Sur Fournier

Si …!
Le « nasal » Guy Fournier, mon cher ancien patron à TQS naissant, est complètement dans les patates. Attention, j’aime le Fournier (bien plus cultivé qu’il veut le laisser paraître) vite sur ses patins, brillant, se croyant obligé de jouer « l’obsédé sexuel », pour rire (encore à Claire Lamarche récemment). Mais quel con parfois ! Nommé président à « jetons payants » de CBC-SRC, il déclare que la télé « made in Toronto, sans guère de popularité, n’a qu’à adapter les patentes qui fonctionnent à Radio-Canada (Tout l’monde, Un gars, une fille, etc.) pour, comme au Québec, s’attacher du public. Très mauvais analyse de la réalité « continentale ». Vrai, contrairement à la fantastique montée de talents divers au Québec (cirques, chansons, danses, films, télés), il n’y a aucune culture populaire « canadian ». Réalité niée par quelques universitaires à Toronto. C’est le vide. Réveille mon Guy : les Anglais et leurs assimilés sont complètement américanisés. Au boutte !
Si… Ah oui, si…
Quand, au sud, les patriotes (de 1775-76) décidèrent de larguer enfin la « mère suceuse », l’Angleterre, pour former une patrie, il y eut vote à Philadelphie pour décider de la langue nationale commune. Le français obtenait quelques votes ! Pour des raisons pratiques l’on décidait de garder la langue anglais. Imaginez, si le français avait gagné ! Si à New-York, le français régnait et, partant, à travers les Etats-Unis ! Voyez alors New-York comme un « Paris » gigantesque, dominateur. Il n’y aurait ici…pas grand chose ! Comme à Toronto. Ce serait l’attraction fatale : nos artistes s’exileraient au sud magique, tous nos surdoués lorgneraient ce sud prodigieux. Président Fournier, le Montréal de 2006 serait un Toronto sur le plan culture populaire. N’en doutons pas un instant. Même le vrai Paris en baverait face à ce (quasi) 300 millions de gens qui causeraient français de l’Atlantique au Pacifique.
C’est cela la réalité. Et il n’y a aucune adaptation de succès québécois qui pourrait changer cette donne, cela se nomme des faits têtus ! On le sait l’américanisation triomphe partout en Occident. C’est un rouleau compresseur inévitable qui fait ses ravages culturels amenant la détresse (pas d’autre mot). Amenant aussi ces luttes nécessaires, difficiles, pour la sauvegarde des différences. Actuelles batailles féroces pour tenter de conserver la singularité des autres cultures. Pour éviter (un peu au moins) que la planète entière ne tombe pas sous le joug culturel de ce géant tout puissant, étatsunien. Et la victoire n’est pas certaine. Ici même des médias populaires contribuent en connes « courroies de tansmission » bien dociles. Voir, pour seul exemple, La Presse-Spectacles depuis quelque temps. Une lâcheté sotte, leur jeune clientèle francophone (aliénée) finira par les quitter pour aller « en américain » mieux s’informer, aux vraies sources. Les proprios, hommes d’affaires distraits ?, ne protestent pas et ils se tirent dans le pied « laissant faire » tous ces jeunes rédacteurs imbéciles vautrés dans la pop culture « made in USA ». Des patrons masochistes ? Oui. La louisianisation culturelle de la jeunesse québécoise est à nos portes désormais. Regardez bien, on n’en voit guère (des jeunes) dans les salles aux séances de nos (pourtant) excellents films québécois. J’ai voulu avertir mais ma « lettre ouverte » fut refusée. Évidemment. J’ai alerté le pédégé Guy Crevier et il m’a répondu fort aimablement. J’ose espérer qu’il va corriger, sévir.
J’y reviens : ne nous pétons pas trop les bretelles, si… si la France était juste au sud du Québec, avec sa masse de 55 millions, nos artiste populaires feraient comme ceux de Belgique ou de Suisse. Ils fileraient outre le parallèle bien connu ! Mon cher Fournier, contrairement aux anglos du ROC, nous avons la chance d’avoir un océan entre France et Québec, autrement point de Guy A. Lepage, en vedette (méritée). Seulement ce trépident raciste Thierry Ardizzon sur son trône pour baver, avec son terrible accent parigot, sur notre accent 17 e siècle ! Notre relatif isolement de France a permis l’éclosion de nos talents. Indiscutables désormais. Un Mario Roy (La Presse) a eu raison de louer tous nos succès dans le monde. Nous devons cette floraison inouïe, ce fantastique épanouissement à notre position géographique. Le malheur de Toronto (par exemple, son pathétique « Festival du film » américanisé à l’os), vient du fait têtu que ces CANADIANS sont entièrement colonisés (radio, chansons, magazines, cinéma, etc.) par l’immense voisin impérialiste. Et aucun « Tout l’monde en parle » traduit in english, mon pauvre Guy, n’y fera accroc.

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