Lettre ouverte à M. André Boisclair

PARTEZ VITE, JEUNE HOMME !

Cher M. Boisclair, au départ je vous appuyais. Votre jeunesse et votre intelligence, d’autres qualités, montraient un bel espoir pour rajeunir les partisans de la cause sacrée. Avec le temps, la connaissance publique de cette erreur de jugement grave jadis, tout a changé M. Boisclair. Comme moi, comme mon camarade Beaulieu, d’autres aussi, vous voyez bien ce qui pourrait advenir durant une campagne électorale. Là où cette fois vous feriez face à des adversaires autrement moins délicats encore. On n’a rien vu. Ce sera la foire. Et à votre discrédit. Ce sera, une curée extrêmement nuisible à notre cause de l’indépendance.
Cause à laquelle, je vous devine très sincère là-dessus, vous tenez fermement. Je vous conjure de vous en aller. De démissionner rapidement de cette course à la chefferie. Oui, au plus vite. Chaque jour compte. Il est désormais bien évident que les Libéraux du Québec… (et du Canada lors d’un référendum ) n’attendent que de vous voir en… cible parfaite. C’est infiniment triste. Pour vous et pour tous vos supporteurs aussi.
Allez maintenant sereinement vers ce job intéressant qui, disiez-vous il n’y a pas si longtemps, vous attend en Ontario, à Toronto. Faites-le M. Boisclair pour la cause qui vous tient à cœur comme à nous tous les indépendantistes. Je souhaite que vous sachiez que la prise de cocaïne n’est pas, à mes yeux, une faute effrayante. Au début du siècle dernier, jeunes, Jean Cocteau, mon idole, Einstein l’unique et l’incomparable génie Sygmund Freud en prirent eux aussi de la cocaïne. Cela ne les a pas empêchés de devenir ce qu’ils sont devenus, nous le savons tous. Mais, hélas mille fois, cet habitus passager de votre récent passé, alors que vous étiez ministre de Lucien Bouchard fera une arme fabuleuse pour les démagogues de toutes sortes du parti fédéraliste. Ils ne vous lâcheront pas là-dessus, jamais. J’ose croire que vous le savez maintenant. Partez vite, je vous en supplie.
Je me souviens de votre appui à notre chère « La Maisonnette des pauvres », rue Saint-Laurent dans La Petite patrie, vous étiez venu soutenir la précieuse Sœur Gagnon alors que beaucoup de politiciens invités ne se montrèrent pas. Vous avez du cœur jeune homme. Cela ne suffit pas. Allez-vous en vite maintenant M. Boisclair. Pour protéger notre cause. Votre regrettable comportement (privé certes) mais connu désormais, et qui n’a duré que quelques années, fera une arme fatale, absolument fatale, aux mains ennemies du Québec libre. Aux yeux du grand public c’est une tache grave. C’est con mais ainsi va la vie politicienne. Dépêchez-vous de partir, afin que cesse la bien triste division actuelle qui affaiblit la cause. Merci si vous m’écoutez M. Boisclair.
Claude Jasmin
(30) .

12 réponses sur “Lettre ouverte à M. André Boisclair”

  1. Monsieur Jasmin,

    pourquoi avez-vous besoin de demander le départ du Candidat? Tous le monde au Québec aujourd’hui est au courant de sa consomation. On est en démocratie, Que les membres jugent, et que cessent ces attaques. Je trouve anti-démocratique de demander à un candidat de se retirer. Ce sont ceux qui n’ont pas d’appuis qui devraient se rallier ou se retirer, au lieu de saborder le parti Québécois. Magré ses maladresses et ses erreurs, il exprime la volonté d’une partie importante de la population. Pour ceux qui s’inquiètent, il y a des non péquistes comme mon père – 74 ans – qui trouvent qu’il ferait un bon premier ministre. Est-ce que les vieux péquistes sont plus intolérants? plus vertueux que les autres?

    Aux prochaines élections, les libéraux ne pourront pas éternellement remettre ça sur le tapis, la population est déjà écoeuré d’en entendre parler. Le combat du prochain référendum ne sera pas le combat du seul chef du PQ, ça va nous prendre tous nos joueurs. Et le meilleur chef du camp du oui, ces jours-ci, ne serait, ni Boisclair, ni Marois, tous le monde sait qui, et c’est très bien ainsi.

