LA POLICE PARTOUT EN « AGENT PROVOCATEUR » ?

Bizarre, on ne sait plus trop rien sur ces arrestations, à Toronto, de jeunes « supposément islamistes » dangereux. Il y a eu ces arrestations, très publicisée et puis… tout est silence. Louche ? Oh oui ! Et pas un seul journaliste pour faire du suivi, médias, presse paresseuse ? Oh oui. Voici un nouveau cas flagrant de provocation policière : André Noël (La Presse) raconte que cinq garçons mineurs furent infiltrés, étant tous soupçonnés d’être de « jeunes planificateurs d’attentats à la bombe ». Leur avocat, Me. Block pose la bonne question : « policiers sans badge en infiltrés ? Pour « encourager » au mal ces jeunes gens ? » Une autre affaire à suivre.

On songe au policier de la SQ infiltré parmi les grévistes du Manoir Richelieu, qui fabriquait des bombes. Il y a eu bien d’autres cas dont cet agent de la RCMP, Samson, avec sa bombe lors de la grève de Steinberg. Du temps du premier FLQ, il y eut ce triste sire, un certain Lanciault, un simple délateur ou un agent infiltré celui-là ?, qui « donna » tous ses jeunes camarades felquistes ? La liste pourrait facilement s’allonger. Il y a que la police de tous ordres a souvent grand besoin de justifier les frais énormes —avec notre argent public— qu’elles entraînent.

Alors quoi ? C’est le calme partout, bien, on va y voir : « organisons nous-mêmes » les dangers… avec des pseudo-groupes en dangereux comploteurs, installés par la police elle-même. Pour ce faire, au lieu d’infiltrer « on ne sait où », faisons donc ce sale ouvrage : faire naître « artificiellement » des jeunes comploteurs. Facile, tant de jeunes idéalistes révoltés —non sans raison souvent— se voyant impuissants tomberont dans ces « panneaux », ces honteux traquenards policiers. Aux USA, et au Canada suiveur, depuis ce septembre noir des deux Tours, l’on « profile » tout ce qui est araboïde, un racisme étatique navrant. Et ouvrez les cages !

Alors, quel reporter nous donnera des nouvelles des 15 « jeunes islamistes dangereux » arrêtés à Toronto il n’y a pas si longtemps ? En ce moment, sur Internet circulaient il y a peu des messages d’un nouvel FLQ. L’on guette la suite mais qui peut nous assurer que cette « machine terroriste » n’est pas, une fois de plus, l’ouvrage des polices ? Un jour de 1980, après le premier référendum perdu, rencontrant par hasard un apprenti-révolutionnaire, jeune cégepien qui ne savait pas ma révulsion pour le terrorisme futile en société démocratique, me confia être, avec quelques compagnons, en train de former une cellule armée clandestine. Je lui dit : « Jeune homme, prenez garde, il y a la police infiltrée, un jeune policier « camouflé » qui manœuvre votre projet ». Mon jeune révolté parut tout surpris et je n’entendis plus jamais parler de lui.

Vers 1947, jeunes collégiens, sur-excités sans cesse par la farouche haine anti-duplessiste des adultes libéraux, enragés de constater leurs faiblesses en éternels rouspéteurs anti-despote —nous lisions de féroces attaques dans Le Devoir— avec quelques camardes, nous parlions de monter à Québec avec, oui, un revolver. Romantisme de nos quinze ans ! Un copain, fils de gendarme, en possédait un. Nous nous voyions, pauvres naïfs, en héros louagés, des justiciers promis à la gloire des libérateurs ! On gueulait : « Il faut venger le peule soumis et abusé, il faut agir, assez des vains parlottages, vite, passons à l’action. Puis, réalité incontournable, vint le temps des examens, alors nous remettions cet ouvrage « mortel » à… plus tard. Salut amis Lemay, Jérôme, Laurence ! Candeur : ce « coup » planifié était évidemment de « salut public ».

De tous temps, des jeunes gens généreux songent à gravement hypothéquer ainsi leur venir. C’était bien avant les terrifiants très jeunes « kamikazes » en Palestine ou en Irak. Nous avions le plus grand respect, de l’admiration pour les terroristes. En Israël bafoué du temps de « Begin-le-tueur », le terroriste de la cause sacrée. Ou du temps du valeureux Jean Moulin en sa fabuleuse « Résistance française » aux occupants boches. Nous chantions volontiers : « Ami… joue du couteau, de la grenade… tuez vite, entends-tu dans la plaine les noirs corbeaux… » Tuer était la solution. Le poète Rimbaud, presqu’un enfant, souhaitait tuer lui aussi, arrivant tout feu tout flammes » de ses tranquilles Ardennes et plongé volontairement dans la terrible Guerre de La Commune, 1871. Savait-il bien que la police infiltrait partout ces révoltés de Paris, qu’ils étaient nombreux à se « déguiser » en révoltés ? Il y a la prévention normale et il y a « les policiers provocateurs », un fléau.

Une réponse sur “LA POLICE PARTOUT EN « AGENT PROVOCATEUR » ?”

  1. Rimbaud c’est un pd. il doit aller dans un asile. en fait tous les littéraires sont fous. il se croit marginal et tout la mais franchement . . . arretez vos conneries quoi . . .!!!!!!!!!! c’est du flan toutes vos histoires de rebelles et tout . . . et mon cul c’est du poulet farci?

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