Fabienne Larouche ne parle plus (titre d’une série-télé ?)

Parlons du scandale des producteurs de télé « privés ». Citoyens, voici qu’un syndicat (le Scfp-Ftq) vient de révéler, via l’Uqam, une grotesque farce qui s’accomplit avec votre argent public. Les compagnies « dites privées » sont dirigées par des « tout nus » ! Eh ! Ex-salarié à la scénographie de la télé publique, n’ayant hérité de nul parent riche, ni gagné à la loterie, je n’ai jamais eu l’audace de fonder une compagnie de production télé. J’avais pas les moyens, je m’imaginais qu’il fallait, viande à chien, beaucoup de « piastres » !
Jadis, Fabienne Larouche, alors modeste scénariste, tra Parlons du scandale des producteurs de télé « privés ». Citoyens, voici qu’un syndicat (le Scfp-Ftq) vient de révéler, via l’Uqam, une grotesque farce qui s’accomplit avec votre argent public. Les compagnies « dites privées » sont dirigées par des « tout nus » ! Eh ! Ex-salarié à la scénographie de la télé publique, n’ayant hérité de nul parent riche, ni gagné à la loterie, je n’ai jamais eu l’audace de fonder une compagnie de production télé. J’avais pas les moyens, je m’imaginais qu’il fallait, viande à chien, beaucoup de « piastres » !
Jadis, Fabienne Larouche, alors modeste scénariste, traita de gaspilleurs « morons » tous ces producteurs véreux. D’expérience —c’était avant de fonder sa compagnie— la belle Fabienne avait repéré des patrons odieux gardant pour (château, luxueux yachts, voyages, etc.) une bonne part du « pognon public ». Qui ne mettaient-à-l’image (du petit écran) qu’une bien mince part des sommes arrachés de nos taxes et impôts. Il y a autre chose maintenant :le syndicat qui offre cette recherche universitaire fait bien voir la fumisterie : les producteurs privés en télévision sont des imposteurs en quelque sorte, ne risquant pas leurs sous à eux mais l’argent du public. Ces quêteux se pavanent aux Gémeaux comme pachas !
« Une étude empêchée », affirme son auteur, M.Naciri, car
l’omerta des maffieux sévit chez ces quêteux-à-cheval, têteux du trésor commun, siphonneux de subventions aux divers paliers de gouvernement, voraces sangsues pendues aux tétines des taxés, nous tous. Résultat ? Tenez-vous bien, le rapport d’Ahmed Naciri sur ce système de « faux privés » contient cinq points :
1-
Dès les années 1980 venues, Ottawa coupait les budgets de CBC-Radio-Canada pour donner essor aux aspirants producteurs privés. Hum ! Résultat de pressions d’un lobby intéressé comme on peut le supposer ? Naciri dit qu’Ottawa imaginait que cette gente néo-productrice finirait « par voler de ses propres ailes ». Quelle candeur ! Vœux pieux ou utile prétexte afin d’installer en démarcheurs de nouveaux « dépendants » serviles, utiles au parti politique que vous savez. Ces parasites des systèmes, on le sait, ne mordent jamais la main nourricière. Mme Larouche parle moins depuis qu’elle « produit » elle-même ? Songez ici à ces publicitaires à commandites et leurs valets fonctionnaires. Un juge Gomery en découvrirait des vertes et des pas mûres en ce domaine.
2-
Une vingtaine d’années de cette création artificielle —entubages chers pour nos poches d’éternels cochons de payeurs— en 2005, Naciri écrit: « Ce modèle mis en place n’est toujours pas économiquement viable. » Combien a coûté au Québec ( avec sa part de 30%) cette expérience à ce jour ? Cette télé « faussement privée » avalait aussi bon an mal an durant plus de deux décennies 66% de ces budgets. Car il y a la partie anglophone. Un scandale d’une forme colossale ! La « patente » ne vole pas de ses propres ailes donc ! Un « flat ».
3-
L’étude de l’Uqam avance aussi :« toutes ces compagnies dites privées ne sont que des entreprises publiques déguisées. » Aïe ! Ces entreprises —en vérité— d’État, possédées par de simples individus, fonctionnent sans grands contrôles ou examens sérieux comme pour le réseau public. C’est privé, c’est privé. « Très très rares seraient ceux qui publient leurs comptes », dit Naciri. Nous savons qu’une heure subventionnée peut coûter 900,000 $ de NOTRE argent.
