UN GRAVE MENSONGE ?

Des observateurs patentés répandent un grave mensonge. Quel mensonge ? À les entendre (les Jeff Simpson, Éric Montpetit et Cie), il y a, au Canada, dix débats en faveur d’une certaine « souveraineté ». Faux. Mensonge. Beaucoup de Québécois croient à ce bobard. Cela fait l’affaire « politique » de plusieurs. Voyons clair : oui, il y a dix provinces mais il n’y a qu’une seule nation de langue anglaise, coast to coast. Tous très unis de Halifax à Vancouver. Questionnez ceux qui voyagent à travers les provinces, ils le constatent bien. Ce mensonge entretenu est une astuce de fédéralistes : faire croire qu’Ottawa fait face à « dix » gouvernements assoiffés de souveraineté et pas seulement à un Québec braillard. Un grave mensonge !

    Le Québécois doit bien savoir qu’en ce pays canadian tous acceptent que son solide et unique gouvernement est à Ottawa. Cela est admis, incontestable. Une seule province, l’Ontario, fait des vagues depuis longtemps. Ajoutons désormais l’Alberta. Pourquoi ? À cause des richesses, anciennes à Toronto et toute nouvelles, bitumineuses, dans le far west. Mais  les neuf provinces ont à cœur le succès du gouvernement central. Pour eux tous « national ».

     La manipulation politique « fédéraliste » consiste donc à faire croire aux Québecois que tout le Canada combat Ottawa; une fausseté. Pour faire illusion, répéter  sans cesse aux mécontents: « Québécois, oui, vous avez des alliés contre 

Ottawa d’un océan à l’autre. Une fumisterie. Pour banaliser notre  lutte pour la souveraineté. Un Mario Dumont —imitateur du retors Duplessis— vient de se changer en Chevalier de l’Autonomie. La farce : le Canada anglais ne voudra jamais accéder à ses revendications de ce  « Québec libre dans un Canada fort », sauce Dumont. La joke de Deschamps réactualisée ?  Les échecs de Meech comme de Charlottetown l’ont  prouvé et pour toujours. Un commentateur de Toronto, franc, s’écrie face à l’ADQ : « Vaut mieux faire face aux indépendantistes ». Il parle vrai ce Canadian. Normalement « nationaliste ». Eux tous ont « une » patrie, « un » seul pays, « une » seule capitale nationale, « un » seul vrai gouvernement à Ottawa. C’est correct, normal car ils forment l’autre nation.  

       Le mensonge mieux révélé ferait s’écrouler les manœuvres des adversaires du Québec indépendant. Fera comprendre aux nôtres qu’il n’y a pas du tout « débat de dix nations ». Cette fourberie a fait son temps. Oui, les régions riches — l’Ontario et l’Alberta— livrent sporadiquement des batailles de gros sous. Classiques querelles de partages de fiscalité, des batailles égocentriques. Ce qui n’a rien à voir avec leur fidélité à un Canada. Leur pays aux us et coutumes, de langue et de culture anglaise, à la vraie souveraineté « nationale ». Leur seul vrai combat ? Tenter de briser « l’étatsunisation » du Canada. Une immense bataille ! Comme nous, ils s’unissent, liés par leur langue. Alors, vive ce Canada uni et vive un Québec, un jour, pas moins uni.  

Claude Jasmin
écrivain, Sainte-Adèle
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