TROP ?

Oui, oui, trop ! Comme pour la Finlande ou la Norvège, Québec est un petit pays. Sous la loi universelle dite « des marchés », on offre « trop » et on demande bien peu ! Drame pour les créateurs des petits pays —je parle en termes de population car un « petit » pays peu être grand. Terrible : le manque de public. Entendez-vous les pleurnichages ? La télévision, le cinéma, le théâtre, la danse moderne, la littérature, ça râle : « S.O.S ! On veut des sous, on veut du soutien, on va étouffer ! »

Prenons un gros pays, les États-Unis, ou un moyen-gros, la France. Moins de « chiâlage », moins de quémandeurs perpétuels car ces pays peuplés arrivent à amortir leurs dépenses en télé, cinéma, etc. Prenons au hasard une série télévisée comme « 24 h. chrono » qui doit coûter —au moins des moins— un million US. Télé-Québec l’a obtenu obtiendra à combien ? Pour un petit $ 100,000$ ? Une aubaine imbattable. Là-bas, cette série a été payée et très complètement, elle a rapporté un trésor en publicités. Donc ces « sous » versés des petits pays, c’est du « surplus », un profit pas du tout nécessaire pour les producteurs des USA.

  Ces aubaines inouïes font que la culture populaire étatsunienne se répand comme lierre dans le monde entier, un colonialisme, involontaire, inévitable, qui fait que personne ne sait en quoi consistent les « parfois » excellents produits culturels d’ailleurs en télé, cinéma, etc. Totale ignorance de faits culturels réussis par Finlande, Suède, Danemark, Mexique (un voisin ! ), Portugal, nommez-les. Qui fait aussi que dans ces petits pays —tel le Québec— le public n’est envahi que des créations des gros, des États-Unis avant tout. Colonialisme culturel évident, aliénation malgré nous. On saisit qu’il faudrait des gros sous —et une volonté de diversité, inexistante hélas, pour que les « petits » versent des argents pour la traduction de leurs pairs.

Alors l’ignorance regrettable des uns et des autre règne partout jusqu’aux pays de l’Europe de l’Est. Là aussi il n’ y a de « bon bec » que d’Hollywood ! Navrant vous dîtes ? Et comment !

Ainsi nos lamentations nationales continuent, pas un matin sans devoir lire les pleurnicheurs : « Pitié ! On manque de moyens ! Au secours ! » Un fait têtu, reconnu, existe : le Québec est une formidable creuset producteur de créations diverses.

Que faire ? Une Céline Dion partait à Paris, puis à Las Vegas. Le Cirque du soleil ? Idem. Robert Lepage aussi; nommons-les. C’est donc l’exil imposé aux forts talents. De très grands talents québécois —en danse ou en peinture, etc.— n’ont pas de gérants débrouillards et ambitieux, un Laliberté, un Angélil. N’ont aucun ni contact, ni réseau, aucun moyen sérieux. Ils végètent, piétinent, s’assèchent, se rapetissent et se lassent de batailler. Se retirent carrément. Nous perdons sans doute, chaque année, de prometteurs talents changés en créateurs découragés. Fatalité des petits pays !

De là ce « trop » de mon titre. De là les incessants appels au trésor public pour « davantage de subventions ». Mais un petit pays n’arrive pas à soutenir —malgré la fine pluie des subventions— ce vaste cheptel. Ce mot car on constate tout un troupeau le bec ouvert en vain vers tous nos conseils-des-arts impuissants face au nombre. Voilà que des rouages —voir l’affaire Shaw-Péladeau— se grippent, s’enlisent et des créateurs doués, écartés des subventions, crient à l’injustice. On verra un étonnant « refus de subvention » à un Denys Arcand malgré sa notoriété, ou bien au « grand voyageur » surdoué, Lepage. Au fond des choses : tous prisonniers d’un « petit pays », tous dominés par la machine USA.

