Le vendredi 22 novembre 2002

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La lumière si pâle de novembre encore ce midi. Une fine pluie tombe, invisible presque. Bof ! « Dès le 20 décembre, les jours vont rallonger », me dit Aile. Patientia ! Le téléphone sonne et, valet, vous décrochez. Je déteste le téléphone si j’aime bien les courriels, les mél ( commande Paris,oui, avec accent sur le e). « On vous veut au « Canal Vox » pour raconter « le grand-père », ça vous dirait de venir chroniquer ? » Ma foi, ces recherchistes « vidéotron-iques » ne regardent pas T.L.M. à la SRC ? Y aller pour recycler encore mes anecdotes comiques du papi esbaudi par les enfants candides ? J’ai dit « oui », j’aime tant jaser en public, au monde. Un fou ?
Autre appel : « J’ai fait une gaffe, je vous ai posté la cassette de votre passage à « Tablo »,, fallait pas, on va me chicaner ». Je voulais vous poster la bande des « chutes » tournées chez vous cet été (des retailles), vous l’aurez plus tard. Faites semblant de rien…Okay ? » Je rigole et la menace : « Je visionne ça et je téléphone pour révéler du contenu à Dame Cousineau… ». Elle rit.
Appel autre : « Faudrait venir « pré-enregistrer » —par avance— des chroniques à T.L.M. car il y aura le long congé des fêtes. D’accord ? Aurez-vous des idées ? » Oui, demoiselle, oui, je me fouille.
René Jacob, hier, au téléphone. Désolé de notre non-rencontre samedi. L’éditeur beauceron (les Lilas) lui aussi n’estime pas trop la grosse foire commerciale du Salon, Place Bonaventure. En colonne des lecteurs, un quidam a porté plainte conte la longue déambulation « pré-portique » là-bas avec escaliers sans cesse. Avait bien raison. Jacob a relu « La petite patrie » et est enthousiaste. Me demande un document officiel, signé, de « Typo-Graveline-Sogides » pour le projet de cet album illustré qu’il a très hâte de publier. Chaud au coeur, cet enthousiasme d’un éditeur-artisan. Faudra que je ponde une vingtaine de « magnifiques » aquarelles. Y arriverais-je ? J’ai parlé à Jacob de « dieux qui descendent… Ou pas », il a ri et se dit d’accord. Touchons donc du beau bois de bouleau noir laurentien !
Cette nuit, un rêve curieux : scène de soir, lampadaires partout, réverbères aux cottages tassés de Bordeaux, Aile, curieux, vit avec moi dans mon ancienne banlieue du temps où j’élevais mes deux enfants, plein de monde sur les balcons (comme dans Villeray !), on a gardé un enfant mongolien (!), on nous remercie de cela, j’ajuste mal un tuyau d’arrosage, ça pisse partout sur la galerie d’en arrière, j’arrose des voisins et Aile, protestations, ma gêne, tantôt c’est le jour, tantôt c’est la nuit, rêve bizarre, je lave la décapotable Chevrolet, des voisins ricanent, me montrent du doigt, pourquoi ? je n’en sais rien, un défilé s’amène dans notre rue Zotique-Racicot, des anglos (?), une parade d’enragés (ai lu du Lester, Livre noir, avant de me coucher), ça marmone des
imprécations confusément, un reporter pend des notes sur ce curieux pèlerinage, il note de noms, Aile me dit : « il confond les gens, fait des erreurs, va le corriger, c’est pas Roch Voisine c’est Rivard qui parade (souvent Aile me corrige ainsi), on me fait des menaces soudainement, je veux fuir, avec Aile, en cabriolet, mais la rue est bloquée… Je me réveille.
Lu un article : la lassitude du je-me-moi dans les livres. Je m’ausculte. Moi ? Mes nombreux récits sur Villeray : du je-me-moi ? Non, j’ai publié au fond sur les autres, mes jeunes amis, le pittoresque voisinage, la nombreuse parenté, les petits métiers de jadis, etc. Non ? Tremblay a fait de même, non ? Et ce journal ? Du je-me-moi ? J’espère que non, j’en ai déjà jasé, souhait d’imaginer les lecteurs se sonder les coeurs et les reins face à mes opinions, distinguer, jauger, faire des différences. Exciter le lectorat à d’incessantes comparaisons avec ses goûts, ses tendances, ses jugements. Bof ! Le Grec sage : « pour comprendre l’univers, le faire passer à travers soi ».
