LE GANG À CHUCK : DES CRAPULES ET DES FRIPOUILLES

Où ais-je entendu ? « Avant, on se faisait voler par les maudits anglas, maintenant, maintenant on se fait fourrer par les nôtres », était-ce chez le fringant, dynamique animateur, Guy Lepage ? (Vu son succès du dimanche soir, Guy n’a plus besoin de son anglomane « A » pour se distinguer des autres Lepage, pas vrai?). Nos bons humoristes font sonner souvent le vrai. Vrai : les voleurs de notre argent public sont des nôtres. Donc notre Honte nationale ?
Un instant : nous sommes nombreux à nous questionner : ces sales crapules (bien vêtues et qui ne sacrent pas, chère Denise Bombardier !) sont-ils vraiment de notre peuple ou des bandits apatrides, un mafia a-nationale ? Un Québec enfin libre pourrait les déchoir de leur nationalité et il devrait y voir un bagne pour ces crapules. Je l’affirme : ce sont « des citoyens carencés gravement » que ces gaspilleurs du trésor commun, tous ces Gagliano, Chuck Guité, Lafleur et son menaçant allié (« ils vont t’arracher la mâchoire »!) , Pelletier, l’ex-journaliste-de-Radio-Canada-à-cœur-faible, Gosselin, Brault, Coffin, le chef-Chrétien et j’en passe. Il va en défiler d’autres, tripoteurs de nos économie. Le mot chien mordrait-il ?, ils sont des traîtres. Et s’il y a une loi qui veut interdire la prédication de la haine, notre haine pour ces millionnaires véreux restera palpabe, je prêche cette haine du vol social, chère « chartre » de mes deux fesses, avec « droits » et jamais de « devoirs ».
Au référendum de l’automne 1995, nous étions six sur dix francophones à vouloir un pays bien à nous, quatre de nos concitoyens militaient « contre » notre patrie; ajoutons cette inamovible marge de centralistes-fédéralistes prévisibles, les blokes. Ajoutez leurs assimilés (pas trop francophiles ) ayant prêté serment à NOTRE Reine d’Angleterre ! Donc terrifiant 1995… faisant paniquer l’habituel roi-nègre (de St-Laurent à Trudeau) et ses valets exilés stipendiés, la crapulerie propagandiste se mit en branle, la lie d’une nation. Mandaté le Cow-boy-Guité ouvrit le coffre-fort de l’État : invasion des mouches-à-marde bien connues !
Or, tous les provinciaux des 10 provinces anglos de la fédération Canadian observent, disent : « Mais ce cirque-à-favoris ne concerne que les Québécois pure laine ! » qui arnaquaient les économies de toute la fédération CANADIAN. Alors les Canadians détroussés affirment : « Abominable meute que ces C.F., tribu de « Bougons » dégueus, tous ces Québécois ! » Merci les bandit à attaché-case d’Ottawa, merci bien ! Nos fripouilles nommés plus haut défilent, amnésiques, froussards, trembleurs trop tard, suent à la barre d’un goguenard joufflu, le bien rose enquêteur anglo, Gomery-le-débonnaire. Ce dernier, observez-le bien, s’amuse ferme car ce juge n’est certainement pas très actif parmi nos indépendantistes. Gomery est évidemment « pro-fédéralistes » tout comme les viles canailles qu’il taquine, qu’il torture à petit feux, il en sortira de sentences aimables, voulez-vous gager ? Observez bien ce brave juge poupin, sa délectation toute paternaliste de bon arbitre compréhensible. Ces crapules, en chemise immaculée, s’énervent pour rien dans leur chics complets trois pièces, chère Denise Bombardier, et mes chers Lauzon, Chartrand, Falardeau, qui sacrent comme charretiers, ont une conscience sociale, eux.
Dame Justice prend donc tout son temps, accepte les récréations, les pauses-archives, le hors-médfa, les congés-maladie; l’anglo-Gomery, la langue dans la joue, observez-le bien, taquine malicieusement tous ces « canadiens-français-catholiques », oui, oui, de bons catholiques, je jurerais que ces voleurs du trésor commun furent tous baptisés, catéchisés, communiés et confirmés, non ? Le piteux peureux de la normale patrie québécoise —quatre sur dix des nôtres hélas— est-il enfin carrément écœuré par cette petite pègre de fédérats aux tentacules environnantes —on l’a vu récemment, jusqu’au parti-frère à Québec. Celui de John-fils-de-Red Charest ? Le frileux va-t-il fuir la caverne-des-40-voleurs, abandonner ce parti-des Martinn-Lapierre et Cie, ce Ottawa-d’Ali-Baba ?
Résumons donc cet Himalaya à gabegie, à népotisme éhonté —avec épouses, frères, filles, fils, cousins et cousines— à chantages (donne une part du cadeau au parti-argent-sale). Très énervé donc par le quasi « 50-50 » du référendum, l’ex-aubergiste-golfeur écervelé de Shawinigan, Tit-Jean, via ses sbire dociles, fit appel à cette horde de malfrats propagandistes…qui flaira le fric à voler. Ce fut l’installation… de type orwélien, ou genre Goebbels-Nazi, l’homme aux drapeaux partout, ce fut l’élaboration d’un concept : le vol des économies du peuple sous couvert de commandites. Le bal des voleurs ! Cela se sut et la parade des margoulins fut sommé de défiler. Au pied de la banquette gomerienne s’étale déjà un répugnant margouillis. Les perfides « blokes », heureux de nous épingler en « gang de crooks », applaudissent, ils crient : « more to come, more to come » ! Et moi je crie : Vive le Québec libre !

