LE DÉRAILLEUR DE L’HUMORISTE !

Guy Fournier qui a été un humoriste intéressant, qui fut récemment nommé, par le défunt régime libéral de Martin, président du C.A. de la CBC-SRC. Il vient de se mettre les pieds dans le plat. Selon Fournier, le réseau français de Radio-Canada —en infos comme dans les variétés et les feuilletons— a nui depuis un demi-siècle au fédéralisme, pire, aurait favorisé les indépendantistes ! Humour ésotérique ? Blague ionescoïenne ?

Notre comique retraité, changé en chef administrateur, a sorti ce lapin incongru à une radio des Maritimes. Depuis, dénoncé par le directeur général, par les patrons du réseau français, par l’ombudsman et sommé de s’expliquer, il bafouille. Les anciens et nouveaux « congédiés » doivent n’en pas revenir, de Boudon, à Godin, de Lester à Parenteau. Au moment de toutes les méfiances des nationalistes, voilà l’ostin-de-beu, se masquant d’un front-de-beu, annonce une affreuse main-mise des séparatistes sur tout Radio-Canada.

On croit rêver, il avait trop bu ou quoi? Or « mossieu le président » du C.A. de la CBC-SRC devrait, dégrisé un moment, examiner son nouvel entourage composé de financiers du parti Libéral fédéral, certains furent ou sont encore associés à des entreprises d’armements pégrieux. Par exemple cette dame McQueen, de la « Fondation Historica » financée part la « Fondation Bronfman », un haut-lieu de propagandistes du ONE NATION, ONE COUNTRY. M. McKenna, de cette fondation, est aussi associé chez « Carlyle », gros armurier comme SNC-Lavalin, puissant lobby militaro-industriel aux accointances parfois louches. Dame McQueen est aussi du Pen Club mais ne se soucia point de l’idéologique congédiement d’un Lester ou d’un Parenteau.

« Mossieu le président » Fournier devrait aussi questionner son autre collègue, M. P. Herendorf, de la « Fondation Hnatyshyn », autre instrument du « Canada Building » se vouant à l’odieux « Quebec Basching ». Firme qui se fait financer par les McCain, Bank Scotia, Imperial Tobaco, et, avec des Pierre Juneau, produisait un rapport afin de promouvoir l’Unité National, qu’il faut nommer « Unité fédéral ». Tout ce beau monde entourant Fournier ignore qu’il y a deux nations (au moins) en cette fédération canadienne. L’ex-humoriste Fournier crache en l’air —et dans sa nouvelle soupe— en voulant dénoncer « le terrifiant nationalisme québécois » en contrôle des programmes.

Claude Jasmin
Écrivain
(Sainte-Adèle)

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