JAZZ : NOTRE COLONISATION SUBVENTIONNÉE !

L’envoyé anti-monarchiste, Benjamin Franklin, avait raison en 1776 : « Ce serait moins coûteux d’acheter ce pays (alors colonie d’Angleterre) que de payer pour le conquérir ». Les choses ont changé fantôme-Franklin ? Nous deviendrons (c’est juste « pire » à Toronto) une colonie des USA. Exemple patent : ce « Festival du jazz » à Montréal. Même si aucun hôtelier montréalais n’est mon cousin, je ne voulais pas nuire à leur business. C’est fini alors parlons clair sur ce chiard subventionné par nous, cochons-de-payeurs d’impôts. Certes, le populo aime les fêtes gratuites d’entrées. La minorité d’ afionados (nantis) achètent des billets en salles et l’immense majorité va aux jam sessions extérieurs, eh, ça coûte rien ! Sauf les bières. Comprenez le soutien des brasseries. Il s’agit d’une gigantesque fiesta faite par des musiciens Étatsuniens en majorité. « Broadway P.Q. », titrait l’innocente Collard. Pleines pages pour publiciser note colonisation-USA. La toute petite poignée de jazzmen d’ici et un maigre zest de jazzeux hors-USA, n’arrivent pas à masquer Big Uncle Sam.
Tout au long de l’année, après cette tombola géante, le jazz n’a aucune vie active dans nos murs. Nos médias font la zélée promotion d’une culture pop qui n’a aucune réalité solide au Québec. Il y a les foules, c’est gratis !, et, partant, l’illusion, le leurre. « C’est payant », titrait aveuglément Michèle Boisvert, pour les attrape-touristes des USA : restaurateurs, hôteliers et Cie. Et, via les assoiffés du début de juillet, pour les Molson, ou Labatt qui profitent du gros des subventions provenant de l’argent du peuple. Tous ces visiteurs de la Nouvelle-Angleterre voisine, État de New-York compris, montent voir Montréal : « Ce Paris sans le décalage horaire », comme dit la pub. Ils se retrouvent… chez eux ! Voyez-vous Berlin payer cher pour attirer, disons, le tourisme italien en montant tout un chiard sur leurs opéras ? Ou Bruxelles installant maints tréteaux pour illustrer « la belle Provence » ? Ou New York avec un festival mexicain ? Non, il y a un calcul clair : les « amerloques » ont du fric. Faut les traire. On
va leur installer une gigantesque promotion de « leur » jazz. Est-ce un piège à cons ? Oui et non. Franc, les organisateurs pourraient affirmer : « D’accord, ça nous est une forme grave de colonialisme mais ça rapporte, songez aux jobs. Reste un fait têtu : ce « Festival de jazz », que le cochon-de-contribuable québécois finance, est chaque été, un gras Cheval de Troie enfonçant davantage, chaque juillet, le colonialisme étatsunien.
Franklin a eu raison, la culture populaire USA est totalement envahissante : chansons, cinéma, télés, magazines, etc. Ajoutons-en. Un peu plus un peu moins, pas vrai ? Pensez-vous qu’un festival aux veines bien françaises aurait le même succès ? Que non ! Les voisins cossus sont, on le sait trop, agoraphobes culturellement et nombrilistes depuis toujours. Passer nos frontières et retrouver « leur » monde, hurray ! Une reporter en cuisine chic vient de le souligner : « Il y a Paris. Mais Montréal (sans décalage horaire) c’est bien mieux car ces gens sont bilingues (un récent New York Times). Compris ? Merci nos bons maîtres et « Bienvenue-Welcome » en territoire culturellement annexé. Le badaud rétorque : « Té-toé donc et achète-toé une biére, c’est gratis ! » Le badaud s’en sacre de ce colonialisme jazzé subventionné via ses propres taxes ! La vérité ? Onze mois et demi par année, le jazz d’ici (à entrée payante) n’a aucun attrait. Le festival du film de M. Serge Losique, lui, est vraiment international, celui de M. Gilbert Rozon est francophone majoritairement. Avec sa portion anglo pour les touristes. Ça va. Ce festival-jazz est un efficace collaborateur —avec notre fric— du colonialisme-USA. Ces joyeuses foules ? Il y en autant aux fêtes —gratuites d’entrée— du 24 juin, pas vrai ? Urgence : que ce festival-de-colons « niochons » se transforme vite, par exemple, en festival des musiques pop du monde. J’applaudirai. Il y a, messieurs les restaurateurs et hôteliers, une part de touristes très riches en Angleterre, Irlande, Belgique, Hollande, Allemagne, France, Italie, Espagne… Ne l’ignorez plus. À bas le colonialisme-USA !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *