« POUR PIERRE CURZY »

Contrairement à mon jeune camarade l’écrivain V.-L. Beaulieu se rangeant sous la bannière du duplesssiste Mario Dumont, je suis pour la venue d’un parti carrément pour l’indépendance du Québec. Un parti rénové. Le PQ. Seul un nouveau venu peut changer efficacement l’image ancienne du P.Q., qui est -chaude actualité- en quête d’un neuf leader. Un chef qui serait un charismatique. Ni Pauline Marois, jadis femme admirable en gouvernement « provincialiste », acceptant hélas « le beau risque », ni Gilles Duceppe, « opérateur » efficace exilé à Ottawa, n’amèneront ce vent nouveau tant souhaité par tant d’indépendantistes. Il faut absolument parvenir à convaincre l’ex-directeur de l’U des A de se présenter à cette course à la chefferie. S’il accepte de se présenter je m’engage -avec tant d’autres n’en doutons pas- à travailler ferme à son élection, à sa victoire. Il est le seul candidat le plus capable de ranimer joyeusement la flamme attiédie. Lors d’une réunion récente -plus ou moins clandestine- d’une vingtaine de patriotes dans une salle de la SSJB, j’ai plaidé très fort en faveur d’un leader à dénicher qui saurait faire appel aux émotions, aux sentiments. Pas seulement à une idéologie calculatrice, démagogique, cartésienne, froide. À cette chaude séance, sans le nommer, c’est à Pierre Curzy que je songeais. Notre « nation » (selon Harper désormais) québécoise, -encore apatride hélas- aura son pays bien à elle quand viendra sur les hustings un leader qui aura le verbe d’un Pierre Bourgault, la chaleur communicative d’un René Lévesque (première manière), l’entêtement farouche d’un Jacques Parizeau. Pas avant. Pas autrement. Pierre Curzy possède toutes ces qualités.

M. Parizeau a eu tort de s’en aller alors qu’en réalité, on le sait tous maintenant – guettons le rapport du juge Grenier- nous avions gagné ce référendum « volé » de 1995. L’archi-prudent Lucien Bouchard a eu tort lui aussi de ne pas déclencher un référendum, il l’aurait gagné, S. Dion-le-partionnniste en convenait secrètement, vient-on d’apprendre. Le moment est donc venu -non seulement de reprendre le pouvoir avec un chef dynamique comme Pierre Curzy- mais aussi d’enfin nous gagner une patrie. Curzy saura gagner -avec émotions et sentiments- les faveurs de tous les nationalistes québécois. Il s’allierait même ces candides égarés, voteurs de l’ADQ, un parti engagé dans un naïf autonomisme pourtant bafoué avec Meech ou Charlottetown.

Avec Stephan Harper il y aura bientôt seulement 75 québécois aux Communes en face de plus de 2o0 fédéralistes canadians. Se tenant debout 24 heures en 24 ans d’activités politiques un Robert Bourassa écœuré, au moment de l’échec de Meech, osa son « Quoi qu’on fasse et quoiqu’on dise… » M. Parizeau, illusionné, alla lui serrer les mains. Un Pierre Curzy, lui, pourrait avoir l’honneur et la fierté d’aller au bout de la pensé de Boubou-le-mou. Pour voir arriver ce jour de libération nationale et la fin du « provincialisme » -donc de la gérance-à-tiraillements-perpétuels (sauce Charest)- appuyons ce renouveau fondamental, soutenons avec enthousiasme un Pierre Curzy.

Claude Jasmin

Sainte-Adèle

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