Pouvoir relire du Stéphane Laporte?

Encore une fois, votre chroniqueur Laporte se surpassait dimanche dernier. Son récit du « Rest Area » —sublimé— était un conte étonnant. Chaque fois que le Stéphane raconte ses aventures de « petit garçon rêveur », il nous offre une chronique fabuleusement touchante. Quel talent !

Pas toujours vrai, Dieu merci, cette phrase terrible de notre brillant dramaturge Wajdi Mouawad : « L’enfance est un couteau planté dans la gorge ». Ni le constat déprimant du nihiliste Cioran: »De l’inconvénient d’être né ». Pas davantage l’émouvant Gilles Archambault qui, à Côte Saint-Paul, tout jeune, songe à se jeter à l’eau.

Laporte a eu la chance d’être un enfant rempli d’espoir, d’une vie meilleure à vivre. Il en a fait —souvent— des petits contes d’une tendresse étonnante.

Je lui ai déjà manifesté mon admiration, ici, cette fois, je l’implore de faire publier l’ensemble de ses réminiscences enfantines. Ce serait un si joli bouquin, si précieux. Nous pourrions, ses admirateurs, tenir dans nos mains le magnifique florilège d’ écrits à propos d’un garçon handicapé mais pas moins ambitieux de bonheurs ordinaires.

Ce livre ferait tant de bien. Plusieurs éditeurs québécois lui diraient « oui’ s’il acceptait de colliger en un volume ses chroniques sur son enfance dans l’ouest de la ville… et jusque dans ce « rest area » de dimanche dernier où, encore, on voit le petit Stéphane se fabriquer des songes candides, propres aux rêveries d’un gamin déjà imaginatif.

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