Le lundi 25 novembre 2002

1-
Ah, bonhomme Galarneau revenu dans notre ciel enfin !Éclairage tonifiant. Ça réjouit le cœur (les yeux d’abord). Je vins de quitter une radio (par téléphone) de Québec. Question avec vox-pop : « Falardeau et les Patriotes, une fête en février (la pendaison de Delorimier), pour ou contre. J’ai voté « contre ». Ai expliqué pourquoi. Sinistre de fêter une pendaison, non ? Me range avec Bernard Landry pour fêter « les Patriotes », Delorimier compris) en mai ( durant le si beau printemps québécois), jour consacré à Dollar des Ormeaux. Qu’il se tasse un peu de sur son pavois le commerçant de fourrures. Le sondage-maison, dit l’animateur Tétreault, donnait un peu « en avance » mon choix de congé national.
Ce matin, Sainte-Adèle dans les gazettes de la métropole. Le maire Cardinal en faveur de vendre le parc du bas de la côte (Morin) pour le réinstaller en haut de la côte. Là où existait l’hôtel « Mont Clair » (et le très populaire dancing « Red Room », très fréquenté par tous les skieurs modestes jadis). De opposants luttent fermement pour empêcher de déménagement. Aile : « Quand je pense que le marché Métro (quittant le centre commercial) s’installera là en bas, cohue augmentée de véhicules sur le boulevard déjà encombré ». Mo ? Je serais pour deux parcs, un en bas (mieux aménagé encore ) et un autre en haut. Y aura jamais assez d’espaces verts dans notre gros village, aux allures de « petite ville » dorénavant. Évidemment , les marchands des alentours aimeraient l’achalandage d’u gros marché (Métro-Chèvrefils) en voisin de leurs modestes boutques. Encore une affaire fleurant les odeurs de « chambre de commerce », je le crains.
Téléphone encore ! Marie-Claude (de Tous les matins). « Ave cette affaire « pénis-Pierre Lalonde, on abandonne notre idée de débattre avec vous, en table ronde, « sexualité chez les jeunes qui ne quittent plus la maison des parents ». Bon. « Oui, accepteriez-vous, demain, de polémiquer sur : « l’actuelle consommation compulsive versus la simplicité volontaire » ? Bien.
2-
Deux rêves samedi : un, bord de mer, ma fille y est, des gravats partout (encore ça ?), y a eu effrayant raz de marée récent, paysage bousculé, tout (à Ogunquit ?) est sans dessus dessous, désolation ambiante, groupe de furieux nous menace, masqués, je reconnais les acteurs Messier, Meunier (?), la peur, Éliane tremble, des « guidounes » grimées se pavanent derrière ces trublions (lecture du Poulin hier ?), on ne sait trop par où les fuir. Je me réveille.,
Deux : une turbulente école de commerce, HEC ?, brillants orateurs à une tribune, débats orageux, y suis-je prof ou étudiant ?, c’est flou. On finit par me sommer de trancher sur une question qui ne m’est pas familière, que je ne sais pas, on m’empoigne pour me hisser sur la tribune des orateurs, mon embarras extrême, je veux me sauver. Je me réveille.
L’épouse de mon neveu musicien (fils de Marcelle, ma sœur) Gilles (Delorme) chante. Depuis longtemps. Galas modestes, mariages, etc. Je l’ai entendue souvent, dernièrement à une fête italienne. J’avais voulu la présenter dans une émission (« Star d’un soir »), hélas, ça n’avait pas fonctionné. Cadeau d’une cassette. J’écoute. Plusieurs fois. Amateur de chansons italiennes, je la trouve extra. Alors, je me questionne : combien de talents de cette sorte tentent de sortir de l’anonymat ? Des centaines, des milliers sans doute. Rien à faire ? Les bureaux de tous les producteurs encombrés sans doute de ces aspirants « à plusse de lumière »? Sans doute !
