Journal – 3 Janvier 2003

1

toute nouvelle année de glace luisante, mais où sont les neiges d’antan ?, trois jours déjà et plus anxieux que jamais tant on voudrait du changement, sérénité de fond tout de même, comment faire autrement quand on émerge de tant de banquets modestes ou grandioses, pour aile et moi, cela allait d’une bouffe au joli grenier du giorgio’s de saint-eustache samedi dernier, près de quarante convives pour saluer mon marcogendre et webmestre en neuf quinquagénaire, du jeune gabriel —qui joua de sa trompette— à la grand-mère barrière, 94 ans, un phénomène que j’admire, pimpante, vive, lucide et tout, mon modèle, puis, le dimanche soir, à ville-modèle, « simcoe circle », dans la serre chauffée du dubois et sa mimi lépine où l’on put visionner un vieux « tous pour un » quand la mimi, jeune popoune blonde, brillait fort en matière de costume anciens, on a ri, puis, veille du jour de l’an, « summit circle », à quatre rues d’ici, avec le clan paltakis-lapan, un repas de carole et john paltakis, expert-hôtelier venu de Toronto, pas moins de neuf services , 9, oui, un régal rare, et , au dessert, le murray lapan se transformant en prestigitateur inouï, puis, mercredi, chez mon fils, un buffet bien chaud, une lynn enjouée, mes deux chers enfants, mes cinq mousquetaires grandis autour de moi, le bonheur…

2

suffit la bouffe ?, non, demain, samedi, chez « les filles de rosemont », mes sœurs, la benjamine nicole en hôtesse volontaire nous attend… aile détendue dit : « ce fut mon année de répit », mais l’an prochain ce sera son tour de nouveau, la bedaine aux casseroles, eh !, mode des caméscopes nouvelles : j’ai visionné mardi le long ruban de trois longues fêtes d’été —de 1988, 89,90— chez frère-raynald près de la prison des femmes à ahuntsic, chez marielle et son alberto à pointe-calumet, chez nous au bord du lac, incroyables babillages et folleries du clan, une bande sonore toute stridente, quinze paires de folles babines qui remuent, crient, rient, s’exclament sans cesse, j’en sortis comme exténué, abasourdi…ce temps-là ne reviendra plus, je le sais, douze ans plus tard, c’est, désormais, le calme relatif des vieillissants… on a aucun ruban-souvenir des agapes d’antan, ah, pouvoir revoir nos parents, jadis, quand nous étions si jeunes et eux encore si vifs… non, rien, pas de ces machines à conserver les célébrations- excitations de ce temps-là, aucune image, juste une mémoire et souvent chancelante

3

étrange réalité : quand j’ai offert toutes mes archives à la biblio nationale, on me dit : « avez-vous dans votre stock de paperasses, des romans avortés » ?, je dis : « oui, beaucoup », et eux : « ah, merveilleux, bravo, formidable! », ma surprise, il semblait que ces « ouvrages interrompus » avaient une grande valeur archivistique, aussi, je me dit : pourquoi pas, ici même, offrir à mes lecteurs deux « avortements » récents : « l’exilé… » et « l’écume… », deux neuves tentatives de « partir » un roman et qui viennent d’échouer puisque je me cherche une troisième idée de roman, une autre voie d’inspiration… avec l’intuition —ne me demandez pas pourquoi— que ce sera, cette fois troisième, un scénario pour la télé ou le cinéma

4

donc : oui, d’abord raconter ce missionnaire jeune exilé au soleil et aux prises ente chair et foi :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *