CAPRI OU OTTAWA C’EST FINI…

Oui, « Capri », c’est un air connu. Duceppe et son Bloc doivent cesser de brailler. Les fédéralistes Alain Dubuc et compagnie ont cent fois raison de moquer ces vaines lamentations. Face aux corrections annoncées du Harper, il faut dire la vérité : notre ancien pouvoir à Ottawa c’est fini. Le chef conservateur, Stephen Harper, a bien raison de vouloir augmenter la députation des anglophones. C’est un fait têtu. C’est une connerie de crier à l’injustice, amis du Bloc braillard. C’est un mensonge, il n’y injustice, il y a une réalité. Nous sommes et nous serons de moins en moins nombreux dans cette fédération.      Au Québec, oui, nous sommes et nous serons pour toujours une nation majoritaire et pas ailleurs. Il est temps cher Tit-Gilles de songer à « paqueter ses petits ». Et de quitter la place. Avec la « porte grande ouverte » aux émigrants, les autres provinces -et l’Ontario surtout-  ont droit à une représentation en sièges adéquate. C’est tout à fait la démocratie. Bravo M. Harper et continuez votre bel ouvrage de démocratie juste. À nous, Québécois, de bien comprendre les enjeux.

Il y a longtemps nous étions, Canadiens-français,  combien aux communes, 40 % ?, plus encore ? C’était au temps du début de cette fédération imposée par « des Pères fondateurs ». Un beau « portrait » peint, désuet désormais. Ce pourcentage a baissé sans cesse. À 30 % d’abord ? Maintenant un petit 25 % des sièges ? Demain, dans pas longtemps, ce sera un mince 15 sur cent aux Communes ? Dans 40 ans, ce sera quoi, 12 % ou 8 % ?

Imaginez notre pouvoir alors ? Dérisoire. Nul. Les moins nationalistes des nôtres doivent se réveiller et admettre cette réalité. Comprendre qu’il n’y a plus en ce début de 21 ième siècle, aucun avenir solide à Ottawa. Oui, Capri, ou Ottawa, c’est fini. M. Harper va y voir et il fait bien. Tous ces cris d’indignation sonnent faux. Il y a neuf (9 !) provinces et une seule (le Québec) n’arrivera jamais à jouer un rôle de taille. Jamais. C’est la fin du vieux rêve d’harmonie des deux « races » réunies, beau songe utile du temps jadis. 1867, c’est bel et bien enterré. Décrochons le tableau idyllique quand nos chefs des deux langues se félicitaient (in english only) d’une belle et joyeuse confédération, « coast to coast », promise aux plus grands desseins. Au panier ! Ou au musée !

Même en augmentant (on ne sait trop comment ) notre natalité déficiente, jamais une seule province ne pourra arriver à jouer un rôle fort à Ottawa. Pas avec, en face, cette constellation de provinces anglophones (sans parler des Territoires). Deux provinces grandissent et fort rapidement, l’Alberta et la Colombie britannique, la bataille était perdue d’avance. Les bons « pères » de 1867 ne voyaient pas si loin. On a maintenant les yeux ouverts : le projet-Harper, c’est vraiment le début de la fin.

À Québec le chef libéral, Charest, fédéraliste, perd son temps en se joignant aux protestations niaises en se joignant à l’ADQ et au PQ. Simagrée et mensonge. Dubuc dit vrai : « c’est justice ». Elle enseigne à tous les Québécois lucides de sortir d’Ottawa en vitesse. Tous. Le père Duceppe en premier ! En grognant comme un con, contre la justice évidente de M. Harper, il se fait hypocrite, anti-démocrate. En politicien honnête, Duceppe doit se lever et faire ses adieux, en toute dignité. Dire : « On a compris. Adieu ! Nous partons au nom de la démocratie car ce grand Canada doit rester un pays normal, avec une représentation normale, juste. Adieu ! Désormais, nous serions des minoritaires, tout à fait impuissants. Rentrons chez nous, là où nous contrôlons notre avenir, notre destin.

Il ne le fera pas ? Bien, il fera le jeu imbécile de nos adversaires. Il va continuer ce rôle de vain chialeur. De rouspéteur inutile. Dans quelques années, le ridicule sera entier. Ils sont 330 anglos face à 75 francos, une farce, nous serons bientôt davantage minorisés. Face à un projet de loi nocif aux Québécois, le QuébÉcois se lèvera et on l’écoutera distraitement puis une voix tonnera : « Bon, passons au vote maintenant ». Bang ! Tais-toi donc, bonhomme, tu n’es plus maître dans cette maison !

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