3-
Lalonde quittant une émission « en direct » : souvenir. Réal Giguère a invité Moreau le jovialiste farfelu. J’y suis. Le Dédé philosophe déclare que la Bible n’est que pornographie. Je sursaute. Je le somme de répéter son assertion. Il le fait, en rajoute, hilare. Je me lève et je quitte le studio. J’avais reçu une tonne de messages d’encouragement, de félicitations. Ce matin, Boisvert et Nat Pétro (La Presse) commentent le geste de Lalonde. Nathalie pour le moquer, attaquer « les vieux » puritains. « Tous ces « vieux » vivent hors réalité actuelle », dit-elle !
Oh là ! Yves Boisvert, lui, explique que tout ce vaste public félicitant Lalonde, (le « pénis à rallonge » de Martineau, commenté les laisse froid) admire avant-tout le fait d’oser faire se rompre le ronron prévu —intimidation environnementale d’un studio— d’invités. Je crois qu’il a raison. Autre souvenir, à « Altitude 755 », à TVA, je me fâche tout rouge contre Dodo qui tente de me faire taire à propos d’un film que je critique vertement. Encore là, paquet de félicitations, éloges dans Le Devoir. On aimait voir un invité « sans gloriole » remettre à sa place une « star » populaire ! Contentement par transfert.
4-
Avons vu, hier soir à ARTV un texte de feu Robert Gravel : « Durocher le milliardaire », déjà vu à sa création rue Fullum. Une rigolade. Le crésus —muni d’une fille nymphomane et d’un fils inverti sexuel harceleur— fort bien incarné par Jacques L’Heureux, répétait que « l’argent seulement fait le bonheur ». Ce prêche à de pauvres artistes de cinéma venus lui quémander une subvention. À la fin, Aile : » Le message de Gravel, c’est quoi au juste ? » Elle rigole. Je dis : « J’sais pas hein ? Absurde. Beckett, Adamov, Ionesco ? Gravel, avant de mourir, a pondu deux autres pièces de cette eau mystifiante dont « Il n’y a plus rien », une charge d’une noirceur absolue. Il y avait donc chez ce dynamique inventeur des « Impros », un ton nihiliste troublant; cet apparent joyeux troubadour, avaleur compulsif de bonnes bières, un fond de désespérance quasi insupportable. Mystère d’une vie.
Vu aussi hier soir un Paul Houde en humoriste à nu, voulant montrer de la profondeur ave une Denise Bombardier jouant, elle, la poupoune fardée, faisant du charme, éclaboussée de lumières flatteuses…Ouengne ! Ça sonnait faux des deux côtés du divan de Denise. Houde —brillant ironiste et imitateur— pas du tout naturel et ne répondant pas vraiment aux questions. Mon tour —« Parlez-moi des femmes »— s’en vient (ruban enregistré cet été) et on verra qu’avec moi, la Bombardier n’a pas joué ce rôle de ratoureuse énamourée. J’aimais mieux.
5-
Ce matin, j’ai ri. Je me lève le premier (c’est rare), je veux éviter le bain mousseux tout coulé pour moi, et, sur la pointe des pieds, je vais me débarbouiller et songe à cet œuf du matin (rare). Soudain, bang !, nez et pied dans la porte, elle est là : « Oublie pas de prendre ton bain, demain ton studio et ton départ à toute épouvante, je te guette mon sacripant » ! Oh, me dis-je, que les enfants d’Aile auraient souffert : une maman épieuse, surveillante, un œil de lynx, une oreille de…Bon. J’ai pris une douche en vitesse.
Bazzo ce matin avec le pianiste émérite Alain Lefebvre : causerie de jet set avec choix de parfums ruineux et colifichets luxueux. Un couple de mondains raffinés. Ouash ! Superficialité qui me désole toujours.
Hier, mon Daniel ici : « Je viens remettre ton ordi comme à neuf, pops, j’en ai pour des heures »! Le gentil fiston. Fier de lui. Ce ne fut pas facile. Voilà qu’il appelle à son secours sa belle-sœur Carole du Sommet Bleu. Je monte voir le duo pitonneur. Oh la la !Ça farfouille dans les icônes ! Problème pour connecter mon imprimante. Sortie du « ivre », des dossiers. Cassette de base insérée dans la fente. Du Chinois pour moi. La soirée à suer à l’étage, les pauvres. À la fin, tard, ils s’en vont, satisfaits. Mille mercis pour le nettoyage !