Dans le « Bouscotte », tome 3, au titre vraiment anti-commercial, Aile toute étonné par les terribles attaques et acerbes critiques « hors intrigue »…Sur par exemple, Michel Tremblay et son fidèle Brassard, toit ce clan, exposé comme des fumistes ! Sur la vadrouilleuse Francine Grimaldi : paf ! Massacre de cette dévouée échotière !
J’ai glané moi aussi, dans ce tome 3, d’étonnantes vives et cruelles critiques qui sont mises dans les bouches des protagonistes « bouscottiens ». Et qui sont sans doute les opinons du romancier. Grand risque. Jamais, romancier, je n’ai osé faire cela. Cela ne devait pas se faire, il me semblait. Balzac, Hugo et compagnie, au 19ième siècle, s’y adonnait souvent, moi j’étais du côté des romanciers étastsuniens : pas le temps…pas de place pour opinionner quand on se coule à fond dans des personnages romanesques. Eh !
C’est un manège inusité, étonnant vraiment. Un effrayant défouloir au travers— TRUCHEMENT— des personnages inventés ? C’est pas plate, oh non, jamais, mais embarrassant de le voir se servir du roman en cours pour y faire aussi—quoi ?— l’essayiste ? S’il avait une chronique régulière dans un « canard », s’il tenait journal publié, ferait-il usage de ce stratagème ? Un truquage, non ? Faut que j’en jase un jour prochain avec mon Victor.
Gazette du matin : presque 50% de femmes dans les quincailleries désormais. Aile : « Eh oui, les femmes doivent remédier à la paresse des hommes actuels ». Bang ! Elle rit. J’avale. Mon cher Théoret —où hier je dénichais une poignée de valise pour ma machine à péter— va-t- il fermer boutique bientôt : on dit que les Rona, Home Dépôt et Cie amèneront à la faillite les petits quincailliers. Misère ! J’achetais aussi des graines : des fines et des grosses pour nos deux mangeoires —sorties pour l’hiver. Bienvenue oiseaux en tous genres sur notre galerie. Hier, je chassais les écureuils —noirs et gris— accourus, les saudits rats voltigeurs !
Aile partant aux courses quotidiennes : « Tu as reçu la « cassette-Tablo » ! Je descend visionner la chose qui sera télédiffusée fin de ce mois à Artv. Huit petites minutes pour cette longue journée de tournage cet été, j’enrage. Facile alors —montage— de faire ce 8 minutes ! Paresse ! Imprévision, manque d’un plan préalable. Mode actuelle ?
Le ministre Ménard aux écoliers : « Dénoncez, dénoncez, les enfants, soyez tous des stools ». Je lis : « Un écolier sur deux est taxé ». Je lis cela, je dis « Un sur deux » ? Aile : « Oui, oui, l’autre est le taxeur » ! Souvenir : à l’école, rue de Gaspé, jamais eu envie de « stooler » Michel Labonté, un démon méchant. Oh non ? Le fuir, me tenir loin de ce batailleur enragé, ne pas le regarder dans les yeux comme on doit faire avec les chiens furieux. Dénoncer ? Ah non, empirer la situation ? Non.
Hier soir, au bout du téléjournal, une Aile catastrophée, effondrée. « Mais Claude, ça va mal partout, partout, en Cisjordanie comme ici » ? Vision espagnolisante ? Qu’elle tient de sa mère un peu De Gratia par sa mère à elle ?
À « Points chauds », sur T.Q., excellente émission, très instructive, sur l’Indonésie — pays aux cent langues, aux cent ethnies, débarrassé « des militaires partout » pour « s’islamiser » dorénavant. « Les pauvres y trouvent une espérance », disait un invité, « les pauvres via toutes ces écoles coraniques —à milices hélas — y trouvent une structure de vie ». Ces « curés » de Mahomet installent des services, des refuges, servent des repas, ouvrent des cliniques…
Et je songeais : toujours la même histoire, le procédé malin, pareil partout, derrière les impérialistes de toutes sortes (Hollande, USA, Angleterre, France) visage de pieux et bons saints, souvent sincères, les braves pasteurs protestants, les héroïques missionnaires cathos (mon oncle Ernest en Chine !) …D’abord du social et puis le…fanatisme ensuite ! Soudain : une disco bourrée de jeunes touristes jet-set à Bali —la moins musulmane des places, tiens— qui saute ! Un expert : « Partout dans les ex-colonies se libérant, il y a eu l’essai du socialisme d’abord (de toutes les gammes) les échecs, le désarroi des Philippines à Java, du Congo à l’Algérie, alors la religion de l’Islam est venue prendre la place, remplir le vide ». Le capitalisme mondial, le monde industriel occidental s’énerve. Répressions : en douce ou en raideur partout. Ainsi naît un réseau terroriste « Jama Ismalia » en Indonésie, frère de l’autre réseau.