Jeunesses bohémiennes : toujours rêveuses ?

Un samedi matin, tu ouvres ton journal : « Mort de Gabriel Filion ». Tu te dis : « Ah, il vivait encore ? » Soudain c’est l’avalanche. Souvenirs bohémiens. 1950. J’aimais cet aîné, peinturlureur qui tenait « boutique-galerie» dans une forge abandonnée (disait-il), coin Côtes des Neiges et Chemin de la Reine-Marie. Allures de bûcheron, de brave paysan, ce Filion était un rare. Il m’avait pris deux céramique ! Temps lointain de la « petite misère », que Félix chantait, moqué par les installés : « Quelle horreur, sa voix d’habitant, à côté du beau Guétary, de Tino Rossi, des Jean Lalonde et Robert L’Herbier ».
Mort de Filion. Un vieil album en éventail, étalage d’images jaunies que j’aime. Nous voyez-vous, jeunes rêveurs de 2005, dans ce maigre Montréal mesquin ? Le poète Claude Gauvreau, pâle, à la Hutte Suisse, rue Sherbrooke, qui gueule contre Riopelle exilé, qui rage contre Pellan revenu d’exil. Ce jeune Roland Giguère qui publie une plaquette de poésie surréelle ! Le frénétique Goulet qui imprime dans un garage de la rue Marie-Anne. Pour quatre sous et une caisse de bière ! Affamé, le Guido Molinari, queue-de-pie usagée sur le dos, huit-reflets ancien sur le crâne, bouffonne à l’annuel « Salon du Printemps » pour faire rire Mousseau qui s’épuise à fabriquer des bonbons très luisants dans une sordide ruelle ! Survivre ! Le créateur énervé, Julien Hébert, s’oblige à des cours académiques au collège Grasset et le futur grand sculpteur Charles Daudelin sue aux vitrines de l’ex-hôtel Ford; le surdoué Louis Archambault expose à la modeste Centrale fondée par Paul Gouin. Au comptoir de L’Échouerie, avenue des Pins, le jeune de Repentigny-Jauran maudit le père-Borduas parti à Provincetown et fonde « Les plasticiens »; le frère Jérôme du collège Notre-Dame contrarie sa communauté enseignant, vantant, l’automatisme. Autour de ces audacieux qui végètent, nous les jeunes des-beaux-arts, à la « Petite Europe », nous jonglons, blond houblon aux doigts, désespérés, à ces déserts partout en 1950. Maudit pays !
Aujourd’hui, en 2005, combien sont-ils avec, fragile, l’espoir, lampe mal allumée. ? Les jeunes artistes cherchent-ils toujours le moindre havre, le moindre signe d’ouverture, quêtent-ils, garçons et filles désormais, un petit, un tout petit brin de notoriété ? Ils espèrent, oui ?, avec leurs premiers écrits, leurs premières images dessinées. Est-ce que nos déserts de 1950 se sont transformés en Eden paradisiaque ? Doutons-en. Vieille histoire qui se répète sans cesse ? Je veux crier, ici, en pays « d’en haut » comme en ghettos bohémiens du bas de la métropole, de Québec à Rimouski ou Chicoutimi : « Tenez-y, accrochez-vous ! Patience et bon courage » !
Nous avions vingt ans, nous cherchions des oreilles ouvertes, des regards complices, nous étions des génies empêchés. En réalité…des ventres vides, si peu de Filion-à-magasins pour nous stimuler. Nous avions très peur, donc nous insultions tout le monde, ces « culs ronds de bourgeois ». Nos pauvres parents, revenus de plus loin encore, s’attristaient de nos « folichonneries », de nos espoir démesurés. « Oubliez l’art, vous bafouez votre avenir, ingrats ! »
Litanies connues encore en 2005 ? Nous cherchions des cœurs ouverts, il y en avait peu, nous courrions à des concerts de bruitages fous, à des séances d’un érotisme bête, à des danses obsolètes. Nous ramassions le billet pas cher des « Amis de l’art » de madame Perrier et nous grimpions aux balcons à bon marché du Her’s Majesty, rue Guy, pour Jouvet ou Vilar, en visite. Aussi pour les belles fesses de Lili t-Cyr, au « Gaieté ». Un saucisson durait longtemps, une bouteille de Chianti (empaillée) était un champagne rare et, conservé, servait de bougeoir pour la fille à courtiser, celle sans rouge-à- lèvre, voyons, à jupe froufroutante, à chandail très ample, toutes des Juliette Gréco ! Toujours à court d’argent, nous marchions jusqu’à Saint-Laurent, au « National Pool Room », pour un « hot dog frites » à 5 sous ! Bohème de 1950, bohème de 2005… la même détresse ? Nous étions rares : 100 troupiers de misère, ils sont des milliers et des milliers maintenant. On peut entrevoir de ces beaux talents aux expos (qui viendront bientôt) des finissant des écoles multiples désormais. Bourgeois, mes vieux amis, ouvrez l’œil, encouragez ces jeunesses gonflée d’espoir. Faites comme celui Gabriel, l’ange rare mort le 2 mars, ce Filion qui achetait malgré ses faibles moyens, deux céramiques à un grand efflanqué de 20 ans, en pantalon de velours élimé, jeune barbu qui n’en revenait pas, moi.

SURPENANT MARIO CLÉMENT SUR « FÉLIX »

M. l’éditeur,
Mercredi, « La Presse » avait bien raison à propos de l’essai biographique de Claude Fournier (sur Félix Leclerc) : « C’est du jamais vu »…
Oui, du « jamais vu », renversant.
Découvrir à Radio-Canada un chef des programmes « tirer sur une ambulance », recommander à son public de ne plus regarder une de ses séries en ondes… Diable ? Avons-nous tous rêvé ?
Stupéfiant, non ? Pierre Maisonneuve (radio de la SRC) en fut tout aussi étonné, si surpris qu’à son émission du lendemain, il en fit « le » topo.
Vraiment, que l’on apprécie plus ou moins —ou pas du tout— cette série sur FÉLIX LECLERC, un patron des ondes publiques, Mario Cément, ne peut ainsi torpiller les trois autres émissions à venir. Série que je juge, moi l’ex-critique de télé, pas si mauvaise. Ce n’est pas un ouvrage transcendant, certes !
Le chanteur Lavoie (très embarrassé dans cette sordide mésaventure) y est fort bon, à mon avis. Daniel Lavoie interprète excellemment les si belles chansons de notre fameux barbe de l’Île d’Orléans.
Il ne faut pas oublier que notre argent public fut versé (beaucoup par Téléfilm, un peu à la SRC, les crédits d’impôt, etc.) alors… que la SRC (via son chef-programme) proclame: « Gaspillage », « Erreurs », « Nullités », c’est très fort de café. ahurissant ! Seul un « cadre » dément ferait cela. M. Clément a-t-il perdu tout sens commun, ou bien une haine personnelle, viscérale, irrationnelle, l’habiterait ? Faut-il mettre de telles dérives verbales sur le dos d’une guerre commerciale très féroce entre les télédiffuseurs ? Ou encore de la fragilité d’un qui sait son poste (de patron, de chef ) sans cesse incertain, à la merci des « crottes d’écoute », une frayeur qui lui a fait perdre la tête ? Quoiqu’il en soit ce spectacle (en conférence téléphonique publique ) d’un responsable de Radio-Canada (devenu irresponsable) qui recommande de ne plus visionner son propre produit… cela reste un phénomène ! Qui marquera l’histoire de not télé ! « Une date », comme on dit.
Qui, à la direction, va lui imposer un congé de maladie, un temps de repos ? Guy Fournier (le jumeau de Claude !), le tout récent nommé à la direction de la SRC ?

Claude Jasmin
Sainte-Adèle

AVEC GAGLIANO ET CIE : ÉNAP, ÉCOLE MODÈLE ?

L’ Énap qui acceptera fort probablement un ex-élu parisien célèbre comme professeur émérite a d’autres vues du genre. Une source inidentifiable (!) annonce que l’ Énap fera un appel pressant à d’autres Alain Juppé de ce monde. Pour des cours variés. On y verra, à sa chaire, Gagliano. Poste : spécialisation en affaires scandinaviennes (sic). Aussi, un peu plus tard, un certain ex-prof de gym de Saint-Léonard ( du pays gaglianesque), Jean Lafleur, expliquer les arcane suaves du marketing d’État !
Eh bien, l’ Énap fougueuse ne reculera pas à engager comme instituteurs en sa noble institution : le révérend Chuck Guité avec, à son menu pédagogique :l’art démocratique-éthique de distribuer l’argent public dans la perspective propagandiste étatique. Ouf !
Aussi, accrochez-vous face à cette haute « École nationale d’administraton publique », qui, fort audacieusement, va engager le Jean Chrétien lui-même ! Sa tribune professorale : Golf, auberge et patronage contrôlé en administration publique !
Oui, l’Énap, éthologiste soucieuse, sera à l’avant-garde pour initier correctement nos sous-ministres de l’avenir et nos prochains grands-commis québécois ! Bravo pour votre beau programme Énap !
Nap, nap nap, hourrah !