottes, à La Moulerie hier soir. Ils ont installé de gros becs à gaz dehors ! Réchauffement garanti de leur terrasse.
5-
Quand je promène nos visiteurs, je montre l’ex-demeure du papa de Claude-Henri Grignon, mon ex-voisin. Aussi, en arrière, la maison pour les garçons qui ne s’entendaient pas du tout avec la belle-mère. Le tunnel pour communiquer avec le père du « père des Belles-Histoires », un puissant agent des terres (comme Séraphin !), gros marchand dans l’immobilier. C’est devenu « Hudon-fleuriste ». Boutique utile fameuse que je ne fréquente pas assez. Pauvre Aile ! Mon voisin Maurice a transformé, lui, l’ex-maison du notaire du Docteur Grignon (Le potiron), conservant les pièces montées sur mortier.
Chez Lattès éditeur, lu un livre vivant sur la mort vue de près. « Pompier de Manhattan » de Richard Piocchiotto, est le récit candide (et bien patriotard) d’un rescapé miraculeux de l’effondrement que l’on sait. Lecture étonnante. Instructive sur un « simple » new-yorkais ordinaire. Hier soir, chez Thierry Ardisson, un autre rescapé —businessman venu de France— du 11 septembre, parlait du même sauvetage. Effrayant voyage au bout de la nuit ! Il a cru devenir fou ce matin-là. Il en a fait un livre : « 47 ième étage ». On a revu Marc Labrèche faire sa fausse « fausse-entrée » en studio Et on a pu constater la censure du bonhomme Ardisson. Plus de « j’ai de trop grosse fesses », plus de « ah, vous baisez moins qu’avant monsieur Ardisson ? », etc. Tripotage du ruban !
Des choses vues nous hantent. Ainsi, je repense à Claude Jutra. Brillant « fils à maman ». Père médecin. Mère aimée mais veut s’accaparer entièrement du son fils prodige. Homosexuel non assumé. Le film de Baillargeon, télévisé, y faisait des allusions claires. Un jour, accident grave, « en vespa », dommage collatéral à venir ? On ne sait trop.
Cette mère « dérangée », Rachel, rencontrée jadis. J’avais vingt ans. Elle m’achetait un joli « service de terre cuite » —carafe et des gobelets en grès bellement émaillé—, un premier achat pour l’élève qui achève son cours de céramique. C’était à la galerie —prestigieuse— d’Agnès Lefort, rue Sherbrooke près de Guy. J’étais pas peu fier. Les Jutras étaient reconnus comme « collectionneurs d’art » réputés. Pourtant, je regrettais cette vente car j’ aimais mon service à liqueur fine. On ne parle jamais de l’attachement du créateur à ses produits. Cela existe bel et bien, vous savez. Fou non ? J’aurais bien voulu le garder pour moi.
À cette même (1950) époque, les designers (exilés de France) de la rue McKay, Guenters et Villon, m’encouragèrent aussi en m’achetant quelques pièces de céramique. Je me disais : « ça va marcher mon affaire. J’aurai des tas de gros clients un jour. » J’ai déchanté et vite. L’échec de l’écurie-atelier de Sainte-Adèle (1951). Sans « La Roulottte » de Buissonneau (1952), serai-je devenu un de ces nombreux artisans-quêteux ! Longtemps ? Ne sais pas.
Jutra, lui, est un « gosse de riche » donc. Mais faire un film c’est autre chose que faire une poterie. Il y faut des fortunes. Ce sera donc les demandes de subventions et les attentes, les refus, à la fin, les échecs. Ce sera un homme encore jeune, atteint d’une maladie épouvantable : ne plus même se souvenir comment tracer un 8 ! Un jour, désespéré, le bourgeois-bohémien du Carré Saint-Louis s’achète une fiole de cognac et s’en va voir l’eau couler sous le pont Jacques-Cartier. L’appel du… large. Du vide. De l’oubli total. De l’éternité. Le cinéaste « décoté » va sauter. Fin. Triste, très triste histoire !
6-
Vu, à TQS, « Tension ». Pacino et De Niro :un flic et un bandit. Deux hénaurmes vedettes réunies. Bonne histoire. Bien ficelée. En 1995, Michael Mann réussit ce « face à face » qui fera florès évidemment. Héla, paquets de pubs criardes. À un rythme grandissant une fois le public bien appâté n’est-ce pas. Une honte !Grossier modus vivendi. Intolérable. Ouvrage charcuté donc. Les cinéastes du monde entier devraient agir. S’unir. Changer la donne. La réclame au début et à la fin d’un ouvrage cohérent. Refuser la charcuterie immonde. Faire stopper ce carnage.
Foglia, cette semaine, clame sa haine des (si jeunes) hommes-bombes de la Palestine et aussi l’empiètement des « colonies » juives. Bourgault, avant-hier, même détestation. L’ONU bafouée ! Que faire ? En ce moment, hyper-suspense : Arafat isolé dans son bunker démoli. Étonnant, en septembre 2002, tout le monde désormais ne sait plus vers quel bord pencher. Deux nations :l’une bien armée, riche, défendue, soutenue par USA et alliés, l’autre, perdue, découragée, vouée aux assassinats de civils innocents, aux portes de l’auto-suicide ! Misère humaine ! D’heure en heure, télé guettée, nous surveillons cette affaire affligeante : exil ou mort d’Arafat !
