JAN ET JEAN : DEUX DAMES « FOLDINGUES » ?

L’une, dame Jan Wong, délire en proclamant que les morts de tireurs-fous sont les victimes du « Québec français ». Feu le docteur-mnistre Camille Laurin en assassin par procuration ? Droit de rire ! L’autre, dame Michaëlle Jean, ne délire pas moins : « Les Québécois, trop ouverts sur le monde, dédaigne le Canada voisin ». Deux bêtises en somme. La connerie de cette Jan W. ne se méritait pas les protestations de MM. Harper et Charest car on ne répond pas à une niaiserie quand on est PREMIER MINISTRE et Denise Bombardier a bien eu raison de les blâmer face à l’immense public des aux actualités de TVA. Cette niaiserie d’une columinst au Globe and Mail relève d’une telle mauvaise foi qu’elle devait n’être attaqué que par ses pairs. Nenni ! Francophobia en avant toutes ! Ils se ont tu, tous ! Solidaires donc de ce puant racisme.

Dame Jan, elle, illustre à sa manière cette francophobie rampante chez les Canadians, mais pour ce qui est de la vice-Reine, c’est tout autre chose. La « kioute » cheffe d’État —non élue—, tente de nier un fait têtu et très évident : il y a deux nations, il y a deux pays. Elle dit vrai avec son « deux nations avoisinantes guère curieuses l’une pour l’autre ». Vrai que les Canadians (même vivant parmi nous) ne connaissent pas nos goûts, nos valeurs, nos tendances, nos us et coutumes. Cela ne les intéresse pas. Qu’y faire ? Rien. Autre fait bien têtu, nous aussi, ces Canadians ne nous intéressent pas le diable. Les anglos ne savent pas qui est Guillaume Vigneault ou Yves Beauchemin, ou Marie Laberge, ignorent totalement nos meilleurs dramaturges, chanteurs et poètes (morts ou vivants, Miron ou Brault). C’est une réalité qui nous dit : « Vous ne nous intéressez pas ».

Hors les milieux universitaires, le grand public, le populo quoi, à Vancouver, Halifax ou à Toronto est « étatsunien », américanisé au maximum. Tous, tournés (accros) vers les activités USA . En chansons rock-pop, cinéma, télévision, magazines. Je l’ai déjà publié : c’est qu’ ils sont de même langue. De la même façon, quand on cherche d’autres interlocuteurs culturels, nous nous tournons vers la francophonie, vers Paris souvent. Même langue. Même ici notre populo, notre « masse », le « star system » des USA, c’est dire ! De tout temps et dans tous les domaines, une « hyper puissance », (voisine ou non), fait cela. On se questionne : cette coquette mondaine dame Jean, sur quelle planète vit-elle ? Tout comme Fournier, bloqué lui en phase anale, souhaitant une télé publique propagandiste, la vice-Reine souhaite aussi ardemment « l’unité nationale ». À « Tout l’monde…, face aux fédérats « Fournier et Cie », on entendrait un « Y chie… Radio-Caca-nada », le fou du roi-Lepage rigole ! Perte de temps vice-Reine :on ne change pas le réel, on ne détourne pas de force un courant immuable.

Oui, nous ignorons les créateurs Canadians en tous genre cela nous laisse de glace, et c’est vice versa. Rien à faire, c’est ainsi depuis toujours. La vice-Reine fait du whisfull thinking en s’enrageant de cette situation. Qui est tout à fait normale. Aux antipodes l’une de l’autre, deux cultures antagonistes ne se mêlent pas. Une preuve de ce fossé justement : cette folledingue de Jan Wong publiant son analyse tordue face aux tueurs désaxés, effet visible de ignorance crasse outre Outaouais. La Dame Jean aimerait-elle que les Torontois applaudissent, par exemple, l’émouvant film « La neuvaine » ? Allons, peine perdue.

Il y a des exceptions, par exemple les mélomanes du Québec connaissaient le pianiste Glenn Gould. Un génie fait cela, c’est très rare.

On aurait tort, par ailleurs de s’imaginer qu’il n’y a que la langue pur « clôturer » les esprits car les deux « tempéraments » —anglo versus franco— conduisent inéluctablement à ce normal séparatisme. Des exceptions, oui. Nous sont venus des Canadians (et quelques Étatsuniens aussi) qui vivent parmi nous, heureux, tout à fait intégrés au Québec français, adoptant avec joie nos us, coutumes. Comme il doit y avoir, chez les nôtres, de ces exilés et assimilés volontaires, à Vancouver comme à Toronto. Leur choix de vivre à l’anglaise… et vive la liberté !

Mais vouloir unir, fondre de force « les deux nations » c’est d’une bêtise crasse. Ou bien, hypocritement, c’est vouloir faire un travail fédéraliste politique, (Vive la grosse Caisse à Gagliano !) artificiel, c’est du plaquage ce desiderata, « l’unité nationale » (lire fédérale ) pour des fins carrément politiciennes et combattre les souverainistes. Michaëlle Jean, symbole colonialiste exotique, , rémunérée grassement en un job honorifique— n’a qu’à se confiner —comme ses deux prédécesseures—, en gestes d’apparat. « Paraître » aux tribunes des fêtes officielles, distribuer des prix, couper des rubans et voyager chèrement (telle la dispendieuse Claxton) sur le bras des payeurs de taxes.