4-
Ces fier pet « producteurs privés » prennent de vrais risques ? Non. La complaisante machine à subventionner nommée « Sodec » à Québec, consultée par M. Naciri, lui répondra que : leur part de capitaux investis n’est pas même de 20 %, ni de 10%. Un petit 3,2 % !!! Et que dira « Téléfilm Canada », la grasse Sodec d’Ottawa ? À questionner. La promesse de télédiffuser amène environ 37 % de fric et un 40 % vient des co-pros et autres apports, un autre 20 % via les investissements (pour crédits du fisc ?). Reste donc ce rachitique 3 % provenant des poches de MM. les Producteurs, ainsi on peut parler de compagnies d’État masquées en « privés ».
5-
Le rapport dit aussi :« Les théories financières l’affirment : un gestionnaire qui apporte presque rien aux projets qu’ils dirige ressemblera à un joueur de loterie se disant tant mieux si ça marche (parfois qualité et succès sont là, l’on empoche alors des profits) et tant pis si ça sombre. Il n’a rien à perdre n’ayant pas risqué son argent. »
6-
Enfin, la recherche de M.Naciri révèle aussi que le contribuable québécois, vous et moi quoi, a craché (sans son assentiment bien entendu) presque 200 millions de nos dollars, ce qui est rapporté aussi par l’efficace chroniqueur télé Paul Cauchon. Le télédifuseur (TVA ou SRC), est mort de rire, il crachera 20 % seulement et, ainsi, aura mis à la porte, oui, rejeté à la rue, les travailleurs de ses studios désormais inactifs ou, formule chérie de la SRC, « loués aux privés », quelle ironie ! Virés donc, les techniciens, les artisans, les acteurs et actrices. On offrit (dès 1980) préretraites. Avec boni s’il le faut mais « qu’ils partent tous ! On ferme ! » L’État et assimilés, appuyé sur ces « rastaquouères du privé » proclame : « Jeunes à emplois précaires, jeunes pigistes fragiles, allez cogner aux portes des « privés » (qui sont en fait des « publics »). On a ainsi —dès 1980— émietté TVA, surtout Radio-Canada —où l’on entretient seulement services des nouvelles, contrôle politique en cas de crises québécoises. Même virage à TQS débutant, je l’ai vu en 1987-88. Idem à Télé Québec ces années-ci. Tout cela pour dissoudre quoi ? La permanence, la stabilité d’emploi, des carrières normales et, du même coup, se débarrasser des encombrants « vieux » syndicats. La devise d’Ottawa était : « Tout au privé », comme dans l’expression « Tout à l’égout », une dégueulasserie de plus.

ita de gaspilleurs « morons » tous ces producteurs véreux. D’expérience —c’était avant de fonder sa compagnie— la belle Fabienne avait repéré des patrons odieux gardant pour (château, luxueux yachts, voyages, etc.) une bonne part du « pognon public ». Qui ne mettaient-à-l’image (du petit écran) qu’une bien mince part des sommes arrachés de nos taxes et impôts. Il y a autre chose maintenant :le syndicat qui offre cette recherche universitaire fait bien voir la fumisterie : les producteurs privés en télévision sont des imposteurs en quelque sorte, ne risquant pas leurs sous à eux mais l’argent du public. Ces quêteux se pavanent aux Gémeaux comme pachas !
«
Une étude empêchée », affirme son auteur, M.Naciri, car l’omerta des maffieux sévit chez ces quêteux-à-cheval, têteux du trésor commun, siphonneux de subventions aux divers paliers de gouvernement, voraces sangsues pendues aux tétines des taxés, nous tous. Résultat ? Tenez-vous bien, le rapport d’Ahmed Naciri sur ce système de « faux privés » contient cinq points :
1-
Dès les années 1980 venues, Ottawa coupait les budgets de CBC-Radio-Canada pour donner essor aux aspirants producteurs privés. Hum ! Résultat de pressions d’un lobby intéressé comme on peut le supposer ? Naciri dit qu’Ottawa imaginait que cette gente néo-productrice finirait « par voler de ses propres ailes ». Quelle candeur ! Vœux pieux ou utile prétexte afin d’installer en démarcheurs de nouveaux « dépendants » serviles, utiles au parti politique que vous savez. Ces parasites des systèmes, on le sait, ne mordent jamais la main nourricière. Mme Larouche parle moins depuis qu’elle « produit » elle-même ? Songez ici à ces publicitaires à commandites et leurs valets fonctionnaires. Un juge Gomery en découvrirait des vertes et des pas mûres en ce domaine.
2-
Une vingtaine d’années de cette création artificielle —entubages chers pour nos poches d’éternels cochons de payeurs— en 2005, Naciri écrit: « Ce modèle mis en place n’est toujours pas économiquement viable. » Combien a coûté au Québec ( avec sa part de 30%) cette expérience à ce jour ? Cette télé « faussement privée » avalait aussi bon an mal an durant plus de deux décennies 66% de ces budgets. Car il y a la partie anglophone. Un scandale d’une forme colossale ! La « patente » ne vole pas de ses propres ailes donc ! Un « flat ».