À T.Q. hier soir donc des propos clairs avec des experts sur cette région « aux mille îles » qui prospérait pas mal avant le « krach » asiatique. Comme cela fait du bien de s’éloigner des « damnées deux minutes » aux nouvelles. Même soir, au « Grand blond », à ce propos, Daniel Pinard gueulait, avec raison, contre la vitesse pour comprendre le monde en chamailles. Disait qu’il avait quitté CKAC pour cette raison : « assez d’un maigre cinq minutes pour expliquer ». Bravo !
Mon beauf’ Albert, le bon sens incarné, applaudit la « sortie de studio » du chrooner Pierre Lalonde à « Tous les matins », hier. J’en suis. Je le dirai en ondes si j’en ai l’occasion. Déboussolés, les programmeurs foncent dans tout : pénis, vagins et tutti quanti en épices frelatées. Le sexagénaire Lalonde n’en revient pas de découvrir ces excès niais au sérieux réseau français de la CBC. La dure lutte pour capter les auditoires fait ces ravages. Pas d’autre motif, croyez-moi. Comme au théâtre déserté, je l’ai dit, viendra une actrice qui mangera sa serviette hygiénique sur scène pour attirer le…bétail ! Comme en roman, s’amène une « call-girl » en « chicane freudienne avec papa » relatant sa lubricité monnayée avec clients clandestins. Pardon ? Nelly Arcand son nom ? Ainsi va, partout, la course commerciale en secteur « cul »-turel. Tiens, envie de lire le « Sainte-Thérèse » (Fides éditeur) de Fernand Ouellet pour me laver l’esprit.
« Chercher le vent », roman du fils Vigneault, obtient un autre prix. La longue partie Louisianaise de son roman est fort bien menée. Du bon talent. Il a le Prix de… « l’Académie française » de Montréal, patron Jean Royer, le poète.
Ce matin, Depardieu (La Presse) crache sur « La méthode » si cher aux Lipton de New-York. Il est un « naturel », « je joue comme je vis », dit-il, sans se prendre la tête. Bravo ! Le Gérard célèbre se moque aussi du « Dogme » des cinéastes scandinaves. « J’aime les beaux éclairages, les décors organisés », rafraîchissant d’entendre cette vedette immense (pas juste au physique) : « surtout ne pas se prendre au sérieux, ni pour un autre ». Il fera enrager les théâtreux- profs « à sondages de tréfonds à complexes ».
Un « junkett » —lire : tous frais payés, avion, hôtel, vins et bouffes, pour le reporter— a permis cet article. Même chose pour les pages de pub gratuite pour le nouveau « Harry Potter » ou pour le énième « James Bond ». Les cinéastes indépendants pauvres d’ici ou d’ailleurs ? « Allez vous licher » ! Pas de fric pas de complaisance en somptueux pré-papiers. Infinie tristesse !
Woodward (Wahington Post) dénonce le gaspillage bushien : « ce fut 70 millions (70,000,000$ US) de l’argent public des étatsuniens taxés pour acheter des Talibans (mal repentis) et des Chefs de guerre (en rivalité). Et le Bin Laden qui jase encore sur ruban pour menacer tous les infidèles de la planète même ces faux-jetons arabes qui osent ne pas le soutenir. Grand résultat ! Grosses ventes de clôtures-à-alarmes sur minuterie, de pistolets « at home », de mini-caméras partout, de milices en tous genres, de vigiles partout, de gardiens pléthoriques aux douanes, aux aéroports, partout, partout. Et le tout-puissant « lobby des armements » fonctionne à mort ! Le fric coule ! Ces industriels adorent le Bush « faussement » hystérique. Un crétin mais aussi un bon ami de Chrétien. « W » voit sa caisse électorale très bien renflouée, il est fin prêt pour le prochain match démocratik !