Rien à voir avec du « primaire-anti-amerloques ». Une évidence : les créations de l’hyper-puissance sont parmi les meilleures. Il n’en irait pas autrement si nous étions des centaines de millions au pays. Ce succès indiscutable des USA fait tourner la roue nommée « vedettes », « superstars ». Cercle vicieux inévitable. Qui sont les victimes ? Toutes les autres cultures des petits pays. Seuls des talents vraiment hors du commun, exilés, percent. Rares. Plein de jeunes candides aspirants, par hordes, s’en vont au sud pour cogner longtemps aux portes de la célébrité. Cela, avant de devenir waiters dans une pizzeria californienne ou dans un coffe-shop de Manhattan. Qui oserait dire à nos créateurs : stop ? Inventez moins, pas trop, il n’y a pas assez de demande au Québec. Un seul exemple, d’un monde que je connais mieux, la littérature : pour un écrivain édité Paris, dont le stock, imprimé en France reviendra par container s’offrir chez nos libraires, il y a plein d’auteurs qui piaffent d’impatience. Car si on lit moins en France (55 millions) comme partout ailleurs, ce fait mondial fait beaucoup, beaucoup moins, de lecteurs dans un petit pays de 7 millions ! Trop donc ? Oui. Il se publie ici, chaque semaine !, quelques nouveaux romans. À mes débuts dans ce drôle de métier, en 1960, il ne paraissait pas toujours un roman par mois !

LA COMPLAINTE DU FOU ?

On croit rêver quand on lit ceci : « Au Québec actuel il est complètement interdit de parler « contre » l’idée d’un Québec libre. D’une province devenant un pays. Hen ? Quoi ? Tous les grands médias québécois, éditorialistes, chroniqueurs, ne cessent d’attaquer, de ridiculiser, de bafouer, de diffamer l’idée d’un Québec libre. Qui ne s’en aperçoit pas est un aveugle. Certes les ordinaires et compétents journalistes de ces grands médias —professionnels syndiqués— font bien leur travail de nouvellistes.

Mais les propriétaires, leurs dirigeants et leurs penseurs stipendiés, eux, contrôlent sans relâche l’opinion officielle.

L’indépendance du Québec, répètent-ils jour après jour, est une folie, un leurre débile, une bêtise, un risque futile, etc, etc.

Ce serait de bonne guerre si le Québec des souverainistes —60 % de francophones en 1995—, fidèles obligés de ces puissants médias, possédaient de tels médias. Comme il en va pour la gauche versus la droite, le combat des idées est complètement faussé au Québec. Les patriotes québécois doivent donc se contenter de pauvres publications qui survivent tant bien que mal.

D’où sort donc un Daniel Lapres, membre du Réseau Démocratique Canadien qui publiait dans La Presse, sérieux : « On ne peut plus critiquer l’indépendantisme sans payer le gros prix. » Quel prix ? Il se moque des gens ce monsieur, cet étonnant hurluberlu. Qui défend volontiers une Esther Delisle traitant de fascistes tous les nationalistes de jadis. Ma foi, il défendrait ce francophobe raciste, feu-Mordecaï Richler ?

Voici donc un néo-Daniel dans la fosse aux lions. Selon lui, ces « lions » sont des monstres « qui ont tout le pouvoir ». Oui, on croit rêver. Le fourbe Lapres se lamente : « On allume des bûchers contre nous, les fédéralistes. » Paranoïaque rare ! Mais, soudain, le chat sort du sac: le Daniel dit qu’il découvre trop de commentaires nationalistes, où ça ? Sur Internet, dit-il. B’en, il devait saisir que tous ces patriotes sont bien obligés de se réfugier là, tous les gros médias refusent de les publier. J’en sais long là-dessus. Non mais sur quelle planète vivent ces menteurs du type Lapres et leurs gens de ce bizarre « Réseau Démocratique Canadien ? » Même le plus sournois des patrons-contrôleurs des « opinions indépendantistes » doit rigoler car ces hommes d’argent et de pouvoir savent pertinemment qu’ils sont les farouches gardiens de l’orthodoxie anti-Québec-libre !

N’en doutez pas un instant, ami lecteur, un bon matin, si l’un des sbires du statu-quo fédéraliste, les Pratte, Dubuc, Gagnon, Lessard et Cie, osait appuyer la cause sacrée, croyez-moi, dès l’heure du lunch, il se retrouvera sur le trottoir de la rue Saint-Jacques avec son avis de congédiement. Sont-ils des esprits libres, ces haut-parleurs du boss ? Nenni ! Les combattants pour notre liberté doivent donc se contenter de très modestes médias comme Le Québécois, où j’écris, L’Action nationale ou Le Couac.. Nos très pauvres courroies de transmission n’ont aucunement la puissance des grands journaux et il faut une sacrée dose d’hypocrisie pour parler du « contrôle de la place publique par les souverainistes ». Je le redis, c’est un aliéné, un fou furieux qui sombre dans le complexe de persécution, dans une sorte de paranoïa qui confine à la folie.

