Journal, Février 2003

Vendredi 21 février, doux temps revenu et, hier, sortant du lac-à-pied, je croise encore « ma » vieille bohémienne aux dents cassées, en joli linge, violet, bleu et vert. Toujours volubile. Elle lit « Accès » avec plaisir, me dit-elle. Jasette ad lib puis je lui récite : « Dans le parc solitaire et glacé… ». Elle : « Embrassez-moi, c’est mon anniversaire et merci pour Verlaine revenant ».

-Mon Languirand, venu aussi de « la petite patrie » —à l’époque dandy, auto-testeur d’hallucinogènes— tentait (1968 ) d’installer un théâtre avec l’argent public (100,000 $)de son ami « le prince machiavélique », Pet. Mégalo innocent, ce sera la faillite et Jacques, écœuré, va muer en bonimenteur-à-vie à la radio d’État. Déprimé, il avait fui à Toronto —avec sa sotte idée de « bilinguisme subventionné— pour afficher son « Man Inc ».

Annonce ce matin qu’on remonte ce machin-multi-média bilingue à Montréal.

-Souvenir :Languirand exilé, mon Hubert Aquin, terroriste d’occasion —sorti de prison et de clinique— tente de reprendre le bidule-languirandesque et m’invite à y collaborer. Je lui rédige une synopsis : un intello romantik (lui) tente d’embarquer dans le FLQ. « Tu devrais jouer ce rôle », spécifiais-je. Me surprenant, Aquin accepte ! De nouveau : « on ferme », faillitte-bis. « C’était un temps déraisonnable » cher Léo Ferré.

Dimanche 23 février, « Ah !Que la neige a neigé».

-Pas familiers les « Allah ou Akbar » en 1980. Mon roman « La sablière » —devenu « Mario » au ciné de Beaudin— en était parsemé quand je racontais les années ’40, les combats épiques de deux frères —à Pointe-Calumet où s’installera « L’Aqua-Club »— en cavaliers arabes montés en France au 7 ième siècle. J’ignorais que dans 20 ans ces « Allah… » seraient la marque de l’islamisme intégriste.

-Demain : faire « une semaine de télé en un seul jour », avec Yves Corbeil du canal « Vox ». Devoir apporter du linge en conséquence et un album de photos, des aquarelles.

-On a publié (Le Devoir) ma « lettre ouverte » sur « Le raciste inverti», celui des mondains qui ne bandent que sur nos ghettos et méprisent ce que nous sommes. Rectitude défié ? 15 jours avant de décider ?

-Obligé de zieuter du téléroman pour Arcand-CKAC je constate :mort des romans-romans. Comme la photographie a purgé la peinture, le téléroman purge le roman. Cioran affirmait : « Un « vrai » roman est celui que ni le ciné ni la télé ne pourrait adapter ». Vrai ? Faudrait en effet un rare courage pour oser le faire avec par exemple le formidable Soucy : « La petite fille qui aimait trop », ou ce déroutant « L’Iguane » de Denis Thériault ou, signé Andrée Michaud, ce troublant « Le ravissement ».

Mais…on sait jamais, le cinéaste Albicoco fit un excellent film du Fournier fameux « Le grand Meaulne ».

Mercredi 26 février, hier soir, pieuvre régalante à « La sirène ». Le midi, lunch-à-projet à « La Moulerie », avec Gigi et Cricri ! Deux actrices du baby-boom, Christine Lamer (la méchante de « L‘Or du temps ») et Gislaine Paradis (de « Quelle famille ») ont une idée de téléroman. Leur ferai une synopsis. Le matin, avec le pétillant Guy Fournier, discussion sur… « la fidélité » à « Tous les matins ». La veille, lundi, faire vite, vite, ce « cinq matins en un jour » pour « Vox ». Je revois l’ex-Pavillon du Canada, pas revu depuis 1967. Ce matin, retour « aux pays d’en haut » au clair soleil, fuyant les congères non ramassés des rues de Montréal. Je me dis : voici mars déjà ? Traversé cet hiver ? Je rêve de nager dans 60 jours (?), le regard perdu dans le bleu du ciel. Je rêve.