Ma fille passait chez nous hier matin en coup de vent : elle allait aux massages (prix gagné à Saint-Arsène )du fastueux sauna de l’Excelsior voisin. Je songe parfois à me faire bichonner un bon jour. Je suis trop dur pour mes vieux os. Oui, une bonne fos, m’allonger et dire : « allez-y, frottez, huilez, graissez, soignez-moi ! De la boue, de algues pourries ? Pourquoi non ? Aile, inspirée par Éliane ?, part visiter un spa de Piémont et me revient avec la liste des prix pour ces exercices variés. J’irai au Chantecler en face dès décembre. Pas cher. Il y a une piscine si pas de vélos stationnaires et haltères sophistiquées, ce que j’aime avant tout, nager.
Pendant que je m’étonnais devant une longue liste de magazines d’ici, propriétés de grosses riches compagnies —Quebecor et autres Transnatinaf Corp.— subventionnés (non mais…) par Pôpa-Providence ( avec notre argent), les Sept-Jours, L’Actualité, Châtelaine, Coup d’œil, Pince ce sans rire, etc. Pendant dix ans, devoir de stopper les « US, mags », racontait l’article, une manne ottawaïenne était distribuée et les businessmen en faisaient ce qu’il voulait..eg bien, déjà sur le cul, j’écoute que « Cinar » la voleuse, la tricheuse, redevient « persona grata » et peut quêter les bienfaits d’Ottawa de nouveau. Rozon —le bon samaritain de frauduleuse-Dame-Charest— il me semble, répétait au Martineau de T.Q. que enquêtes et procès n’étaient pas finis !
Un monde hein ? Ce monde me rappelle qu’il y a des écrivains malins qui savent, eux aussi, comment remplir les formulaires et comment et avec qui « s’acoquiner » pour jouir de subventions, bourses et voyages « kulturels » à l’oeil. Un monde hein ? Encore ? Je lisais hier des tas de sigles où les « parteux de compagnies » (villes et campagnes) peuvent obtenir du fric public. Les tétins de la Grosse Pourvoyeuse (nous tous) sont à sang ! Je me contente, moi, de payer impôts et taxes. Comme la plupart des nigauds. Bien con, je reste complètement allergique à ces façons de sucer sans vergogne le trésor commun devant soutenir avant tout éducation, santé, transport essentiel (routes). On ne se refait pas : je tiens de mes parents, pas riches mais dignes, qui refusaient l’aide publique jusqu’à se priver du nécessaire; comme la majorité des citoyens…Honnêtes, eux.
Aile très fâchée contre moi, hier. Douleur. Au dessert du souper elle me raconte ses problèmes —abandonner ou non des soins pour ménopausées— paraït que j’ai fait des « airs ». Sa colère ! « Insensible va » ! Je proteste. Rien n’y fait. Très fâchée, bouderie qui va durer toute la soirée. « Tabou » terminé —où le poète-chanteur Claude Léveillée a bien montré son immense talent d’acteur (Aile, yeux mouillés)— fin donc et départ du générique, je zappe aussitôt. Aile de nouveau en furie : « Insensible va »! Elle re-zappe au générique et grogne : « Il y a l’ambiance, la musique, un temps d’arrêt nécessaire; « speedy », tu peux pas saisir ça ? Insensible »! Oh la la ! Je me tais, suis désolé, malheureux.
Redire : paresse de filmer deux séquences de deux minutes et puis de les coupailler, au montage en huit séquencettes de 15 secondes pour s’imaginer du rythme. Ignorance d’une loi scripturaire primaire ! Un auteur (et un réalisateur) véritable aurait su mieux composer sa prose dramatique. Il est imbécile (et méprisant pour le public ) de ne pas marquer un peu de temps (même infime) quand on fait du « back to ». Ça ne s’améliore pas à la télé des feuilletons avec ces nouveaux venus et cette façon de saucissonner, oh non ! Jamais je n’ai (en pus de 200 sketches de télé) eu recours à ce système —de saucisse en rondelles, tronçons bien minces.
RDI, TV-5, Historia, Canal D : zapping stoppé ! « Dossier O.J. Simpson ». Des témoins scandalisés profondément par la manière judiciaire de cacher des faits—exemple : refus d’accepter en preuve un fait majeur : la fuite éperdue sur autoroute de O.J. dans sa Bronco blanche qui était un aveu clair de sa culpabilité— non, il fallait absolument sauver ce Noir. Éviter des émeutes. Stupéfiante justice USA ! Aile revirée, démontée comme moi, s’écrie : « Mais c’est une honte, une honte » ! Elle a raison. À son procès « civil », plus tard, Simpson-la-star, reconnu coupable, sera condamné à payer des millions.
