Goélands et montre en or !

Aux actualités à la télé : une jolie grosse chatte blottie dans une fenêtre ouverte. La paix ? Non, la caméra recule et des gens affolés qui fuient en criant . Londres bombardée encore ? Non, l’Égypte cette fois. Ici ? Rien. Ce 11 septembre 2001, et je m’en souviendrai toujours, de ces autorités Étatsuniennes vociférantes : « Votre Canada est une dangereuse passoire, le mal vient de chez vous ». Puis l’on apprendra que LE MAL s’entraînait, pénard, nullement dérangé, aux USA, écoles de pilotage au Texas, en Floride, puis LE MAL alla prendre tout bonnement, couteaux en poche, sans être inquiété des avions, le matin maudit de ce 11 maudit…à Boston. Pas de bombe en sac à dos, non, non, la bombe était…l’avion ! Et ici ? Rien encore ? Montréal n’est pas une cible ? Paris, New York, Londres…et Madrid, c’est du « sérieux ». L’islam radical, fou, veut de la visibilité, de la pub ! Donc pas Montréal ? Oui mais cette simple station balnéaire ?, en Égypte ?, aux rivages de la mer Rouge ? Ah ! Frissonnons donc, tous. À quand notre tour ? Y aura-t-il un gros matou dans une fenêtre au métro Victoria ou Bonaventure… un mauvais jour ?
Jadis, le terroriste voulait éviter le massacre de simples citoyens, c’était la guerre, celle des désespérés, des démunis, des pauvres contre les puissants. Dominateurs racistes du Québec par exemple. Occupants nazis en France, colonisateurs racistes en Algérie. (Et Georges Washington, baptisé terroriste, fut mis en prison !) En Irlande du Nord comme en Israël naissant, et, comme ici quand nos jeunes felquistes visaient un arsenal, un manège militaire et quoi encore. Ces jeunes musulmans fous, fanatisés, ne sont pas des terroristes au sens classique d’antan. Ce sont des assassins. Des meurtriers déboussolés. En utilisant le mot terroriste, nous salissons la mémoire des valeureux combattants de l’ombre quand nous chantions à leur mémoire « Ami entends-tu … »; nous avilissons la mémoire des résistants terroristes anti-boches tués, ceux de « L’affiche rouge » selon les mots du poète Louis Aragon. Que chantait Léo Ferré. Je vibre encore en l’écoutant. « Tuez vite… », clamait ce chant de la Résistance. Y aura-t-il un chat à la fenêtre, au soleil, quand des dérangés du Coran déposeront des bombes au centre commercial du Carrefour Laval ? Il faut vivre sa vie, lire un Pierre Foglia admettant (ouash !) qu’il visionne de la porno dans sa chambre d’hôtel en France, misère !, lire que le graphiste doué René Derouin, en quête de subvention, rouvre son sous-bois garni de colifichets d’art. Lire, justement, qu’à Venise (comme à Berlin) des subventionnés en art plastique s’organisent des expos juste pour leur ghetto de branchés. Où le monde ne va pas, ne se sent pas concerné. Les beaux arts actuels vivent le plus souvent à l’écart de la vraie vie et sucent l’argent public juste pour se faire plaisir avec des bébelles en « installations » juste pour épater les décadents riches de la Jet Set. Des fonctionnaires pédants (en Kultur !) jugent « bons » ces projets nuls et font cracher nos sous économisés en soutenant ces conneries peintes ou sculptées. Plein de ces prétentieux Clubs privés tournant à vide, des gaspillages éhontés.
Revenons à la guerre sainte des fous : enfin, des « curés » mahométans descendent dans la rue pour condamner ces assassins enrégimentés, oui, enfin ! Il était temps. C’est l’été, c’est un soir dans un parc tout neuf de Sainte-Adèle, le Montclair, c’est le modeste concert de plein air, sur une scène toute simple, une jeunesse belle à voir chante des succès récents et anciens, les chaises de plage s’étalaient, les oreilles grandes ouvertes, une fête bonhomme, sans prétention, des villageois guillerets rassemblés. La paix. Pas de bombe nulle part, Dieu merci ! Hier, j’ai donné une montre en or ( on disait montre-patate !) à un petit-fils de six pieds de haut ! Fier comme Artaban il la fit voir sans cesse. Récompense pour l’aide : on a installé un gros hibou de plastique pour faire fuir les goélands si chieurs du radeau ! Le lendemain, deux goélands me narguaient sur mon radeau à l’ombre de ma grosse chouette. Pas trop grave, il y a la paix, l’été qui file…pourvu qu’un assassin fanatisé de Mahomet ne vienne pas troubler une station (pas du tout balnéaire). Enfants, nous chantions à tue tête dans une ruelle de Villeray, innocents : « Mahomet est prophète/ du très grand Allah… » À Beeston, au nord de Londres, des gendarmes fouillaient partout, il y a eu, là, des kamikazes. Les gens de Beeston disant : « Ils vivent à part, ils ne nous regardent même pas ces émigrants ! » Oh ! On dirait des Hassidim à Outremont, non ? Ghetto maudit ! Ici ? Rien ? La paix. La sœur de Céline Dion s’en vient au Parc Montclair pour nous chanter la grande Édith Piaf, on va re-sortir nos chaises de plages. La paix, l’été. Y aura-t-il un chat rond dans une fenêtre de la Côte Morin ?

Une réponse sur “Goélands et montre en or !”

  1. «Le lendemain, deux goélands me narguaient sur mon radeau à l’ombre de ma grosse chouette.»

    Mais, pourquoi pensez-vous cela? Vous narguaient-ils vraiment? Drôle de question, me direz-vous. Peut-être. Mais peut-être pas.

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