UN NOUVEAU COLONIALIME : IMPORTATION D’ÉMIGRANTS ?

Être apatride, un malheur ? Oh oui ! Bien vrai ce qu’écrivait le grand écrivain Dostoïevski : « Le pire malheur au monde est d’être apatride » ? Il y a des êtres éprouvant le besoin de se déraciner. Un plaisir même, jeunes, de renier avec superbe leurs racines. Parfois c’est la honte d’un pays sans grand prestige. Il y a l’ambition ? Réussir à Paris, à New-York. Ou à Hollywood. « The OLD AMERICAN DREAM, qui dure encore. Il y a ceux qui jouent les fiers « citoyens du monde ». Cette lubie des « gâtés-pourris » de la jet set. Nigauds, ils diront : « Mon pays c’est la terre entière ». Vieillis, revenus souvent massacrés un exil idéalisé, on les voit souvent rentrer chez eux et fouiller ardemment leurs racines.
Pour le commun des mortels, nous tous, c’est un grand malheur que de devoir abandonner sa patrie. Le doué Dany Laferrière, Haïtien d’origine et Floridien d’occasion, profitant ici de la discrimination —positive bien sûr— avec « voyages subventionnés » sans cesse et installation dans un grand quotidien, ne rédigera pourtant, culpabilisé ?, que sur « sa chère patrie abandonnée ». Pendant des mois ! Les racines sont fortes. Tant de gens, pour survivre parfois, le cœur serré, doivent quitter ce « Aucune terre n’est si douce que celle où l’on est née » , selon Louis de Ratisbonne, oui, la patrie de leurs commencements reste inoubliable. C’est sain, inévitable.
Devoir s’intégrer à une autre nation ne doit pas être chose facile. Pour personne. Je ne réussirais pas mieux que quiconque si je m’étais déraciné. Où que ce soit. Un travail complexe, lent, cahoteux. On le voit sans cesse aux actualités. Comme dans ces ghettos haïs autour de Paris ! L’émigration organisée, disons-le sans langue de bois, franchement, carrément, est devenu la curieuse solution —non plus seulement pour importer de la main d’œuvre à bon marché, pour des taches méprisées, sales besognes ennuyeuses, humiliantes— mais est devenue une sotte façon de corriger la dénatalité des pays occidentaux riches.
Ici, où se répand le règne du niais consumérisme, de l’égoïsme hédonisme, tout cela qui fait que l’on refuse la venue des enfants ! Une solution crasse : l’émigration. Devenant un nouveau —pas moins méprisable— colonialisme, ne craignons pas le mot ni le fait : un colonialisme masqué. Mais pas moins dégueulasse que « le colonialisme » de jadis. Un colonialisme « inverti » qui dit : « On ira plus dominer et exploiter les pauvres (la France, l’Angleterre si longtemps ), on va dorénavant les importer. Marchandisation des humains, amenant le piétinement des racines. Tout aussi dégoûtant colonialisme, avec victimes innombrables désormais et des résistances prévisibles à l’intégration, avec, si souvent, l’engendrement de la délinquance en ces ghettos nocifs.
Il aurait fallu —après la guerre de 39-45— ces ignobles colonies tombées, nous des nations développées, aillions aussitôt aider tous ces pays mal pris. Nous sacrifier. Partager vraiment les savoirs, nous appauvrir carrément et apporter très généreusement la technologie, les progrès, de l’aide vitale. Non pas les amener à s’expatrier tous ces démunis de la terre.
Voilà le grand malheur actuel: l’arrachement favorisé. Paresseuse recette des nantis, solution de fainéants repus que nous sommes.
L’exil, vanté, publicisé —« full colors »— dans les ambassades et consulats « pour les pauvres de la terre » n’est pas une solution humaine. Ces réfugiés, volontaires ou non, sont tristes, souvent vont mal. De là tant de situations fatales en « leurs nouveaux pays ». Nous en profitions lâchement via ce cheap labor. Quoi faire ? Stopper ces flux fous d’immigration ? Oui. Aller —ceux du G-8 et allii— vers eux, chez eux avec des moyens efficaces, solides, très sérieux. Partout, en Afrique, au Maghreb, en Amérique du Sud, en Asie ex-coloniale, collaborer vigoureusement à ce qu’ils s’en sortent. Ainsi : fin de ce sale néo-colonialisme actuel qui est l’IMPORTATION ENCOURAGÉE DES PERSONNES HUMAINES. Une honte !
N’est-ce pas le pire des colonialismes ? Comment stopper, et au plus vite, ces déracinements odieux qui assassinent des âmes ? Qui font que l’on entend toujours le même lamento:  » ON NE VEUT PAS DE NOUS ! », les : « Je suis incapable de m’intégrer. On me refuse. C’est trop difficile, ce racisme rampant chez vous », etc. »
Qui partagera mon opinion ? Déraciner des personnes en les amenant à immigrer c’est les tuer. Dans leur âme ! Oui ou non ? Petite lueur d’espoir : il se peut que —à Paris comme à Montréal-Nord ou Côte des Neiges— les enfants des enfants des émigrants un jour s’intègrent harmonieusement —pas s’assimilent. Il faut l’espérer puisque le mal est fait.
Et notre dénatalité à régler ?
Si une nation ne se reproduit pas normalement —les Canadians ou les Québécois— qu’elle crève ! Tant pis pour elle ! Elle et son hédonisme égocentrique. Qu’elle disparaisse, la décadente, c’est tout ce qu’elle mérite. Car c’est une solution extrêmement malsaine que d’inviter à s’expatrier « les misérables de la terre ». Détestable camouflage que cette « question dénatalité » avec une dégoûtante invitation : les inciter à abandonner leur culture, leur langue souvent, les us et coutumes chéris, les parentés. Ces déracinements les rendent malheureux, « normalement » nostalgiques. Expatrié, je serais malheureux moi aussi. Il avait bien raison Dostoïevski exilé se lamentant : « Le plus grand des malheurs est d’être apatride ! »

Une réponse sur “UN NOUVEAU COLONIALIME : IMPORTATION D’ÉMIGRANTS ?”

  1. Merci pour votre article formidable: « Un nouveau colonialism » (15 dec L’Express d’O).
    Je partage vos sentiments 100%. Mais j’irais même plus loin: TROP d’immigration c’est un désastre pour la culture et l’ethnie de ceux qui les recoivent. Sans l’immigration on peux importer des coutoumes qu’on aime sans être forcé de les adopter. Avec l’immigration en masse, souvent on n’a pas de choix. On est poigné avec des coutoumes incompatible (e.g., les Hasidim ici à Outremont). ET il y a une perte genetique qui, apparement, n’est pas remarqué par des Québécois et d’autres qui s’orientent seulement vers la langue. Pour un argument plus élaboré:

    http://theoccidentalquarterly.com/vol5no1/ah-genes.html

    Tony Hilton 717 Bloomfield Outremont (514) 273-4057

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