3-
L’étude de l’Uqam avance aussi :« toutes ces compagnies dites privées ne sont que des entreprises publiques déguisées. » Aïe ! Ces entreprises —en vérité— d’État, possédées par de simples individus, fonctionnent sans grands contrôles ou examens sérieux comme pour le réseau public. C’est privé, c’est privé. « Très très rares seraient ceux qui publient leurs comptes », dit Naciri. Nous savons qu’une heure subventionnée peut coûter 900,000 $ de NOTRE argent.
4-
Ces fier pet « producteurs privés » prennent de vrais risques ? Non. La complaisante machine à subventionner nommée « Sodec » à Québec, consultée par M. Naciri, lui répondra que : leur part de capitaux investis n’est pas même de 20 %, ni de 10%. Un petit 3,2 % !!! Et que dira « Téléfilm Canada », la grasse Sodec d’Ottawa ? À questionner. La promesse de télédiffuser amène environ 37 % de fric et un 40 % vient des co-pros et autres apports, un autre 20 % via les investissements (pour crédits du fisc ?). Reste donc ce rachitique 3 % provenant des poches de MM. les Producteurs, ainsi on peut parler de compagnies d’État masquées en « privés ».
5-
Le rapport dit aussi :« Les théories financières l’affirment : un gestionnaire qui apporte presque rien aux projets qu’ils dirige ressemblera à un joueur de loterie se disant tant mieux si ça marche (parfois qualité et succès sont là, l’on empoche alors des profits) et tant pis si ça sombre. Il n’a rien à perdre n’ayant pas risqué son argent. »
6-
Enfin, la recherche de M.Naciri révèle aussi que le contribuable québécois, vous et moi quoi, a craché (sans son assentiment bien entendu) presque 200 millions de nos dollars, ce qui est rapporté aussi par l’efficace chroniqueur télé Paul Cauchon. Le télédifuseur (TVA ou SRC), est mort de rire, il crachera 20 % seulement et, ainsi, aura mis à la porte, oui, rejeté à la rue, les travailleurs de ses studios désormais inactifs ou, formule chérie de la SRC, « loués aux privés », quelle ironie ! Virés donc, les techniciens, les artisans, les acteurs et actrices. On offrit (dès 1980) préretraites. Avec boni s’il le faut mais « qu’ils partent tous ! On ferme ! » L’État et assimilés, appuyé sur ces « rastaquouères du privé » proclame : « Jeunes à emplois précaires, jeunes pigistes fragiles, allez cogner aux portes des « privés » (qui sont en fait des « publics »). On a ainsi —dès 1980— émietté TVA, surtout Radio-Canada —où l’on entretient seulement services des nouvelles, contrôle politique en cas de crises québécoises. Même virage à TQS débutant, je l’ai vu en 1987-88. Idem à Télé Québec ces années-ci. Tout cela pour dissoudre quoi ? La permanence, la stabilité d’emploi, des carrières normales et, du même coup, se débarrasser des encombrants « vieux » syndicats. La devise d’Ottawa était : « Tout au privé », comme dans l’expression « Tout à l’égout », une dégueulasserie de plus.

À « LA PRESSE », PAS UN SEUL ?

(lettre ouverte à Paul et Paul jr Desmarais)
Au moins un Québécois « sur deux » favorise l’indépendance du Québec. Évidemment ils lisent La Presse. Or tous les éditorialistes de La Presse sont « contre », écrivent « contre » l’indépendance national. Est-ce normal ? Soyons réalistes : est-ce de bonne guerre sur le strict plan des affaires, messieurs Desmarais, Paul et Päul ? La Presse n’est pas un journal à idéologies, c’est un journal d’affaires, rempli d’encarts publicitaires, bourré d’annonces commerciales de divers marchands. Comme Le journal de Montréal, La Presse espère une « toujours plus grosse » part de business, non ? Pourquoi alors ne pas faire une place à —au moins— un éditorialiste souverainiste ? Un seul. Juste un.
