UNE TOLÉRANCE D’AUGES À COCHONS ?

Trudeau légiférait : une chambre à coucher, c’est un lieu privé où la police n’a pas affaire. Correct. Mais voilà que nos « pères Noël » rouges —à collerette d’hermine— décrètent : le club pour psychopathes, pour sexoliques (sic) désaxés, c’est très tolérable. La porte du suprême législateur est maintenant grande ouverte. Une réalité : il y a eu toujours, depuis même avant l’Antiquité sans doute, des fornicateurs déboussolés.
Voici le poète Éluard bafoué avec son « Liberté j’écris ton nom partout ». Ces malades du sexe ne sont pas es hommes libres. Pas plus que ceux qui sont prisonniers d’autres vices, le jeu compulsif, l’alcoolisme sans frein ou le drogué désemparé. Pour toutes ces regrettables épaves, à plaindre évidemment, à soutenir par une solidarité indispensable, il existe des organisations de secours. Le temps est donc venu de fonder les « É.A », les échangistes anonymes. Est-ce que nos « sages » Pères Noël de la Cour suprême iraient jusqu’à encourager, promouvoir, protéger des « clubs privés » pour inviter à des rassemblements orgiaques toutes ces victimes d’un méchant sort, d’un destin atrophié ? Vous dites : « Non, mais non ! » Alors ? Inexplicable ce coup de pouce « suprême », d’une puante exécrable complaisance envers des organisateur intéressés, des calculateurs affairistes de ce vice qu’est l’échangisme sexuel.
Tout le monde connaît des êtres humains malchanceux en amour. Pas toujours des célibataires endurcis et vicieux mais des laiderons esseulés, des mâles dépourvus du moindre charisme, de toute séduction, des hommes sans charme aucun, bêtas inintelligents ou bénets incapables de faire la cour, attardés in-éduqués. De là, si souvent, le recours aux drogues, à l’alcoolisme. Tous les amoureux de la terre, plus nombreux que l’on pense, ne font évidemment pas de la bonne matière pour le cinéma, le roman, la télévision. Car c’est « le grand mal pris », le « hors norme », qui amène de la sensation, vieille règle admise au domaine dramaturgique. De là à installer ce héros déchus dans la légalité… Les amoureux —j’ai cette chance— plaignent ces « prisonniers d’un vice ». Une compassion bafouée évidemment par ces loques humaines, jaloux du bonheur des autres, masqués pitoyablement en hédonistes jouisseurs contentés.
Mais sortis —soulagés un moment— de ces bouges privés infects, de ces auges à cochons, à qui fera-t-on croire que ce « clubiste » est fier de lui ? Vraiment heureux ? À personne, allons. Comme pour le malheureux abonné compulsif à la pornographie, c’est une honte inavouable qui le ramène chez lui, une culpabilité atroce qui le raccompagne à son domicile, soyons-en certain. Le malsain voyeurisme et l’exhibitionnisme exacerbé sont les deux mamelles de ce bordélique commerce, petite industrie jusqu’ici clandestine. Ces cons de juges d’Ottawa autorisent désormais leur publicité et l’affichage ouvert. Plein de soi-disant modernistes en sont satisfaits : « Ce « plusse-beau-pays-au-monde » est d’une tolérance formidable » ! Ces libertinistes voudront déclarer demain : « Ouvrons de vrais bordels sans aucun masque, légalisons maintenant l’inceste aimable, la pédophilie contrôlée, la brutalité aux sadiques et aux femmes masochistes. Même la bestialité ? Oui, pourquoi pas ? » Ce sera, à ce train, la complète déréliction de nos sociétés dites progressistes. Les ravages prévisibles, les fatales conséquences ? Bof ! Discours de moralistes dépassés, sermons pour les bigots !
Trop de ceux qui ont « le bonheur de l’amour », égotistes, détournent le regard : « Si ces gens-là aiment ça, si des personnes humaines (?) aiment ça la conduite animale, le sinistre « je te renifle et je te monte, sacrée chienne» ! Le mot« liberté » est trafiquée ici, quand quelqu’un est tombé si bas, ce n’est plus une personne libre, c’est un cas qui relève de la pathologie. Pire qu’un cas de simple névrose, c’est une grave psychose. Tôt ou tard c’est connu, ça conduit à la clinique psychiatrique. Nous, payeurs d’impôts, de taxes, toute la collectivité solidaire, devront défrayer les —très chers— frais des longues réparations. Si on envoyait le factures aux Pères-Noël-juges ?
Oui, vite, le moins chrétien des hommes le souhaite, il faut fonder cette organisation des É. A., comme il y a les A. A., par charité laïque envers ces détraqués du sexe, là où la femme —folle soumise, inconsciente — n’est plus du tout un être humain mais un trou d’égout. Au lieu de jouer les « Pères Noël déliquescents » à Ottawa, ces sages, distraits par la mode-tolérance-tous-azimuts, devraient renforcer la police qui est, hélas, un bon vieux moyen éprouvé pour gêner un peu de tels businessmen. Retenir les cochons par la peur des cachots, contenir, ralentir ces inconscients qui s’imaginent trouver dans ces soues-à-porcs un fructueux fac-similé de l’amour. L’amour qui est l’essence incontournable de la merveilleuse sexualité humaine.

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