  2. Nonobstant les qualités de M. Boisclair, je crois également à l’instar de MM. Jasmin, Victor-Lévy Beaulieu, Denis Lazure, etc. que l’entêtement de M. Boisclair à demeurer dans la course à la chefferie affaiblit considérablement le P.Q.
    Comment pourrait-il rallier les forces souverainistes et la population dans une lutte électorale et un éventuel référendum en étant malheureusement « source de division » dans son propre parti au risque très probable de devoir démissionner de son poste tôt ou tard après d’autres « déchirements » inutiles et dommageables pour la nation québécoise!

  3. Si la cause de l’indépendance est réalisable un jour, ce parti (Québécois) devra être en harmonie. Si c’est le désordre actuel, oubliez cela, çà ne passera pas, les gens vont être intimidés par cette bisbille! Pas moyen d’avoir un type comme René Lévesque muni d’un charismatique inoui?? Ca serait en plein dans le mille! Merci, Andre Lewis

  4. « les libéraux ne pourront pas éternellement remettre ça sur le tapis »

    C’est quoi ça ? Ce qu’il a dit après avoir menti deux jours plus tôt ? J’ai consommé à l’occasion ?

    Ceux qui ont déja consommé solide, alcool et/ou coke, savent ce que veut dire ne pas se souvenir de ce qu’on a fait la veille.

    Ce n’est pas le mensonge que Boisclair a dit qui va ressortir, c’est les histoires à côté. Et les histoires en politique, quand t’as les médias de ton bord, ça peut faire de gros dommages.

    Mais c’est sûr que si vous croyez tout ce qu’on raconte au téléjournal, vous n’admettrez jamais ce fait !

  5. Bonjour M. Jasmin,

    Je ne suis pas du même côté de la cloture que vous, mais je crois que vous marqué le pas dans une vision qui me parrait très réaliste de ce que sera l’avenir réservé à M. Boisclair dans l’arène politique d’une future élection et/ou référendum…

    De plus, il me semble que le côté le plus obscur (négfatif) de la faute de M. Boisclair, et que la presse ne se dépêche pas trop à questionner, est bien le fait que hormis la consommation elle même, qui peut être excusable en soit tout comme l’alcool, l’acte en soit est illégal et il en était conscient à ce moment ( à moins qu’il n’avait pas de concience) et que dans sa charge de ministre d’alors il venait nous prouver qu’il a une conception plus que large de la responsabilité sociale… S’il est permis dans son esprit de consommer et de posséder(voir plus loin) de la cocaine donc d’agir en criminel lorsqu’on est ministre que doit-on s’attendre dans l’éventualité oû il deviendrait premier ministre, tout les possibilités sont à prévoir car pour lui la loi ne de valeur que lorsqu’elle ne brime pas ses petites lubies…

    Tant qu’aux aveux qu’il a faut en publique, laissez moi douter de la pseudo totale franchise de M. Boisclair lorsqu’il affirme haut et fort qu’il n’a jamais consommer de cocaine autre que cette des autres… Laissez moi en rire, quand on devient consommateur, que nos proches collaborateurs et amis en sont eux aussi, il m’est impossible de croire qu’il n’en a jamais rapporté chez lui pour un petit trip tranquille après la job… (si s’ose penser que ce peut être vrai qu’il n’a jamais pris une petite dose pour se donner de la contenance devant les caméras en conférences de presse et avant un discours à l’Assemblée Nationale) doit le doute plus que probable de la possession… Et, cette possession est à mes yeux ce qui devrait être le plus décrier dans ce débat car cet acte est en soit un crime et que celui-ci mérite automatiquement un casier judiciaire en cour. Je ne crois pas que le Parti Québecois aspire vraiment à être diriger par un criminel (pour tout ce que cette image projette déjà et projettera à l’avenir… ne pensez qu’à la réaction du représentant de nos voisins américains il y a quelques semaines sur cette question et vous aurez une assez bonne idée de ce qui attend M. Boisclair et ses accolytes dans le détour).

    J’ose penser que ce parti ne fera pas l’erreur de le mettre à sa tête pour le bien de leurs membres et aussi de toute la population du Québec…

    Merci de votre attention !!!

  6. Pourquoi je ne voterai pas pour André Boisclair

    Nestor Turcotte, l’auteur habite Matane et a été deux fois candidat du Parti québécois dans cette circonscription.
    (Ce texte a été publié, in extenso, dans le JOURNAL DE QUÉBEC, lundi le 7 novembre 2005).

    «Est-ce que tout serait à recommencer à cause de quelques magasiniers qui échangent, trafiquent, vendent trois siècles d’histoire pour quelques heures de pouvoir».
    Félix Leclerc, Île d’Orléans, 1986.

    ***

    Dans quelques jours, les militants du Parti québécois seront appelés à se prononcer sur le leader qui devrait diriger leur parti au cours des prochaines années.

    La controverse entourant un certain candidat continue à semer l’inquiétude, et dans la population et chez les membres du Parti québécois. On est en droit de se demander, s’il y a encore, dans ce parti, des gens qui ont le sens des responsabilités. La lucidité doit être au rendez-vous avant de peser sur le piton, les 13-14 et 15 novembre prochains. Les adversaires de la cause indépendantiste ne sont plus dans le camp des fédéralistes. Ils sont, maintenant, à l’intérieur même du camp des souverainistes, qui, par leur silence, cautionnent les gestes fortement répréhensibles du jeune loup de la génération montante.

    En 1968, j’ai fondé le Parti québécois dans la circonscription de Matane. Par deux fois, j’ai été candidat pour ce parti, dirigé par l’unique et grand René Lévesque. Trente-sept ans plus tard, l’objectif fixé n’est toujours pas atteint, et qui plus est, le Parti risque d’être dirigé, dans quelques jours, par un homme, au passé trouble, qui ne ferait sans doute pas l’orgueil du père fondateur.

    Conséquemment, le diplômé de Harvard ne sera ni mon premier, ni mon deuxième, ni mon troisième et ni mon quatrième choix lors du vote qui s’en vient. Et voici pourquoi?

    1. Le jeune candidat de Harvard a menti à toute la population du Québec, dès le début de la course à la chefferie. Il a admis publiquement avoir consommé de la cocaïne mais il a situé ce geste, plus que répréhensible, quelque part dans sa jeunesse. Il a banalisé son geste, le qualifiant d’étourderie de jeune homme fréquentant encore le cégep ou l’université. Or, quelques semaines plus tard, il a admis, devant les caméras de la télé, que son «erreur de jeunesse» se situait à une période où il siégeait dans notre parlement, – l’Assemblée nationale du Québec – lieu où il avait été envoyé par ses pairs, non seulement pour étudier et voter les lois de la communauté civile, mais, surtout, pour donner l’exemple, en les observant.

    2. La possession de cocaïne est un acte illégal en vertu du Code criminel canadien. Un grand nombre de partisans de Monsieur Boisclair tentent de faire accroire à la population que ce geste illégal est uniquement une affaire privée. Ils accusent les journalistes de s’acharner sur des gestes passés qui concernent uniquement la vie personnelle du jeune candidat. Ils en font même une victime qu’ils défendrent becs et ongles. L’interrogateur devient le gros méchant. L’interrogé, celui qu’on veut détruire à tout prix. Fausse perspective !

    La société doit savoir si les personnes qui aspirent à gouverner la communauté ont d’abord, dans leur âme et conscience, respecté les lois qui s’appliquent à l’ensemble de la communauté qu’ils veulent diriger. Les journalistes, dans une société démocratique, ont comme mission de révéler tous les faits entourant la carrière publique d’une personne, afin d’éclairer le jugement de ceux qui souhaitent éventuellement prendre la direction et la destinée de la nation. Cette mission accomplie, le choix de tous les citoyens ne sera que plus judicieux.

    3. Les soupçons demeurent et planent toujours sur la conduite antérieure de Monsieur Boisclair. Il a dit qu’il avait dit tout ce qu’il avait à dire sur cette question fort grave. Et pourtant, bien d’autres questions, restées sans réponse, circulent dans tous les milieux sociaux. Quelle est l’identité de la personne ou des personnes qui lui ont fourni cette drogue illégale? Venait-elle d’un réseau criminalisé? Avec quel argent la note a-t-elle été payée? Dans quelles circonstances l’a-t-il fait? Était-il seul ou est-ce qu’il y avait des témoins? Y a-t-il eu un moment où, exerçant sa fonction ministérielle, il s’est trouvé inapte à l’accomplir? Comment expliquer cette conduite fort discutable pour un ministre en fonction, alors que le gouvernement dont il faisait partie, faisait la chasse au monde interlope, instituant même une police spéciale pour le démasquer? Ne s’agit-il pas là, d’un manque de jugement qui le disqualifiait, dès le départ dans la course à la chefferie de son parti?

    Pour toutes ces questions restées sans réponse, pour le risque qu’une telle situation fait déjà courir au mouvement indépendantiste, l’appui à monsieur Boislair m’est impossible. C’est au nom d’un certain nombre de principes fondamentaux qui guident le choix de nos chefs dans une société démocratique, que cette position est présentée devant les militants et cette position s’appliquerait à tout autre candidat qui présenterait un profil identique.

    Dans la conjoncture actuelle, le risque est trop grand pour que les indépendantistes s’enferment dans un mutisme destructeur. Il leur revient de changer l’hiver qui s’annonce en un printemps lumineux. Je présume qu’ils se tourneront vers le vent du large, celui qui mène les courageux explorateurs vers la terre de liberté.

  7. Comment se fait-il que George W. Bush, le président de la plus grande puissance au monde, ait pu se faire élire dans un pays aussi puritain tout en ayant avoué avoir consommé de la cocaïne et abusé de l’alcool, et ce, en plein Camp David alors que son père était au pouvoir? Ah oui, il a découvert Dieu et demandé pardon. Malheureusement, au Québec, les Born Again Christians n’ont pas la cote. Comment se fait-il que René Lévesque, l’idole politique, ait pu renverser un piéton alors qu’il était sous l’effet de l’alcool et que cela n’ait pas remis en cause sa carrière? Ah oui, autre temps, autre mœurs, c’était l’époque où la ceinture de sécurité n’était pas obligatoire. Est-ce vraiment à cause de la cocaïne que certains militants du PQ s’en prennent à Boisclair? Il est assez ironique de voir un ex alcoolique comme Victor Lévy Beaulieu s’en prendre au candidat vedette du PQ. Beaulieu pousse l’ironie jusqu’à demander des excuses, menace de poursuivre en diffamation Michel Tremblay et Radio-Canada, rien de moins! Avec ces propos et ces sous-entendus sur la vie de Monsieur Boiclair, n’est-ce pas plutôt lui qui devrait être accusé de diffamation par Boisclair? Les détracteurs de Boisclair clament tout haut leur crainte de voir les fédéralistes en train de fourbir leurs armes en vue d’une éventuelle élection. Et que cela nuise à l’accession à la souveraineté par conséquent. C’est drôle, j’ai plutôt l’impression qu’il s’agit d’autre chose. Je crois que c’est l’homosexualité de Boisclair qui les dérange. Mais comme il serait malvenu de le dire, les vieux militants se rabattent sur la cocaïne. Malheureusement, Boiclair a pris la mauvaise drogue, il aurait dû fumer du pot, on aurait rien dit… Charest et Marois ont avoué an avoir déjà consommé. Pourtant, c’est tout aussi illégal, qu’on soit jeune ou ministre. Si au moins les détracteurs invoquaient les idées de Boisclair comme étant trop à droite à leur goût, comme sa fixation sur le remboursement de la dette et les moyens pour y parvenir. Non, le débat n’est pas de ce niveau. Pour moi, la vraie raison de cette campagne de salissage c’est l’homophobie inavouée des patriotes en ceinture fléchée. Quel autre scandale, Boisclair, ce dépravé de la luxure cache-t-il dans son placard? Si ces militants du PQ songent eux-mêmes à tout ça… ils doivent se dire que la population pourrait bien en faire tout autant. Malgré les sondages et enquêtes qui estiment le contraire. Les militants ne feraient-ils plus confiance aux sondages, et par conséquent à l’intelligence de la population?

  8. Comme il en est fait mention par Mr Turcotte de Matane ,je rappelle que Mr Landry affirmait en entrevue au RDI en fin de dernière campagne électorale au moment ou le pouvoir lui glissait des mains, que si le PQ perdait le pouvoir aux mains des libéraux que c’en était fini et du PQ et de son projet de souveraineté. A l’allure ou vont les choses présentement on peut affirmer que ses propos étaient à un degré de lucidité aussi élevé que celui de Lucien Bouchard lorsqu’il a démissionné. La désintégration se poursuit semble-t-il?

  9. Voilà, mes votes sont inscrits… Et André Boisclair a obtenu mon premier choix. En reprenant quelques arguments que plusieurs plaident en sa défaveur, je tenterai d’expliquer pourquoi j’ai maintenu mon choix.

    Premièrement, il y a fort à parier que les libéraux tireront effectivement à boulet rouge sur André Boisclair concernant sa consommation de cocaïne. Faut-il s’attendre à moins d’un parti si désorganisé, sans vision et qui cumule les insatisfactions collectives? Je persiste à croire que les québécois ne sont pas dupes et que si cette stratégie est utilisée, nous conserverons notre lucidité et ne les laisserons pas mettre de côté les véritables débats de fond, comme ils essaient quotidiennement de faire sans que l’on tombe dans le panneau (sondages à l’appui!).

    Deuxièmement, plusieurs se posent des questions auxquelles André Boisclair a répondu à MA satisfaction: il a fait l’erreur d’accepter de consommer lors d’activités de soirée et/ou de nuit. En ce qui me concerne, il a bien campé ne pas avoir exercé ses fonctions ministérielles sous l’effet de drogues, ne pas en avoir acheté ni eu en sa possession. Alors, on le croit ou non. Si on ne le croit pas, il est évident que la porte s’ouvre toute grande à des affirmation perverses telles que « il a consommé alors qu’il était ministre » ou bien « la possession de cocaïne est illégale », faisant alors de lui un total irresponsable et/ou un criminel. À l’inverse, une seule question se pose: est-ce qu’on lui pardonne son erreur de jugement?

    Troisièmement, sans être un expert en toxicomanie mais ayant assisté à plusieurs fêtes publiques et privées, il faut tenter de se placer en contexte pour juger si les explications d’André Boisclair sont crédibles ou non. D’entrée de jeu, je ne peux croire que monsieur Boisclair était un amateur de ce que le milieu appelle, des « trips de poudre ». Je crois donc sa version où il affirme ne jamais avoir eu quelque dépendance que ce soit avec la cocaïne ou quelqu’autre drogue que ce soit. Ceci étant dit, une forte consommation d’alcool place la plupart des individus dans un état de nonchalance mentale. La réalité du moment fuit, ce qu’on appelle l’état d’ébriété. Généralement, les drogues (ou des médicaments) provoquent 3 états: hallucination, dépression (« downer ») ou activation. Lors de fêtes où l’alcool coule à flot, ou comme on dit en bon québécois que « le party est pogné », les activants, comme la cocaïne, sont de plus en plus consommés: il est alors possible de « continuer le party » sans que l’état d’ébriété prenne le dessus, ou en amoindrir les effets et les désagréments qu’il procure (perte de lucidité, de motricité, sommeil, etc.). Alors, je persiste à croire que la situation telle qu’expliquée par monsieur Boisclair et mise dans un contexte réaliste (et cela m’est déjà arrivé mais j’ai refusé), a fait en sorte qu’il a été mis devant un choix de poursuivre son état d’ébriété (appelé à s’avancer avec la poursuite de consommation d’alcool) ou bien d’en maîtriser artificiellement certains effets et ainsi « continuer le party » sans avoir l’air du fameux « mon’oncle saoûl du party de Noël ». Tel que mentionné plus haut, l’erreur est là et il l’a avoué publiquement: il a choisi le moyen artificiel, soit la consommation d’une substance illégale (alors qu’à mon humble avis, il avait déjà précédé son erreur d’une autre, à savoir qu’il aurait simplement dû arrêter de boire ou bien quitter la fête s’il n’était pas en état de poursuivre). De plus, il a possiblement fait son erreur de jugement en état d’ébriété. L’erreur (ou la double erreur) commise, est-ce maintenant pertinent de poser 1001 question comme de savoir s’il a vraiment « respiré » cette cocaïne, s’il l’a fumée, qui lui a offert, etc.? Madame Marois a bien fumé du « pot » sans avoir inhalé… Est-ce qu’on l’écoeure pour savoir si elle a vraiment vu des « bebittes »? De toute façon, si elle en avait vu, est-ce qu’elle nous le dirait? Un moment donné, trop c’est comme pas assez et je dis à ceux qui sont intéressés par de tels détails, recyclez-vous en paparazzi! De toute façon, vous ne serez convaincus qu’une personne puisse dire la vérité que si vous la détenez dans votre objectif… Si j’étais à la place de monsieur Boisclair, croyez-moi sincère que je ne vous livrerais pas non plus ces détails inutiles qui n’ont d’autres buts que de remplir votre pellicule photographique mentale pour aboutir dans des discussions de cuisine ne levant pas plus haut que le tapis placé devant l’évier.