« One is too many », disait scandaleusement le raciste Premier ministre à Ottawa, Mackenzie-King, quand l’on frappait aux portes du Canada juste avant l’installation des nazis en Europe, Juifs en détresse qui cherchaient un abri. Pour les Desmarais, père et fils, « one independantist is too many » ? C’est bafouer au moins cinq de leurs lecteurs sur dix. Insultante position donc pour son nombreux lectorat indépendantiste. Injuste, pas démocratique. Soyons terre-à-terre, ce n’est pas le fait d’hommes d’affaires intelligents. L’idéologie fédéraliste, vantée, promue, mise de l’avant par les Pratte, Dubuc, Roy, Gagnon (les deux, Katia et Lysiane), Boisvert (Michèle), Cardinal, ne trouve dans ce grand journal aucune opposition, pas un seul rédacteur en faveur de « la » cause, celle d’un lecteur sur deux (au moins). L’anti indépendantisme, l’anti nationalisme souverainiste, est-il une condition sine qua non pour siéger aux prestigieux pupitres des éditorialistes de La Presse ? Très insultant pour la nombreuse clientèle qui encouragent pourtant ses annonceurs. Est-ce que, bientôt, quelqu’un à la direction de La Presse va se rendre à l’évidence : « cela est anormal », malsain, pas productif, à terme, pour les affaires. Réveillez-vous, messieurs les propriétaires. S’agirait-il d’un excès de « zèle politique » de la part des petits patrons, rue Saint-Jacques ? Des veules pensant faire plaisir à ces messieurs Desmarais ? Ils se tirent dans le pied. Si le Québec libre se fait, fait prévisible, fort plausible désormais, Paul et Paul vont-ils mette à la rue ipso facto ces scripteurs stipendiés ? Soyons clairs et réalistes : les proprios ont certainement le droit d’être contre notre indépendance : ils paient les imprimeurs, ils règnent. Cela va de soi in business. Mais ces financiers du journal La Presse (et du Soleil, du Nouvelliste, de La tribune, etc.) ont le devoir, « le droit ? » d’être décents, conséquents, prudents.
Comment ? En engageant un éditorialiste, —un, un seul— pour rétorquer aux arguments des éditos fédéralistes, balancer ces agents (à bandits-commanditaires !)du honteux « country building ». Ce « solitaire » éditorialiste pourrait illustrer —un petit peu— l’opinion indépendantiste, celle d’une immense part du lectorat de La Presse.« Un, un seul » pour soutenir « un p’tit brin », encourager « une petite fois par sept jours » notre patriotisme. Patriotisme indépendantiste qui (on le répétera jamais assez !) est celui d’au moins 50 % du lectorat de La Presse. Assez de ce « sept jours sur sept » à La Presse, avec analyses, débats, opinions, n’utilisant que la lorgnette pro-fédéraliste. Même le triage pour publication des « lettres ouvertes » saute aux yeux. Observez bien, on laissera passer, rarement, une « lettre » d’indépendantiste pour tenter de masquer… cette mascarade de liberté. Vigneault : « Tu penses qu’on s’en aperçoit pas ? ».
Évidemment que nous les indépendantistes —lecteurs fidèles depuis des décennies— continuerons à lire La Presse malgré cette orientation one way. Puisqu’on y trouve d’excellents journalistes syndiqués, de très bons reporters, des columnists brillants (Pétrowsky souvent, Boisvert très souvent, Marissal parfois, le jeune iconoclaste Cassivi, le brillant Foglia, commentateur emeritus des « riens quotidiens ». Je n’espère pas du tout un poste. Un Pierre Falardeau non plus, c’est évident. Mais quel plaisir ce serait —et quelle justice pour 60 lecteurs de La Presse sur cent— de voir arriver parmi l’actuel « groupe-des-sept » au fédéralisme automatique, un (ou une), un seul éditorialiste qui affirmerait que les militants de l’indépendance n’ont pas toujours tort. Ce serait —va-t-on enfin le voir ?— un normal, sain, intelligent geste d’affaires, n’est-ce pas chers Paul ? Il y a des limites à mépriser chaque jouir, l’orientation patriotique d’une majorité de ses propres lecteurs à La Presse, vous pensez pas ? Au cours de ma longue existence, j’ai vu souvent des petits cadres, des « sous-fifres », en donner « plusse » que le grand boss en demandait, par zèle. J’y tiens : qui sait si, à la direction montréalaise de La Presse, on y trouve pas de ces zélotes froussards, niaiseusement complaisants,lècheculistes quoi. Ils jouent uniformément la carte fédéraliste alors que le vrai patron n’en demande pas tant, ne souhaitant avant tout que la bonne santé économique de son journal. Ce grand patron ( le Paul junior ?) doit savoir maintenant —automne de 2005— que le temps est venu d’accorder au moins une petite part : un éditorialiste sur sept, à ses « six lecteurs sur dix » et les quatre lecteurs fédéralistes sur dix de la Presse auront, en fidèles porte-parole —d’Ottawa-et-suiveurs— les six autres !

Gilles Proulx, André Boiscair : éphémérides ?

Deux sorties de route dans les actualités : celle d’un radioman ultra-bavard, Gilles Proulx et celle d’André Boisclair.
Le premier, un matin, perdait la boule en ondes sur TQS), l’autre, jeune candidat péquiste admiré, fut bien obligé de dire la vérité sur sa totale immaturité quand, ministre sous Bouchard, il se moucha de poudre blanche. « Son chien est mort », disait-on jadis. Même la femme de César devait se tenir à carreau, n’est-ce pas ? L’autodidacte, ex-gamin-voyou de Verdun, Proulx, acceptait volontiers de jouer « l’avocat du diable ». Grand risque ! J’ai souvent dit « non » à ces organisateurs de foire d’empoigne. Mon ex-camarade (à Cjms), Gilles, n’est pas équipé comme il faut sur le plan intellectuel. Je crois qu’il le sait. Ceux qui le sont, hélas, hélas, ne font pas un bon show, triste loi du genre.
La foule des badauds n’aime pas du tout les nuances, les distinguo, alors, des « intelligents et instruits », restent en dehors de ces patinoires populistes. Un fait têtu et connu, enrageant. La foule observe, amusée, ces jongleurs sur-corde-raide, oui c’est un cirque. S’ils tombent, elle fait « Ahhh! », s’en va vite voir ailleurs d’autres audacieux équilibristes. Quant à Boisclair, c’est fort malheureux car le jeune homme politique montrait de belles qualités. Revenu de Boston (Harvard University), Boisclair (c’est assez certain) s’en ira à Toronto. Comme il le planifiait. Hors de réflecteurs, il gagnera sa vie facilement.
Éphémérides que tout cela ? Eh oui; tout passe, lasse, casse. « Un clou chasse l’autre », dit le proverbe, un film chasse l’autre ? Je sors de « La neuvaine » du cinéaste Émond, de « Familia » d’Archambault. Quelle chance nous avons les Québécois ( petit pays) d’avoir notre cinéma. « Familia », vite allez-y !, fait voir un certain monde actuel, une boomer (Sylvie Moreau) en joueuse compulsive qui traîne sa grande gamine comme un boulet (mais néanmoins aimée). Sordides images. Frappantes scènes. Son amie, banlieusarde confortable sombre aussi dans son existence factice. Elle élève (!) une ado elle aussi, fera face à un jeune époux inconscient qui installe secrètement un autre ménage ! Oh, courez voir « La neuvaine » ! propos hors mode cette fois. Émond, avec un talent épatant, raconte une dérive pas moins pathétique. Un jeu d’images toutes feutrées qui narre avec délicatesse, tendresse, une jeune toubib suicidaire —Élyse Guilbault, parfaite— secouée par un jeune quincaillier inconsolable de la mort de sa vieille mère adoptive qui se meurt. Si vous ne pleurez pas c’est que vous avez le cœur anormalement sec.
Un livre chasse l’autre ? Sans doute. Relire « Trente arpents » du vieux Ringuet vous illustre « la terre abandonnée », question éternelle encore en 2005. Glaner dans l’œuvre de Gogol (Pléiade) m’a replongé dans la queste spirituelle du film d’Émond. Lire « Dans la jungle… » du financier Jarilowsky renseignait avec étonnement l’innocent que je suis en matière de « bourscoteur ».
Et « L’idiot du village », non ce n’est pas tout à fait moi !, de Rambaud est une excitante et amusante aventure quand, en 1999, un boomer de Paris, tombe dans une faille du temps (1955) et se retrouve à sept ans. Quel aventure, lisez ça !
Jean-Marie Paradis (Septentrion éditeur) nous offre l’histoire de « Morin » (c’est le titre). Augustn-Norbert Morin, l’ami du grand Papineau finira co-premier-ministre ! Il était temps d’en apprendre sur cet homme hors du commun; j’habite à Sainte-Adèle une rue qui porte son nom et il y a des tas de sites, écoles, parcs et…. Val-Morin inclus ! Enfin j’ai lu « Les raisons de la colère » ( Fides), toute une brique (430 pges) pleine des propos de ce diable d’Yves Michaud, l’ami de René Lévesque. Vous lirez ses anciens « papiers » et aussi ces batailles contre les banquiers potentats véreux —et Jarilosvsky est d’accord ! Aussi sa terrible colère, sa vaste rage contre tous les députés serviles et idiots empressés de le faire passer pour antisémite-de-service. J’ai connu, en 1994, cette sorte de jugement folichon quand j’ai osé dire la vérité sur le comportement raciste, ghettoïde, des juifs orthodoxes dans Outremont. Je restai 15 brefs jours candidat du Parti Québécois où des inquisiteurs énervés avaient eu peur de leur ombre ! Oui, tout passe : Boisclair serait évidemment un risque grave aux élections prochaines, Proulx deviendra prudent à « 98,5-radio » le midi; tout lasse, tout film chasse l’autre, toute lecture aussi. Je commence le dernier Philippe Djian (37 et demi le matin) « Impuretés » qui raconte des bourgeois boomers imitant la « sauce sexuelle » navrante et lassante du triste laideron (et qui perd ses dents, confiait-t-il au Ardisson !), ce sinistre Ouellebec. Un boomer borné, jeune quinquagénaire obsédé. Aussi irais-je au bout de ce « Impuretés » ? Pas sûr. « La neuvaine » m’a touché qui nous dit tout doucement que la vie, pour être vivable, a besoin d’un sens. Un langage de sourd (et tant pis pour eux !) pour les Ouellebec d’ici et d’ailleurs.

