« À C’T’HEURE ON FAIT PEUR AU MONDE ! »

Parlons de « L’industrie —c’en est une— de la peur ». Petit enfant, il y avait une grande peur et mon papa pieux ne cessait de nous faire peur avec les horribles communisses : « C’est l’ApocaLypse ! » Le despote Duplessis avait fait son job d’intoxication des esprits. Puis, à l’adolescence, s’amena chez moi une autre grande peur : les bombes atomiques. S’il faisait trop froid ou trop chaud, s’il y avait tant de guêpes ou trop de maringouins, papa : « Ça mes enfants, c’est les bombes atomiques ! » Voici la nouvelle peur régnante : le réchauffement de la planète.

Tout le monde est pour la vertu, moi comme les autres nous aimerions ralentir ces émanations gazières dans notre atmosphère. Mais nos modestes actions et autres moyens sont une risée. Hélas le plan-Kyoto est une farce (selon Allègre) et nos efforts sont vains : la Chine —et l’Inde bientôt— réduira à néant notre infime « bonne action ». Phénoménale industrialisation à l’horizon. La Chine sera sous peu une fabuleuse puissance, tout le monde en convient, elle va polluer « énormément ». C’est son tour non ? Allez donc recommander là-bas que cet empire en essor cesse ses progrès, reste planté dans ses retards ! Reste à investir mais sérieusement dans des remèdes efficaces. Dont les véhicules mus par électricité ou énergie solaire, éolienne, etc.

J’achève de lire un « roman » excitant, le récit réaliste de l’état actuel du monde. Un homme de science (ex-ministre de l’éducation en France), Claude Allègre, raconte lucidement ce qui se passe. Il n’a rien des preachers du nouveau clergé écologique. « Le défi du monde » (Fayard éditeur) indique la voie à des solutions optimistes. On y fustige les noirs sermonneurs à la mode, les Cassandre de métier, les prophètes de malheur qui font florès. Les médias raffolent des catastrophes appréhendées, ça fait va vendre de la copie. « Le défi du monde » qui enrage « les industriels de la peur » est un instructif dialogue, celui d’Allègre avec Denis Jeambard, essaïste et directeur du magazine L’Express en France. Exemple : le fameux José Bové « pro-retour-à-la-terre », y est dénoncé avec des chiffres, des faits, surtout de la science, comme un dangereux ignare, un inoffensif candide ! Sans verser dans l’optimisme béat, sans négliger certains dangers réels, Allègre montre sa confiance —inaltérable— dans les recherches des scientifiques. Que cela fait du bien en ce temps de catastrophisme à tout crin.

« Une nouvelle religion » prolifère donc ces temps-ci avec ses curés payés —subventionnés—pour nous faire trembler du haut de leurs chairs laïques. Morbides masochistes, curés dont le moto est : « À soir on fait peur au monde » . Pour palier à cette psychose actuelle, le duo affirme qu’il n’y a, mais oui, qu’un seul remède fécond : investir dans la recherche. Le populaire Pierre Foglia publie que « nous, consommateurs gavés » devenons de fieffés hypocrites « au bord de l’hystérie »; embarrassé comme nous tous par la mode « interdictions », il affirme que la seule santé à préserver est « la mentale ». Vrai.

Un nouveau Marc Labrèche devrait-il crier « La fin du monde dans deux minutes » ? Oui, si on en croit des savants atomistes (ceux du B.A.S). En 60 ans, ils ont changé l’heure de « la fin du monde »… 18 fois ! Pénibles Cassandre, ils disent maintenant : « C’est dans deux minutes à notre horloge du temps humain. » Et-ce lubie, leur enfermement à eux ? Les bombes atomiques (ô vieux papa, es-tu content ?). La menace —l’Iran, la Corée du Nord— c’est le seul sujet de leur panique ciblée ! Roulez les presses, approchez cameramen et preneurs de son : on va vendre de la copie ! Il sera donc minuit bientôt… docteur Folamour ?

Êtes-vous tannés, écœurés, de ces noirs sermons ? Alors lisez « Le défi du monde » , découvrez la saine confiance en l’humanité, en ses novateurs savants, chercheurs trop lents bien entendu. Écoutez la certitude raisonnable (optimisme, confiance) de ces deux hommes : « Oui, les hommes —de science— vont résoudre les graves problèmes actuels, tout comme ils ont su régler tant de problèmes effroyables (maladies graves etc.) par le passé. » Ces auteurs, ennemis de la sinistrose ambiante, disent bien notre oubli désolant de ces graves menaces pourtant abolies à jamais— celles des tempos passés. Un seul exemple, ils affirment avec raison qu’il n’y a jamais eu si peu de « morts au combat » actuellement. Un fait têtu. Songeons au siècle précédent avec ces dévastatrices tueries incroyables lors des deux grandes guerres. « Le défi du monde » fait donc défiler les succès, des progrès inouïs. Extrêmement bien informés, Allègre et Jeambard, n’ignorent rien, ni de l’Irak ou du Darfour, pourtant ils savent « raison garder», parviennent à nous purger de la bêtise de croire que nous sommes tous fichus. Optimiste de nature, je dis : Grand merci !

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