KIRPAN : L’INTÉGRATION BORDEL !

KIRPAN : L’INTÉGRATION BORDEL !

Pas 56 questions à propos du « canif » religieux des Siks. Une seule :voulons-nous et veulent-ils, nos émigrants, l’intégration au plus tôt ? Dans les pays anglo-saxons —sorte de mépris, de racisme soft— c’est le mode communautarisme. Résultat néfaste à Londres quand l’on découvrait que les terroristes du métro étaient nés en Angleterre ! Prêchés par des imans islamiques fanatiques. Tragique leçon ce communautarisme-séparatiste qui engendre la ghettoïsation. Depuis le fier-pet PET et ses suiveurs, on organisa à Ottawawa, via la Chartre des droits (sans devoirs).

On vient donc de cracher sur nos juges québécois (cour supéreure) qui disaient intelligemment « Non au poignard gainé dans nos écoles québécoises. »

Ce communautarisme tous azimuts fut baptisé au Canada « multiculturalisme »; une tentative de nous diluer. La nation québécoise ne serait plus qu’une autre ethnie parmi tant d’autres. Oh, cette haine viscérale du nationalisme québécois ! Les trudeauistes entretiennent toujours cette haine, un « racisme inverti », une honte de soi. Les 8 super-juges d’Ottawa donc proclament « Oui au kirpan des « séparatistes » Sirkh à l’école ! »

Et l’intégration bordel ? Place dans notre monde enfin laïcisé à toutes les théocraties ? Sur ce sujet, la France, elle, est exemplaire. On me dira : « Les incendies dans les cités ? » Pas vraiment pour cause de racisme, avant tout une question économique, le chômage des jeunes « beurs ».

Un matin, on m’invitait chez Bruneau, aussi à LCN-TVA, pour un débat là-dessus. Soudain mon Bernardin-recherchiste au téléphone : « Annulé ! Ne venez pas, on ne fera pas ce débat. »
La peur !

Bientôt on dira « Oui à la polygamie » ? Quoi, faut de la tolérance. Une seule vraie question : ou des écoles séparées des nôtres (juives, grecques, arméniennes, etc), ou bien l’intégration au plus tôt. Qui est le salut, le bonheur, l’épanouissement des enfants d’émigrants. Nous le savons trop, notre ancienne voie unique fut catastrophique en chassant de nos écoles publiques utra-catholiques et des cours de récréations « tous les autres ». Si je m’exilais, jeune homme, m’installant pour toujours au Moyen-Orient (ou ailleurs) vite, j’étudierais, d’abord la langue, je lirais le Coran, je m’informerais à fond sur leur histoire, leur patrimoine collectif, les us et coutumes de mon nouveau pays. Pour mes enfants surtout, je ferais tout pour m’intégrer le plus tôt possible à ma nouvelle patrie. Ici, une sorte de mépris ?, des émigrants qui sont encouragés à ne pas changer avec ce débile communautarisme à « rectitude » conne.

L’émigrant, Sikh ou Chinois, etc., devrait accepter et étudier notre histoire, notre patrimoine religieux. Trois siècles de catholicité, c’est une réalité incontournable. Nous n’avons pas à retirer les sapins ou les crèches de Noël pour nous aplatir et faire oublier nos sources, nos racines. Chrétiennes forcément. Stupide renoncement, allons devenir une « majorité invisible ?, nous sommes plus de 80 % hors les ghettos du centre-ville montréalais. Ne pas l’oublier. Il n’y a aucune commune mesure entre un coutelas religieux et les symboles de notre longue histoire, devrait-on démantibuler la croix géante du Mont Royal, faire démolir l’Oratoire du frère André ou la si « choquante » vieille église Bonsecours au port ? Niaiseries n’est-ce pas ? La majorité des Québécois, certes non-pratiquante, respecte ce passé historique qui nous a fondé.

Le nouveau venu se doit d’apprendre, d’étudier notre histoire, celle de sa nouvelle patrie. Les 8 juges rouges à hermine s’avancent, inconséquents, avec l’idée que l’émigrant n’a pas vraiment émigré ! ET qu’il peut garder intégralement ses anciens attachements. Sotte tolérance :ce communautarisme favorise toujours le regrettable ghetto. Cela qui sera le malheur des enfants d’émigrants car ils souhaitent devenir « comme le autres autour d’eux ». Vieux principe d’essentielle grégarité, besoin vivace :un enfant ne souhaite qu’une chose, faire partie intégrante avec ses copains, du monde qui l’environne. Il y a eu tant de tristes récits littéraires illustrant ce très profond malaise de n’avoir pas pu, enfants d’émigrants, s’intégrer. Ces parents fanatisés nuisent à ce souhait normal.

Faut faire cesser l’odieux : « Retourne-toi-en-donc-dans-ton-pays ». Non ? Je plains cet ado Sikh visiblement manipulé par son père, si effrontément « contre » l’intégration harmonieuse. Un jour, vous verrez, le poignard jeté, il écrira à son tour un récit pour blâmer sévèrement ce « mur » dressé par son papa niais et le brillant avocat Julius Grey, bien payé pour l’éloigner d’une intégration nécessaire en sa nouvelle patrie, le Québec.

3 réponses sur “KIRPAN : L’INTÉGRATION BORDEL !”

