copie d’une lettre ouverte envoyée aux magazines en France

M. le rédacteur,

Fred Vargas a voulu que son récent roman se déroule en bonne part au Québec.
Rien à redire.
Hélas, elle fait parler ses flics québécois dans un langage absolument farfelu. Il y a du mépris dans ce fait car personne au Québec, personne, n’emploie ce bizarre idiome qu’elle invente. Fred Vargas est actuellement la risée du lectorat de « la belle province ». Son argot imaginaire (et bien lourd)—mais quel Français ignorant du Québec l’a conseillé ?— n’a rien de commun avec le français de niveau populaire.
Certains Québécois en sont insultés et des articles dans la presse d’ici font même voir de la colère. Les Français apprécieraient-ils qu’un auteur québécois leur FORGE un patois imbuvable, faux, ridicule ? Je ne crois pas. Or, à Paris, évidement, les lecteurs de « SOUS LES VENTS DE NEPTUNE », pas familiers du tout avec la parlure dite « joual » n’y verront que du feu. Ici, on y voit une sorte de mépris, de grave paresse, voire de la fumisterie.
Vargas trompe les Français avec tous ces dialogues de policiers québécois. Leurs propos sont nuls, leur jargon niais, plus grave, « inconnu au régiment » ! On frise l’imposture. On suppose que Vargas a vécu quatre (4 ) jours à Gatineau (lieu de l’action de son polar) pour le Salon du livre de l’Outaouais ? Quelle imprudence ( impudence !)_ de sa part alors ! Quel culot de nous plaquer un langage populaire qui… n’existe pas !
Comment se fait-il qu’une telle auteure populaire —et chez un éditeur séreux et responsable— a refusé un conseiller, a refusé de soumettre son manuscrit à un Québécois. Il n’en manque pas à Paris que je sache. Oui, il y va d’une fumisterie regrettable qui est insultante pour les Québécois. Exemple: « Tais ton bec » , répété sans cesse, n’a jamais été dans le vocabulaire québécois, jamais, jamais, jamais. Il y a des douzaines de « fions » de cette encre. Quel mépris !
Claude Jasmin
Sainte-Adèle

Une réponse sur “copie d’une lettre ouverte envoyée aux magazines en France”

  1. J’ai été agacé par certaines expressions, phrases inventées. Mais pas insulté. Il n’y a ni mépris ni condescendance à l’égard des québecois. Oui elle aurait pu faire relire son texte. Il faudrait lui demander pourquoi elle ne l’a pas fait avant d’instruire son procès.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *