Une cauchonnerie?

publié dans le Devoir

Holà, une « cauchonnerie » va se commettre à Ottawa ! Protestons. N’ayons plus peur —mais non, vous n’êtes pas seul citoyen Lebel d’Entrelacs. Manifestons publiquement notre désaccord sur cette « parodie maritale » à la conjugalité dérisoire. L’antique institution (le mariage) existe pour un but évident :l’union (enregistrée, archivée, officialisée) d’une femme et d’un homme en vue d’une famille.

La bouffonnerie cauchonne est une tartufferie.

Plein d’homosexuels intelligents observent avec malaise cette clownerie, se tairont-ils par une sorte de solidarité nuisible ? On sait trop que de puants homophobes guettent sans cesse des moyens d’illustrer leur intolérance.

J’ai travaillé longtemps —quand j’étais décorateur de télé— en parfaite harmonie avec des camarades homosexuels, (souvent d’une créativité bien au-dessus de la moyenne). J’ai constaté chez la plupart du bon sens, de l’intelligence vive et je ne serais donc pas surpris d’obtenir des appuis chez certains militants de la « cause arc-en-ciel ». La majorité des gens éprouve une sorte de gêne en observant ces « cérémonies de mariage » entre personnes de même sexe. Souvent faites sous l’égide du voyeurisme. Les médias s’y précipitent, signe d’un exhibitionnisme malsain. Le mariage de deux femmes —ou de deux hommes— en devient une farce. La majorité silencieuse y voit un défi. Défi à quoi au fond ? Défi contre qui ? C’est sans cible réelle. Une inversion frisant le ridicule. En fin de compte, hélas, cela excite les adversaires des vrais progrès. Cette parodie du mariage nuit à l’actuelle et bienfaisante acceptation de l’homosexualité trop longtemps vu comme une tare, un « péché ».

MASCARADE CAUCHONNE ?

Il faut protester publiquement contre cette mascarade, empêcher cet avant-projet de loi de continuer sa fausse route. Mais nous vivons une époque de timorés : un « modernisme » imbécile, rend les citoyens trouillards. C’est le mutisme des mous, le « Pis ? Quosse ça fa, ça »? Trop se résolvent au silence dans ce climat idiot où l’on se tait par peur de paraître conservateur.

Cette rectitude niaise est l’imbécillité des démagogues, le ministre Martin Cauchon en tête de ce défilé. Cauchon, leader des couards, et ses suiveurs, font florès dans un monde de poltrons. Ses commettants, électeurs timorés, se défilent. Il faut réagir, protester. Ce « déglinguage » sociétal, ce muselage auto consenti, —une perversion occidentale— nous conduit à une certaine décadence, à un reniement culturel lamentable. Ravages de la peur.

L’actif lobby-des-homos, avec ses démarcheurs inconscients, font du tort à leur juste cause, en applaudissant cette innovation (?) qui bafoue les us et coutumes, surtout la culture religieuse historique, les sentiments. Cela rendra inutilement agressif des masses de gens qui, désormais, admettent, comprennent et déplorent les grossières attaques homophobes d’antan. Ce silence n’est pas tolérance vraie; il ne veut rien dire car la peur niaise est toujours un mauvais maître. Toujours. Athées ou agnostiques, gardent un prudent silence, celui des timorés; caution louche et qui porte un masque nommé : « être branché », « rester dans la course », « ne pas paraître ancien ».

PARODIE CAUCHONNE ?

Les cérémonies du mariage-homosexuel est une parodie, une fumisterie, un défilé sauce « comoedia dell’ arte ». Le ministre Martin Cauchon joue dans cette parade le rôle d’un archevêque-de-carnaval. Les deux parties d’un couple d’homos —certes citoyens à part entière — ont tous les droits. Il y a des moyens de contracter une union officielle : loi Bégin, contrats juridiques par notaires ou avocats. Recourir au mariage relève de la singerie, d’un bizarre réflexe de « reproduire » une cérémonie —installée il y a des siècles— pour pérenniser ce qui se nomme « la famille ».

Bon, deux célibataires vivent sous un même toit, en communauté de biens ? Vive la liberté mais «la famille » est d’un tout autre ordre. Ces primordiaux rôles de « père » et de « mère » —pôles sexués nécessaires à l’épanouissement des enfants—, remplissent des volumes de psychologie. Ils continuent d’être les sujets de vastes études « analytiques ».

Adoption d’enfants pour encore mieux mimer « le couple emblématique » ? Oh non ! Car le 28 février 2002, « Chez Lisa », à la télé de Radio Canada, l’on a pu entendre (Mme. Frulla doit s’en souvenir) le très profond malaise d’une fillette « à deux mères lesbiennes ». Cette Annick racontait ses cachettes, son lourd et embarrassant secret, sa honte embarrassante en cours comme aux récréations de son école, la privant d’amies dans son quartier. Ce fut un témoignage accablant, l’instinct grégaire, normal en enfance, y était carrément bafoué, nuisant à l’ordinaire épanouissement de cette fillette.

Je vis depuis plus de 25 ans avec « la femme de ma vie » et, cela, sans le mariage. D’où vient donc, chez certains invertis sexuels ce besoin d’un mariage cérémonial ? En 2003 ? De plus en plus de jeunes couples, c’est bien connu, n’ont nulle envie de recourir « au mariage ». Des caricatures avec avocats se réjouissant du projet cauchonnier se font voir. On sait qu’un couple marié sur deux —ou presque— finira par aller au tribunal pour défaire leur mariage. Qu’en sera-t-il donc avec les « mariés homos » ? Nul ne peut répondre.

Cette « imitation » est une sottise. Personne ne nie plus le véritable amour de deux personnes homosexuelles mais la cérémonie « mimant » le mariage-en-vue-de-la-famille. Il relève d’une sorte de « colonialisme » (quel autre mot ?). Il évoque les déguisements de jadis quand, en colonies, des aborigènes s’affublaient d’oripeaux pour singer des « aristocrates de cour ».

Il faut faire savoir son opposition à la loi-Cauchon de toutes les manières. Écrivez à votre son député, cela ne demande aucun timbre-poste. Il faut espérer la franche opinion d’homosexuels lucides capables de combattre cette folichonnerie cérémoniale. Un camarade (en médias) comme le populaire chroniqueur Daniel Pinard, intelligent et courageux, pourrait soutenir ma position. Je le souhaite.

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Réactions
Lettres: Un droit accessible pour les gays et les lesbiennes
Libre opinion: Voilà pourquoi votre fille est muette

Réaction de Jasmin

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