La réalité est claire, nos adversaires la connaissent fort bien : même si 60% de leur lectorat —voir le vote au référendum de 1995— est « pro-Québec libre », ces derniers ne trouvent aucun grand média pour faire écho à leur orientation politique. Une grave anomalie ? Oui. « C’est une situation incroyable », me dit l’écrivain-journaliste de Suède, en visite chez moi. Mais oui !

Quoi faire ? Il y eut à l’automne de 1969 l’hebdo indépendantiste et socialiste « Québec-Presse ». J’en fus. Mal soutenu, peu financé par les centrales syndicales, leur fondateur collectif, le journal connut mévente sur mévente hélas ! Il ferma. À cette époque « Le Devoir » de 1974-75 sombrait dans le fédéralisme le plus crasse, ô ce cher Ryan !, et l’on fonda un grand quotidien, « Le Jour », c’était du temps de René Lévesque, Jacques Parizeau, Yves Michaud et Cie. L’on y embaucha imprudemment des gogauchistes enragés et quelques marxistes-léninistes bien énervés. Alors « la salle des rédacteurs » entra rapidement en féroce conflit avec ses directeurs.Ce fut une stupide bagarre idéologique. Les meneurs extrémistes voulurent mettre sous le boisseau « la » cause nationale, raison de la fondation de ce quotidien d’une tenue graphique impeccable. Stratégies et tactiques d’un réalisme intelligent furent condamnés par ces « purs » impuissants. Oser mettre à l’avant-scène un sorte de coopérative, au communaliste non fonctionnel, fut sa perte et le navrant naufrage du « Jour ».

Si les big boss actuels cessaient leur idiote forfanterie, par simple respect démocratique de leurs lectorats, s’ils accordaient une part « à l’autre option », je n’aurais plus à écrire tout ce qui précède. Cette malsaine situation fait que si un René-Daniel Dubois, un Michel Tremblay ou un Robert Lepage critique un peu, bang !, il y a aussitôt des grimpeurs aux créneaux pour les rabrouer durement. Ceci, lire plus haut, est le malheureux effet de cela !

FAUT-IL MARQUER LES PAUVRES ?

FAUT-IL MARQUER LES PAUVRES ?

Dans mes entourages on semble souvent se questionner sur le principe d’universalité en matière de mesures sociales de l’État. « Pourquoi ces mesures de gratuité à des gens riches et très capables de payer…ceci ou cela ? » Étonnant de voir cette surprise, ce désaccord, chez certains chroniqueurs pourtant instruits. Tel un Alain Dubuc récemment. À première vue, certes, il semble farfelu d’offrir tant de services gratuits à des bons gros bourgeois. C’est oublier un fait : ces salariés à longs chiffres crachent à l’État des impots et, souvent, plantureux. Le remède donné, le service offert gratuitement —et quoi encore ?— représente une remise infime, ridicule, par rapport aux paquets de dollars versés chaque année au fisc pour la solidarité commune.

Tel Crésus va bénéficier de quelques centaines de piastres alors qu’au moment de faire son rapport annuel au fisc, ce sera des milliers et des milliers de dollars qu’il doit verser en vue de collaborer aux écoles, hôpitaux, réseaux routiers etc. Je ne dis pas que le Big Shot crache avec plaisir, oh non !, mais c’est la loi —avec ses tables de calcul automatiques— et il fait ses chèques aux « deux » ministres du revenu. En maugréant ? Oui mais il crache par peur de la gendarmerie fiscale.

Or, ceux qui gueulent à l’injustice face aux « cadeaux publiques » pour les riches doivent bien savoir que faire autrement c’est ouvrir des bureaux examinateurs avec plein de bureaucrates salariés… afin de dresser des listes : ceux qui sont pauvres, ceux qui sont triches… Ou un peu moins riches, un peu moins pauvres, etc. Voyez-vous bien la pléthorique machine bureaucratique ?