Journal – 19 Février 2003

Jeudi 13 février, je flotte depuis samedi, depuis cette chaude recension dans Le Devoir pour mon « À cœur de jour », journal. Louis Cornellier titrait sa critique par « Le torrentiel Jasmin ». Il finissait ses éloges par : « léger, brouillon et fortifiant ». Bien. Ce sera mon slogan. Ce matin, CKAC (Arcand) m’ouvre son micro (« no 1 » au Québec) via le téléphone. Ensuite, vite, céréales —avec banane et cafés—, puis filer en « causerie» pour une foule d’attentifs. École Multiservice à Sainte-Thérèse. Une Lise Beauchemin —venue du « chebail-du-moine »— toute confiante en mes talents de tribun littéraire. Auditoire enthousiaste. Stimulante jeunesse. Je ne lis plus un texte, j’improvise désormais en un « torrentiel » coq à l’âne. Courte-pointe de propos touffus et qui a fait rigoler profs et écoliers (de tous âges). Je sors très ragaillardi de telles rencontres. J’y joue volontiers le moraliste —moderne— et constate que c’est apprécié.

Samedi 15 février, deux ours —bien léchés— dé-hibernent un brin. Invitation d’Accès d’aller visiter le néo-réalisme du jeune doué Jubinville à « La Maison » de Val-David.

Art actuel inconnu pour ce Frigon-auto-dégommé de la SAQ et qui déteste l’art abstrait. Il achetait —avec notre argent— du faux-réalisme chez Tremblay-faussaire et Cie. Après 15 ans d’abstractions lyriques —et plasticiennes, devenant un art décoratif et académique, lassé, le critique d’art que j’étais (La Presse). Viendra donc ce « nouveau réalisme ». L’art abstrait montra alors son utilité : le réel métamorphosé. Accidents graphiques, dégoulinures, etc. Mais les bornés (les Frigon et Cie) ignoraient cela. Odeurs des pizza-au-four (visible) chez « Grand’ pas », yam !

Mercredi 19 février, encore un « hier » touffu : 1-jaser avec Arcand-Ckac sur télé-réalité d’ici, une peste ?, « ils n’en mourraient pas tous », dixit Lafontaine. Ce « Star Académie », à quelques pas de chez moi chez Péladeau-mort, captive et inquiète à la fois. 2-Défendre ensuite, à « Tous les matins », « les vieux qu’on jette » vite au Québec. 3- Filer à toute vitesse vers deux écoles, Sophie-Barat et Mont Saint-Louis, pour écouter des ados, les fortifier, les rassurer sur…l’avenir !

Ce matin (CKAC), critiquer un ami qui s’en vient samedi en adéloiserie. Oser mettre des bémols sur son populaire bébé « KLH » de TVA. Et l’amitié ? Important de garder sa crédibilité. Dur métier ?

L’amie Monique Miller, ce matin, enragée noir face aux méchantes critiques pour ce « Déluge » au TNM. La directrice —Pintal— va rétorquer, me dit-elle. Moi : « Vu l’éreintement, danger que l’on craigne les créations québécoises ». « La salle toute heureuse, elle », dit Monique. Moi : « Le critique qui n’a pas apprécié devrait toujours souligner cela : l’adhésion d’une salle ».

Il y a pire ? Pas un seul mot dans « La Presse » pour « À cœur ouvert » paru en novembre ! J’ai osé en avertir le boss, Guy Crevier par lettre d’indignation. Pas d’écho encore.

Le Pratte plate, ose ce matin : « Réélu Landry promet une campagne rare pour l’avènement d’une patrie. Pas rassurant » ! Quel mépris pour son lectorat quand 6 sur 10 des lecteurs de La Presse votaient « oui » en 1995. Suicide ? Non : « Police-Power » le surveille. « Chien avec collier ». Mon cher Jean de la Fontaine toujours !