  1. Bonjour à vous tous,

    Bon texte M. Jasmin, mais (car il y a toujours un mais) je crois que dans le contexte d’un Canada (pour la cour suprème) les considérations « restrictivistes » ne sont pas nécessairement de mise car suite à la diminution drastique de la natalité (même au Québec) nous nous devons de penser notre avenir en fonction d’une vision cosmopolitaine de la population. Le pays se doit donc d’être dès plus invitant pour que viennent s’établir chez nous des gens de qualité qui soient respectueux de nos droits et libertés. (Il serait plutôt incongru de refuser ces dits droits et libertés à ceux-ci si nous voulons les intégrer dans nos milieux et ne pas les ghettoïser). Ces nouveaux arrivants se sentent sûrement beaucoup mieux de pouvoir garder un minimum de traditions de leur passé, surtout en ce qui a trait à la pratique religieuse. Par contre, ce qui est sage de la part des juges de la cour suprème, c’est de ne pas créer de balises précises sur l’application de ces libertés ce qui laisse la place à un débat de société sur toutes ces questions plutôt délicates… Il y a sûrement des accomodements possible sur ces questions. Pour le kirpan, je crois qu’il y avait déjà des compromis faits par la communauté Sikh, et si nécessaire, comme le kirpan est un symbole (on dit bien un symbole, c’est comme cela que la cour l’a reconnu) religieux, ce symbole pourrait prendre la forme d’un petit (je dis bien petit… deux pouces au total) couteau dans sa gain et enfermé dans un étui qui pourrait être cousu de façon hermétique donc non-utilisable…

    Le tout permettrait le respect de la « discidence dans la pensée » pour les gens qui composent nos communautés tout en n’affectant pas les règles de vie que nous nous sommes données depuis les fondements de notre beau pays. Je pense que les seules restrictions à la liberté de pensée devraient se limiter à la sécurité des gens que nous sommes (aucunes atteintes à la sécurité physique, à la réputation, l’interdiction des propos haineux, etc… Et je crois que toutes ces limites font déjà parties des lois que nous nous sommes déjà données, lois que les juges dans leur sagesse considèrent avant de rendre leurs décisions).

    J’espère que ces quelques lignes vous feront voir une autre perception de la situation sociale dans laquelle nous vivons aujourd’hui…

    Avec mes salutations les plus chaleureuses…+

    Gaëtan Deschênes

    À GAÉTAN DESCHÊNES:
    Oui, vos réflexions me font… réfléchir.
    Seuls les idiots ne changent jamais d’idée, n’est-ce pas ?
    Je vous suis bien ici et là, sauf: votre « cosmopolitisme comme obligatoire » au sein d’un pays, d’une nation ! Nulle part au monde on ne voit cela vraiment; exception du « coeur » des mégapoles (à ghettos multiples). Avec le temps, (c’était mon sujet), l’émigrant (ses enfants et
    petits-enfants) se fond avec la nation qu’il a choisi librement. Sauf la minorité des vrais réfugiés partis de force. Un exemple (il y en aurait tant): I’Italo-Québécois Martucci, au collège Grasset, intégré à 100 % devenu notre efficace officiel représentant du Québec. Ou Sylvio Kouri, autre camarade, un Syrien d’origine. Ou le dr. Saine en face de chez nous, venu, lui, du Liban. Des Québécois intégrés harmonieusement. Or, le gâchis, c’est cette CHARTRE, une mentalité à encourager le refus de l’intégration, une résistance idiote, stimulant la survivance des ethnies (pour nous diluer comme nation). C’est le combat à mener. Bien entendu cela va à deux sens: EUX doivent le vouloir mieux et NOUS devons mieux collaborer à les intégrer.(il y a de la xénophobie, molle, floue, détestable). Donc, un seul vrai problème, j’insiste:
    A- veulent-ils l’intégration (Sikh etc.)? B- Voulons-nous l’intégration ? Je suis un optimiste. Je pense au bonheur des descendants de nos émigrants, aux enfants. Mes saluts amicaux, CLAUDE JASMIN

  2. La cour suprême du Canada vient d’autoriser dans les collèges le port d’un poignard appelé « kirpan ». Il parait que la tradition Sikh (une communauté de l’Inde), impose cette aimable tradition. Après vérification, il apparait que cette nouvelle n’est pas une plaisanterie, certains collégiens vont donc se ballader avec un poignard d’une vingtaine de centimètres de long (en-dessous, la tradition n’est pas respectée…), dans leur établissement. Alors, devant ce grand progrès dans le multiculturalisme, on ne peut que s’incliner… de peur de prendre un coup de poignard bien entendu. Avant, on jouait aux billes dans la cour de récré, mais je suis sans doute vieux jeu…

  3. Si seulement votre billet pouvait être lu par tous…
    A force de vouloir faire du multiculturalisme le symbole incontesté et incontestable de la « canaditude » on se dirige tout droit dans le mur. Je le sais, je le sens, l’intolérance arrivera tôt ou tard en réaction. Elle commence a émerger, elle point puis s’immiscera tranquillement dans les conscience pour devenir pathologique…Et sachons-le une fois pour toute : ce ne sont pas les immigrants en eux-mêmes qui « fatiguent » mais plutôt leur refus de s’intégrer, le revendications toujours plus présentes et la maudite obligation « d’accommoder » tous et chacun, afin que tous et chacun se sentent chez-eux…J’ai l’impression que les anglos(puisque la politique d’immigration au Canada est éminemment fédéraliste) veulent maintenant se servir d’une magnanimité outre-mesure envers les immigrants pour se faire pardonner les exactions colonialistes qu’ils ont commis partout dans le monde où ils sont passés, depuis 300 ans…et se donner bonne conscience…

    Plein l’cul stie…

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