Dire une chose embarrassante : v rai que l’ on et nombreux (intellos, écrivains, etc.) à nous taire. À nous retenir. Il y a la « cause sacrée ». Ne pas nuire à la naissance d’une patrie. Oh oui, s’empêcher de critiquer parfois. C’est très difficile. Nous avons hâte d’ être libérés. C’est une position intenable à l’occasion. Quand on se veut un esprit libre. Une fois le pays installé, hâte de redevenir ces critiques de tous les pouvoirs abusifs. Est-ce que je retrouverai cette liberté entière avant de mourir ? J’en doute certains matins. Mais bon, la Grèce, par exemple, colonisée, dominée sans cesse, a dû attendre six fois cent ans pour obtenir sa liberté. Patientia ! Ce qui est surprenant ? Nos Grecs d’ici —comme nos Israélites— ne soutiennent pas le diable notre combat depuis 1960.
Vrai que le public a été très mal informé —affaire Concordia dans tous les médias— sur le personnage Nethanyaou, contre les accodrs de paix sans cesse. Un adversaire farouche, agressif—pire encore qu’Ariel Sharon (!)— des Palestiniens. Alors, tous de s’écrier : « honte à ces manifestants, empêcheurs de démocratie » ! Les Juifs d’ici le visage voilé hypocritement ! À 18 h. propos éclairants d’un jeune politisé à « Ce soir ». À 22 h. le Téléjournal et…disparu ce témoignage gênant ! Censure organisée ! Peur du lobby bien puissant des Juifs ? Clair. Oui, très clair. Ma honte parfois de mon « alma mater ».
7-
Une Moricette, bien nonoune, samedi, dans La Presse se vante, sur quatre longues colonnes, d’être bilingue (pourtant pas de quoi se péter les bretelles !) — ou même quadrilingue— et approuve à 100% pour 100% le plan —libéral— d’enseigner l’anglais —entendez l’américain— dès la première année. Bouthillier de la SSJB l’a remis à sa place hier matin, avec raison. Quand ces zélateurs de l’ « amerloque linguage » vont-ils saisir les nuances ? Ici, aux portes de l’hyper-puissance, ce n’est pas comme apprendre l’english à Paris, à Rome ou à Berlin, ici, le français est fragile, (7 millions d’habitants) en voie de rétrécissement. Les jeunes ont du mal à bien savoir leur propre langue, pollués qu’ils sont sans cesse par la culture populaire gigantesque du voisin géant (280 millions d’habitants).
Plein d’experts linguistes qui affirment qu’une « langue autre » ne peut pas bien s’enseigner (et s’apprendre) si on ne possède pas bien d’abord sa langue à soi. Cela fera des baragouineurs mous de deux langues différentes. Cette infirmité fera que sans pouvoir penser, inventer, calculer, clairement dans une langue, le handicapé va foirer dans tous les domaines ! Clair, non ?
Après ce pathétique portrait de Jutra, on jasait cinéma, Aile : « Jamais, jamais je ne pourrai oublier cette scène muette dans « Faut sauver le soldat Ryan », une mère campagnarde voit arriver des voitures du gouvernement sur le chemin de terre. Elle devine, sait tout, son fils s’est fait tuer au front. Elle s’écroule en silence sur sa galerie. Pas un seul mot. C’était fantastique. » Elle a raison, je trouve. La force de cette séquence : extraordinaire. Pas une seule parole.
8-
Robert Dole, né à Washington, 25 ans au Québec, signe : « Mon Allemagne », (il y a eu « Mon Afrique » de Miss Paré ) où il a vécu. Il dit : « Lisez Mathieu 25 :Jésus y est délirant et parano ! » Eh bin ! Je monte chercher ma mini-Bible (dite de Jérusalem). Je trouve le 24…et pas de 25 !!! Bizarre ! Censure ? Je chercherai ailleurs ! Dole jase schizophrénie, « Jésus en aurait souffert » ! Il parle aussi de bi-sexualité. Cout’ donc, naître à Washington trouble le cerveau ou quoi ?
Aile : « Ce Le Bigot des samedis et dimanches matins, la radio à son meilleure ! » Vrai qu’il y a un rythme d’enfer. Vrai que l’aimateur y est disons… directif en diable. Faut absolument ?
Aile vendredi soir. « Cloclo, faut la trouver même s’il fait noir ». Quoi donc ? Une de nos tomates. Je la vois. Vas-y. Va me la chercher. Je descend l’escalier de la galerie. Toute petite tomate chétive. Rongée. Racoon errant ? Écureuil grandi… venu peut-être de la troupe printanière du plafond ? Bon chien, je ramène le fruit gringalet. Est contente. Je l’aime. Elle voit le trou dedans. « Ouash, jette ça ! » Non. Je coupe le bout ravagé et je me suis fait un sandwich. Avec arrière-goût d’écureuil, je veux dire de pinotte ! J’aime arroser :une fois dehors, à la noirceur, j’ai arrosé un peu partout. On dit qu’il faut de l’eau avant les gels de l’hiver. Il y en aura. Ça me calme, ce jet de boyau…Non, faut dire de tuyau, paraît.
L’excellent acteur, Luc Picard, pas bien fort chez Homier-Roy, première de « Viens voir les comédiens ». Table montrée vainement en contre-plongée pour faire posat-moderne, éclairage affreux sur l’animateur le transformant en Méphisto-Dracula. Le son déficient. Pas de chronologie captivante. Picard verbalise pas trop bien sur son métier. Aile : « C’est le gros pépère Lipton à « Inside Actors Studio », mon meilleur ! » Elle a raison jusqu’ici. On verra avec le temps.
Téléphone de Francine : « me faut une page de votre plume pour le « programme » du lundi 14 au soir. Et votre photo. Demain, cher l’encadreur Bambino, apportez-moi ça. Pis, pas trop magané par ce refus de votre album ? Il fait beau soleil, non »? Je grogne faiblement. Et ce soleil, je sors le dévisager un peu avant le souper.

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