Mais il y a encore pire et bien plus grave : dans cette société à surveillants multiples, il y a le risque de « marquer » les pauvres. Car, tout se sait tôt ou tard dans la cité, le village. Rapidement, pas seulement le facteur, les voisins apprennent qui sont les pauvres. Cela serait vraiment triste. À part un petit pourcentage de fraudeurs (il y en aura toujours), les malchanceux du sort, les bénéficiaires des maigres faveurs de l’État ont-ils besoin d’être distingués ? Pourquoi pas une étoile jaune cousue sur leur linge quand ils iront à la pharmacie ou chez le dentiste, etc. ? Tant qu’à y être pourquoi ne pas, au jour de l’émission de l’argent publique, les faire mettre en ligne avec une pancarte au cou dans un lieu public. Le parking d’un centre commercial, tiens ! Pour bien les montrer du doigt au moment de la distribution des chèques ?

L’anonymat relatif du système dit de l’universalité protège les mal pris. Tout le monde —d’un peu humain— doit comprendre que les indigents n’ont nul besoin d’être distingués du commun des mortels. On sait que des tas de gens aux moyens pires que chétifs n’osent même pas aller quémander des effets essentiels, utiles à la survie, à « Jeunesse au Soleil », ou ailleurs. C’est un fait connu. Le pauvre a sa vanité, comme vous et moi. C’est dur de quêter et il l’ignore souvent celui qui n’a jamais eu à le faire. Je ne parle pas des certains jeunes « bohémiens » volontaires de certains coins de rue. Mais oui, il y a aussi des fainéants et des paresseux, c’est inévitable. À part cette minorité de profiteurs, la majorité des vrais pauvres n’a pas besoin d’être montrée… comme au cirque.

Laissons donc notre minorité de « très riches » encaisser le chèque « universel », par exemple pour ses enfants; on sait bien qu’elle a les moyens de payer mais, répétons-le, la situation actuelle fait que « nous ne marquons pas » nos pauvres. On dirait que tous les Alain Dubuc du territoire sont nostalgiques de ces vieilles institutions —qui humiliaient ma mère pauvre un temps— ces « St-Vincent-de-Paul » de paroisse. Nostalgiques d’un monde à « dames patronnesses » (moqué par Brel), monde criard à « guignolée criarde », à tombola de vieux curé. Dubuc, scripteur stipendié grassement aimerait aller s’y pavaner en capot de chat et, hautain et fier, cueillir les « mercis-mon-bon-maître » de la part des pauvres hères.

Hélas des Libéraux à Québec, influencés par les grosses caisses de résonance droitiste, songent à changer l’universalité. Danger ! Vive le système actuel, anonyme, de distribution des mesures sociales actuelles et puis vive aussi le gras-dur qui crache, à chaque mois de mai nouveau, son pactole à la solidarité obligatoire. Il grogne mais il paie; À Sainte-Adèle, en 1900, le maire Séraphin le râlait : La loâ c’é la loâ».

LECTURE ET RÉFLEXION

Le très brillant, Jacques Attali, auteur à succès en France, parle en entrevue :

Le voilà dans l’anticipation . Titre de son récent essai : UNE BRÈVE HISTOIRE DE L’AVENIR.

1- Il n’y aura, dit-il, que deux domaines régnants : les assurances (!) et le divertissement !

2- FIN DES USA ? Non, dit-il, il n’y aura pas déclin ou chute il y aura FIN DE LEUR EMPIRE car ils vont se retirer ! Il donne aux Usa 20 ou 30 ans encore. Ils auront trop de problèmes intérieurs à gérer leurs activités (intérieures), dit Attali. Ils seront débordés bientôt. Ils vont se consacrer alors à résoudre le bien-être intérieur, (leurs finances grevées), Seront déçus par leurs efforts pour assurer la sécurité du MONDE entier. L’Ingratitude des étrangers, penseront-il, est à ranger dans leurs désintérêt des autres. Fin du rôle de gendarme de la planète. Replis quoi.

Vaste « Repliement » à prévoir donc.

3-Attali parle de polycentrisme désormais.