LETTRE OUVERTE AUX JEUNES GENS « ROUGES »

M. Pettigrew beurre épais. Face à une jeunesse libérale candide, il vient de faire des éloges globaux sur son parti, sur une idéologie supposée, bref, sur les Rouges par rapport aux Bleus. À entendre son discours (rapports de reporters) et à lire sa prose (15 septembre dans La Presse) les siens, les Rouges comme il dit, sont monopolisateurs du courage, de braves et francs chevaliers du progrès tous azimuts. S’il est vrai que certains Rouges furent audacieux qui va nier qu’il y a eu aussi des Rouges conservateurs, à outrance, réactionnaires même parfois, scélérats face à certains Bleus audacieux —qu’ils combattirent— bafouant tout progrès. Bref, chers jeunes libéraux, il y a eu dans l’histoire politique du Canada comme du Québec des Bleus ouverts aux changements comme il y a eu des Rouges archi-prudents et très conservateurs.
M. Pettigrew a lu « sa » liste. Il a volontiers caché une autre liste. Celle qui illustre les frilosités, pour ne pas dire pire, de ses chers Rouges. Il parle de confiance (toujours Rouge selon lui ) versus méfiance (toujours Bleue selon lui) …mais il oublie la méfiance rouge, celle face au traité de Libre-échange par exemple. Bizarrement, avec une très curieuse solidarité pour son jeune adversaire (car il est un Bleu) André Boisclair, le ministe d’Ottawa lui prédit une brûlante défaite ! Pourquoi ? Parce que, rédige-t-il, le candidat du P.Q. serait un Rouge, lui ! Vraiment étonnante affirmation, ou bizarre prédiction. Selon P.P. ça va revoler aux téléphones de votation car les « durs et purs » vont débarquer ce Rouge Boisclair de tout podium péquiste ! Eh b’en ! Devin, sombre pythonisse autoproclamée ? Boisclair doit être étonné de cette Cassandre inattendue, non ?
Dans ce même numéro de La Presse, l’analyste financier Claude Picher, qui, lui, a la mémoire longue, dresse la liste (honteuse) des Rouges (sous Chrétien) qui s’opposaient farouchement et à la TPS et au Libre échange (« À la poubelle, dès notre retour aux affaires », criaient les Rouges) … revenus au pouvoir, ils n’ont rien fait pour rendre leurs promesses de frileux, de méfiants, effectives. L’article de Picher sur « l’héritage de Mulroney » raconte bien des « méfiances » des Rouges, et bien peu de « confiance ». Des Rouges donc guère progressistes cher M. Pettigrew, et, plus grave encore, des Rouges gaspilleurs. Les dettes effrayantes ($ 208 milliards !) laissées sur les bras des Bleus de Mulroney furent un frein, un poids terrifiant. Jeunes Rouges, une certaine « méfiance » peut être une vertu. Une certaine « confiance » peut s’avérer une grande bêtise. Pour finir, vous devez savoir (ou l’apprendre ?) que les gens du péquisme viennent de tous les horizons, ils sont ni Bleus ni Rouges majoritairement, le parti de René Lévesque fut, et reste, un rassemblement nationaliste québécois. On y trouve tout le spectre, des Bleus et des Rouges. Qui ont un but commun connu, n’est-ce pas ? Quand la nation aura son pays, on verra certainement le bon vieux clivage « Bleu-Rouge », gauche, droite, centre aussi !, se reformer et ce sera sain, normal, naturel. .

GHETTOS MAUDITS ?

Pour les fédéralisants inconscients comme pour certains fier-pet « citoyens du monde », satisfaits d’être apatrides, content de leur auto-déracinement, heureux du reniement de leurs culture, « Québec libre » voudrait dire ghetto. Le mot tabou, le mot maudit. Une haine féroce des rassemblements identitaires. Si souvent nécessaires cette identité aux éxilés, aux émigrants, éparpillés de l’univers. Et aussi aux ex-fédéralistes russiephones. (On l’a vu avec plaisir pour l’Ukraine.) Par contre à Toronto-la-moderne (?), des dirigeants politiques souhaitent favoriser le ghetto ! Ah ! Oui, le ghetto mahométan. En offrant à leur communauté musulmane des tribunaux religieux. Avec cours de justice à part, officiels, aux relents masculinistes-machistes bien connus. Plein de pays ont honte de ce sinistre « Ontario-nigaud », l’avertissent du danger. Ghetto maudit.
