LE FACTEUR SONNÉ TROIS FOIS, OUELLET !

CORRIGÉ
À Ottawa, le grand-manitou des facteurs, André Ouellet, rentre penaud dans ses terres. Il déclare (en démissionnant) qu’avec un gouvernement liberal majoritaire il aurait pu s’accrocher à son trône à dépenses somptuaires. Deux millions de notre argent public en dépenses diverses, voyages, avions, limousines, bouffes luxueuses, frais de « représentation ». Un favoritisme qui fait passer les vieux duplessistes pour des enfants de chœur ! En sept ans, ce fut (les rapports officiels l’affirment ) un gaspillage du trésor public éhonté.
Cette fiole, « Chef des facteurs », était sa récompense (mieux que sénateur, cher Jean-Lous Roux) pour avoir combattu, férocement le normal nationalisme des québécois sous P.E.T., Chrétien et Cie. Du temps qu’il était député, puis ministre, ce devenu « gros jean comme devant » déployait une énergie diabolique pour dépeindre les patriotes du Québec en hordes de sataniques fascistes, de racistes. Dédé O. ne ménageait pas sa folle monture pour diaboliser RenéLévesque. Un recherchiste pourrait maintenant publier un catalogue dégueulasse de ses fallacieux arguments, avec, en addenda, la liste de ses injures grossières, de ses insultes écœurantes. Le public d’ici se ferait rafraîchir la mémoire.
L’ex-ministrable-Ouellet avait bien mérité —pas de la patrie— du système liberal centralisateur. Ses tentatives de torpillage anti-Québec, tout azimuts, nous le montrait comme un loose canon aux tribunes de ses « tits-zamis » les déracinés. Un gueulard, traître stipendié pour combattre la patrie à faire naître. Ses monstrueuses attaques sur tous les hustings trudeauistes montraient le zèlote démonté, le valet tout dévoué à l’establishment fédérateur centrifuge. Ce Québec-à-Ouellet devait rester « une province comme les autres ». Au bout de ces décennies le tribun hystérisé par Québec s’affirmant (sous Lesage, Jonhson Sr, Bourassa, Ryan et Johnson Jr, des réformistes ), au bout de son pèlerinage Dédé O. récolta son salaire-de-Judas : Pdg-facteur. Maintenant sonné, fini les folies, les voyages princiers aux tarmacs de tous les aéroports, le patronage familial, les frais payés par le cochon-de-payeur-de-taxe que nous sommes tous.
Hélas pour le dépensier débonnaire, Chrétien-l’auberge-Golf fut jeté hors-parti. Débarrassé, Powl Martinn, le chasse-Chrétien, tapait d’un pied nerveux : « La porte, M. le Facteur » ! D.O. vient enfin de la passer. Mais on n’a encore rien vu car la vraie enquête va débuter, risque effroyable pour des minoritaires ! Les révélations (more to come ) achèveront d’étaler les nauséabonds tripotages libéraux, tout cela au vu et au su du ministre des finances du temps !
Alors quoi ? Élections encore :« vague bleue » ? Le Canada-anglais stupéfié optera pour un autre « beau risque », sauce-mulroney. La droite va vite se centraliser, et hop : virage coast to coast. Voici donc venir la fin des haricots pour tous ces
magouilleurs. Le gang-à-Chrétien-Martin aura fait voir le fatal sort des nôtres (de Shawinigan à LaSalle) quand ils partent pour
Ottawa. Nous trahir et s’engraisser. Ces porcs-frais made-in-Kouaybek, élus par une machine « à argent et à ethnies » (les encanadianisés à toute vitesse) ont encore leurs groins luisants. Le facteur-Ouellet, sac bien rempli en bandoulière, ne fait voir que l’apic d’un iceberg. Attendons l’enquête publique qui s’ébranle :une banquise merdique qui va puer énormément.
Le pus grave ? Ces voleurs du peuple feront un mal néfaste à la démocratie. C’est le pire risque. Plein de jeunes citoyens, vomi aux lèvres, diront : « Compris. Je n’irai plus voter ». Ces amoraux irresponsables (des francophones trop souvent) entreront dans les manuels scolaires d’histoire du Canada, en de sombres pages. On lira un jour, pages « fin du siècle récent » : un certain Québécois, André Ouellet, enragé fou du centralisme fédéraliste, a rendu le plus noir service à sa cause.

2 réponses sur “LE FACTEUR SONNÉ TROIS FOIS, OUELLET !”