Si ce rôle, car c’en est un, ne lui convient plus, elle n’a qu’à venir se présenter pour se faire élire, venir au Québec en campagne électorale. Autrement Dame Jean fermez-la et… parader.
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DAWSON : UN SUICIDE « VISUEL »

Cette affaire-Dawson ? Ce fut à la radio et à la télé un bain, une immersion totale, de… franglais, patois curieux, sabir cocasse. Charabia parfois. Restons étonnés : il y a quelques décennies, nous aurions (nous les 82 % de la population) écouté des propos in english only. Il y a donc petit progrès ? Oh oui ! Au moins, ces « séparatistes » de l’ouest « baragouinent » notre langue (celle de 82 % de la population autour d’eux, répétons-le). Ce jour-là, soudain, il n’y avait plus rien qui se passait dans le monde. Silence et paix à Bagdad et en pays-talibanesque. Au Darfour du Soudan , arrêt du massacre islamiste ! Bizarre !

Soudain, la terre entière n’avait plus aucun poids, il n’y avait que ce délirant suicidé de 25 ans, venu de son bungalow tranquille de Laval, quittant son site lugubre à l’ordinateur, descendu en ville, en quartier « bloke », dans son « char », bien entraîné ( en salle de tir !) bien armé.

Et qui tue pour se faire tuer.

On a tout su qu’il faisait des appels clairs (tuez-moi vite) en ce sens aux policiers accourus. Drame de cinq minutes ? Oui, un suicide, rien de plus. Suicide déguisé, bien mal déguisé, en attentat. La folie. Une folie muette. La folie d’en finir avec la vie quand on a 25 ans. En ce moment même, un garçon « pas comme les autres » se sent rejeté. Cela pourrait finir mal. Qui veut jouer ou « faire ami » avec ce maigrelet, ce « barnicleux », ce boutonneux, ce gros tas. Ou ce cure-dent chétif ? Qui ? Personne. L’instinct grégaire, si essentiel en enfance, bafoué. Rejeté, cet enfant entre dans un monde de solitude. Certains —riches lectures, patientes recherches, en fuites utiles— feront des créateurs étonnants. Mais d’autres songeront à …se tuer !

Rue de Lanaudière, rue Sauriol, jadis, j’observais le flot des écoliers et je voyais bien, dans son coin, l’isolé, le jongleur, le « celui qui n’a pas d’amis ». Oui, certains y trouveront une force, mais d’autres… hélas. Au collège Dawson donc, surgissait nul autre qu’un suicidé. Très armé, hélas. Ce jeune Gill, jeune homme solitaire, dérivait dans une zone folle. Où l’on tire sur tout ce qui bouge : cassettes répandues de ces jeux puériles et morbides. Ce matin-là, il sort de son antre, il en a assez des images mécaniques, rechargeables, il veut du vrai : assez de « représentations », il a besoin du « jeu de la vraie vie », juste un peu de vie réelle… Le temps de se faire abattre. Pas même cinq minutes ! Les médias accourraient et on a vu le grand cirque habituel. La planète entière réduite à un coin de rue « proche de chez vous ».

Tout le monde dit « raisonnable » a besoin de « sens », du « pourquoi » face à l’irrationnel ? Mais il n’y avait rien à comprendre. Si cela se fait encore dans un mois ou dans un an, ce sera la même histoire et, hélas, quelqu’un (ou plusieurs) se trouvera là au mauvais moment. Là où ? Dans la mire d’un suicidaire comme ce Lavallois Gill. Oui, sur le noir chemin d’un désaxé. Rien de plus enrageant que ce genre de mort. À la tristesse se fige le mystère. Il fallait ne pas être là au mauvais moment, bête comme ça. La vie ainsi se pose parfois un masque insolite. Ce sera les larmes, les cris de stupeur, l’angoisse face à ce destin à visage d’énigme. Un psychosé s’arme et c’est la mort.

La survie ?, une loterie, in-si-gni-fi-ante ? À la lettre ? La détresse des parents s’imagine facilement : ton enfant est parti… à l’école, au collège —à Polytechnique un jour !—, y passe soudainement l’atroce silhouette d’un jeune fou furieux, d’un désespéré à la noire lingerie, d’un très grave déprimé. D’un rejeté quoi qui étouffait de solitude.

Bang !