Plus tard, ma surprise, à TV-5, alors que je songe à ce roman à faire d’un « Ernesto »— jeune prêtre exilé et marié de force dans un village d’Indiens primitifs— débat télévisé sur des prêtres vivant avec une femme ! Le hasard existe-t-il ?
Je reviens de l’école culinaire. Attente, lecture. J’ai commencé alors, après le Blank, le plus récent roman de Poulin. Un étudiant diplômé en lettres pas pressé d’aller enseigner. Il va se faire engager par un vieux bonhomme bien bohémien. Un vrai bonheur ! Son monde habituel. Paumés sympas. L’employeur en vieux libraire philosophe, mal revenu du San Francisco du temps des hippies (1968). Le vieux Québec chanté. Un chat, bien évidemment ! Je délaisserai ce « Mystic River », sauce Stephen King (sans l’horreur ) plein de noms, de détails vains ? Et cette traduction franchouillarde, faite à Paris, hélas. Vive Poulin !
Hier, j’ai essayé le Rollin si bichonné par nos médias : « Tigre de papier ». Ouf ! Plutôt assommant ce périple —sur le boulevard périphérique, la nuit— à n’en plus finir avec une « jeunesse » qui est la fille d’un ex-camarade-en-manifs. Il lui détaille son passé de révolté instruit, « soixanhuitard ». Un peu de son enfance, un grain sur ses parents, un zest de son adolescence, surtout les « mauvais plans » candides de son groupe « La cause » : pour faire trembler les bourgeois parisiens de 1970-1980. Après cinquante pages, je n’en peux plus. C’est redondant, fouillis, lassant. Je l’ai repoussé pour me replonger dans « Larose.. », dans « Le livre noir… ». Dire que ce « Tigre de papier » a failli remporter le prix Goncourt, étonnant et incroyable ! Le Rollin intéressera tous ceux qui —étudiants petits-bourgeois en veine de secouer « papa »— à Paris, ont vécvu ces années anti-De Gaulle et surtout anti-Pompidou. Franchouillardises pénibles.
Vu à Canal D : docu sur L.B. Jonhson. On y a vu l’Impérialiste des Majors de Hollywood, Jack Valernti, en conseiller militaire de la White House. Édifiante carrière ! Sans son aventure de la guerre sale au Viêt-Nam, Lyndon-Baye aurait pu se construite une certaine stature :les droits (de vote) accordés aux Noirs, etc. Hélas, la défaite en ex-Indochine a tué sa réputation… et à jamais. Lu aussi :complexe de l’imposteur. Autour de lui des gens venus de « Harvard », lui venu du Texas. Il en est mal. « Il n’avait jamais rien lu », dit un témoin proche.
Coup d’œil à TQS aux nouvelles « Insolences » de mon cher Stanké. Pénible. Vie fait, mal fait. Zappinfg vite ! La farce avec Dame Marois du faux Picasso qui se fracasse … nulle à la caméra si on ne doute pas d’une ministre au bord de la crise d’apoplexie.
Hier soir, voir le PET en Mercédès cabriolet, le voir draguer, à Tahiti, une enfant de la Jet set de Vancouver, voir ce quinquagénaire prétentieux jouer le jeune bouffon fringant à Ottawa… Voir tout cela et craindre le pire pour cette série (quatre heures de télé pour six millions de $ Can.) à la SRC. Bien meilleure facture (visuelle) que pour la pénible série ducepienne à propos d’un comédien, lui, pas pénible du tout, ça oui — l’acteur Feore (et non Feere comme j’ai écrit), sosie un peu d’Yves Jacques, est bon— mieux faites toutes ces images, bien trépidantes.
Très clair : ce sera « la vie » de Margaret (audiences : venez en foule, il y a couple tiraillé) autant sinon davantage que celle de ce fils « choyé par maman » l’anglaise délicate, héritier des « Garages Champlain », du père grossier, proprio du Parc Belmont, vendant à temps sa chaîne de postes d’essence, un papa-commerçant pris avec un « vieux garçon » playboy puritain (oui, oui) et grand voyageur.
Marchand et Pelletier y jouent les potiches. Marc Lalonde joue ce qu’il était, l’éminence grise et chauve (l’acteur Marchand y est bon ) dans l’ombre. Lumière sur le PEt avant tout et, pas loin, sa future jeune épouse, groupie éblouie d’abord… mais on sait la suite. On se souvient du « batteur de femme »… femme qui s’ennuie sur Sussex Drive et qui le cocufia.
Odeurs bonnes venues du premier plancher…J’éteins.

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