SUR ” POWL MARTINN ”

Oui, j’écris son nom au son pour que nous sachions mieux comment on l’appelle en dehors du Québec : Powl Martinn. Ce nouveau ” Prime minister ”, face aux scandales, va partout montrant son étrange ” pavillon ” en répétant : ” Moi, je n’en savais rien ! ”

Un voleur (de notre agent public) est un voleur. Or il y a plus néfaste qu’un voleur, c’est celui —le volé— qui s’en aperçoit pas. C’est quoi ? Un nigaud stupide. Qui voudra élire un con ? Mais dit-il la vérité en jouant la carte de l’ignorant ? Ah ! La désastreuse machine à drapeaux ” propagandiste ” est cocasse puisque Chrétien moquait volontiers jadis ” les flags fleurdelysés sur les hoods ” ! La grand’peur du quasi ” 50-50 ” au référendum de 1995 le changeait en un jésus de pacotille multipliant les flags. Et ces rapports bidons, des millions de notre argent de contribuables au fédéral, saignaient les finances publiques. Alors ? Les Libéraux oseront-t-ils tenir élections ce printemps ? Suspense.

Cet effrayant gaspillage, absolument scandaleux, a mis un vent énorme dans les voiles du Bloc, bien entendu. L’on va voir de nouveau la séparation nette, deux nations, l’on va dire dans le ” rest of Canada ” : ” Cette odieuse gabegie ne concerne que ces affreux québécois, des vilains patronneux depuis toujours ”. Cette gabegie s’est accomplie forcément au Québec puisque c’est au Québec que les Libéraux fédérats voulaient répandre partout, partout, le placardage à feuille d’érable rouge, via leurs agences de pub bien ” libérales ”.

Ce sera récréatif de voir naviguer en ces eaux troublantes le valet stipendié, le candidat martinisien dans Outremont, Jean La girouette. L’auteur du ” Le tricheur ”, Lisée, vient de le nommer ” Le calculateur ”. Verra-t-on, une ” première ” historique !, Outremont-la-Rouge votant… Bleu ? Plausible tant l’écoeurement de l’électorat est vaste. L’ambitieux calculateur, Lapierre-la-girouette s’embarque donc dans une nef folle, une chaloupe percée, disons pour rester ” Martinn ”, un caboteur bosselé, à pavillon troué en diable. Nous mènera-t-il pas en bateau barbadien facilement ? L’ancien co-fondateur du Bloc —calcul, calcul— qui est intelligent, va sans doute regretter son micro à bavardages libres de CKAC. L’entente de Meech sabordé, on a vu feu Robert Bourassa, avec une colonne dorsale enfin. Son célèbre ” Quoiqu’on fasse, quoi qu’on dise, le Québec… ” fit que les souverainistes crurent le voir en valeureux premier président de notre république. Mais non, le Boubou s’est tenu debout le 24 juin de cette année-post-Meech, en 24 ans de vie politique, 24 heures seulement. Pourquoi s’est-il écrasé, se questionneront nos descendants, manuel d’histoire à la main ? Pour garder son vieux mentor fédérat, feu Claude Ryan, on le vit donc renier, cracher sur les essentielles réclamations du groupe Dallaire.

Le calculateur d’Outremont en fut très marri car ” il se voyait déjà ” (Aznavour) grand dauphin à Québec de son ami, excitateur et conseiller, Tit-Bob Pinocchio. Ainsi va la vie politique actuelle. Ils disent ” vouloir servir ”, il faut entendre ” me servir ”. C’est le vieux barde décédé de l’Île d’Orléans, Félix Leclerc qui chantait pas faux : ” Le lendemain des élections / ils ont oublié ton nom ”.

Le cochon de payeur de taxes et d’impôts, nous tous, n’aura plus envie d’aller exercer son droit de vote face à ces horreurs ” commanditées ”. C’est cela qui est effrayant. Affolant. Les démocrates sincères en sont tous punis sachant bien, (les mots de Churchill) que la démocratie électorale est le moins mauvais des systèmes.

Oh Canada !, oh misère !

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