Journal, février 2003

Dimanche 9 février, oh !une pieuvre noire gigantesque se déploie dans le ciel du lac Rond ! Ah ! énorme calmar à couleurs acides, cerfs-volants géants et rires des patineurs. Krieghoff vivant : rouge carriole antique tirée par de sombres percherons, l’église en fond de tableau, « Séraphin » revenu, cloches à la volée. Bonheur dominical. Rentrée pour voir Derome qui m’écoute jaser sur la télé de jadis comme, avec Scully («à Bilbilotheca »), jasette sur l’émouvante « ‘tite maîtresse d’école » dans l’île de « La petite poule d’eau », Gabrielle Roy.

Lu donc « Entretiens avec Noam Chomsky ». Ça ouvre les « queneuilles » en (grandes) osties. Ensuite, 1- on lit Mario Roy (La Presse) : « Trois pouvoirs, l’État, les financiers-entrepreneurs et les syndicats ». Pauvre cloche : L’État (Chrétien comme Landry) accroupi se meurt car il n’y a que les géantes entreprises (souvent subventionnées !). Et puis rien ! Le syndicalisme ? Souvent viré en corporatisme égotiste— ne touche (hélas !) que des minorités. Les « wise guys », Mario et Pierrot (Bourque) ont compris. 2- Un prof, La Sablonnière, proclame : « Ma mission consiste a transmettre mes connaissances ». Pauvre con : ils sont pas des vases (cruches), un prof doit enseigner à « apprendre », à rester l’esprit ouvert et libre. Ça donne cela lire Chomsky : la lucidité.

Lundi 10 février, visite chez « Accès », rue de La Gare, jeune équipe dynamique et joyeuse puis filer chez mon toubib : Sérieux cholesté-cul. « Mangez cela, ne mange plus ceci… » Tout ce qui est bon est mauvais ? C’est ça ricane mon cher Singer. Merde ! Crevez (très tard) mais bien frustré. Non, envie de désobéissance. Honte : acceptez de mourir —un peu plus vite— mais content, heureux, satisfait de mon existence. Cruel dilemme pour des tas de gens. Alors on se fait des promesses…qu’on tiendra ? Hum ! Le culte du corps, de la santé en ravageur des bons petits plaisirs de la vie. Ouash ! Que faire ? Au secours les hédonistes ! « Mon pauvre pitou », dit Aile. Aie, « chuis » pas ton chien, ni « l’ombre de ton chien » (Brel). Passe-moi de ce gâteau et vite ! Honte !

Vu une star auto-sado-maso :Michael Jackson sur ABC. Enfant-bateleur Noir battu, tourmenté, magané mué en bloqué de phase buccal, anal et autre al. Une bébite, blanchie à la chaux, hurluberlu déboussolé, pitoyable multimillionnaire.

Mercredi 12 février, hier, queue de veau, critiquer la télé à CKAC tôt, puis à « Tous les matins », fustiger le caméscope partout sans cesse, à midi, entente à signer avec mon éditeur pour l’Album illustré d’octobre. Le soir, chiard visuel au Vieux-Port, avec notre président-Curzi. Il sort d’une visite à L’Élysée —si-ou-pla— d’un Chirac à la rhétorique flamboyante. Son union sur Internet (uniondesartistes.com) pour négocier et envoyer les C.V. Plein de belles jeunesses guettant les producteurs invités. Que de talents en « salle d’attente » !

Hier matin, un Paul Houde totalement écœuré —il s’est investi « très, très » généreusement dans « Tous les matins » et on « floche » le tout — me confie : « J’en ai assez de ce cruel milieu des médias, Claude, je retourne aux études (polytechnique) en septembre… ». Sa tristesse me touche.