Le sinistre courant de la rectitude politique dérape et un racisme accepté, nommé hypocritement « discrimination positive » s’étale. Attitude insultante au fond pour tous ceux qui furent bafoués et sur le dos desquels désormais, on veut se débarrasser de la culpabilité gênante. D’instinct, nous étions nombreux à nous méfier des beaux projets trudeauïstes, de son multicultiralisme, sa vaseuse mosaïque canadian. L’encouragement d’Ottawa des ghettos, leur entretien et leur prolifératon, c’était un moyen de nous diluer, la nation québécoise.
Ghettos maudits ? Oui car c’est un massacre immonde du projet naturel des enfants d’émigrés. Eux ne souhaitent qu’une chose, s’intégrer au plus tôt à leur nouvelle patrie et en toute harmonie. L’enfant déteste viscéralement qu’on le marque (comme au fer !) pour n’étant « pas tout à fait » de son environnement. Il ne souhaite pas du tout voir se perpétuer chez lui, autour de lui, les marques d’une culture étrangère. Étrangère aux gens qui l’entourent, avec qui il va aux écoles, parmi lesquels il voudra grandir, s’épanouir normalement. Hélas, des émigrants angoissés et très autoritaires, des égocentriques innocents?, s’acharnent à ralentir, voire à abolir, ce sain besoin. Un grave méfait pour la jeunesse émigrante et qui empêche cette intégration tant souhaitée. Ghettos maudits !
Certes, dans certains pays arriérés, il peut y avoir une tyrannie de la majorité, c’est un fait têtu. Quand les lois sont démocratiques, le danger est faible. Mais la favorisation des ghettos par Ottawa c’est la volonté non avouée de « dilution d’un peuple ». La désagrégation hypocrite d’une nation. Cette horreur est sans cesse encouragée par les prédicateurs de la multi-ethnicité. « Tentons de ralentir le sain et normal nationalisme québécois », a imaginé Elliott-Trudeau. Et puis ses suiveurs et nos valets stipendiés des Communes. Ils grimpèrent aux créneaux en criant : « Vive les ethnies multiples ! » Voilà, cela peut mener à ces tribunaux spéciaux ontariens pour « affaires musulmanes » !
ll y a longtemps que l’on se bouchait les yeux, par exemple, avec notre argent public versé aux écoles « séparées », ces niaises subventions à des ghettos sont une plaie purulente. Pour Juifs, Arméniens ou qui que ce soit, ces écoles faussement privées se perpétuent et s’agrandissent aux crochets de toute la nation, ils sont des ghettos maudits. Ces lieux d’éducation, de formation, d’apprentissage de la vie enseignent « la séparation », les cloisonnements, la continuation sans vergogne de la non-intégration. Je ne parle pas de bête assimilation ici :la religion et des us et coutumes culturels sont de mise au sein des nations constituées, sont de bon aloi chez tous les amateurs sincères des diversités, j’en suis. On ne parle plus d’être tolérants face au murage compact des partisans de ces ghettos, non, non, on parle de racisme et d’intolérance à la majorité, nous tous : 83 % du Québec. Observez la fermeture serrée de certaines communautés telle, par simple exemple, la « dite Hassidim » à Outremont.
Lisons dans des gazettes récentes :dans le quartier juste à l’ouest de la Petite Italie, Parc Extension, 66% de ses habitants acceptent mal (en 2005 !) la loi 101, le fait français, la langue obligatoire à apprendre à l’école. Non mais… Chiffre inquiétant ! C’est bien pire que navrant. Oui, ghetto maudit ! Là aussi, nous nous aveuglions depuis bien longtemps. Quand une nation forme un pauvre tout petit 2 % sur tout le continent, il aurait fallu ne pas jouer stupidement la porte grande ouverte à tous, aveuglément. Quelle inconscience de nous mettre ainsi en danger grave de dilution à terme. La force d’assimilation des USA (250 millions de parlant anglais ) n’a pas à craindre, elle, ce danger. Il faut, et de toute urgence, n’ouvrir l’accès québécois qu’aux candidats francophonisables, par exemples : aux pays du Maghreb, Tunisie, Algérie, Maroc, avec aussi ses Juifs sépharades francophones si souvent. Haïti certes, et tant de citoyens carrément francophiles comme on en trouve au Liban, en Égypte et, nous dit-on, dans certains pays de l’Est. Une fois installés parmi nous, ne subventionnons plus comme des cons les ghettos maudits, abolissons vite l’argent public aux écoles soi-disantes « privées ».