    Quatrièmement, je regarde le personnage tel qu’il est aujourd’hui, ce à l’aube de la quarantaine: un homme brillant rempli de convictions, articulé, expérimenté, scolarisé, charismatique, et, bien sûr, sobre. Alors que monsieur Boisclair parlait d’une « erreur de jeunesse », les esprits pervers (ou les « bien pensus ») se sont intellectuellement régalés en disant qu’à l’âge que monsieur Boisclair avait et avec les responsabilités qu’il assumait, ce n’était plus être jeune… La relativité, vous connaissez? Monsieur Boisclair n’a pas 27 ans, il en a 39! Voulez-vous bien arrêter de jouer avec les mots et convenir qu’il s’agissait d’une erreur de jugement?

    En terminant, comme plusieurs s’entendent à dire, c’est maintenant aux membre du P.Q. d’y aller de leurs jugements. En votant pour André Boisclair, je demeure convaincu de ne pas avoir fait d’erreur, ni de « jeunesse », ni de jugement. Et je l’aurai mon pays!

  10. Félicitation! monsieur Jasmin, vous l’avez dit son jugement que lui fera ses semblable à monsieur Boisclair , va être sans pareil.
    Je crois que la communauté dont fait parti monsieur Boisclair, voit leur cause améliorée avec un des leurs dans le gouvernement, vous ne croyez pas ?? et c’est pourquoi, il est encouragé par plusieurs à rester. Peut-être que je me trompe, mais son acharnement ce n’est sûrement pas l’influence de sa famille……c’est impossible à penser…
    C’est incroyable un homme qui a l’air si intelligent… de se laisser humilier comme ça et de rester quand même ??????
    Je dis comme vous monsieur Jasmin**PARTEZ MONSIEUR BOISCLAIR..AYEZ DU RESPECT POUR VOUS-MÊME ** Merci si vous partez.
    Vous verrez, ils vont vous éplucher, très près de la peau (excusez le terme).
    Bon départ…

  11. La grande farce finale

    Nestor Turcotte
    Matane

    La campagne péquiste visant à élire un nouveau chef se termine par les paroles célèbres d’un grand farceur. Boisclair, déclare à l’instant, au téléjournal du début de soirée, que sa campagne aura été marquée par son souci de «transparence et d’honnêteté».

    Pour être certain d’avoir bien entendu, j’ai réécouté, sur une autre chaîne, la véracité de ses propos. Force m’est de constater que Boisclair vit sur une autre planète. Il est vraiment rendu ailleurs (sic).

    En tout début de campagne, il a commencé par dire aux médias que sa consommation de cocaïne était une erreur de jeunesse(sic). Or, au fil des jours, il nous appris que ce qu’il appelait «erreur de jeunesse» était en réalité une erreur commise il y a environ 7 ou 8 ans. Et qu’il avait consommé quelques fois, sans en préciser le nombre de fois. Comme le candidat Boisclair aura 40 ans le 14 avril 2006, la simple soustraction nous ramène à 33 ans. Interminable adolescence!

    Le candidat au poste de chef du Parti québécois a qualifié son geste d’erreur. En fonctions ministérielles, ayant fait serment d’office, il n’a pas pu commettre une erreur en «sniffant de la coke». Il a carrément manqué de jugement. Tout le reste est fumisterie.

    L’entrée sur la scène politique de Boisclair est ratée. Que réserve l’avenir? Les mois qui suivent le diront. Il me semble qu’il n’est pas trop tard pour corriger le tir. Appel général à ceux qui n’ont pas encore exercé leur droit de vote. Le risque est trop grand pour les indépendantistes de mettre à leur tête un homme aussi incohérent.

  12. Erreur!

    Ne vous préoccupez pas trop de ce que diront nos adversaires, surtout si leurs propos manquent d’envergure ou de pertinence. Cessons de nous comporter en colonisés, ayez confiance.

    Vous seriez prêt à rejetter l’un des nôtres à la seule idée que « d’autres » pourraient le discréditer? Pas moi.

    Si nous abandonnons notre projet national parce que les fédéralistes salissent notre premier ministre, on ne mérite pas ce pays.

    Voici ce que je pense: il est normal de laver son linge sale en famille mais les québécois n’apprécieront pas que « d’autres » crachent sur notre chef, cela encouragerait les fédéralistes « mous » à voter OUI.

    La joute sera infiniment plus difficile qu’on le croit, et les pires épreuves viendront après le OUI. Ce pays nous devrons le gagner. L’argent? Le vote ethnique? Le scandale des commandites? La violation de notre loi référendaire? C’est de la petite bière tout ça, des broutilles. Et vous êtes déjà prêt à éliminer un futur chef pour si peu? Pas moi.

    Merci et bonne journée

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