6-
Buissonneau me disait : « Merde, quand je reviens à Paris, ils disent tous que je suis devenu un vrai canayen, me reconnaissent plus ! Et, ici, je reste un « maudit français ! » Hier soir , docu de télé, des Égypto-québécoises, même rengaine. En Égypte, elles ne sont plus reconnues en vraies égyptiennes ! Ça les enrage. Quoi, l’intégration nécesairee fait cela et c’est inévitable. Oui mais elles diraient : « ici, on passe toujours pour des Égyptiennes ». Eh… Il faut attendre combien de générations, exilés de tous les pays ? Part m’installer ailleurs dans le vaste monde, resterais-je longtemps le « canayen » du lieu ? »
À Canal D : docu sur « machine-gun Kelly », un « wanted live ou dead », aux USA. Ale : »Oui, j’entendais parler de ce type, jeune ». Moi : »ton père sans doute… » Aile : « Oh non, papas ne nous parlait jamais de ce actualités, passées ou récentes, il ne parlait que d’affaires. Et de la bourse où il jouait…et perdait ». Mon père ultramontain : « La bourse, mes petits enfants, c’est un vice, c’est un mal ». Deux pères !
Chez Charrette-du-dimanche :Véronique Cloutier. Images alors en noir (Christiane) et blond (Cloutier). Elle : naturelle intact. Fait plaisir à entendre. Franche, lucide sur son image. Chapleau caricature sa propre image. Bonne santé. Le Saïa, devenu cinéaste (« Les dangereux ») en « ploggueur » timide. Un nouvel humoriste déboule en mots cocasses. Succès durable ? On verra. Dominic Champagne , éreinté raidement par La Presse (« pas de texte dans son show théâtral »), ce matin là, fait face avec son « Vacarmes… » en cours rue Fullum.
7-
Chez Ardisson à Tv-5 : Guy Bedos se laisse fêter. Soudain, algarade, une envoyée des victimes du drame de Toulouse. L’explosion funeste. « Total » qui refuse de payer pour les victimes. Le scandale :un ministre (Borloo) accouru tente de calmer tout le monde. Promesses de réparations. on voit pas ça aux USA, un show de variétés qui vire à la discussion sociale enflammée ! Cher France ! Bedos : « la charité privée, en ai marre. L’État doit régler ces choses. Assez des artistes et des campagnes de charité ponctuelles en cataplasmes ». Bravo ! Il a raison. On y a vu le chanteur Higelin comme une vieille femme dépravée. Bizarre vision. Il bafouille son accord avec la révolte de Toulouse. Malaise en studio. Un revenant cocasse ! Oui, cher France !
À Historia, samedi : « Munich ». Les amants du pacifisme à n’importe quel prix ! Les nazis subventionnent volontiers ces pieux nobles chevaliers innocents « pour la paix ». Tu parles ! Le Chamberlain de Londres (comme Daladier en France) voulant rassurer face à un dictateur fou, Hitler, agressif, gourmand. L’erreur historique. Bon docu sur ce funeste « temporisateur » aveugle. Churchill se lèvera. Pétain se couchera. Que j’aime ces bons « mémos » à Historia. Je ne m’en lasse pas.
Avons beaucoup apprécié (« Thema » à Artv) le « Ruy Blas » de Hugo, ave Depardieu, à ARTV. Acteur toujours si efficace, si surdoué, ce G.D. Bonne histoire sur un manant tombé amoureux de la Reine d’Espagne (Carole Bousquet, froide et fraîche). Drame parfait ! Savoir hélas que tant de monde reste collé aux canaux génériques ordinaires et ratent de si bons morceaux. Triste !
Visite de deux voisins « pour » le parc à abolir en bas… Aile sort ses arguments. Je balance. « Faut un vrai centre-ville ici », dit Jodoin. Maurice approuve. Et moi… Ben.. je sais plus !
Bon, s’en aller pour T.L .M. demain, et revenir ici mercredi en après-midi. Journal jeudi donc. Devoir noter ceci et cela. Allons-y…
Aile s’impatiente.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *