Mettre fin à mes jours ?

Mettre fin à mes jours ? Hon ! Oui, adieu mes journées annotés. Mes éphémérides ne faisant plus le poids quand j’observe le déroulement du monde : ici —élections dans deux semaines— ou, loin —l’Irak sous les bombes de W. Bush. Un bloc-notes est encore un journal.

L’Irak craque ! Cela devient très clair, lumineux. Ce sera un « deuxième Vietnam ». Quand —c’est parti— on verra revenir « at homeland » les cercueils trop nombreux, il y aura un effrayant « backlasch ». Scénario empoisonnant l’existence d’un Lyndon Johnson, d’un Nixon, l’Histoire bégaie. On verra un nouveau 1968 : caucus à Paris. « Traité de paix ». L’opinion publique américaine ayant virée de bord. On se souvient des hélicos en catastrophe à Saïgon rembarquant les « boys » paniqués. En Irak, même déconfiture prévue déjà par maints observateurs. Dans l’ex-Indochine, les communistes s’installaient. À Bagdad, ce sera qui ? Un Islam intégriste ? Sans doute. Nihil nove sub sole !

Bush-le-fou, désastre consommé, sera-t-il battu aux élections prochaines ? À n’en pas douter. 30 ans plus tard, le calme dans la pauvreté et « bienvenue aux sous du tourisme international » ! 2033 ? Plein de vétérans, quinquagénaires, iront visiter les funestes zones de combats, ceux de 2004, de 2005.. Saddam Hussein-le-fou sera oublié comme tous ces jeunes garçons envoyés à cette « busherie », juste leurs noms sur du granit au « Arlington National Cemetery » de Washington. Que de veuves et d’orphelins !

Le Québec : wô’ beck ! La vie, ici, continue en attendant la fin

—2005 ? — de cette guerre idiote. Imbécile alors de ne pas s’intéresser à notre avenir québécois ? Oui mais pour qui voter ? Je ne suis pas un militant péquiste — oh non ! — si je reste toujours un souverainiste. Le parti de Jonh (voir son baptistère) Charest, fils de « Red » comme on sait, fait l’unanimité totale chez tous nos Anglos. Et leurs assimilés. Est-ce assez clair ? Pour eux tous, y compris 4 francophones sur 10 —masochistes ou non politisés— le Québec reste une simple « province » et il n’y a pas de nation québécoise. Formons-nous 84 % de la population, oui ou non ? Rien qu’un petit 20 % aux yeux des fédéralistes, une minorité de plus dans la vaste mosaïque canadian. C’est le « diluer pour régner », moto du Elliott-Trudeau et ses suiveurs actuels.

Inutile de tirer sur une ambulance, sur l’Adq du « petit-Mario-de-plâtre ».Ce patineur torontois, cette girouette. Il perdra peut-être chez lui écrasé par le « Rapport » renié par Boubou et bafoué par lui.

Soyons lucides maintenant : un seul but à cette course, le pouvoir, voulant dire administrer nos milliards de « cochons de payeurs ». Aucun vrai « homme d’État » en vue, aucun grand dessein à l’horizon. L’écrivain Beaulieu l’a dit : « des impuissants », nuance entre « pouvoir » et « puissance » (mon pauvre fou de Nietsche !) Tous les chefs se pré-voient en simples administrateurs et distributeurs de nos argents au fisc :tant aux écoles, tant aux hôpitaux, tant aux transports etc. S’il en reste, un « petit tant » à la culture. Ferions mieux de nous installer (à quoi bon les urnes ?) un Coutu, un Beaudouin, un Péladeau, un Dutil, un Lemaire, ils feraient ni mieux, surtout ni pire.

Dans 15 jours donc, nous choisir « un simple gérant ». Parlons franchement :les élus du 14 iront couper des rubans, jouer les mouches de coche, inaugurer des sites —arénas, usines ou parcs publics. Plein de hautains fonctionnaires, non élus et inamovibles —dont nous ignorons même les noms— organiseront les dépenses. Ces mandarins, non élus, répétons-le, étaient tous là en 1985, en 1995, y seront encore en 2004, en 2005, etc. Pauvre nation orpheline d’hommes d’État véritables. Nous votons pour des « coupeux » de rubans qui sont aux ordres de ces « inamovibles », répétons-le, sous-ministres.

Irais-je aux urnes —c’est un devoir— pour annuler mon vote ? Il y a celui qui se rapproche un peu d’un homme d’État. Hélas, il ne combat pas vraiment pour « la puissance », juste pour « le pouvoir ». Cachons les idées, les grands desseins, il a choisi de « suivre » docilement l’électorat aliéné, il se nomme Bernard Landry. « Le moins pire » ? C’est cela. Consolation : il n’en va pas autrement à Londres ou à Madrid, à Rome ou à Paris. Hélas, nous vivons, peuples, une ère de simples « gestionnaires ».

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