FATALE ATTRACTION : LA NOIRCEUR, LA MORT !

« Interdit de rire » pour le monde des graves intellos, des profonds philosophes et des écrivains très engagés. Tous ces « seurieux » proclament :« des cons » ceux qui rient. Qui osent rigoler sainement quand la vie n’est un bien laid caca ! Tous sont des inconscients « de l’épouvantable malheur de vivre ».
Il y a donc ce que le bonhomme-Freud, génial souvent, a nommé : « L’instinct de mort », une pulsion irrésistible. « Nous, le peuple » (premiers mots de la constitution-USA) oui, « nous, le peule », nous avons besoin de rire. Pendant que nous rions, les « graves » étalent leur « fatal malheur d’être venu au monde ». Lire tout Schopenhauer, pas mal Nietzsche, assez Sartre. Cette « vénérable noirceur » a ses chantres très respectés, les Emil Cioran, Milan Kundera, Samuel Beckett et, actuellement, des dramaturges, des cinéastes à la mode, des auteurs névrosés. Voire complètement psychosés : tell cette Catherine Millette et sa bête porno bestiale et publicisée, telle cette Christine Angot, vénéneuse reine de l’autofiction morbide. Plus grave, tous ces sinistres prédicateurs obtiennent la cote chez ceux qui critiquent « seurieusement » ces prophètes de malheur effroyable, ces chroniqueurs négativistes. J’ai vu, simple exemple, le maladif machisme de « LE CRI, GERTRUDE » au théâtre Go, récemment : une misogynie dialoguée crasse. Malsaine. Bien écrite !
Voici, et fort bienvenue, une fameuse purgation pour ces lecteurs des constipés-de-la-vie : Nancy Huston, née en Alberta. Qui est une romancière cotée, jeune blessée se sauvant, écrivant en français, ayant fui ses parents qui ne l’aimaient pas. Elle ose, culot unique, publier : «Professeurs de désespoir». Une formidable attaque frontale contre les écrivains pessimistes complaisants. Depuis ce dépité vieux-garçon, Arthur Schopenhauer et le noiraud Nietzsche. On va lui faire payer cher car la « république des pessimistes », ultra puissante, (ça ne va tarder) va la traiter durement. « Une sale réactionnaire, une salope d’extrême droite ».
Le formidable succès, ici comme ailleurs, de l’humour, avec ses basses vulgarités, prouve que Nancy Huston ne perd pas son temps. Ces drôles grossiers sont des satellites inconscients sans doute, de ces PROFESSEURS DE DÉSESPOIR. N’oubliez pas ce titre. Faites-le venir à votre bibliothèque publique s’il n’y s’y trouve pas déjà. C’est un instrument de salubrité publique et urgent ! Nos comiques donc en passeurs de défaitisme ? Oui. Involontaires ? Je ne parle pas de Deschamps. Ou de Lemire, évidemment. La rigolade fait florès. Le « cash » sonne fort ! L’humour actuel découle de tous ces vieux « curés laïcs », de leurs sombres avertissements : « La vie est une odieuse tromperie. Une merde, et une futile erreur. »
Nancy Huston vise juste avec son livre lucide « Professeurs de désespoir », édité chez « Actes-sud / Leméac ». Cette désespérante mafia-anti-vie est un club sélect à liste restreinte. Le peuple, sain en bonne part, a le bon instinct d’aller d’instinct vers la vie, la confiance, l’espérance, la joie. Et le rire. Ces « preachers du grand vide » et du « À quoi bon » sont de stériles « vieux garçons » pour la plupart, hélas, ils ont enfanté des tas de disciples. Car ils ont du talent, du génie parfois. Leurs angoisses a souvent donné des ouvrages forts : romans, films, dramaturgies. On peut être des nostalgiques de « la natation pré-natale en liquide amniotique »ou en manque d’affection maternelle, désespéré de naissance et avoir beaucoup de talent pour écrire. Ou pour réinventer la langue. James Joyce (autre sinistrosé) !
Des ados chercheront partout les moqueries grossières, celles de « L’Album du peuple », par exemple, ou celles des magazines aux folichonneries iconoclastes. Rédigés, dessinées aussi, par des « adultes » refusant de s’intégrer à tout courant de vitalisme, de ces « ados très attardés », microcosme de la caricature-tous-azimuths. C’est souvent une consolation à la
piaffante impatience des ados que d’aimer tant voir démolir les « installés ». Collégien, j’ai connu un tel gourou (de quartier, à café). Poète inédité, raté, il bavait les gens « connus », évidemment. Jeunes artistes, en quête d’un petit peu de notoriété, nous aimions sa rogne. Innocents. Ce « Grand guignol » à notre télé subventionnée qui va de « Les Bougons »- c’est la vie, à « Cover Girl »- travestis donc mesquins vicieux, de « Détect. Inc. »- tous des écervelés idiots, à « Vice caché »- tous des tricheurs, oui donc, ce guignol est utile à boucher des programmes. Voyez ce monde : tous des crapules. Le public abasourdi, ici comme ailleurs en Occident, observe cette planète noirâtre, se questionne : « Comment en sommes-nous arrivés à cette imagerie de caniveau » ? Eh bien, lisez « Professeurs de désespoir » d’une Nancy Huston intelligente rassembleuse de liens. Analysée elle-même, elle examine nos « noirauds » pathétiques, elle a étudié leurs s biographies : un macabre ramassis de vieux-bébés braillards ! Ils se dénichèrent une épouse du genre esclave infertile, soumise (pour Cioran comme pour Beckett). Se faire bichonner, leur projet. Noirs chauves poupons jamais sevrés ! Ils sont d’une misogynie de jaloux, jouant le Dieu apocalyptique : « Suicidez-vous donc » ! Leur dépit inconscient de ne pas pouvoir enfanter… inavouable. À lire sans faute et j’y reviens : on va la faire payer cette Nancy Huston ! Des attaques ? Plus malin : le silence sur son livre !

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