VAINE QUERELLE LITTÉRAIRE ?

Au monde de la littérature voilà qu’un jeune (vieux ? ) et un vieux (jeune ?) se chamaillent.
Le noeud de cette prise de bec ? Nombrilisme d’égoïste versus engagement social dans les romans nouveaux. Pourrais-je y mettre mon…fion ?
Cette discorde est futile. Il n’y a qu’un seul vrai problème : Mistral comme Beaulieu n’ont pas le lectorat qu’ils méritent.
C’est très grave. Alors l’installation d’un vain débat au fin fond du mince cahier culturel du dimanche est un leurre.
Les écrivains québécois (vieux ou jeunes) ont un urgent besoin de visibilité en médias.
Le nouveau livre québécois (de Beaulieu ou de Mistral) appellent des interviews, ces pré-papiers et des commentateurs divers et plus nombreux.
Les dirigeants (en médias) diront : « Vous avez si peu de lecteurs, il n’y a pas demande du public ».
Et c’est vrai. Reste à savoir les vraies causes de ce désert ? Moins on visibilise nos écrivains, moins il y a de cette « demande ».
Vieille affaire de la poule ou l’oeuf ? Oui.
Les radios ? Elles font bien peu (aux privés : rien) pour les écrivains québécois. La télé ? N’en parlons pas et c’est scandaleux. Les journaux ? Ici, un p’tit coin le dimanche.
Là, grandes pages aux bestsellerisés de Paris, chez Grasset-Seuil-Galimard.
Au sein de cette lamentable situation, Beaulieu peut bien chicaner des jeunes déracinés volontaires et Mistral, piqué, peut bien se moquer du cher vieux barbu des Trois-Pistoles, c’est une perte d’énergie.
Un gaspillage du peu d’espace consacré aux écrivains québécois.
Les petits camarades s’exciteront un petit mois de cette chamaille mais toujours dans ces vases clos installés pour notre « littérature qui se fait » (Marcotte) et c’est cela qui est regrettable.

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