UN TRIO DE VERRATS À LA PRESSE ?

(Cet article sera publié dans Le Québécois sous peu. C.J.)

UN TRIO DE VERRATS À LA PRESSE ?

J’aime La Presse. Je la lis depuis mon adolescence. On y trouve de bons journalistes syndiqués. On y lit des articles solides. J’aime ma bonne vieille « Presse ». Pour les Boisvert, Foglia, Nathalie Petrowski chassant la complaisance. Et tant d’autres. Même le dur cher vieux Claude Gingas maudit par les paresseux, ex-camarade quand j’y fus en critique d’art (1961-1966).
L’insupportable ?
Un certain triumvirat zélé, (Pratte-Gagnon-Dubuc) acharné à combattre véhemment la venue du pays Québécois. Leur sinistre concert consternant nuit au grand quotidien. Les Desmarais, businessmen intelligents, le savent-ils ? Ils sont seuls à leur insipide mirador pour tirer sur tout « ce qui bouge bien » chez les indépendantistes. Avec un fanatisme stupide. Avec la régularité d’une horloge suisse, ils fessent sur notre normal et ordinaire nationalisme, celui qui se débarasse des fédératifs, en Russie ou ailleurs. Ils insultent, bafouent un lecteur sur deux (au moins) puisqu’il y a (au moins) 50 % des Québécois qui favorisent l’émergence d’une patrie pour notre nation. Fait têtu nié constamment à Ottawa.
Jadis, les Bleus avaient « Montréal-Matin », les Rouges « Le Canada ». Une « presse d’affaires » responsable, dans tous les pays, ne crachent pas sur la moitié de son lectorat. C’est se tirer dans le pied. C’est nuire à l’épanouissement, au grossissement de son public. La Presse doit changer. Elle doit contenir autant d’opinions « pour » que « contre ». 50-50. Rien à redire contre le prêche fédéraliste là, mais pourquoi jamais d’éditorialistes et commentateurs politiques en faveur de notre nécessaire orientation : l’indépendance ? Pire qu’une anomalie, c’est insultant. Le dernier nationaliste de La Presse, M. Cormier, fut vite mise à la retraite. Les zélateurs du « one track mind » vont au delà des intentions des propriétaires sans doute. Zèle con !
Les André Pratte, Lysiane Gagnon et Alain Dubuc, sans cesse, traquent le moindre bénéfique mouvement indépendantiste. Sans vergogne. Ce trio infâme ne tolère donc aucun porte-parole de La Presse qui serait favorable à notre émancipation politique. C’est d’un bête. C’est un mépris perpétuel de ses propres lecteurs, à 50 % Un grand quotidien québécois de cette importance, lu dans nos 9 provinces québécoises, se doit d’engager (au moins une voix, un éditorialiste) pour l’équilibrer le moindrement. Quoi ? « One is too many », a osé dire un Mackenzie King face aux Juifs souhaitant se réfugier au Canada en 1939. Pourquoi ne pas balancer un brin ce trio de verrats, ces mercenaires aveuglés, ces rédacteurs-à-gages indignes d’une information honnête.
Fera-t-on lire cette opinion aux hommes d’affaires responsables ? On trouvera certainement un correctif. Sinon, ce sera nos plus amples dénonciations. Et que l’on ne vienne pas nous parler des « lettres ouvertes » pro-indépendance. Elle sont rares et il y a un évident triage. Un certain M. P.P. Gagné fait un choix fort visible, accablant de malhonnêteté. Bien d’ accord avec ces chantres des fédérats. Gilles Vigneault chantait : « Tu penses qu’on s’en aperçoit pas ? ». Des engagés de « la cause centraliste » sont sans cesse à l’ouvrage (reste de budget des commandites ?) pour arroser de proses biaisées La Presse (et même Le Devoir). Observez bien les colonnes d’opinions libres ces temps-ci, c’est voyant en diable.
Avec, au Québec, la déroute prochaine et prévisible des John Charest et Powl Martinn (vive le Bloc !), qu’est-ce que ce sera, avec la venue probable d’une victoire indépendantiste, qu’est-ce que ce sera ? La Presse que j’aime se doit au plus tôt de rectifier le fanatisme fédéraliste à sens unique des Pratte, Gagnon et Dubuc (le Alain, cet ancien marxiste-léniniste viré rouge qui a des reproches aux ex-felquistes comme Lanctôt !). Il est temps d’alerter les businessmen de La Presse, un 50 % de leur clientèle en a assez, non ?.