« Dans 20 ou 30 ans. Il y aura, dit-il, une dizaine de nations dominantes. Pas les USA seulement.

QUATRE TRÈS PRÉVISIBLES : LA CHINE, INDE ENSUITE, LA RUSSIE, LE Mexique…etc.Il y aura donc un nouvel ordre mondial sans plus cette hégémonie des USA.

4-Une sorte d’unité nouvelle AUTOUR D’UN MARCHÉ (libre échangisme depuis la chute de l’URSS en 1991), le marché planétaire sera la norme. C’est visible déjà.

Il nomme cela « l’HYPEREMPIRE ».

5-D’ici la n de ce siècle, ce sera un millier de nations mais affaiblies par le « MARCHÉ MONDIAL ET SES FORCES».

6- Le Canada-Québec ? Il dit : « Il doit grossir sa population et alors, oui, il sera une force mondiale. Il devra donc accueillir mais aussi INTÉGRER ces populations nouvelles. Il dit : Le Canada a l’espace voulue pour compter et s’il sait régler (avec les autres pays) les problèmes de climatologie, oui, il comptera.

Attention :

7-Tous devront guetter le danger de la domestication (par trop d’auto-surveillancesorganisées, polices multiples alors ) de leurs citoyens car tous voudront améliorer la sécurité nationale.

Exemple : ce projet de satellites (aux USA), du ciel à fusées sur missiles partout, etc.

8-Quoi de l’HYPERCONFLIT (sorte d’apocalypse !) dont il parle

« Je prévois un avenir à partir de ce que je vois mais si vous savez qu’un rocher va tomber sur votre maison, vous n’avez qu’à vous en aller, à changer la menace. Ainsi l’avenir prévisible peut être changé. L’hyper-empire, ce serait la fin de L’État. Donc du DROIT. VIENDRAIT alors la victoire des mondes maffieux quoi. De l’anarchie, du désordre mondial.

Déjà c’est 20 % du PNB mondial…des économies mondiales, c’est menaçant, énorme, ces activités criminelles sur la planète.

9-D’ici 50 ans ce serait 50 % du PNB mondial si on laisse faire.

Les États doivent pouvoir changer cette réalité. Pas facile.

Les armes sophistiquées amèneront ce danger d’un HYPER-CONFLIT. Et une apocalypse, oui

10- Certains pensent donc déjà à un HYPER-GOUVERNEMENT une ONU-plus Une organisation indispensable, pensent beaucoup d’observateurs. Une élite doit vite s’installer : réunion des gens altruistes, je dirais des TRANSHUMAINS (de transcender), sorte de « citoyens du monde » d’un nouveau genre.

Ce serait une HYPERDÉMOCRATIE alors, pour aider les contemporains et ceux qui viendront après nous.

11- Le profit (vieux moteur des hommes) devra cesser d’être une fin comme de nos jours. Des structures neuves seront alors crées. « Progrès social et progrès des autres » seront la LOI nouvelle. De force. Ces transhumains, face aux menaces, verront à la l’innovation sociale « et aussi artistique », oui, artistique.

Les « assurances » vont donc proliférer et le monde de la création, du divertissement. CE sera la fin de la proéminence du MARCHAND. Et la fameuse « micro-finance » (commencée et très réussie actuellement en Inde) sera indispensable et partout.

Une « utopie », non ?, votre étude de « l’Avenir du monde », dit le questionneur ? Attali : « Utopie est le nom qu’on donne aux réformes, aux changements, quand ils débutent (voir la neuve microfinance, on prête de l’argent à de minuscules entreprises et cela fait naître des gens autonomes ) UTOPIE peut tourner alors en vraie révolution… mais pacifique.

12-Ainsi la célèbre TAXE TOBIN (pas encore acceptée) qui est de taxer chaque opération de bourse, de finance) pour aider les continents pauvres. Une utopie, dit-on, mais on verra bien…

13- DONC POUR Y REVENIR ET CONCLURE deux forces majeures

« Oui , dit Attali, UN : celui des assurances (sur un mode continental, mondial) en cas de malheur et DEUX : l’industrie (partout dans le monde) du divertissement, c’est parti, cela qui est essentielle au bonheur (au moins au bon plaisir) des humains.

FIN.