SUR LA LIBERTÉ DES NATIONS

Aux fédéralistes, aux anti-nationalismes, dire clairement, et une bonne fois pour toutes, que si c’est « le plus grand nombre » qui importe pour du progrès, pourquoi ne militent-ils pas, en bonne intelligence avec leur propos, en faveur de l’annexion aux USA ?
Dire aussi des réalités, des faits têtus qu’ils feignent d’ignorer quand ils « propagandisent », répétant que le « Québec est trop petit » pour s’illustrer, pour survivre en tant que nation souveraine. Des pays moins populeux que tant d’autres ont dominé —et dominent encore— des pays aux populations immenses.
L’actuelle course aux consommateurs donne l’illusion que Chine (ou Inde) montent vite en grade alors qu’il s’agit, avant tout, de pénétrer commercialement de vastes marchés d’humains afin d’y écouler les produits et surtout les technologies —à brevets payants— des pays riches si moins populeux.
Des chiffres concrets ? En voici. Sur 250 pays, 165 sont moins populeux que le Québec. Ur 250 pays, 210 sont des pays souverains. Et il n’y a que 16 pays dans le monde plus populeux que le Québec. Depuis les décolonisations, 145 pays sont devenus des pays indépendants; c’est trois (3) milliard d’humains qui revendiquent désormais leur liberté à l’ONU !
Des myopes —les Pratte, Gagnon, Dubuc, et cie— osent prédire le déclin prochain des « petits pays » ! Du « whisfull thinking ? Vaut mieux prédire que Suède ou Finlande, Danemark ou Israël, Norvège ou Suisse, garderont encore longtemps un bon poids dans les balances de l’histoire. Cette loi sauvage des « majorités » écrasantes est une totale foutaise pour intimider les nationalistes.
À l’ONU, c’est « un » pays, « une » voix. C’est la loi, même pour une Chine se modernisant ! Insistons :50 pays « seulement » sont plus populeux que le Québec et 16 pays « seulement » sont plus grands, plus forts. Il faut le répéter : 165 pays sont moins populeux que le Québec. Les oiseaux de malheur —jacasseurs, du «Québec trop petit »— sont de fieffés menteurs.
Le pays de Québec a de fortes cartes dans son jeu, aux domaines de l’aéronautique, de l’électricité hydraulique, de la pharmacopée comme du divertissement. Sans compter tant d’exceptionnels talents se distinguant désormais dans le monde entier. Depuis quand cette force unique qui résiderait dans le nombre d’habitants ? Il n’y a qu’à parcourir un bon manuel d’Histoire —certes pas l’actuelle lamentable concoction du MEQ— pour comprendre que la puissance d’un pays tient à ses citoyens instruits davantage qu’à ses « têtes de pipe ».
Espérons maintenant que les adversaires de notre souveraineté vont se taire au moins sur ce chapitre du « Québec trop petit. » Redire que si, à leurs yeux, il n’y a que de bon pour notre survie, que les ensembles immenses, qu’ils restent logiques et qu’ils militent pour l’annexion aux USA.
Tout le reste de ce débat est entendu, Ou nous restons dépendant comme nation ou nous aurons un jour une place réelle à l’ONU. Pas ce strapontin-sauce-Harper. Ce mot, « nation », est sain, normal, salutaire et pas du tout « l’infamie » décrite dans le stupide projet d’un manuel d’histoire du MEQ. Vision dénoncée heureusement par tous nos historiens. Non, non !, le Québec n’est pas trop petit et il aurait une place enviable parmi le 250 pays de cette planète.

Une réponse sur “SUR LA LIBERTÉ DES NATIONS”

  1. Bien d’accord avec l’idée de la tyranie de la majorité… On nous met en garde contre ses dangers depuis Tocqueville, c’est-à-dire depuis plus de 150 ans. Mais que faire avec la légitimité d’un référendum donnant la victoire aux nationalistes si ces derniers emportent le scrutin par quelques voix??? Que celles-ci soient au nombre de 2 ou de 200 000, elles feront la majorité, et c’est à cette majorité que vous vous en prenez, et ce, qu’elle soit de votre saveur politique ou non, quand vous victimisez les minorités (i.e. les perdants d’un référendum ou d’une élection).
    Mais alors, progrès (social? cutlurel? économique? scientifique? )et démocratie sont-ils conciliables dans votre pensée? Si oui, quelle démocratie devons-nous instaurer, ou, sinon, à quels obstacles à la démocratie devons-nous nous attarder?

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