  1. M. Jasmin
    Vous avez bien raison de dire que les histoires à la André Ouellette ont de quoi écoeurer tous les honnêtes citoyens, qu’il soient jeunes ou vieux de la politique. Vous avez bien raison de vous indigner des horreurs dont M. Ouellette s’est rendu coupable. Le drame, c’est qu’on le remercie pour nous avoir fait les poches si odieusement. On le remercie de son poste bien sûr, mais que Diable a-t-il a s’en inquiéter. Il recevra sous peu sa pension (je me demande s’il n’avait pas également droit à sa pension de député et ministre en même temps). Le drame c’est qu’on sait qu’il nous a volé, le Premier ministre sait qu’il a volé le Trésor, la GRC sait qu’il a volé, le conseil d’administration de Postes Canada sait qu’il a présenté pour au moins $2 millions de compte de dépense sans pièce justificative, mais il n’y aura pas de poursuite. Par contre, on poursuivra jusque dans la tombe le contribuable qui aura fait défaut de payer $10 en impôt. Vous avez raison.
    Là où vous faites aussi partie du problème, cher M. Jasmin dont j’aime les coups de gueule, c’est que vous mettez tout le monde dans le même panier…sauf bien sûr les tenants de la Cause…de votre Cause.
    Vous les dénoncez tous autant qu’ils sont comme des voleurs et des Fédérats. Pas de respect pour ceux qui ne pensent pas comme moi. Ils sont tous vendus. La réalité va vous faire mal, M. Jasmin, mais je vais vous la dire. Pas pour que vous changiez d’opinion politique, mais pour que vous puissiez en tenir compte. Alors la réalité elle est celle-ci: la très grande majorité des députés, quelle que soit leur affiliation politique, sont des gens honnêtes. Des gens qui ont à coeur leur comté et leur population. Ils se démènent chaque jour pour tenter de régler une multitude de petits « cas de comté »; le citoyen qui n’a pas reçu son chèque de chômage ou d’aide sociale, la femme (ou l’homme, ça arrive) dont le conjoint a fait défaut de paiement de sa pension alimentaire, l’autre que le ministère du Revenu a injustement imposé, la municipalité qui attend une aide financière pour réaliser un centre communautaire, un réseau d’égoûts ou d’aqueduc. Le député c’est aussi celui qui passe tant de fins de semaine à rencontrer les groupes de son coin à écouter leurs doléances, à manger des sandwiches sèches.
    C’est ça le drame de la généralisation. Les gens s’imaginent en entendant ceux qu’ils admirent que tous les politiciens sont des voleurs et des bandits, alors que la plupart sont animés de nobles sentiments. La cause des idépendantistes est certainement valables et méritoires, mais ceux qui défendent la théorie inverse ne sont pas tous des ignobles dont le seul but est de s’emplir les poches. Il y a aussi des gens qui croient avec sincérité et avec autant d’amour du Québec que René Lévesque pouvaient en avoir que l’avenir à l’intérieur du Canada est meilleur pour le Québec. Ont-ils raison ? En tout cas, leur mérite est aussi grand que chez un Guy Chevrette, profondément régionaliste et indépendantiste mais qui a servi ses citoyens avec honnêteté.
    Donc, à vouloir mettre tout le monde dans le même panier, on finit par faire croire aux citoyens que toutes les pommes sont pourries, peu importe qu’elles soient vertes ou rouges.
    Au plaisir

  2. Cher Georges,
    Le mépris des hommes politiques ? Vous avez raison sur le fond.
    Je sais fort bien qu’il faut une bonne et belle dose de dévouement pour faire de l’action politique.
    MAIS: Hélas, des moutons noirs amènent la haine de TOUS les politiciens. Vous le savez bien. Je le déplore comme vous.
    Autre sujet:
    Et, oui, c’est regrettable mais il nous faut frapper fort.
    Merci pour votre calme et votre admiration de mes coups de gueule.
    Comprenez que LA CAUSE SACRÉE —d’une patrie pour notre nation— amène le militant indépendantiste à, forcément, de la combativité -où il faut « fesser » pour secouer ceux qui s’imaginent encore que la francophobie (du ROC) n’existe pas.
    Cette innocence —de ceux qui ne savent rien de la très longue histoire des » bafouages » envers les nôtres, des gestes infâmes des « collabos », des tentatives de nous diluer— est à combattre sans cesse pour nous, les demandeurs d’une patrie.
    Cette lutte farouche est nécessaire. Elle comporte inévitablement des « coups de gueule ».
    Cet espoir (le vôtre ?) d’un Canada admettant bientôt (!) que nous ne sommes pas seulement « une des dix provinces » (y compris l’Îlot du Prince Edward) est un leurre grave.
    Les accords Meech et Charletown furent « trop pour ce maudit Québec », (et pas assez pour nous !) souvenez-vous en.
    Ces adversaires de notre nation (le ROC) n’ont pas changé, ne changeront jamais.
    Une réalité qui échappe aux bons-ententistes (vous ?).
    Je vous jure que si je voyais venir une vraie confédération, j’y participerais volontiers.
    Le « nation-buiding » ( de réaction au normal et vivant nationalisme d’ici) ) depuis le PET, illustre le déni de permanent de « notre » nation.
    Enfin, le combat continue.
    Il est jeune. Il a fallu de nombreux centenaires à la Grèce pour obtenir ENFIN sa totale indépendance. Je garde donc espoir.
    CAR: Dans peu de temps, nous serons une infime minorité (15 % un jour, moins ?) aux yeux des Canadians.
    ET: Nous n’aurions plus aucune force (de négociation) pour les éternelles réclamations (Lesage, Jonhson Bourassa et… Charest) .
    Il sera trop tard.
    Au Québec, nous restons (80%) une majorité. Mais, hélas, 4 Québécois sur 10 (peut-être 5) ont peur, ne croient pas en eux, se méprisent, craignent l’avenir collectif: je les respecte et les engueule, comment les réveiller une bonne fois ?
    C’est de l’ouvrage.
    Des jeunes Québécois rencontrés (mes conférences en écoles secondaires, en collèges, etc.) me disent qu’ils croient en la victoire de notre essentielle cause et ils veulent s’engager.
    Ils me stimulent, me disent de ne pas baisser les bras.
    Mes saluts néanmoins amicaux,
    Claude Jasmin

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