QUE LIRONT LES ENFANTS DE NOS PETITS-ENFANTS ?

(Un texte inédit pour le mensuel « Le Québécois »)

Toute nation a droit à son pays. À son entière liberté. Tôt ou tard le Québec sera un pays comme les autres et un neuf manuel racontera « notre histoire » aux enfants du pays. Qui peut penser qu’en ce livre d’histoire l’on passera sous silence les noms des gens qui « collaboraient » avec les adversaires de notre liberté ? La trahison formera de bien lourds chapitres, c’est à n’en pas douter.

Les noms des publicitaires richement « stipendiés » pour empêcher notre souveraineté —ceux d’Option-Canada (1995) ou des « Commandites »— n’auront que quelques lignes car l’historien doit aller à l’essentiel. Quelle honte ce sera pour les descendants des politiciens quand les étudiants liront :

« Dans les années 1960, les adversaires de notre liberté se moquaient des jeunes patriotes québécois. Un tribun, Pierre Bourgault, malgré des dons d’orateur inouïs, arrivait mal à ctte époque à convaincre des foules d’indifférents. Son jeune mouvement pour notre indépendance —le RIN— piétinait. Mais, dans les années 1970, la lutte allait se faire avec des hommes aux notoriétés indiscutables —lire plus loin nos chapitres sur R. Lévesque, C. Laurin, etc.—, des gens d’une salutaire grandeur. Désormais, on allait secouer rudement les ennemis de notre liberté, les adversaires de notre souveraineté et ce sera le début d’une sorte de guerre implacable entre Ottawa et Québec.

Hélas, des Québécois vont se muer en farouches prédicateurs de statu quo, par exemple un Trudeau, un Chrétien, s’acharneront à « collaborer », pas d’autre mot, avec les établissements anglos. À Québec même, même « collaboration ». Plusieurs de ces politiciens, répétons-le, étaient pourtant des Québécois. Ils utiliseront tous les vieux arguments connus pour effrayer les plus fragiles des nôtres. Non sans succès hélas !

Ce sera une suite de campagnes électorales aux arguments d’une incroyable bassesse. Ces traîtres (pas d’autre mot) à notre nation en arriveront à utiliser volontiers de l’argent public, dilapidant le trésor national —une partie donc de nos économies de solidarité— pour freiner notre inévitable émancipation.

Par exemple, lors d’un référendum, en 1995, des moyens antidémocratiques furent de mise —en masse— et ce sera carrément un vol. Une sorte de viol (pas d’autre mot). De puissants moyens d’une propagande publicitaire dégoûtante. Lire plis loin les chapitres « Option-Canada » et « Enquête du juge Gomery ». Cinq millions en argent public s’ajoutèrent clandestinement au cinq millions autorisés par la loi électorale, argent sale mis entre les mains des « refuseurs de notre liberté ». Le Non à notre souveraineté de 1995 s’en trouva donc augmenté illégalement et notre victoire indubitable fut métamorphosée en échec, ce « vol » de démocratie —bien indiqué par un Jacques Parizeau— est marqué désormais au fer rouge, une immonde tromperie.

Aujourd’hui nous nous devons donc mémoriser les noms de tous ces scélérats, de Pierre Trudeau le premier, Jean Chrétien ensuite, Paul Martin, jusqu’à Stéphane Dion … La liste des « vendus » québécoise », hélas, est fort longue, pour notre plus grande honte.

Un chef du parti Conservateur, Stephan Harper, élu à Ottawa en 2005, sera l’avant-dernier politicien à tenter de contourner notre patriotisme. Malgré des concessions mineures (mal calculées) il va échouer lui aussi comme on le sait maintenant.

Tout jeune Québécois se doit donc de retenir les noms des combattants de notre liberté. Elle illustre que ces traîtres à notre liberté —déracinés chez eux— y trouvaient des intérêts exactement vénaux pour la plupart. Leurs batailles d’arrière-garde —que maintenant l’on sait livrées vainement— se faisaient d’une façon mesquine en vue de hochets purement matérialistes.

L’Histoire nous enseigne donc une fois de plus que rien ne peut empêcher la liberté d’une nation, qu’à la fin les masques tombent, que les retardateurs de souveraineté échouent tôt ou tard, enfin, que cette entreprise néfaste est toujours un combat perdu.

« Héros » des establishments au moment des luttes liberticides ils furent changés en vils agents de la servitude imposée. Les chapitres qui suivent font connaître à fond les noirs desseins de ces hommes —et quelques femmes— osant défier notre nécessaire combat.

Pour les innocents descendants de ces traîtres, l’historien préférerait taire les noms de cette horde de renégats mais l’Histoire nous refuse ce silence. Lisons donc les péripéties de ces funestes félons…

Voilà. Le jeune lecteur lira et… n’en reviendra pas. Les petits enfants des Chrétien, Dion, Bourassa, Charest et compagnie rougiront, auront-ils envie de changer de nom. En 2007, y songent-ils parfois ces fieffés combattants de notre liberté ?

Je suis bien heureux de n’avoir pas dans ma lignée de ces encombrants « collabos ».

Une réponse sur “QUE LIRONT LES ENFANTS DE NOS PETITS-ENFANTS ?”

  1. M. Jasmin,

    Même si les fils de p…crèveraient de honte jusqu’à la fin des temps, quel être le moindrement sensé peut suivre un équipage qui se saborde constamment lui-même, mu par un atavisme inexplicable, sans nul besoin des « colonisateurs fédérastes »!!!

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