Ce matin, remontée en Laurentie. Neige neuve légère avec froid vif. La vie aux USA ces temps-ci ? Lisez : « la Cia a obtenu la collaboration des libraires —les biblios publiques ? c’est déjà fait, vive les ordinateurs hein !— on veut « ficher » certains lecteurs à risques, à esprit trop libre. Vous lisez un livre de Chomsky et vous voilà sur la « black list » du Pentagone. On se penche, on s’incline —pas par respect. Pour vomir sur ce gouvernement buschien, marcarthysme pas mort !

Journal – 6 Février 2003

Jeudi 30 janvier, soleil sous vent glacial mais promenade-sur-le-lac rituelle. Le lac-à-pistes en « place publique » avec pauses-rencontres. Un voisin, Jodoin, lassé des propos sans cesse sur « mes maladies chéries ». Brise de cynisme? Non. Il a son mal mais se tait, lui. Nation hypochondriaque ! Accablante fixation sur « la santé menacée ». Obsession entretenue aux actualités sans cesse. Morbidité nationale. Compensation pour quoi donc ?

Vendredi 31 janvier, mon fleurdelisé —déchiré— en berne, un soleil libre. Notre premier bain de soleil sur un « banc public-banc public », salut Brassens ! Nos visages illuminés par mille millions de cristaux : argent, rubis, or, turquoise et grenat ! Relu : « Notes américaines » de M.-C. Blais. Un univers (1963) nous sépare, elle, libre, la boursière raconte ses séjours subventionnés femme-« dandy » : Paris, Boston, Cap Cod (Wellfleet), Floride (Key West). Les hippies changés en yuppies. Lecture fade. Me plonge alors dans le Max Gallo, « Histoire du monde ». Captivant de récapituler l’Histoire à partir de 1789, « Ah ça ira… ». Laferrière lui a engrossé— et fait ré-éditer— le captivant « Cette grenade… ». Un parcours mou, fictions et réalités : l’itinéraire flou « d’un nègre sans se fatiguer ».

Samedi 1er février,
du temps doux avec le bonhomme Galarneau. Promenons-nous…tandis que le loup y est pas. Terminé le Dany L. : « Cette grenade… » Imposture que ses interviews imaginaires avec des Noirs célèbres ? Ce roman, et-ce une arme ? Tissu des événements racistes survenus aux USA. Me garroche en nouvelles illustrations pour mon album de cet automne. Mal aux reins, mal aux reins (du Félix) : peindre, c’est physique.

Mardi 4 février, depuis dimanche, médias remplis à ras bord d’infos sur Columbia perdu. Nécrologie spatiale détaillée. Secouant la morosité, sommes allés voir le gros « Chigago » au petit Saint-Jérôme. Bonheur total pour l’ex-scénographe en variétés. Chorégraphies hallucinantes :le tango à la prison des femmes, les marionnettes humaines, le tribunal sur « tap danse », la trapéziste et la pendue. Lundi soir, appel de CKAC : devoir vite remplacer Mme. Cousineau en critique de télé. Retrouvailles avec mon Arcand « ex » comme moi de CJMS. Rigolades avec piques et horions :mon genre.

Mercredi 5 février, ce matin, parking et centre-ville sous froid sibérien. Mortels miroirs, à perte de vue. Bedang !, je m’écrapoutis de tout mon long, miracle, pas une égratignure. Lunch du midi avec David-petit-fils, celui avec qui je dialoguais tout un été dans La Presse. Sympa « Café de Vienne » sur la Catherine. Le jeune « concordien » me vide son lourd sac à manuels scolaires dont « Istamboul en Sicile ». David adore l’histoire, aussi le droit ! Il hésite sur son avenir, court ses deux lièvres. Le soir au « Petit Italien », rue Bernard, bouffe extra et jasettes avec le « Groupe des 7 ». Tous les matins —pour CKAC— voyant les fourmis à « attaché-case » (Peel et Ste-Cath) naviguant entre les hauts buildings, l’infernal grouillement citadin, j’ai très hâte de remonter en Laurentie. Suis donc devenu villageois heureux ?

Jeudi 6 février, ouf ! Retour ici. bienvenue « sweet home », adieu les glaces métropolitaines aux mille reflets sinistres. Rue Morin : de la si jolie neige. Feu de cheminée ce soir et mes chers bouquins (le Gallo, vie de « Duras », un livre neuf sur le Prof Lauzon des USA : Chomsky, l’anarchiste. Fascinant. La paix dans le nord, le cher.

LE RACISME INVERTI ?

AVIS: cette « lettre ouverte » fut envoyée lundi dernier à midi. Je voulais voir. Ni Le Devoir ni La Presse ne publiera ma ponte. À l’automne de 2001, envois divers aux gazettes et même manège :on ne publie plus mes polémiques. Ce sera une des raisons— dès décembre 2001— de me garrocher en un journal intime —et défoulant— pour tout 2002 (« À cœur de jour »). Je voulais encore tester « les portières crasses » avec cette « lettre » nouvelle. Le cadenas y est toujours. À la lire on comprendra que ce sujet (les ghettos glorifiés) est toujours « tabou » par icitte ! C.J.

– le 3 février 2003 –

LE RACISME INVERTI ?

Claude Jasmin

Ennuyante la québécitude ? Sans aucun intérêt ? On ne cesse de lire —en interviews— des témoignages (comédiens, littérateurs, etc.) qui se disent heureux, comblés, de vivre sur un territoire cosmopolite. Voici une Louise Latraverse tout contente de son Mile-End où elle « croise surtout des émigrants » de partout. Une Rafaële Germain vante les bars, « cafés aux meileurs cosmopolilains » (sic). Les M.-F. Bazzo ou Lysiane Gagnon s’excitent sans cesse de ce melting-pot. Et J.-C. Laurence proclame : « Montréal c’est comme New-York en mode soft ». Il décline heureux : Chinatown, Litlle Bonbay, coin latino, coin hassidim, marché vaudou, petite jamaïque, turqueries, ghetto grec, espagnoleries, cafés égyptiens, et « fumons le narghilé »…

Personne pour se dire heureux d’être parmi les nôtres ?

Le racisme ordinaire c’est de craindre —voire haïr— les autres, les étrangers, les nouveaux québécois. Il y a un racisme pas moins nocif qui est le racisme inverti. Oui, à l’envers. Se retrouver parmi les nôtres est ennuyeux ! Un racisme qui méprise les siens. Il est très remarquable —parmi ces mondains de la jet set d’ici— ce mépris « soft ». En sont victimes tous ceux qui éprouvent une sorte de honte envers eux-mêmes, envers nous tous —qui avons le tort d’être né ici.

Cette bizarrerie est occidentale. De New-York ou de Paris, de Rome ou de Berlin, on a pu lire de tels curieux témoignages en racisme inverti. La source ? La mauvaise conscience bourgeoise face aux « voyageurs » du Tiers Monde ? Ou bien la culpabilité des « crocodiles » confortables à larmes faciles.

Je reste étonné de « cette joie suspecte » à ne vouloir croiser que les « étrangers ». Cette attitude névrotique (?) ne favorise en rien l’harmonieuse et très souhaitable intégration des émigrants. Aux yeux de ces racistes invertis c’est « Longue vie aux ghettos » !

Pour ces « exotiquomanes » la saine appréciation des leurs est un nationalisme douteux. On ne dira jamais assez que ces racistes sont des expatriés volontaires, des émigrés chez eux. Celle ou celui qui vient d’ailleurs, en bonne intelligence, aura bien raison de mépriser ces étranges déracinés. Il a fui sa patrie misérable —souvent— et il souhaitait s’intégrer rapidement —pour ses enfants surtout— en un pays nouveau. Or, il découvre une bonne part de l’élite québécoise friande d’exotisme et crachant, bavant sur ce qu’elle constitue. Lamentable ce racisme inverti, nuisible.