Ton cher enfant est tué. Panique, cris de douleurs, larmes salées. Tout de suite après : tous à nos lucarnes herziennes. Agora gigantesque. Arène familière. Gigantesque amphithéâtre émietté (la télé). On installa vite, vite, à l’antique, un neuf grand drame grec. Comme toujours, on a vu et entendu l’inévitable chœur (médiatique), gémir, répéter, raconter, fouiller, creuser, montrer, illustrer, insister, resucer et ressasser ! Un théâtre vivant ou un faux ? Vite joué, cinq minutes, rideau !, c’était terminé. Alors on grattait, on exploitait. Et on imaginait, supposait, ratiocinait aussi, faute de mieux. N’y avait-il pas du sang frais sur un mur de Dawson ? Tous voyeurs ces jours-là, oh oui ! La chorale-à-caméras et à-micros tentait de raconter les tenants et les aboutissants. Hélas, ça n’avait aucun sens, c’était une fatalité (le fatum grec ). C’est sans doute ce qui faisait l’anxiété de ces grands enfants qui tremblaient et pleuraient dans nos salons. Un « rejeté », un « programmé-sauce-dite-goth (cette niaiserie infantile), un autodrogué à « l’instinct de mort » encouragé, qui a obtenu des fusils pas trop cher, qui quitte son « home » de Fabreville, saute dans sa bagnole, se stationne proche d’un collège…et puis invite carrément les gendarmes à l’éliminer. Dès le bungalow, la mort, sa funeste alliée, marchait à ses côtés. On voit pas ça à la caméra.

FAUX MUSULMAN OUBLIÉ À « ZONE LIBRE » ?

À Radio-Canada, un dimanche soir de mi-septembre, GRAND reportage sur l’islamisme au pays à Zone libre. J’avais hâte d’entendre parler sur un certain Joussef Mouamar, vous allez voir pourquoi. Mais… rien, silence total sur Joussef M. Oui, il y a eu un grave « trou de mémoire ». Pas un seul mot sur Joussef Mouamar. Qui ? Un dangereux terroriste mahométan de Montréal. Décembre 2001, janvier 2002, un public stupéfait apprenait par dans nos gazettes que ce Joussef Mouamar, barbu activiste islamique, se nommait Gilles Breault ! Oh, oh ! Qu’il habitait juste en haut du Parc Lafontaine, payé par notre SRCS-RCMP, tenez-vous bien, 7,000$ par mois !

Ce Breault-Joussef, une « taupe », agent-double pour attirer, piéger de virtuels fanatiques, se déguisait en « fondamentaliste », obtenait du très gros argent public pour frais de voyage, « visitant une vingtaine de pays » disait le journal.. L’infiltrateur-Breault publicisait des attentats mortels ici et là. Le Coran sous le bras, Gilles-Joussef bafouait le Code criminel qui interdit les menaces-de-mort. Un sale boulot payé royalement par nous, pour ses « annonces-bidon » : bombes « islamistes » en stations de notre Métro, en écoles et collèges, aussi à une station de radio.

Travesti en « fou d’Allah », Mouamar-Breault défiait, trompait nos corps de polices québécoises abusés par la RCMP. Avec fausses alarmes et tout le tintouin policier qu’il faut déployer chaque fois, imaginez le gaspillage de fonds publics pour le Québec, ignorant le stratège de la RCMP-SCRS !

Voilà qu’à Paris, on découvrait ce mystérieux Joussef Mouamar et un juge-enquêteur dans la célèbre « Affaire de Roubaix » dont parlait le Zone libre de Lépine, s’amène, liste de suspects en poche, au Québec. Il veut questionner ce Mouamar, alias Tit-Gilles, le gras dur sur le salariat de la police fédérale; avec mandat international SVP car ce juge avait été menacé de mort via les « faux communiqués ». Le juge questionne nos Feds : « Qui ? On a rien à dire », « on ne connaît aucun Joussef Mouamar ». Tit-Gilles, l’ultra-rémunéré, fut installé « incognito » au chic Motel Universel, rue Sherbrooke, proche du Stade Olympique. À Zone libre ? Silence, oubli pratique ou censure ?

Cette protection pour Mouamart-Breault saura donc mêler à fond les cartes de l’enquêteur français et, je le redis, pas un seul mot de ce troublant épisode à ZONE LIBRE…sur ce tripatouillage policier éhonté ?

Peut-on espérer maintenant qu’il en va tout autrement avec ces 15 jeunes apprentis-terroristes « piégés » à Toronto. Tenus incommunicado. Dont on ne donne plus de nouvelles ! Ce bouffon-Joussef-Breault, pseudo-musulman illuminé dangereux, nous fait aussi nous souvenir d’une RCMP aux coups tordus. Avec taupe-à- bombe incendiaire, infiltrée à la CSN en grève au Manoir Richelieu. Grange incendiée. Vol de liste électorale. Faux communiqué du FLQ.

Actualité toute fraîche et encombrante : une RCMP-SRCS qui fait emprisonner et puis torturer en Syrie un innocent, un certain M. Maher Arar. Grave gâchis policer qu’un juge courageux vient de dénoncer. Des « amateurs » dangereux. Ce silence de Zone libre ? Qui a mis le couvercle du censeur sur ce Gilles Breault alias Joussef Mouamar ? Où est-il ? Qu’est-il devenu ? Peut-on compter sur Radio-Canada pour nous renseigner ? Un journaliste d’enquête, en vrai « zone libre », pourrait bientôt nous ouvrir cette étrange boîte de Pandore ? Je l’espère.